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Femmes politique

 
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André grandier
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MessagePosté le: 19/11/2006 18:57:36    Sujet du message: Femmes politique Répondre en citant





Marie Gouze (7 mai 1748 - 3 novembre 1793), plus connue sous le nom de Marie-Olympe de Gouges, était une femme de lettres devenue femme politique et polémiste de 1788 à sa mort sur l'échafaud en 1793. Elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l'humanisme en général, et l'importance du rôle qu'elle a joué dans l'histoire des idées a été réévalué à la hausse dans les milieux universitaires du monde entier.

Née le 7 mai 1748 à Montauban, Marie Gouze est déclarée fille de Pierre Gouze, qui ne signe pas au baptême, et d'Anne-Olympe Mouisset, mariés en 1737, mais elle apprend bien vite, par sa mère, qu'elle est la fille naturelle du poète Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, le célèbre antagoniste de Voltaire. Sa mère elle même était la filleule de Jean-Jacques Le Franc, marquis de Pompignan et d'Olympe Colomb de La Pomarède et tout Montauban, écrit le député Poncet-Delpech et d'autres, savait que cette jolie femme avait été aimée par le marquis son parrain de cinq ans plus âgé qu'elle.

En 1765, elle épousa un traiteur parisien, Louis-Yves Aubry, et se retrouve très vite mère d'un petit garçon et presqu'aussitôt veuve. Déçue par son expérience conjugale, elle refusa toujours de se remarier par la suite considérant le mariage comme "le tombeau de la confiance et de l'amour". Elle portait couramment les prénoms de "Marie-Olympe" (elle signe plusieurs textes ainsi) ou d'"Olympe", et elle ajouta une particule à son patronyme "Gouze" ou plutôt "Gouges", graphie adoptée par certains membres de sa famille dont sa sœur Jeanne Gouges. Elle voulut rejoindre cette sœur épouse de médecin à Paris et, vers 1770, quitta Montauban avec son fils Pierre, futur général des armées de la République à qui elle fit donner une éducation très soignée. A Paris, elle s'éprit d'un haut fonctionnaire de la marine, directeur d'une puissante compagnie de transports militaires en contrat avec l'état. Il la demanda en mariage, qu'elle refusa, mais leur liaison dura jusqu'à la Révolution. Il est donc faux d'affirmer avec ceux qui méconnaissent le contexte que Marie-Olympe de Gouges fut une "courtisane". Elle eut peut-être quelques passades, des coups de cœur, mais sans commune mesure avec le libertinage pratiqué à Versailles et dans les milieux de la haute bourgeoisie parisienne. Grâce à Jacques Biétrix de Rozières, qui la considérait un peu comme sa femme, elle eut une grande indépendance financière, ce qui lui donnait un certain train de vie (elle figure dès 1774 dans l'Almanach de Paris ou annuaire des personnes de condition) et lui permit dès 1778 de s'essayer à écrire des pièces de théâtre qui fut la passion de toute sa vie. Indépendamment de son théâtre politique qui fut joué sous la Révolution, la pièce qui la rendit célèbre en son temps est "l'Esclavage des Noirs" publié sous ce titre en 1792, inscrite au répertoire de la Comédie-Française le 30 juin 1785 sous le titre de "Zamore et Mirza, ou l'heureux naufrage". Cette pièce et une autre intitulée "le Marché des Noirs" (1790), ainsi que ses "Réflexions sur les hommes nègres" (1788) lui ont permis de rejoindre la "Société des amis des Noirs" - le lobby des abolitionnistes - créé en 1788 par Brissot qui parle d'ailleurs d'elle dans ses lettres inédites, puis d'être citée par l'abbé Grégoire, dans la liste "des Hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs" (1808).

En 1788, elle s'était fait remarquer en publiant deux brochures politiques qui furent très remarquées et discutées en leur temps, notamment dans le "Journal général de France" et d'autres journaux. Elle avait développé un projet d'impôt patriotique dans sa célèbre "Lettre au Peuple" et proposé un vaste programme de réformes sociales et sociétales dans ses "Remarques patriotiques". Ces écrits furent suivis de nouvelles brochures qu'elle adressa sans discontinuer aux représentants des trois premières législatures de la Révolution, aux Clubs patriotiques et à diverses personnalités dont Mirabeau, La Fayette et Necker qu'elle admirait particulièrement. Ses positions furent toujours très proches de celles des hôtes de Mme Helvétius, qui tenait salon à Auteuil, et où on défendait le principe d'une monarchie constitutionnelle. En relation avec le marquis de Condorcet et son épouse née Sophie de Grouchy, elle rejoignit les Girondins en 1792. Elle fréquentait les Talma, le marquis de Villette et son épouse, également Louis-Sébastien Mercier et Michel de Cubières, secrétaire général de la Commune après le 10 août, qui vivait maritalement avec la comtesse de Beauharnais, auteur dramatique et femme d'esprit. Avec eux, elle devint républicaine comme d'ailleurs beaucoup de membres de la société d'Auteuil qui pratiquement tous s'opposèrent à la mort de Louis XVI. le 16 décembre 1792, Mme de Gouges s'offrit pour assister Malesherbes dans la défense du roi devant la Convention, mais sa demande fut rejetée avec mépris. Elle considérait que les femmes étaient capables d'assumer des taches traditionnellement confiées aux hommes et régulièrement, pratiquement dans tous ses écrits, elle demandait que les femmes fussent associées aux débats politiques et aux débats de société. La première elle obtint que les femmes fussent admises dans une cérémonie à caractère national, "la fête de la loi" du 3 juin 1792 puis à la commémoration de la prise de la Bastille le 14 juillet 1792.

Olympe de Gouges défendit avec ardeur les droits des femmes. S'étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger "son sexe" qu'elle disait malheureux, elle avait rédigé une Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, calquée sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, dans laquelle elle affirmait l'égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu'on rende à la femme des droits "naturels" que la force du préjugé lui avait retiré. À cette époque, le suffrage est censitaire car il faut payer trois journées de travail pour voter. Seuls les privilégiés peuvent voter : la majorité du peuple français, dont les hommes, ne vote donc pas. Elle demande la suppression du mariage et l'instauration du divorce qui fut adopté quelques mois plus tard. Elle émet à la place l'idée d'un contrat annuel renouvelable signé entre concubins et milite pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance des enfants nés hors mariage. Elle fut aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd'hui par la création de maternités. De plus, elle recommanda la création d'ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants qui se rapprochent des foyers d'hébergements actuel.


En 1793, elle s'en prit vivement à ceux qu'elle tenait responsable des atrocités des 2 et 3 septembre 1792 ("le sang, même des coupables, disait-elle, souille éternellement les Révolutions"), désignant particulièrement Marat. Soupçonnant Robespierre d'aspirer à la dictature, elle l'interpella dans plusieurs écrits ce qui lui valut une dénonciation de Bourdon de l'Oise au club des Jacobins. Après la mise en accusation du parti girondin tout entier à la convention, le 2 juin 1793, elle adressa une lettre pleine d'énergie et de courage, s'indignant de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques (9 juin 1793). Ce courrier fut censuré en cours de lecture. S'étant mise en contravention avec la loi de mars 1793 sur la répression des écrits remettant en cause le principe républicain (elle avait rédigé une affiche à caractère fédéraliste ou girondin sous le titre "Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien"), elle fut arrêtée et déférée au tribunal révolutionnaire le 6 août 1793 qui l'inculpa.

Malade à la prison de l'abbaye de Saint-Germain-des-Près, réclamant des soins, elle fut envoyée à l'infirmerie de la petite Force, rue Pavée dans le Marais, partageant la cellule d'une condamnée à mort, Mme de Kolly, qui se prétendait enceinte. En octobre suivant, elle obtint son transfert dans la pension de Mme Mahay, sorte de prison pour riches où le régime était plus libéral et où elle eut semble-t-il une liaison avec un des prisonniers. Il lui aurait été facile de s'évader mais, désirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle réclama publiquement son jugement dans deux affiches très courageuses qu'elle réussit à faire sortir clandestinement de prison et imprimer pour qu'elles soient largement diffusées ("Olympe de Gouges au Tribunal révolutionnaire" et "Une patriote persécutée", son dernier texte, très émouvant). Traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, soit quarante-huit heures après l'exécution de ses amis Girondins, elle fut condamnée à la peine de mort pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que un et indivisible. D'après un inspecteur de police en civil, le citoyen Prévost présent à l'exécution, d'après le Journal de Perlet et d'autres témoignages, elle est montée sur l'échafaud avec infiniment de courage et de dignité contrairement à ce que raconte au XIXe siècle l'auteur des mémoires apocryphes de Sanson et quelques historiens misogynes dont le fameux Jules Michelet. Sa dernière lettre fut pour son fils, l'adjudant général Aubry de Gouges, qui la renia dans une "profession de foi civique", par crainte d'être inquiété. Dans sa Déclaration des Droits de la Femme, elle avait écrit de façon prémonitoire "la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune". mais le procureur de la commune Chaumette, dans un discours aux républicaines, fustigea sa mémoire et applaudit à son exécution, méritée selon lui, ne serait-ce que parce qu'elle avait, disait-il, "oublié les vertus qui conviennent à son sexe". Il faudra attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour que Marie-Olympe de Gouges sorte de la caricature et de l'anecdote. Étudiée, discutée, particulièrement aux États-Unis, au Japon et en Allemagne, son originalité, son indépendance d'esprit, ses écrits courageux et sa générosité sans borne, de même que son honnêteté intellectuelle en font une des plus belles figures humanistes de la fin du XVIIIe siècle.


Postérité

De son vivant, Olympe de Gouges a beaucoup subi les préjugés phallocrates (on disait, par exemple, qu'elle ne savait pas véritablement écrire et que d'autres faisaient cela pour elle) et même, une certaine hostilité des femmes qui, comme elle le dit dans le postambule de sa Déclaration des droits de la femme (septembre 1791) avaient jusqu'ici tiré avantage de leur position sociale subalterne[1].
Après son exécution, le nom d'Olympe de Gouges sera sali, elle est notamment qualifiée de prostituée, ce que beaucoup croyaient encore récemment. Quelques historiens régionalistes, entre autres, se sont intéressés au personnage, mais c'est après la parution (1981) de la biographie d'Olivier Blanc qui a, le premier, exhumé les incontournables sources manuscrites, et lors de la préparation du bicentenaire de la Révolution de 1789, et pas avant, que les textes d'Olympe de Gouges ont été lus, joués, édités, leur assurant enfin une première et (modeste) forme de reconnaissance.

De nombreux articles universitaires et notamment ceux de Gabrielle Verdier (États-Unis) et de Gisela Thiele-Knobloch (Allemagne) ont enfin pu dégager l'intérêt de l'œuvre dramatique d'Olympe de Gouges qui a abordé, non sans talent contrairement à une légende infondée, des thématiques nouvelles comme l'esclavage (Zamore et Mirza), le divorce ("nécessité du divorce)), la prise de voile forcée ("le couvent") et autres sujets sensibles à son époque. Durant l'été 2003, lors du mouvement des intermittents du spectacle, la mairie du XIe arrondissement et la mairie de Paris déclarant soutenir le mouvement des intermittents ont mis symboliquement à la disposition de la coordination la salle «Olympe de Gouges».
Le 6 mars 2004, une place Olympe de Gouges a été inaugurée à Paris dans le IIIe arrondissement, au carrefour des rues Béranger, Charlot, Turenne et de Franche-Comté , près de la place de la République. L'inauguration a été faite par le maire du IIIe arrondissement, Pierre Aidenbaum, la première adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo, avec la participation d'Olivier Blanc, historien, auteur de la biographie de référence sur Olympe de Gouges (réédition aux éditions René Viénet, 2003) et éditeur de ses "Écrits politiques" (côté femmes éditions, 1993) et de la comédienne Véronique Genest qui a lu un extrait de la Déclaration des Droits de la Femme.

En 1989, Nam Jun Paik a créé une œuvre intitulée Olympe de Gouges in La fée électronique. Cette œuvre, commandée par la municipalité de Paris à l'occasion du bicentenaire de la révolution française est aujourd'hui visible au musée d'Art moderne de la ville de Paris.

Un lycée de Noisy-le-Sec et un collège à Champcueil (91) portent son nom, la très moderne maternité du CHU de Tours a également rendu hommage à Olympe de Gouges, et on ne compte plus les voies publiques de grandes ou petites villes comme Rennes ou Lieusaint (77) qui a baptisé un boulevard de son nom. La promotion 2006 de Sciences Po Toulouse a pris son nom. Enfin,la ville de Montauban, ville natale d'Olympe de Gouges, a baptisé de son nom l'ancien théâtre de la ville (octobre 2006).


Théâtre

- l'Esclavage des Noirs ou l'heureux naufrage (1786)
- L’Homme généreux (1786)
- Les Démocrates et les aristocrates, ou les curieux du champ de Mars (1790)
- La Nécessité du divorce (1790)
- Le Couvent, ou les vœux forcés (1790)
- Mirabeau aux Champs Élysées (1791)
- La France sauvée, ou le tyran détrôné (1792)
- L’Entrée de Dumouriez à Bruxelles, ou les vivandiers (1793)


Déclaration des Droits de la Femme et de la citoyenne (1791)

Extrait : Préambule:

Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.


Extrait : Article premier :

La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.


Autres

[suite] Article II. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l'Homme ; ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l'oppression… Article X. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même fondamentales ; la femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune, pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la loi.
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MessagePosté le: 19/11/2006 18:57:36    Sujet du message: Publicité

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André grandier
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MessagePosté le: 20/11/2006 00:41:18    Sujet du message: Madame Roland Répondre en citant






Jeanne Marie ou Manon Phlipon, devenue par mariage vicomtesse Roland de la Platière, mais communément appelée Madame Roland, née le 25 mars 1754 à Paris, morte le 8 novembre 1793 à Paris, fut une figure de la Révolution française.


Elle est la fille de Gratien Philipon (que l’on peut aussi écrire Philippon), maître graveur place Dauphine. Dès son plus jeune âge, elle montre de grandes aptitudes pour les études et un esprit vif et enthousiaste. Elle fut en grande partie autodidacte ; et son amour de la lecture lui fait connaître Plutarque – une passion pour cet auteur qui perdure tout au long de sa vie – puis Bossuet, Massillon, et des auteurs de la même veine, et finalement Montesquieu, Voltaire et Rousseau. Avec la maturation de son esprit, elle abandonne l’idée d'entrer au couvent, et adhère à l'enthousiasme de la république qui l'a imprégné depuis le début de ses études. Elle est inspirée par ses lectures avec cynisme et audace.

Le 4 février 1780, elle épouse le vicomte Jean Marie Roland de la Platière, de vingt ans son aîné, son égal tant au niveau intellectuel qu'à celui du caractère. De cette union naquit Eudora Roland.

Dans les premiers temps de leur mariage, Madame Roland écrit des articles politiques pour le Courrier de Lyon. Quand le couple gagne Paris, elle commence à prendre un rôle encore plus actif. Son salon de la rue Guénégaud à Paris devient le rendez-vous de Brissot, Pétion, Robespierre et d’autres élites du mouvement populaire, et spécialement Buzot, avec qui elle entretient un amour platonique. Madame Roland est connue pour être une femme attirante sans être belle ; ses idées sont claires et recherchées, ses manières calmes, et ses observations sont particulièrement perspicaces. Il est presque inévitable qu’elle-même se retrouve au centre d'inspirations politiques et préside un groupe des plus talentueux hommes de progrès. La rupture entre le parti des Girondins et la section toujours plus extrémiste des Montagnards ne s’est pas encore produite. La gauche entière est un temps unie pour acculer les ministres à la démission.

Cependant, les Roland s'étant élevés contre les pires excès de la Révolution, le couple devint très impopulaire. Une fois, Madame Roland apparaît personnellement à l'Assemblée pour repousser les faussetés d'une accusation, son aisance et sa dignité lui valent l'acquittement.

Néanmoins, les accusations continuent. Au matin du 1er juin 1793, elle est arrêtée et incarcérée dans la prison de l'Abbaye. Son mari s'échappe vers Rouen. Relâchée pendant une heure de l’Abbaye, elle est de nouveau arrêtée et placée à Sainte-Pélagie. Finalement, elle est transférée à la Conciergerie. En prison, elle est respectée par les gardiens et certains privilèges lui sont accordés. Ainsi, elle peut avoir du matériel pour écrire et peut recevoir des visites occasionnelles de ses amis dévoués. Là-bas, elle écrit son Appel à l’impartiale postérité, ses mémoires où elle montre une étrange alternance entre louanges personnelles et patriotisme, entre l'insignifiant et le sublime. Elle est accusée de sympathies royalistes. En fait, elle doit être éliminée par la purge de Robespierre contre l’opposition girondine.

Elle est jugée le 8 novembre 1793. Le procès se déroule entre 9 h et 14 h 30. La sentence est mise à exécution le soir même, sur la place de la Révolution (rebaptisée depuis place de la Concorde). Passant devant la statue de la Liberté (installée afin de commémorer la journée du 10 août 1792), elle se serait exclamée, peu avant que ne tombe le couperet de la guillotine :

« Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! »
Informé de la mort tragique de sa femme, Jean Marie Roland se suicida le 10 novembre 1793.

Sa petite fille Eudora, devenue orpheline, fut recueillie par Jacques Antoine Creuzé-Latouche.
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André grandier
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MessagePosté le: 20/11/2006 00:50:58    Sujet du message: Madame de Satël Répondre en citant






Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, connue sous le nom de Madame de Staël, (Paris, 22 avril 1766 - 14 juillet 1817), romancière et essayiste suisse romande.

Fille du banquier genevois Jacques Necker, ministre de Louis XVI, et de la vaudoise Suzanne Curchod, elle est élevée dans un milieu d'intellectuels, qui fréquentent notamment le salon de sa mère (Buffon, Marmontel, Grimm, Edward Gibbon, l'abbé Raynal et Jean-François de La Harpe). Elle épouse en 1786 le baron Eric Magnus de Staël-Holstein (1749-1802), ambassadeur de Suède, son aîné de dix-sept ans. Mme de Staël mène une vie sentimentale agitée et entretient en particulier une relation orageuse avec Benjamin Constant, écrivain et homme politique franco-suisse qu'elle rencontre en 1794.

Sa réputation littéraire s'affirme avec trois ouvrages :

Lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau (1788),
De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations (1796),
De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (1800)
Chassée de France par Napoléon Bonaparte qui la considère comme une redoutable intrigante, elle s'installe dans le château familial de Coppet d'où elle fait paraître Delphine (1802), Corinne ou l'Italie (1807) et De l'Allemagne (1810).

Veuve en 1802, elle se remarie en 1811 avec un jeune officier suisse, Albert de Rocca, et rouvre son salon parisien sous la Restauration. Elle meurt en 1817 peu de temps après une attaque de paralysie durant un bal chez le duc Decazes en laissant inachevé Considérations sur les principaux événements de la Révolution française.


Jeunesse

Le protestantisme qui lui a été enseigné est une forme spontanément rousseauiste pourrait-on dire, tant il reflète la mentalité du temps, enseignement conçu avec naturel comme religion du cœur alliée à la vertu, relation de l’homme à Dieu autant qu’institution sociale où les Lumières et la religion ne sont pas contradictoires. De ce point de vue, celle qui est encore mademoiselle Necker appartient vraiment à la Suisse romande. Le goût de la vie sociale telle qu’elle est vécue à Paris et l’intérêt de sa famille pour la politique la lie cependant davantage à la France. Très jeune, à quatorze ans à peine, elle tient son cercle et sait converser avec les hôtes du salon de sa mère. Elle a appris l’anglais et le latin, l’art de la danse et la musique, la récitation et la diction, étant souvent allée au théâtre. Tout fait d’elle une jeune fille différente par son érudition et sa culture des jeunes filles de son milieu élevées de façon plus traditionnelle, qui étonne ses contemporains par la vivacité de son intelligence.

Le prestige de son père lui ouvre les portes de ce que l’Europe compte à la fois d’aristocrate et d’éclairé. Ses parents ne veulent pas d’un gendre catholique, mais il n’y a que peu de protestants dans la noblesse française. Et les amis suisses qu’ils fréquentent sont retenus trop provinciaux. Des prétendants aux noms prestigieux sont avancés : Axel de Fersen, ambassadeur de Suède, Monsieur de Mecklembourg, Louis de Narbonne qui devint un de ses amants par la suite, et même William Pitt(mais elle n’en veut pas) sont parmi les plus connus. C’est finalement le baron de Staël-Holstein, ambassadeur de Suède et de dix-sept ans son aîné qui l’emporte. S’étant porté candidat alors qu’elle n’avait que treize ans, il avait su attendre, et leur mariage est célébré dans la chapelle luthérienne de l'ambassade de Suède. Elle en eut quatre enfants : Gustavine (1787 - 1789), Auguste (1790 - 1827), Albert (1792 - 1813) et Albertine, futur duchesse de Broglie (1797 - 1838).


Jeune femme

Ce mariage arrangé n’est pas un mariage d’amour, pas même un mariage heureux, et la jeune femme cherche ailleurs un bonheur qu’elle n’a pas. Sa vie sera d’ailleurs une quête perpétuelle d’un bonheur qu’elle ne trouvera guère.

À la suite de sa mère, elle ouvre un salon où elle reçoit les représentants d’une nouvelle génération aux idées neuves et généreuses qui sont les siennes, celle qui est contemporaine et a parfois participé à la guerre d’Indépendance en Amérique. La Fayette, Noailles, Clermont-Tonnerre, Condorcet, et les trois hommes qu’elle aima le plus à cette époque : Louis de Narbonne, sa première grande passion, Mathieu de Montmorency, l’ami de toute sa vie, Talleyrand, le traître à l’amitié.


La Révolution

Voyant dans l’Angleterre la meilleure expression de la démocratie, lectrice passionnée de Rousseau, marquée par les idées des Lumières, elle accueille favorablement la Révolution et le 5 mai 1789 elle assiste à l’ouverture des États généraux. Mais, à partir de 1792, sa situation devient difficile. Soutenant l’idée de la monarchie constitutionnelle, elle se coupe tant des républicains que des aristocrates et doit bientôt s’exiler en Angleterre en 1793, où elle séjourne quelques mois avec les amis qui fréquentaient son salon. Sa vie sera par la suite souvent marquée par l’exil. Revenue en France après Thermidor, elle publie en septembre Réflexions sur le procès de la Reine, prenant la défense d’une femme humiliée et accusée de toutes les fautes y compris celles qu’elle n’avait pas commises, reflet de ses idées sur les misères d’une condition féminine qui se font jour en la circonstance et dont elle ne se départira plus, et c’est davantage un plaidoyer pour les femmes, auxquelles elle s’adresse, qu’elle rédige. Elle fait publier désormais elle-même ses œuvres littéraires, rejetant d’une part le merveilleux et l’allégorique des conteuses d’antan ainsi que le roman historique et le décor antique, mettant en scène d’une manière résolument moderne pour l’époque caractères et conditions sociales de son temps.


Napoléon


Elle rencontre le 3 janvier 1798 celui qui n’est encore que le général Bonaparte, voyant en lui un libéral qui fera triompher le véritable idéal de la Révolution, dans une entrevue que lui a ménagée Talleyrand, qui lui doit en partie sa récente nomination de ministre. Elle le rencontrera plusieurs fois par la suite. Elle en est impressionnée et l’assaille de questions : « — Général, quelle est pour vous la première des femmes ? — Celle qui fait le plus d'enfants, Madame » lui répond-il, décontenancé par cette femme aux idées diamétralement opposées aux siennes et dont il se méfie de la hardiesse.

Mme de Staël doit revenir de ses illusions sans encore se rendre compte de l’étendue du pouvoir qu’il aura par la suite, et qu’il a déjà, après le coup d'État du 18 brumaire et la promulgation de l’an VII. Le dictateur commence à poindre et les voix se taisent. C’est dans une semi clandestinité que beaucoup vont devoir commencer à vivre, et c’est dans l’interdit qu’elle continuera son œuvre de philosophie politique. Plutôt que se réfugier dans le silence, elle publie les romans qui vont lui valoir une grande célébrité, mais pour elle commence un exil qui ne fera que s’accentuer.


L’exil

Éloignée de Paris dont elle ne doit pas s’approcher à plus de « quarante lieues », en 1803, son exemple est très représentatif du combat inégal et perdu d’avance que peuvent se livrer le pouvoir absolu d’un tyran et un artiste ou un écrivain de tous temps. Avec la publication de Delphine, roman où se mêlent les questions politiques et sociales de son temps, l'anglophilie de l'époque,la supériorité du protestantisme sur le catholicisme, le divorce, et qui professe ouvertement que la Révolution a fait régresser la condition féminine à tous points de vue, dénonçant les malheurs des femmes auxquels leur position au sein de la famille patriarcale les condamne. Cela n’est bien évidemment pour plaire à un pouvoir tel que celui de l’usurpateur de la Révolution plus que du trône royal que fut Napoléon devenu Empereur, auquel on dut un Code Civil délibérément répressif à l’égard des femmes qui y sont mises en tutelle, y perdant les droits et les acquis de la Révolution qu’elles mettront plus d’un siècle à recouvrer.

Cela lui vaut en revanche un immense succès dans toute l’Europe, mais aussi des critiques virulentes jusqu’à la grossièreté, attisées par l’hostilité de l’Empereur à son encontre. Restée veuve en 1802, elle entretient dès lors une longue relation avec Benjamin Constant qu’elle a rencontré en 1794 et qui la rejoint dans son exil. Vaudois comme elle, l’homme de sa vie fut en définitive issu de la même région et protestant comme elle, mais n’aima vivre qu’à Paris également. Il ne parvint à se fixer ni auprès d’elle ni ailleurs. Cette liaison, longue et orageuse, est l’une des plus surprenantes que nous ait laissée l’histoire du monde littéraire, perdurant sans que chacun puisse vivre avec ou sans l’autre, liaison qui leur fut sans doute d’un grand enrichissement intellectuel mutuel. « Je n’avais rien vu de pareil au monde » écrivit-il, « J’en devins passionnément amoureux ». Mais l’emprise tyrannique qu’elle eut sur lui ne tarda pas à lui peser par la volonté de tout régenter qu'elle avait, et quand, libéré d’elle lorsqu’elle se fut remariée avec Albert de Rocca, jeune officier suisse, en 1811, Constant s’éprit d’une passion malheureuse pour Madame Récamier, son ancienne amante écrivit de lui : « Un homme qui n’aime que l’impossible ».

De fin 1803 au printemps 1804, elle fait un voyage de plusieurs mois en Allemagne, avec Benjamin Constant, où elle est reçue dans les cours princières telle un chef d’État. Elle y apprend l’allemand et rencontre Schiller, Goethe, et tout ce que l’Allemagne compte alors d’artistes. Elle y découvre une littérature inconnue en France et qu’elle fit connaître aux Français par la suite avec son ouvrage De l’Allemagne et, si les Français n’eurent guère d’autre idée que la sienne de ce pays jusqu’en 1914, c’est qu’ils n’en eurent guère connaissance qu’à travers ce qu’elle en dit, lançant la légende d’une Allemagne sentimentale et candide, laissant cependant place aux influences italiennes. Elle entreprend d’ailleurs un voyage en Italie à la fin de la même année. Il faut, dit cette cosmopolite, avoir « l’esprit européen ».

De retour à sa base qu’est devenue pour elle par la force des choses son château de Coppet dans l’Europe napoléonienne, elle y commence Corinne ou l’Italie où l’héroïne, à la recherche de son indépendance, meurt de cette quête en des temps qui ne s’y prêtent guère pour les femmes, tandis qu’elle-même n’en meurt pas bien au contraire.

C’est après la parution de De l’Allemagne, imprimé en 1810 mais fait saisir par Napoléon et qui ne parut en France qu’en 1814 que commencent véritablement pour elle les Dix années d’exil qui devirent à leur tour une œuvre par la suite mais qui furent d’abord un violent pamphlet contre l’Empereur qui la pourchasse et la fait espionner sans trêve, interdite de publication. C’est alors qu’elle s’enfuit avec ses deux enfants encore en vie et M. de Rocca, qui est deux fois plus jeune qu’elle. Mais fuir l’Europe napoléonienne n’est pas chose aisée et pour cause. Espérant rallier l’Angleterre, elle est contrainte de passer par la Russie et séjourne à Saint-Pétersbourg où elle est accueillie par Pouchkine. Là, elle prend des notes pour un futur De la Russie et des royaumes du Nord qui ne parut qu’après sa mort. Enfin elle parvient à se réfugier à Stockholm auprès de Bernadotte, son ami de toujours devenu prince héritier du trône de Suède, où elle devient l’inspiratrice d’une alliance anti-napoléonienne, acquérant une véritable stature politique. Elle rejoint enfin l’Angleterre en 1813. Elle rencontre à Londres le futur Louis XVIII en qui elle aimerait voir le souverain capable de réaliser la monarchie constitutionnelle qu’elle a toujours souhaitée, mais elle est trop intelligente pour ne pas percevoir l’influence néfaste des émigrés sur lui. Elle rentre en France au printemps 1814 après avoir publié outre-Manche Sapho où le thème de la femme géniale et incomprise finissant par mourir de douleur et d’amour reparaît, et ses Réflexions sur le suicide.


La postérité

De nouveau à Paris, elle reçoit rois, ministres et généraux. Ne voulant voir en Madame de Staël que l’écrivain qu’elle fut serait méconnaître un autre aspect négligé de sa personnalité. On a souvent à l’instar de Napoléon voulu y voir une intrigante rompue à la vie de salon, mais ce fut aussi un personnage d’une réelle envergure politique. L’Europe n’avait alors connu que quelques souveraines et beaucoup de courtisanes ayant eu parfois plus de pouvoir que le roi telle la Pompadour. Madame de Staël a eu une réelle ambition politique, espérant jouer le rôle de conseillère de Napoléon. Combative et passée à l’opposition, c’est une activiste et une propagandiste redoutable et l’Empereur ne s’y méprend pas. Ralliée avec circonspection aux Bourbons, durant le premier exil de l’Empereur, elle le fera prévenir d’une tentative d’assassinat et ce dernier pour la rallier à sa cause lui fera promettre le remboursement d’une somme jadis prêtée par son père au trésor. Sans doute cherche-t-elle à se ménager une issue pour elle et ses enfants dans les deux camps, mais, vis-à-vis d’un homme l’ayant persécutée plus d’une décennie, c’était montrer plus de magnanimité et finalement plus d’humanité qu’il n’en avait jamais eu pour elle. Elle en eut moins avec Joséphine pourtant très malade, qu’elle alla voir à Malmaison pour lui demander sans ménagements ce qu’avait été sa vie avec l’Empereur. Sans doute voulait-elle mieux comprendre son ennemi. Mais sans doute avait-t-elle aussi des qualités que ses contemporains qui dévoraient ses livres auraient été bien en peine de définir : celles d’une journaliste, dirait-on aujourd’hui.

L’histoire littéraire compassée que nous connaissons tous nous a laissé d’elle l’idée d’une femme mijaurée excessivement sentimentale ou tyrannique en amitié et en amour. Sans doute était-elle exaspérante par ses travers, mais ce fut avant tout une pionnière dans tous les domaines ; en littérature où elle lance le romantisme, mot qui est d’elle, féministe, mot qui n’existe pas encore, ses romans présentent la femme victime de contraintes sociales l’empêchant d’affirmer sa personnalité et d’avoir droit à un bonheur qu’elle revendique pour toutes en le revendiquant pour elle-même. Un droit au bonheur qui se confond avec le droit d’aimer, une idée qui sera reprise par George Sand. Une femme étrangement moderne dans une Europe qu’elle parcourt en tous sens et qu’elle brasse dans ses livres mieux que Napoléon avec ses armées.
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MessagePosté le: 27/10/2010 05:03:51    Sujet du message: Femmes politique Répondre en citant



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MessagePosté le: 17/08/2017 23:23:53    Sujet du message: Femmes politique

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