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mumu
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MessagePosté le: 15/12/2006 20:14:43    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

Toi mon amour

CHAPITRE 1

C'est de nouveau une dure journée qui venait de se terminer (NB : enfin presque !) quand Oscar demanda à André de l'accompagner. Celui-ci, d'abord surpris, accepta, comblé de joie.
Mais leur carrosse se trouva bloqué dans le faubourg de Saint-Antoine et c'est une foule en délire, remplie de colère qui les attaqua et s'acharna sur eux. Oscar hurla:
"Lâchez-le, il n’est pas noble, je suis la seule noble, je vous jure de me croire!"
André, d’une voix désespérée, lui cria alors:
"Sauve-toi Oscar!"
Heureusement, monsieur de Fersen fut leur providence lorsqu’il accourut dans leur direction (NB: pour une fois qu'il décide de se rendre utile, celui là!). En effet, Fersen aperçut Oscar recroquevillée à terre. Il cria (NB: que dis-je, hurla!) son nom en se précipitant vers elle. Oscar se releva, et surprise découvrit Fersen lui faisant face. Elle se ressaisit et s’écria :
"André, où est-il, je dois aller l'aider, je dois sauver mon cher André!". Fersen abasourdi par une telle déclaration, fut en même temps heureux de voir Oscar se confier à lui. Il demanda alors à son amie:
"Restez là, je vais aller le chercher et quand j’aurai réussi à éloigner la foule en colère, vous le rejoindrez". (NB : Chose dite, chose faite!)
Lorsqu’ Oscar entendit la foule s'éloigner, elle sortit de la ruelle, et quelques mètres plus loin, trouva André inconscient au sol et dans le pire état qui soit. Oscar s'avança et s'agenouilla auprès de lui et sa main vint effleurer sa joue. Puis elle sortit son mouchoir et essuya un peu du sang qui coulait du front de son compagnon. Elle lui dit doucement:
"Je vais te ramener, tiens bon, je vais nous trouver une calèche. Peux-tu m’entendre et me voir? Oh, pardonne-moi André !... »
De toutes ses forces Oscar souleva André, replia un bras derrière son cou et se redressa péniblement. Elle continua de l’encourager:
"Tiens bon, voici une calèche, nous allons pourvoir rentrer chez nous, grand-mère va te soigner". Elle se surprit même à murmurer :
"Mon amour..."
Une fois à l'intérieur Oscar reposa André sur ses genoux et demeura plongée dans ses pensées, tout au long de la route qui menait à la demeure des Jarjayes:
"Les choses ont changé et j'ai enfin découvert mes sentiments pour toi André...Oui je t'aime et je ne sais comment te le dire, moi qui ne connais rien à l'amour".
En y pensant elle baissa les yeux et contempla André endormi dans ses bras. Un timide sourire s'afficha sur ses lèvres tandis qu'elle le regardait ainsi. Elle le trouva soudain très beau...
"Mais comment ai-je pu ignorer ce bonheur qui est à ma portée ? La moitié de moi-même..." (NB: Amour, quand tu nous tiens !).
La voix du cocher tira Oscar de sa rêverie lorsque celui-ci lui annonça qu’ils étaient arrivés. Oscar descendit et prit André dans ses bras. Elle songea:
"Mon dieu que ton corps est lourd"... (NB: Pas étonnant, avec tous les bons petits plats que grand-mère lui mitonne!). Oscar comme d'habitude chercha les clés dans son trousseau pour ouvrir la porte d'entrée (NB: Ouf grand-mère n'était pas encore couchée et arriva à sa rescousse):
"Mes enfants que vous est-il arrivé?! Oh mes pauvres chéris!"
"Grand-mère," expliqua Oscar, "nous sommes tombés dans une foule en colère, je vais bien, mais comme tu peux le constater, André est au plus mal..."
Grand-mère courut se procurer le nécessaire pour le soigner et fit appeler un médecin, tandis qu'Oscar l'informa:
"Je vais le déposer dans sa chambre..."(NB: elle songea aussi: "Parce que je dois dire qu'il pèse une tonne, le Dédé dans mes bras!").
Toute attendrie, grand-mère sourit en la voyant emmener ainsi son petit-fils.

Un peu plus tard, grand-mère entra dans la chambre et stupéfaite, surprit André dans les bras d'Oscar! La jeune femme s'expliqua avec un sourire: "Grand-mère, j’ai voulu essayer de le déshabiller, mais voilà qu’il s'est niché contre moi!" (NB: fine mouche, elle se dit aussi: « Maintenant qu'il est bien installé il serait dommage de le réveiller, n'est-ce pas?").

Grand-mère déclara qu'elle avait de la chance qu’il se soit endormi ainsi, selon son expression "comme un bébé". Oscar caressa la mèche qui recouvrait le front d'André et ne put s’empêcher de chuchoter des mots tendres à son oreille.
Grand-mère ajouta:
"Tu sais, Oscar, j'ai longtemps rêvé de ce moment: vous voir l'un contre l'autre, car André t'aime plus que tout, je dirais même plus que sa propre vie!".
"J'en suis consciente, grand-mère, mais ce que tu ignores c'est qu'il m'a déjà fait savoir ses sentiments...Je sais déjà très bien qu’il m'aime!".
Sur ces belles paroles qui laissèrent grand-mère bouche bée, Oscar se chargea de nettoyer les plaies d'André. Elle déboutonna et lui enleva sa vareuse, fit remonter sa chemise, passa un bras, puis l'autre...André se mit à bouger, poussa un faible gémissement mais demeura inconscient, ce qui inquiéta Oscar, mais grand-mère la rassura:
"Ne t'inquiète pas mon enfant, étant donné la gravité de ses blessures, il est facile d'imaginer combien il doit souffrir...Tu devrais te lever, le docteur ne devrait plus tarder maintenant, je vais finir de nettoyer ses plaies".
"Très bien, grand-mère."
Oscar se dégagea avec difficulté et son regard se remplit d'un amour sans faille, une larme roula en silence sur sa joue. Grand-mère fut stupéfaite de la voir se mettre dans cet état pour son petit-fils. La vieille dame serra à son tour Oscar dans ses bras et la réconforta comme elle l’aurait fait pour une petite fille. Elle déposa un baiser sur son front et lui dit:
"Ne t'en fais pas Oscar, mon petit gars est solide comme un roc et il se remettra bientôt".
Oscar acquiesça en signe de reconnaissance et s'approchant du lit, déposa un tendre baiser sur les lèvres d'André, qui même endormi, répondit à son geste.
Grand-mère, bouleversée par un si beau spectacle puis essuya une larme lorsqu’elle entendit le médecin frapper à la porte, qu’elle s’empressa d’aller ouvrir.
Le médecin s'approcha d André et s'enquit de la situation. Puis, s’adressant à Oscar: "Mademoiselle, je vais vous demander de nous laisser, il faut que je procède à un examen complet sur André".
"Très bien, docteur", répondit Oscar.
Grand-mère la rejoignit dehors et déclara:
"Oscar je viens avec toi, je dois te soigner également".
La jeune femme gagna sa chambre et se déshabilla a son tour. Grand-mère revint auprès d'elle avec les remèdes nécessaires. Elle la soigna et appliqua un bandage autour de la tête de la blessée. La vieille dame remarqua soudain l'expression de tristesse dans le regard de sa petite fille, qui ne put réprimer plus longtemps ses larmes. Toute émue, grand-mère entend Oscar lui confier:
"Je suis responsable, grand-mère! Si j avais compris plutôt les sentiments qui m'animaient nous n'en serions pas à ce point... Grand-mère, je l’aime!"
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MessagePosté le: 15/12/2006 20:14:43    Sujet du message: Publicité

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mumu
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MessagePosté le: 15/12/2006 20:15:20    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

CHAPITRE 2

La nuit fut longue pour Oscar, maintenant qu’elle savait ses sentiments pour André, mais comment le lui dire et lui faire entendre la réciprocité de son amour?
Oscar se leva péniblement, prit un bain et, s’habilla. Elle examina attentivement son image dans la glace tout en démêlant sa magnifique chevelure blonde et songea : « Non tu n’es pas un homme Oscar, mais une femme aimée d’André ».
Elle fixa des yeux le bandage qui lui servait à masquer sa poitrine et décida en fin de compte de ne pas la mettre. « D’ailleurs, aujourd’hui j’ai décidé de ne pas me rendre à la caserne! », se dit-elle avec fermeté.
Elle sortit de sa chambre, descendit les escaliers pour se diriger vert la cuisine.
« Bonjour grand-mère, comment vas-tu ce matin ? »
« Bien, et toi ma petite Oscar ? » dit la vieille dame en se retournant.
« Je vais mieux, grand-mère. Quelles sont les nouvelles au sujet d’André ? »
« Rassure-toi, André est sauvé, mais le médecin a dit qu’il avait en tout trente-deux blessures sur le corps. Cependant il a ajouté qu’il serait sur pied dans quelque jours… »
« Très bien grand-mère, déclara Oscar quelque peu soulagée. » Puis après un moment elle ajouta :
« Je vais chevaucher, je crois que c’est ce dont j’ai besoin, car je dois réfléchir avant de prendre une décision! »

Quelques jours s’écoulèrent, lorsqu’un visiteur impromptu arriva chez Oscar pour prendre des nouvelles de ceux qu’il considérait comme ses amis. Il fut accueilli par grand-mère sur le perron :
« Ah, monsieur de Fersen ! Comment vous portez-vous ? »
« On ne peut mieux, grand-mère ! Mais c’est pour vos deux blessés que je me fais du souci… »
Grand-mère le rassura et l’informa qu’Oscar chevauchait sur ses terres tandis qu’André se reposait dans sa chambre. Axel de Fersen demanda à voir le jeune homme et la vieille dame le guida. Le comte s’approcha d’André. Surpris, ce dernier s’exclama en le voyant :
« Ah c’est vous Fersen , je ne m’attendais pas à vous voir ici ! »
« Je suis désolé de perturber ainsi ton repos André… Je suis persuadé que tes rêves sont merveilleux », ajouta le comte d’une voix étrange.
Andre lui répondit d’un ton badin:
« Heureusement que les rêves existent, n’est-ce pas ? Mais que me vaut l’honneur de votre visite, monsieur? »
« Il se trouve, André, que j’ai réussi à détourner la foule qui vous a attaqué, Oscar et toi, dans le faubourg Saint-Antoine. Je venais donc prendre de vos nouvelles. J’ai également quelque chose à te confier, mais je ne sais comment l’exprimer, André… De plus je crois que tu sais qu’Oscar a eu très peur à l’idée de te perdre. Enfin, voilà : lorsque je vous ai retrouvé dans le faubourg, Oscar m’a avoué dans un cri son amour pour toi, André…Elle t’aime et je viens ici te demander de prendre soin d’elle, de la chérir et de la rendre la plus heureuse, car vous le méritez tout les deux! Je ne connais pas d’âme plus noble que vous deux… »

Stupéfait, André balbutia :
« Pour une nouvelle c’en est une ! Vous avez de la chance d’avoir appris de sa bouche ce que son coeur lui a dicté ». Je n’ai pas encore revu Oscar depuis l’autre jour, et je ne sais pas encore où elle se trouve exactement. Cependant, j’ai conscience que les choses vont se compliquer dorénavant. «
« Non André, sache qu’un tel amour est précieux et magique…Cet amour que tu partages avec Oscar est beau, pur et sincère. »

André lui répondit avec un sourire:
« Cela, je le sais, Fersen et je vous remercie de m’avoir confié cet aveu. »
Les deux hommes se serrèrent la main et le Comte informa André qu’il rencontrerait Oscar à son retour car il était attendu à Versailles.

A son retour de promenade, Oscar remonta dans sa chambre et se recoiffa. (NB : un brin de toilette et un ravalement de façade pour paraître plus fraiche après une bonne ballade à cheval, il n’y a que ça de vrai !). Puis elle redescendit vers la chambre d’André et entra discrètement (« Pas vrai ça, encore endormi à cette heure-ci ? »).

Elle s’approcha, et s’assit sur le bord du lit. Elle contempla les joues pâles du convalescent, qu’elle caressa. Sa main écarta tendrement une mèche qui recouvrait son visage, et la jeune femme se pencha pour lui donner un baiser au coin des lèvres. André se réveilla soudain mais n’ouvrit pas les yeux (NB : enfin, l’œil qui lui restait), profitant de ce moment magique.

Ne pouvant résister à l’appel de la tentation, Oscar s’allongea à côté de lui et rapprocha son corps du sien, jusqu’à ce que la tête d’André se retrouve appuyée contre le cœur battant de la jeune femme. (Ce n’est pas lui pas lui qui résisterait, me direz-vous). Il se laissa donc faire, comme un petit garçon).
Oscar lui caressa les cheveux tout en embrassant son front, sa main serrée dans la sienne.
« Oh André », murmura t-elle, « J’aurais besoin de te parler, mais plus tard car je me sens trop faible pour l’instant. Je vais faire la même chose que toi, comme au temps de notre enfance, une sieste tous les deux l’un contre l’autre…On a un peu grandi, certes mais on est toujours ensemble…Oui, toujours ensemble... »
Lorsqu’elle s’endormit, André ouvrit les paupières, tout heureux de la sentir dans ses bras. A son tour il osa ce qu’il avait rêvé au plus profond de lui et caressa ce visage et ce corps alangui contre lui. Sa main se glissa lentement sous la chemise d’Oscar et il caressa le dos, la nuque sous les cheveux d’ange, le doux visage si familier auquel il donna un chaste baiser. Tout à coup il sentit les lèvres d’Oscar répondre à son baiser. Ivre de bonheur, il savait à présent qu’elle était réveillée et resserra son étreinte pour la couvrir de baisers ardents et passionnés.
Oscar ouvrit les yeux à-demi et sourit à André, ébloui :
« Comment te sens-tu, mon André, mon cher André ? »
« Oh Oscar, maintenant je sais que ma place est dans tes bras, oui mon amour ! »

(NB : tant d’amour inondait la pièce qu’on se serait noyé s’il n’y avait pas eu une chaloupe)… Ce fut grand-mère (la chaloupe) qui frappa et entra, et fit tomber la pile de linge qu’elle apportait, en criant un « oh » de surprise !
« Mes enfants, je vois que vous êtes enfin sur la même longueur d’onde, je veux dire, en harmonie en ce qui concerne vos sentiments réciproques ! Oh mes enfants, venez que je vous embrasse…Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cette irruption! » (Enfin, n’allez pas trop vite en besogne quand même, ajouta t-elle avant de refermer la porte.

Oscar et André s’accrochèrent du regard, laissant parler le silence, car dorénavant, ils se savaient liés corps et âmes.
Tendrement, André murmura à sa bien-aimée :
« N’aie pas peur ! Je vais te guider mon amour… »
Il scella ces paroles par un long baiser. Tous deux partirent à la découverte de l’un l’autre en une fusion magique. Eperdus d’amour, ils ne cessaient de se répéter les mots tellement défendus. A bout de souffle, les deux amants ne s’arrêtaient qu’un bref instant pour se murmurer qu’ils s’aimaient à en devenir fous, s’étreignant jusqu'au point culminant de leur passion.
(Aaaaah, enfin ! Ils auront mis le temps quand même, pour en arriver là !)…
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MessagePosté le: 15/12/2006 20:15:54    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

CHAPITRE 3

Quelques heures déjà s’étaient écoulées lorsque, d’un ton voilé, Oscar demanda soudain à son compagnon:

« Pourras-tu un jour me pardonner, André ? Je sais bien au fond de moi-même que je te faisais souffrir…Mais c’était plus fort que moi, j’étais…comme ensorcelée par l’image de Monsieur de Fersen ! Ce que j’ai pris pour de l’amour n’était en fait qu’une profonde amitié…Pardonnes-moi, mon amour.»
« Cela n’est pas nécessaire, car je t’aime Oscar ! Tu es ma rose, celle sans qui je ne suis rien ; tu es toute ma vie ; la seule chose que je souhaite au monde c’est la chance de pouvoir prendre soin de toi jusqu’à la fin de mes jours… »

Ils échangèrent de nouveau un long baiser, leurs corps lovés l’un contre l’autre ; ni l’un ni l’autre n’aurait voulu que ce moment, tel un doux rêve, s’éteigne. Ce fut André qui, dans un sursaut, rompit le silence le premier :
«Mais, dis-moi, Oscar, n’es-tu pas de service cet après-midi? Songe qu’il est déjà presque treize heures ! Le temps de se laver et de se préparer…»
«Tu as raison, André », interrompit Oscar, ainsi ramenée à la réalité. « Il est vrai que j’ai toujours une armée à commander, n’est-ce-pas, mon amour ? (NB : C’est pas le tout de rêvasser…Trêve de bécots, hop au boulot !). Peut-être espérais-je un instant que tu me demandes d’abandonner mon poste, à présent que je suis ta femme ! », fit-elle d’un ton mi-câlin, mi- moqueur.

« Jamais je ne te demanderais de faire une telle chose ! Tu restes celle que j’ai toujours connue et que j’aime. Puisses-tu ne jamais changer ! Oui, c’est bien cette Oscar que je chéris, et non une autre. Ce rôle c’est ta vie, tu le sais aussi bien que moi, non ?… »

Pour toute réponse Oscar l’embrassa de nouveau, dans un élan de passion et avec une fougue qui étonna André. Celui-ci posa une main sur l’épaule de sa compagne et murmura d’une voix caressante :
« Que dirais-tu de prendre notre bain ensemble, toi et moi ? »
Les deux amants se levèrent enfin et André alla verser l’eau dans la cuve (NB : pas vrai ça : même pas de bain moussant, aaargh !). Quelques instants après, ils s’immergèrent avec délice, s’éclaboussant l’un l’autre en riant comme des enfants. Ils prirent plaisir à se taquiner et bientôt leurs jeux évoluèrent vers des caresses plus audacieuses, comme pour une communion absolue de leur intimité physique. Amoureusement, c’est dans la même serviette qu’ils s’enveloppèrent tous deux pour se sécher. Sans hâte, ils s’aidèrent à se vêtir l’un l’autre. Après une collation grignotée sur le pouce, (NB : aaah, vivre d’amour et d’eau fraîche !) chacun d’eux retourna non sans peine à ses tâches respectives. (NB : retour aux corvées, le travail c’est la santé !).

***************************

A la tombée du soir, un nouveau visiteur vint trouver André, qui s’occupait de soigner les chevaux dans les écuries. A sa venue, le visage du palefrenier s’éclaira :
« Alain, quelle bonne surprise ! Ainsi tu es en congé aujourd’hui ? »
« Eh oui, vieux frère ! », s’exclama le jeune homme « Mais la surprise est pour moi, car je ne m’attendais pas à te trouver sur pied si tôt, après ce qui t’est arrivé ! »
« Oui, Alain, je vais un peu mieux chaque jour et d’ici quelque temps je pense même être en mesure de reprendre mon service à la caserne ! »
« La convalescence tire à sa fin et c’est tant mieux, si j’ose dire, car tu commençais à me manquer ! Toi et…le colonel, bien sûr. Vous avez l’air sacrément complices, tous les deux...», ajouta Alain en le dévisageant après une pause. «A ce propos, cela fait longtemps qu’une question me tarabuste…Y aurait-il quelque chose que tu ne m’a jamais dit, André ? »
Son compagnon s’interrompit alors qu’il brossait l’un des chevaux. D’une voix grave il répondit :
« Tu n’auras pas à attendre longtemps, Alain; j’ai tout lieu de croire que le colonel nous fera savoir une nouvelle importante d’ici peu, si ce n’est ce soir, car je dois l’accompagner. »
« Alors, pourquoi ne pas me le dire tout de suite ? Tu sais André, je ne suis pas stupide…J’ai cru deviner que tu éprouvais certains sentiments pour ton supérieur, n’ai-je pas raison ? »
A ces mots, les joues d’André s’empourprèrent et celui-ci détourna les yeux, sans toutefois échapper au regard d’Alain qui avait guetté sa réaction.
« Ne crois-tu pas qu’il s’agit là d’un de ces amours impossibles, André ? » reprit son compagnon avec insistance. « Toi, amoureux de ton colonel ? C’est étrange, je ne parviens même pas à trouver cela risible, moi qui suis soldat dans le même régiment que toi…C’est peut-être cela qui me dérange le plus ! Tu es un drôle de type, tu sais. »
André éclata de rire, comme pour cacher sa gêne :
« Crois-moi, Alain, je suis sans doute amoureux, mais pas d’un homme, si c’est là ce que tu penses ! »
Sur ces entrefaites, une voix familière les interrompit :
«Que pense donc Alain ? »
L’interpellé se retourna brusquement.
« Oh c’est vous, colonel ! Je ne vous avais pas entendu arriver… »
Oscar s’approcha à la hauteur d’André et de manière impromptue, vint planter un baiser sur les lèvres de ce dernier, dont les yeux s’écarquillèrent de surprise. Puis elle se retourna vers Alain qui, hébété, restait sans mot dire.
« Cela répond-il à votre question, Alain ? » lui adressa Oscar.
« Mais que signifie, colonel ? Quel est donc ce manège ? » demanda Alain, troublé par tant de hardiesse.
« Je croyais que vous aviez tout deviné…Sachez donc à présent, Alain, que vous n’êtes pas commandé par un homme, malgré les apparences ! »
Alain dévisagea un instant la jeune femme.
« C’est donc cela, oui…Depuis le début je me doutais que quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire…Et puis, »ajouta-t-il en se grattant la tête, « il y aussi autre chose : j’avoue, colonel, que je vous trouvais…un charme si particulier et indéfinissable! »
Embarrassé, il éclata de rire lorsqu’il remarqua l’expression étonnée qu’Oscar et André affichaient à leur tour et poursuivit :
« Enfin, je suis heureux d’apprendre le lien qui vous unit tous les deux ! Après tout, chacun mérite un peu de bonheur, même en secret, pas vrai ? »
« Merci, Alain, je savais que tu comprendrais », répondit André.
« Quel couple vous formez dans l’armée, ce n’est pas banal, quand j’y pense ! s’exclama Alain. « L’union fait la force, quoique je n’aie encore jamais envisagé qu’une telle union soit possible ! »
« J’espère que le reste de mes hommes suivront votre exemple, Alain, et qu’ils sauront se montrer aussi compréhensifs que vous».
« Ne vous en faites pas colonel, je puis vous assurer qu’ils vous estiment. Vous nous avez ouvert les yeux sur bien des choses et nous vous en sommes reconnaissants. Alors que nous importe votre condition, vous qui suscitez notre respect et notre plus vive admiration. Colonel, vous êtes notre seul et unique guide à tous. »
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MessagePosté le: 15/12/2006 20:16:21    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

CHAPITRE 4

Oscar informa alors les deux hommes :
« Vous savez, je compte bien révéler la vérité dès notre retour à la caserne… »
« Alors laisse-moi être à tes côtés, Oscar ! » demanda André avec insistance.
« Bien sûr, André, cela nous concerne tous les deux. »
« Hum…Votre amour est vraiment…vraiment merveilleux ! » bredouilla Alain qui ressentait une gêne croissante face au couple illicite.
Oscar et André se retournèrent vers lui en lui jetant un regard un peu troublé.
« Eh bien… sur ce, je vous laisse », déclara Alain subitement, «A ce soir, les amis ! »

Après le départ de celui-ci, André saisit Oscar par la taille et, enfouissant son visage dans les cheveux de sa compagne, lui dit doucement :
« Je ne m’attendais pas à ce que tu lui annonces cela en privé, décidément tu es pleine de surprises ! »
« Je sais ce que l’amitié d’Alain représente pour toi… »
Elle se retourna et posa un baiser sur sa joue.
« J’en ai assez de jouer cette comédie qui a pris le pas sur ma vie ! J’ai depuis trop longtemps caché ce corps que je t’ai dévoilé…Je ne peux plus dissimuler les sentiments qui habitent mon cœur ! »
« Je comprends…Tout ce que tu ressens, je le comprends, mon amour ! »
« Maintenant, rentrons... » lui dit-elle soudainement (NB : l’heure du goûter approchait et elle sentait l’odeur du chocolat provenant de la cuisine).

****************************
Assis à la table du réfectoire (devant leur tasse de chocolat fumant), André annonça à sa compagne :
« Tu sais, il faudra bien que j’ai une discussion avec ton père… »
Elle releva la tête, un peu anxieuse.
« Je crois déjà savoir ce que tu vas lui demander. »

Les traits de son compagnon se figèrent et il déclara d’une voix troublée :
« Alors…Est-ce que tu voudrais…Je veux dire, seriez-vous par hasard assez folle pour songer à devenir ma femme, Mademoiselle de Jarjayes ? »
A ces mots, Oscar sentit son cœur bondir. Elle éclata d’un rire euphorique et nerveux.
« Oh ! Oui, oui, je le suis ! L’idée de t’épouser me comble de joie, André ! Porter ton nom sera le plus grand honneur pour moi, mon André, mon cher André ! »

Ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassèrent avec frénésie. (Tellement qu’ils en tombèrent à la renverse sur le carrelage, ce qui les ramena à la dure réalité). André lui rappela soudain:

« Dites-moi chère Colonel Oscar, n’avez-vous pas une compagnie à commander ? »
Elle se mit à rire.
« Oh André, je t’en prie, pas de cela entre nous ! »
Il la prit doucement par l’épaule.
«Pourquoi pas ? Cela m’amuse et jamais je ne me lasserai d’entendre ton rire, Oscar ! »

Ils se relevèrent et André alla préparer les chevaux. Grisés, tous deux sentaient renaître en eux leur âme d’enfant insouciant…En chevauchant ils se mirent à jouer comme ils le faisaient par le passé.
« Le dernier arrivé a un gage ! » lança André à sa compagne. « Laisse-moi te dire que tu as perdu d’avance : tu sais que pour un baiser de toi, je ferai n’importe quoi ! ».
«Ne sois pas si présomptueux, je te rappelle que c’est moi la plus rapide ! » lui rétorqua Oscar, d’humeur taquine.
Au dernier galop, ils franchirent ensemble l’entrée de la caserne. Devant la figure déconfite d’André, Oscar eut un sourire.
« Ne sois pas déçu… » Elle se pencha vers lui et pleine d’audace, appliqua un baiser sur les lèvres étonnées du jeune homme.

Les soldats présents dans la cour restèrent ébahis face à ce spectacle pour le moins inattendu : deux hommes, et de surcroît, deux soldats s’embrassant devant leurs yeux ! Rêvaient-ils ou était-ce là le résultat de leur beuverie de la veille ?
«Regarde la tête qu’ils font ! » s’exclama Oscar, après qu’elle ait ordonné à ses hommes de se rendre de suite dans la salle de réunion. Trop surpris pour songer à discuter les ordres, ces derniers s’exécutèrent et attendirent la suite des évènements.

« Messieurs, j’ai un aveu à vous faire et pour cela j’irai droit au but : je vous informe que vous êtes commandés par une femme, car telle est ma véritable condition… »
Un brouhaha général s’ensuivit et des éclats de voix fusèrent de toutes parts :
« En effet, tout s’éclaire à présent ! »
« Ah, les petits cachottiers ! »
« Quel veinard, cet André ! »
« Moi aussi j’en veux, un baiser ! Mouahhhh ! »

Déconcertée face à ces réactions, la jeune femme poursuivit :
« Messieurs, vous me voyez ravie quoique surprise de constater que cette nouvelle ne semble en rien affecter votre opinion à mon égard ! »
C’est alors qu’Alain prit la parole :
« Mon cher Colonel, comme je vous l’ai dit, déjà : peu nous importe votre condition ! Vous seul êtes notre chef et si vous êtes d’accord nous souhaiterions de tout coeur que vous restiez à votre poste. Permettez-moi de vous serrer la main, Colonel de Jarjayes, vous avez notre respect…N’est-ce-pas, les gars ? »
Tous l’acclamèrent à l’unisson et un tonnerre joyeux éclata.

« Je partage ton avis, Alain », intervint alors André. Il se tourna vers sa compagne.
« Oscar, tu as entendu comme moi l’appel de ces hommes, n’est-ce-pas ?»
Elle acquiesça en silence puis un sourire s’esquissa sur son visage.

Comment en effet aurait-elle pu résister à cet appel de fraternité ? Elle se savait désormais vouée à partager le destin de ces hommes épris de justice et de liberté…
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MessagePosté le: 15/12/2006 20:16:54    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

Chapitre 5

De parades militaires en sorties de routine, il restait là a la regarder. Seulement cette fois, la voix, si douce à son oreille, retentie :

_ Il en va de même pour toi mon cher André!!!

Alors su un ton moqueur celui-ci répondit à son colonel :

_Et zut moi qui croyait avoir un peu de répit!
_ N’y compte pas !

Les jours se suivent et se ressemblent à la caserne.
Mais à la fin de la semaine est arrivée annonçant leur retour au domaine des Jarjayes. C’est la raison pour laquelle Oscar venait chercher André, lui faisant croire à quelque manœuvre.
Tandis qu’ils cheminaient doucement côte à côte, André remarqua l’air songeur d’Oscar, et compris tout de suite ce qui minait la jeune femme.

_ Toi, tu penses à ton père, n’est ce pas ? Ne t’en fais pas trop. Je crois que malgré ces manières rudes envers toi, il s’agit surtout de maladresses. Il ne pense qu’à ton bonheur
Les yeux droit devant elle sur le chemin, qu’elle ne voyait pas vraiment, s’imaginant dans le bureau de son père, Oscar esquissa un sourire.

_ Tu as sans doute raison André. Il n’y a pas si longtemps il nous l’a prouvé en voulant me marier. J’ai refusé et affirmé mes choix haut et fort, je n’ai pas apprécié son geste, de par la manœuvre qu’il avait choisi mais avec un peu de recul j’ai compris ses motivations. Il me disait à sa façon, d’être heureuse. Lui…il me dit cela à présent lorsqu’il me regarde.

_ justement, alors ne t’en fais pas.

Ils arrivèrent chez eux, sans avoir pressé l’allure, comme un nombre de fois incalculables par le passé, mais au fond d’eux quelque chose avait changé.
André descendit de cheval le premier et s’empressa de tendre les bras vers la taille de la jeune femme afin de l’aider à descendre de sa monture. Une fois sur le sol et dans les bras d’André, ils échangèrent un rapide baiser qui n’échappa cependant pas à l’œil de lynx habitué à les guetter derrières les vitres du grand salon. Un faible sourire éclaira le visage de la vieille femme, mais ses yeux pétillèrent d’une joie profonde.
Ils se séparèrent près de la fontaine, André alla mener les chevaux à l’écurie (que voulez-vous chassez le naturel il revient au galop ! Ha les habitudes d’un palefrenier, l’odeur du foin…)

**********************************************************
Oscar, pénétra la première dans l’immense bâtisse qui lui paraissait bien silencieuse, et tomba dans les bras de Grand-Mère comme un militaire tombe dans une embuscade. La vieille gouvernante fit des sienne pour obtenir une bise de la jeune femme et ne manqua de la questionner sur cette semaine passée à la caserne.

_ La semaine ne fut pas trop difficile ma petite Oscar ?

_ Non, Grand-Mère, comme à l’accoutumée, fit la jeune femme, ne pouvant retenir un sourire elle ajouta : … oui comme d’habitude ou presque.

Se reculant d’un pas et scrutant le jeune femme avec un regard entendu la vieille dame répondit :

_ Ca, je veux bien le croire… toi et André vous ne devez pas vous ennuyer…Tiens voilà ce garnement qui entre enfin !

_Bonjour Grand-Mère, fit le jeune homme avant de déposer un baiser sur le front ridé de son aïeule. Celle-ci les saisit tous les deux et lança comme un cri de joie.

_La maison va reprendre vie maintenant, grâce à vous deux !

_Pourquoi dis-tu cela ? Demandèrent faussement les deux jeunes gens.

_ Ha ne faites pas les innocents tous les deux ! N’oubliez pas je sais et je vois tout, mes petits chéris… amoureux enfin !

_ Dis-moi Grand-Mère, est-ce que le général est là ? demanda André d’un ton grave qui se voulait sérieux.

_Oui. Comme tous les jours en ce moment il travaille enfermé dans son bureau…c’est qu’avec les événements de ces dernières semaines tout ce qui est militaire au service de sa Majesté est très occupé. Mais vous le savez mieux que moi. Pourquoi ce ton mon petit André ? reprit la gouvernante avec une pointe de taquinerie dans la voix.

_Haaaa mais vois-tu Grand-Mère, reprit Oscar plus moqueuse encore, André à cet air-là car il a l’intension de ma main au général, mon père.

_Ho mais dites-moi vous deux, est-ce qu’on ne passe pas par ce genre de formalité avant de s’unir ? Hummmm ? à moins que ma mémoire ne me joue des tours , bien sur.

_ Allons, Grand-Mère tu sais très bien que les règles, nous avons toujours aimé les transgresser.

_ Sur cette vérité profonde, Mesdames, je me dois de vous fausser compagnie et d’affronter mon destin tant que j’en ai encore le courage, il me faut atteindre de suite le bureau du général.

André salua les deux dames dans une courbette pleine de mimiques qui lui attira des rires entre lesquels Oscar lui dit pleine de compassion.

_ Si tu as besoin de renfort, je suis là …


**********************************************************

André monta rapidement le grand escalier, traversa le couloir qui menait au bureau du général et frappa plein de détermination. Une voix autoritaire se fit entendre (ben oui, tel père, telle fille ! le sang n’est pas de l’eau) laissant paraître que l’homme était en pleine réflexion.
Le soldat ouvrit la porte et entra en silence, attendant que le comte de Jarjayes lève les yeux vers lui.

_ André ! C’est toi ? vous êtes donc rentrés de la caserne.

_Oui mon général. Et c’est dans un but bien précis que je viens vous trouver. J ai quelque chose a vous demander,mais, mais je ne sais pas comment vous le dire. Cela est loin d’être l’évidence même pour qui connaît votre caractère emporté, presque aussi facile à vivre que celui de votre fille, vous qui êtes si droit, si fier si noble !

_ André ! Comment ose-tu ! Je ne sais pas ce que tu veux mais tu commences mal mon garçon!

_ Ne vous empotez pas mon général!Je disais cela car avec vous les chose ne sont jamais simples, et non pas pour vous manquer de respect.

_Que veux tu?

_ Vous devez vous en douter. Je viens vous demander ce que je désir le plus au monde, ce qu’il y a de plus cher à mes yeux…

_ N’en dis pas plus j’ai ma petite idée là-dessus ! Tu veux que j’augmente tes gages de valet c’est ça ? Tu sais, mon garçon les temps sont durs et bien que je le voudrais…

_Mon général ! Il ne s’agit pas de cela ! Quoique réflexion faite, ce serait bienvenu en effet. Non ! Si je suis aujourd’hui devant vous…c’est que j’ai l’audace de vous demander la main d’Oscar.

Le général se leva d’un bon, laissant le lourd fauteuil sur lequel il était assis tomber au sol et arriva d’un pas vif sur André en leva une main…qu’il posa sur l’épaule du jeune homme.

_André, je sais que par le passé je n’ai pas toujours été juste avec toi. Mais il faut que tu saches que je t’ai toujours considéré comme un fils au fond de mon cœur, même si prisonnier des apparences je ne t’ai pas vraiment témoigné d’affection…
Le général s’arrêta un instant, les larmes qui montaient dans les yeux d’André trouvaient leurs reflets dans les siens, puis il reprit :
_ Bien sur André que je t’accorde la main d’Oscar, car toi seul est capable de prendre soin d’elle alors que l’avenir s’annonce des plus incertains pour chacun de nous, je sais que tu la rendras enfin heureuse. Même si elle a mon caractère tu as su prouver que tu savais comment la prendre ! C’est une certitude pour nous depuis votre enfance, je savais bien qu’un jour vos sentiments deviendraient trop fort et que l’amour passerait au dessus de l’amitié.

Plein de stupéfaction et se pensant tout permis André pris le général de Jarjayes dans ses bras et le serra très fort contre lui en pleurant de joie, laissant échapper des « merci monsieur », « je suis si heureux monsieur » et autres cris marquant son contentement, ne prêtant pas vraiment attention au visage marqué de stupeur du général peu habitué à de telles démonstrations d’affections ( ça aucune de ses filles ne l’aurait fait ! Courageuse mais pas téméraires, les petites filles ! Papa Jarjayes c’est ordres, discipline et non de la faiblesse ! )

On frappa à la porte. Le général recula de quelques pas, toussota et répondit un « entrez » pas très franc et enroué. C’est alors qu’une petite tête blonde passa par un entrebâillement et lança un rapide ; « bonjour père, tout ce passe pour le mieux ? »


_ Ha vous voila Oscar ma chérie, approchez ma chère fille !!
La pauvre Oscar se demande si il n’est pas tombé sur la tête et constatant le fauteuil renversé sur le parquet, finit par penser qu’André lui aura donné un coup sur la caboche. Mais l’occasion est trop belle et elle n’a pas l’intension de la manquer ! Elle se blottit alors dans les bras de son père qui pour la première fois lui témoigne de l’affection sans avoir peur de se montrer faible.
Lorsqu’elle se recula, André lui tendit les bras et l’amena à poser la tête sur son épaule alors que le général passait la main sur les longues boucles blondes de sa fille. Puis d’une voix autoritaire le général reprit la parole, annonçant qu’il fallait en cette maison de nouveau pleine d’amour un magnifique mariage.

Les deux tourtereaux se regardaient rougissant n’arrivaient pas à croire vraiment en l’accord du général et lui demandèrent plusieurs fois si il était sérieux.

_Oui mes enfants soyer heureux et faites moi grand-père le plus tôt possible!

_ hé bien père je pourrais vous dire cela d’ici à un mois je pense tout dépends de l’importance du retard que je constaterai sous peu… hahahahaha
Oscar apparemment fière de l’effet que ses propos ont obtenus sur les deux hommes éclata de rire.
_ Oh ce rire mon amour…..souffla André.

_Bon fini la plaisanterie,le mariage dans un mois ! ça vous va mes enfants ?

_ Heu…Mon général n’en faite pas trop…par ces temps troublés une grande cérémonie et tout le tralala heu…je ne sais pas vers quels abîmes nous avançons mais plus rien est sur de nos jours mon général !

_Oui je sais André, mais vous avez droit au bonheur, vous le méritez tous les deux après tant de sacrifices. Comme tous les amoureux, je vous souhaite d’être libre de vous aimer et de le faire savoir, un roturier peut épouser une comtesse, faites-en la preuve!et peut être que cela ouvrira des esprit un peu étriqués, comme le mien. Hahahahaha

_ père, nous voulons inviter nos amis et il ne sont pas forcement nobles!

_ Je n’en doute pas Oscar, ils seront les bienvenus dans cette maison en cette occasion particulière, il n’y aura plus de différences. Je m’en vais écrire cela à tes sœurs et leurs époux savoir s’ils prendront le risque de monter à Paris pour un repas de noces en compagnie de roturiers !


Oscar et André sortirent du bureau joyeux , un sourire radieux aux lèvres

_le dernier arrivé en bas a un gage… laver l’autre!
_Alors là je descends tout de suite et je te prépare un bain ma tendre Oscar je ferais n’importe quoi sous une telle menace(tu m étonnes !!!!!)

Ils éclatèrent de rires.( ah tous les deux c’est qu ils en font d’un remue-ménage ! ça court, s’attrape, se chatouille et s’embrasse dès que l’occasion se présente. A tel point qu grand-mère sortit de sa cuisine en entendant ce raffut.

_Ah mes fripons !!! C’est bien se que je disais : avec vous deux la maison reprend vie!!!
Ils stoppèrent net, échangèrent des regards en coin et André lança , mains sur les hanches.

_Regarde Oscar, voilà l’ancêtre qui vient encore nous déranger.

_André !!veux-tu un coup de louche!!!

_Non pas sa Oscar!

_Alors un peu de respect tu veux !!

Ils cessèrent leur comédie et se précipitèrent sur la vieille femme qui n’était pas dupe.

_Grand-mère !!! Oscar et moi allons nous marier !! Le général a accepté!
Prenant chacun une main de la gouvernante, les deux amoureux l’embrassèrent sur les joues.

_Tu vas avoir du travail, il va falloir que tu me fasses une belle robe de mariée!

La vieille dame avait l’impression que le jour tant attendu lui était enfin accordé, elle allait voir le mariage de ses deux diablotins, les larmes dévalaient en cascade sur ses joues. Elle dit simplement :

_Soyez Heureux vous le méritez tant.


Fin.
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MessagePosté le: 20/12/2006 21:57:29    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

hey mumu
tu sais pourquoi j'adore te sfic?
c a cause de tous les comms que tu mets il me feront mourir de rire
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Jaffar
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MessagePosté le: 07/07/2007 19:37:36    Sujet du message: toi mon amour Répondre en citant

c'est exactement se que je voulais dire les coms que tu laisse me fond mourir de rire et ta fic était vraiment génial tu a un vrai talant en matiérre d'écriture!!!!!
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L'amour se fini-t-il en haine?
Un jour un vieil homme m'a dit qu'il était préférable d'aimer sans être aimer en retour plutôt que de jamais aimer.
A deux le même souvenir prend un autre relief. Parce qu'il n'est pas exactement le même.
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MessagePosté le: 11/12/2017 02:20:40    Sujet du message: toi mon amour

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