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Hommes politique

 
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André grandier
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MessagePosté le: 26/10/2006 10:36:01    Sujet du message: Hommes politique Répondre en citant





Jean Sylvain Bailly, né le 15 septembre 1736 à Paris et mort le 12 novembre 1793 à Paris, est un mathématicien, astronome, littérateur et homme politique français.


Biographie

Fils d’un peintre du roi et garde des tableaux de la Couronne qui le destinait à la peinture, Bailly préféra les lettres et les sciences. Il travailla d’abord pour le théâtre, mais s’étant lié avec Lacaille, il s’intéressa très tôt à l’astronomie et fit construire un observatoire sur le toit du Louvre à Paris. Ses observations astronomiques lui valent son élection à l’Académie des Sciences en 1763. Peu avant la révolution, il aida Marie Alexandre Lenoir pour la sauvegarde du patrimoine français.


Révolution française

Il fut élu 1er député de Paris le 12 mai 1789, sur le contingent du tiers état, aux États généraux. Le 3 juin suivant, il était élu président du tiers-état et, le 17 juin, président de l’Assemblée nationale.

Le 20 juin, lors du serment du Jeu de Paume, il fut le premier à prêter serment et, trois jours plus tard, lors de la séance où Louis XVI exigeait la dispersion de l’Assemblée, a refusé d’obtempérer.

Le 15 juillet 1789, il fut élu maire de Paris par le Comité des électeurs et, à ce titre, remit la cocarde tricolore au roi lors de la visite que celui-ci fit à l’Hôtel de Ville le 17 juillet. Dans sa fonction de maire, il est attaqué comme trop conservateur par Camille Desmoulins et Jean-Paul Marat.

Après l’évasion manquée des 20 et 21 juin 1791, il voulut contenir l’agitation républicaine qui visait à obtenir la déchéance du roi et, à la demande de l’Assemblée, proclama la loi martiale et ordonna à la Garde nationale de tirer sur la foule des émeutiers le 17 juillet 1791. Sa popularité, jusque-là à peu près intacte, tomba en flèche. Le 12 novembre, il démissionna de toutes ses fonctions politiques, et se retira à Nantes.

Il fut mis en état d’arrestation en juillet 1793, alors qu’il se trouvait à Melun, et placé en détention. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refusa de témoigner à charge et fit une déposition en sa faveur, ce qui le condamnait implicitement.

Son procès fut expédié le 11 novembre 1793, et la sentence exécutée le lendemain, la guillotine ayant été symboliquement transportée sur l’esplanade du Champ-de-Mars à l’endroit même où les troupes avaient tiré sur le peuple, le 17 juillet 1791. Comme ses membres glacés par la pluie et le froid étaient agités d’un tremblement involontaire, un de ses bourreaux lui dit : « Tu trembles, Bailly ? — Oui, répondit le vieillard avec calme, mais c’est de froid. »


Académies

Son Histoire de l’Astronomie, œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvre les portes de l’Académie française, dont il est élu membre en 1783 grâce à la persévérance de son ami Buffon et malgré l'opposition de d'Alembert. Il est reçu à l’Académie des inscriptions en 1785. Après son exécution, il ne fut remplacé que lors de la création de la seconde classe de l’Institut de France, en 1803, par Emmanuel Joseph Sieyès. Arago a prononcé son éloge à l’Académie des sciences en 1844.


Œuvres

1766 : Essai sur la théorie des satellites de Jupiter
1771 : Sur les inégalités de la lumière des satellites de Jupiter
1775 : Histoire de l’astronomie ancienne
1777 : Lettres sur l’origine des sciences
1779 : Lettres sur l’Atlantide de Platon
1778-1783 : Histoire de l’astronomie moderne
1787 : Histoire de l’astronomie indienne et orientale. L’étude de tables astronomiques indiennes antiques, correspondant manifestement à des latitudes européennes, lui fait introduire le concept de civilisation indo-européenne, ce dont il s’entretint avec Voltaire dans une correspondance avec lui.
1798 : Essai sur les fables (publié après sa mort)
1804 : Mémoires d’un témoin de la Révolution
1810 : Recueil de pièces intéressantes sur les sciences
2004 : Mémoires - Tome 1 : la Révolution du Tiers : 29 décembre 1786-14 juillet 1789. - Tome 2 : Premier maire de Paris : 15 juillet-2 octobre 1789, Clermont-Ferrand : Paléo, coll. Sources de l’histoire de France : la Révolution française, 2004




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MessagePosté le: 26/10/2006 10:36:01    Sujet du message: Publicité

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André grandier
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MessagePosté le: 26/10/2006 10:39:04    Sujet du message: Duport adrien Répondre en citant




Adrien Duport (né â Paris le 24 février 1759 - mort à Gais, canton d'Appenzell (Suisse) le 6 juillet 1798) est un député de la noblesse de Paris aux États généraux

Adrien Jean François Duport (1759-1798) De vieille noblesse de robe, conseiller au Parlement de Paris, il s'y montre partisan des réformes. Il fait parti du "Comité des Trente" qui prépare les élections aux Etats généraux, où il est élu par la noblesse de Paris.Il s'oppose à la création de deux chambres et joue un rôle important dans la rédaction des lois relatives au droit et à la justice. Avec Antoine Barnave et Charles Alexandre de Lameth, il forme le "triumvirat" qui s'efforce de modérer la Révolution. Ainsi, il est l'un des fondateurs du club des Feuillants. Aprés la dissolution de l'Assemblée constituante, il est élu président du tribunal criminel de Paris. A la suite de la journée du 10 août 1792, il quitte Paris et émigre en Angleterre, puis en Suisse où il meurt.





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MessagePosté le: 26/10/2006 11:01:02    Sujet du message: Marquis de Lafayette Répondre en citant






Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de la Fayette (aussi connu sous le nom de Marquis de La Fayette) (6 septembre 1757 - 20 mai 1834),


Origine

Né au château de Chavaniac, en Auvergne, Marie-Joseph Paul du Motier est issu d'une famille noble. Son père meurt à Minden (Allemagne) en 1759, et sa mère, ainsi que son grand-père, décèdent en 1770. À l'âge de 13 ans, il se retouve orphelin et fortuné. À 16 ans, il se marie avec Marie Adrienne Francoise de Noailles († 1807), fille du duc d'Ayen et petite-fille du duc de Noailles, une des familles les plus influentes du royaume. La Fayette choisit alors de suivre une carrière militaire comme son père.


La guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique

Il entre à la maison militaire du roi en 1772. Le jeune capitaine des dragons a 19 ans lorsque les colonies britanniques d'Amérique déclarent leur indépendance.

Déjà sensibilisé à cette cause par son amitié pour Benjamin Franklin, à l'annonce de cette nouvelle, son cœur s'enflamme. En avril 1777, bravant l'interdiction du roi, il s'embarque pour l'Amérique.

Après un voyage de deux mois, il accoste à Philadelphie, siège du gouvernement des colonies. Il offre ses services au Congrès en déclarant : C'est à l'heure du danger que je souhaite partager votre fortune. Il est incorporé non sans difficulté dans l'armée des États-Unis avec le grade de major général. Son rôle militaire est interrompu par une période de 6 mois où George Washington le missionne pour convaincre le roi de France d'envoyer un véritable corps expéditionnaire.

Accueilli chaleureusement, il reçoit le titre de colonel de cavalerie. De retour aux États-Unis en 1780 à bord de l'Hermione, il reçoit sur demande de Washington, avec lequel il entretiendra une amitié durable, le commandement des troupes de Virginie. Il participe en 1780 à la bataille décisive de Yorktown, qui conduit à la capitulation de Cornwallis.

Il rentre au pays en 1782, où il est promu maréchal de camp.







Retour en France : la Révolution française

Porte-parole de l'aristocratie libérale, député de la noblesse d'Auvergne aux États généraux, membre de la société des amis des Noirs et franc-maçon, il rêve d'apparaître, lui, le « héros de la liberté des deux mondes », comme un Washington français.

Il fut appelé en 1787 à la première assemblée des notables, s'y prononça pour la suppression des lettres de cachet et des prisons d'État, et fit la motion expresse (mot prononcé pour la première fois) de la convocation de la nation représentée par ses mandataires.

D'abord favorable à la Révolution, La Fayette fit partie des États généraux comme député de la noblesse d'Auvergne. II appuya la motion de Mirabeau sur l'éloignement des troupes, et présente un projet de Déclaration des Droits de l'Homme à l'Assemblée constituante, fit décréter la responsabilité des ministres, l'établissement d'une gardé civique, et il en fut élu commandant.

Il est nommé commandant de la Garde nationale en juillet 1789. Son rôle à ce poste pendant la Révolution reste énigmatique. Lors de la Journées des 5 et 6 octobre 1789, où les Parisiens montent à Versailles pour demander du pain à Louis XVI, la Garde nationale est en retard, laissant dans un premier temps le roi face au peuple. Chargé de la sécurité du château, il se montrera incapable d'empêcher son invasion meurtrière.

Son acte suivant comme commandant de la garde nationale fut de faire démolir la Bastille (16 juillet). Le 26, il présenta à l'Assemblée la cocarde tricolore. Le 26, il sauva à Versailles la famille royale, et la ramena à Paris où vint s'établir aussi l'Assemblée constituante. II demanda le jury anglais, les droits civils des hommes de couleur, la suppression des ordres monastiques, l'abolition de la noblesse héréditaire, l'égalité des citoyens, et proclama cette pensée à l'usage des révolutionnaires de tous les pays, que l'insurrection est le plus saint des devoirs, lorsque l'oppression et la servitude rendent une révolution nécessaire.

Il fonda le club des Feuillants pour servir de contre-poids au club des Jacobins. Il se joignit à Bailly pour empêcher la réunion des patriotes au Champ de Mars pour signer la pétition relative au pouvoir royal ; mais il ne put réussir. La loi martiale fut proclamée, le sang coula, et cette journée valut à Bailly l'échafaud à quelque temps de là, et à La Fayette la perte de sa popularité et de son commandement. Il donna sa démission le 8 octobre 1791 et se retira dans ses terres.

En décembre 1791, trois armées sont constituées sur le front est pour repousser les Autrichiens, et La Fayette est placé à la tête de l'armée du Centre puis de l'armée du Nord. Chargé du commandement de l'une des trois armées lors de la première coalition, il rétablit la discipline, imagine le système des tirailleurs, organise l'artillerie légère, bat l'ennemi à Philippeville, à Maubeuge, à Florennes. Voulant se porter de Metz sur Namur, il apprend à Dinan la défaite des deux corps de Dillon et de Biron, et se hâte d'opérer sa retraite.

Mais voyant que la vie du couple royal était, chaque jour, de plus en plus menacée, il s'oppose au parti jacobin, avec l'intention d'utiliser son armée pour rétablir une monarchie constitutionnelle. Le 16 juin 1792, La Fayette écrivit de son camp de Maubeuge à l'Assemblée une lettre dans laquelle il demandait la suppression des Jacobins. Cette lettre fut mal reçue de la majorité. Il en apprit le mauvais effet en même temps que la journée du 20 juin. Il ne peut marcher sur Paris, son armée stationnée à Pont-sur-Sambre refuse de le suivre, notamment grâce à l’opposition de Gobert.

Lors de cette 20 juin 1792, autre Journée révolutionnaire, au Louvre, la Garde nationale est absente, laissant le peuple aborder le roi en tête à tête.

La Fayette quitta aussitôt son armée, et le 28 il était à la barre de l'Assemblée, demandant au nom de son armée la destruction d'une secte qui envahissait la souveraineté, et dont les projets étaient connus. Guadet fit échouer les efforts du général. Il voulut alors remuer la garde nationale qui ne répondit pas, quitta Paris pour rejoindre son armée et fut brûlé en effigie dans les rues de Paris.

La Fayette entra alors dans une voie nouvelle; il gagna à ses projets Luckner et fit proposer à Louis XVI de le conduire au milieu des armées françaises. Si les moyens proposés par les deux généraux ne réussissaient pas, il était déterminé à marcher sur Paris.

Mais la cour qui craignait de se donner un maître et comptait sur les alliés, refusa.

Bientôt arriva le 10 août, La Fayette fut destitué et décrété d'accusation. Le 19 août 1792, il est déclaré traître à la nation. Il voulut alors passer en pays neutre, obligé de se réfugier à Liège, il est capturé par les Prussiens puis les Autrichiens, fut conduit à Luxembourg, puis transféré à Wezel, en dépit des interventions de sa femme et des États-Unis.

Là il tomba malade, et on lui promit d'adoucir sa captivité s'il voulait donner des plans contre la France. Ayant répondu avec mépris à cette proposition, il fut jeté sur une charrette et transféré à Magdebourg où il resta un an dans un souterrain humide, puis enfin fut jeté dans les cachots d'Olmutz en Moravie où il subit toutes les tortures pendant cinq ans.

Ce fut Napoléon qui exigea sa liberté comme une des conditions de la paix du traité de Campo-Formio (19 septembre 1797). Le Directoire lui interdit cependant de rentrer en France. La Fayette se réfugie alors à Utrecht aux Pays-Bas.

Après le 18 brumaire, il partit pour Paris. Il obtint pour son fils un grade dans l'armée et pour lui le titre de membre du conseil général de la Haute-Loire, avec le maximum de la pension de retraite de son grade.

Ses relations avec Napoléon sont complexes. Ainsi il lui exprime par écrit sa gratitude pour sa libération et il le félicite aussi lors de son retour d'Égypte. Mais Napoléon, sans jamais l'avoir rencontré, lui est hostile et lui interdit de s'installer à Paris.

II vécut retiré à son château de Lagrange, en Brie dans une propriété de sa femme. Finalement les deux hommes se rencontrent, par l'intermédiaire de Lebrun, peu après la bataille de Marengo.

La Fayette se lie d'amitié avec Joseph Bonaparte et dans un premier temps se voit accorder quelques faveurs. Il est rayé de la liste des émigrés, reçoit une retraite de 6.000 francs tandis que son fils, Georges-Washington devient officier dans un régiment de hussards.

Cela n'empêche pas Napoléon de se méfier de celui qui, 10 ans plut tôt, était le véritable héros de la Révolution. Ainsi il interdit que le nom de La Fayette soit cité lors de l'éloge funèbre de George Washington aux Invalides le 8 février 1800. Quant à La Fayette il refuse, à plusieurs reprises, d'entrer au Sénat et ne cache pas son hostilité au régime.

La rupture intervient en 1802 car La Fayette s'oppose au titre de consul à vie de Napoléon dans une lettre écrite le 20 mai. En 1804, il vote contre le titre d'Empereur. A partir de cet instant La Fayette se tient à l'écart de la vie publique et s'adonne à l'agriculture et l'élevage dans son domaine briard.

Il se rallie aux Bourbons en 1814. Avec Fouché, il participe à la déchéance de l'Empereur.

La fin du Premier Empire l'incite à revenir sur le devant de la scène politique ; élu député de Seine-et-Marne lors des Cent-Jours, il demande l'abdication de Napoléon 1er.

Député de la Sarthe en octobre 1818, il siégea à l'extrême-gauche, puis à nouveau de Seine-et-Marne en septembre 1819, il s'oppose résolument à la Restauration et adhère à la Charbonnerie en 1821. Réélu député en novembre 1822, à Meaux, il est battu aux élections de 1823.

Il retourne en Amérique pour une tournée triomphale dans 182 villes de juillet 1824 à septembre 1825. Il reçoit du peuple américain 200 000 dollars et 12 000 ha en Floride.

Rentré en France, il est réélu député de Meaux en juin 1827 et en juillet 1830.


Les Trois Glorieuses

Lors de la révolution dite des Trois Glorieuses, en 1830, retrouvant sa popularité de l'année 1789, il a ses propres partisans qui le poussent à jouer un rôle de premier plan. Il accourut de Lagrange à Paris, fut adopté comme un drapeau par les chefs de l'insurrection.

Le 31, il reçut une lettre de Charles X qui lui faisait les plus séduisantes propositions. Par défiance ou par conviction, et aussi peut-être du fait de ses 73 ans, il refusa, et répondit : II n'est plus temps. Le même jour, il reçut à l'hôtel de ville de Paris le duc d'Orléans (Louis-Philippe Ier), le présenta au peuple et formula ainsi le nouveau programme : Un trône populaire entouré d'institutions républicaines. Il se rallie lui-même à la cause orléaniste et soutient Louis-Philippe, à qui il donne la cocarde tricolore.

Lafayette retrouve le commandement de la Garde nationale pour quelques mois. Le 4 décembre, la Chambre des députés adopta une loi qui supprimait le titre de commandant de toutes les gardes nationales de la France. La Fayette donna immédiatement sa démission.

Peu à peu il subit, ainsi que ses amis politiques, la loi qui veut que tout ce qui procède de la violence n'ait pas de durée. Cet homme, qui avait défait un roi et en avait fait un autre, se retrouva membre toujours mécontent de l'extrême opposition à la Chambre des députés. Il signa le compte-rendu de 1832.


La Fayette meurt à Paris le 20 mai 1834 des suites de la fatigue qu'il avait éprouvée en suivant à pied le convoi du député Dulong. Il est enterré au cimetière de Picpus, à Paris.


Hommages et événements

Le rôle du marquis de La Fayette dans l'histoire de l'indépendance américaine est consacré de longue date à Washington par un square à son nom, avec au centre sa statue équestre, devant la Maison Blanche.

De plus, le 8 août 2002, il a été élevé à titre posthume citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique, un privilège rare n'ayant été accordé auparavant qu'à cinq reprises dans l'histoire américaine.

Il est avec Churchill l'étranger le plus populaire et le plus reconnu par les États-Unis .


Anecdote

Lors de leur débarquement en France en 1917, le général Pershing, général en chef des armées américaines se serait exclamé : « Lafayette nous voilà ! ». Cette citation a en fait été inventée par Gaston Leroux, qui n'avait pu assister au discours et l'avait donc inventée pour son article.




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André grandier
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MessagePosté le: 16/11/2006 11:05:34    Sujet du message: Le Chapelier Répondre en citant





Isaac-René-Guy Le Chapelier, né le 12 juin 1754 à Rennes, guillotiné le 22 avril 1794 à Paris, est un homme politique français.

Avocat à Rennes, il se fit remarquer en combattant les ordres privilégiés. Élu député du tiers état, il se montra un orateur brillant. Il fut d'ailleurs le quatrième président de l’Assemblée nationale constituante du 3 au 16 août 1789, succédant à François Alexandre Frédéric, duc de La Rochefoucaud-Liancourt et à Jean-Guillaume Touret qui avait refusé la présidence.

Avec Lanjuinais, Defermon et Coroller, il fut un des fondateurs du Club breton, ancêtre du Club des jacobins, où, quelques jours avant l'ouverture des États généraux, les députés de Bretagne se réunirent pour débattre ensemble de leur attitude, avant d'être rejoints par des députés d'autres provinces.


Lorsque, après les journées d'octobre 1789, le club se transporta à Paris, s'installant au couvent des Jacobins et prit le nom de Société des Amis de la Constitution, Le Chapelier en devint le premier président.


Le Chapelier fut un de ceux qui réclamèrent la transformation des biens du clergé en biens nationaux et se consacra à la préparation des lois les plus importantes.


Il fut notamment l'auteur de la loi qui porte son nom (Loi Le Chapelier) du 14 juin 1791, interdisant les corporations, le compagnonnage, les coalitions ouvrières et le droit de grève.


Certaines amitiés qu'il contracta au Club des Feuillants le rendirent suspect aux Jacobins, qui l'accusèrent de vouloir rétablir l'autorité royale. Se sentant menacé, il s'enfuit en Angleterre, mais rentra pour empêcher la confiscation de ses biens.


Retiré à Forges-les-Eaux, il eut la mauvaise idée de provoquer Robespierre, qui le fit arrêter. Traduit devant le tribunal révolutionnaire, Le Chapelier fut condamné à mort et guillotiné le même jour que Malesherbes.

Citation

« Il n'y a de pouvoirs que ceux constitués par la volonté du peuple exprimée par les représentants ; il n'y a d'autorités que celles déléguées par lui ; il ne peut y avoir d'action que celle de ses mandataires revêtus de fonctions publiques.
C'est pour conserver ce principe dans toute sa pureté que, d'un bout de l'Empire à l'autre, la Constitution a fait disparaître toutes les corporations, et qu'elle n'a plus reconnu que le corps social et les individus.[…]
Il n'y a plus de corporations dans l'État ; il n'y a plus que l'intérêt de chaque individu et l'intérêt général. Il n'est permis à personne d'inspirer aux autres citoyens un intérêt intermédiaire, de les séparer de la chose publique par un esprit de corporation. »
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MessagePosté le: 16/11/2006 11:26:31    Sujet du message: Mirabeau Répondre en citant





Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, plus communément appelé Mirabeau, né le 9 mars 1749 au Bignon-Mirabeau (Loiret), mort le 2 avril 1791 à Paris, fut un révolutionnaire français, ainsi qu'un écrivain, agent secret, diplomate, franc-maçon, journaliste et homme politique français


Ancien régime

Fils aîné de Victor Riqueti, marquis de Mirabeau et de Marie-Geneviève de Vassan, il naquit avec un pied tordu, deux grandes dents, et surtout une tête énorme, ce qui a fait dire qu'il était hydrocéphale. À l'âge de trois ans, il fut défiguré par une petite vérole mal soignée. Après avoir participé à la campagne de Corse en 1768-1769, il épousa Emilie, fille du puissant marquis de Marignane, avec laquelle il a un fils mort en bas-âge.

Pour le soustraire à ses créanciers son père le fit plusieurs fois enfermer au fort de Vincennes, et finalement exiler au château de Joux, dans le Doubs, d’où il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier, le président de la Cour des comptes de Dole. Mirabeau fut condamné à mort par contumace, puis extradé et emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y écrit des lettres, publiées après sa mort sous le titre de Lettres à Sophie, chef d'œuvre de la littérature passionnée, et un virulent pamphlet contre l'arbitraire de la justice de son temps, Des lettres de cachet et des prisons d'État. Il fut également le rédacteur du journal l'Apocalypse.


Rôle au début de la Révolution

Il sortit de Vincennes et se présenta aux élections des États généraux, en Provence. Repoussé par la noblesse, il publia un discours véhément adressé aux nobles provençaux. Il est alors nommé par le tiers état, à Aix et à Marseille. Il ne tarda pas à devenir l'un des plus énergiques orateurs de l'Assemblée nationale. La dégradation de la monarchie détermina son revirement politique, il était devenu le plus solide appui de Louis XVI et de Marie-Antoinette, quand il mourut presque subitement. On pense qu'il fut empoisonné.


Le 7 mai 1789, le journal publié depuis le 2 mai par Mirabeau (le Courrier de Provence) est saisi. Une interdiction de publier des comptes rendus des séances des États généraux est édictée. Mirabeau n'en tint pas compte et continua à publier le compte rendu des séances de l'Assemblée ainsi que les analyses sur les questions politiques à l'ordre du jour, d'abord sous le titre Lettres du comte Mirabeau à ses commettants du 10 mai au 25 juillet 1789, puis sous le titre Courrier de Provence, qui parut, encore après la mort de son fondateur, jusqu'au 30 septembre 1791.

Il mourut à Paris, le 2 avril 1791. Son corps, transporté en grande pompe au Panthéon, y resta jusqu'en novembre 1793. Mais la découverte de l'armoire de fer en novembre 1792 révéla qu'il avait pris clandestinement contact avec le roi et sa cour. Espérant être ministre de la monarchie constitutionnelle, il avait prodigué ses conseils et donné des informations. Sa sépulture fut alors profanée et ses cendres jetées aux égouts de Paris.

Surnom : L'orateur du peuple.

On se souvient surtout de lui pour :

sa déclaration apocryphe lors de la séance royale du 23 juin 1789, à Henri-Évrard de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies, venu apporter l'ordre de dissolution de l'Assemblée constituante signé par le roi Louis XVI et que le Moniteur rapporte deux jours plus tard en ces termes :

« Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu'on a suggérées au Roi ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des Etats-Généraux, vous qui n'avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n'êtes pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l'on vous a chargé de nous faire sortir d'ici, vous devez demander des ordres pour employer la force ; car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

La tradition la ramenant à «Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ».

sa phrase : « Il existe quelqu'un de pire que le bourreau, c'est son valet ».
avoir fait interdire à ses membres d'être ministre (ses collègues se méfiaient de son éloquence et sa duplicité).


Citation

« La présomption une fois déroutée dans un sot cause la confusion et la haine, dans une âme honnête elle opère la reconnaissance et la docilité. Ce fut mon cas. Je priai mon maître de s'expliquer et de m'instruire, car j'étais un pauvre jouvenceau de quarante-deux ans » (à propos de sa rencontre avec François Quesnay).


Discours

- 10 mai 1789 : Sur la liberté de la presse
- 26 septembre 1789 : sur la Contribution du quart
- 20 et 22 mai 1790 : sur le Droit de paix et de guerre
- novembre 1790 et janvier 1791 : sur la Constitution civile du clergé
- février 1791 : sur l'Emigration



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MessagePosté le: 16/11/2006 11:35:03    Sujet du message: Dubois-crancé Répondre en citant





Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé, né à Charleville, le 14 octobre 1747, mort à Rethel, le 28 juin 1814, député des Ardennes à la Convention nationale et général de la Révolution française.

Il fut d'abord mousquetaire du roi, lieutenant des maréchaux de France. Son éloquence le fit élire député du Tiers-État de Vitry-le-François aux États généraux. Il fut partisan du service militaire obligatoire.

Après les journées d'octobre 1789 qui vit le transfert de la Constituante à Paris, Gourdan trouva à louer le bibliothèque des Jacobins de la rue Saint-Honoré pour le nouveau club qui prit dès lors le nom de Société de la Révolution puis de la Société des Amis de la Constitution avec Isaac Le Chapelier comme premier président et Edmond Dubois de Crancé comme secrétaire. A partir de là, l'histoire du Club Breton se confond avec celle des Jacobins à ceci près que lorsque les députés bretons avaient besoin de discuter d'affaires propres à leur province, ils se réunissaient alors au bureau 24 de la salle du Manège.

Membre de l'Assemblée constituante (comité militaire), les constituants ne pouvant légalement être membre de l'Assemblée législative, il reprit du service et devint adjudant-général. Il prôna la guerre de mouvement.

Élu dans plusieurs départements (Ardennes, Isère, Var) à la Convention nationale, il opta pour les Ardennes. Il devint aussitôt commissaire à l’armée du Midi avec ses collègues Lacombe-Saint-Michel, officier d'artillerie, et Gasparin, capitaine d'infanterie, notamment en vue de faire exécuter le décret prononçant la destitution du général Montesquiou, et pourvoir à tous les remplacements nécessaires. Il s'y fit remarquer par l'exaltation de ses opinions démocratiques. Il avait présenté en 1791 un projet de constitution militaire et un rapport sur le recrutement où l'on trouve la première idée de la conscription

Il prit position pour que la Convention nationale juge le roi Louis XVI. Lors du procès du roi, il vota pour la culpabilité, contre la ratification du peuple, pour la mort et contre le sursis.

Dubois-Crancé fut président de l'assemblée du 21 février au 7 mars 1793. Il inspira les mesures qui donnèrent plus de cohésion aux armées républicaines, en particulier l’amalgame (loi du 21 février 1793) et plus tard, l'embrigadement (1794). Il fit décréter que les hommes de couleur seraient libres en mettant le pied sur le sol français.

Le 26 mars 1793, il fit partie des vingt-cinq membres du nouveau Comité de défense générale, appelé Commission de salut public, ancêtre du Comité de Salut Public, instauré par le décret du 6 avril 1793. Il vota contre la mise en accusation de Marat et était absent lors du vote pour le rétablissement de la Commission des Douze, étant commissaire à l'armée des Alpes. Ce fut lui qui dirigea le siège de Lyon, comme commissaire de la Convention.

Exclu du Club des Jacobins et menacé d'arrestation, il se dressa contre Robespierre le 9-Thermidor.

Membre du Conseil des Cinq-Cents sous le Directoire, il devint inspecteur général de l'armée du Rhin. Ministre de la guerre du 14 septembre 1799 au 10 novembre de la même année, il fit adopter plusieurs projets pour l'organisation générale de l'armée, l'embrigadement des troupes et la formation de l'infanterie légère.

Il se retira après le 18 brumaire qu'il combattit de toutes ses forces, quoiqu'il fût devenu un des plus fougueux réactionnaires.

Il est mort à Rethel, le 29 juin 1814, âgé de 67 ans.
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MessagePosté le: 16/11/2006 11:43:02    Sujet du message: Treilhard Répondre en citant





Jean-Baptiste Treilhard (né le 2 ou 3 janvier 1742 à Brive-la-Gaillarde, Corrèze - mort le 5 décembre 1810 à Paris) fut un juriste et homme politique français à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.

Je jure haine à la royauté ! (Discours du 1er pluviôse an IV - 21 janvier 1796)

Juriste avant d'être homme politique, Jean-Baptiste Treilhard a traversé sans trop d'encombres les époques troublées de la Révolution et de l' Empire, jouant un rôle décisif à des moments importants. Il n'a pas atteint la notoriété de certains de ses collègues révolutionnaires, mais il a occupé un certain nombre de postes clefs - Président de l' Assemblée nationale constituante, Président de la Convention nationale lors du procès de Louis XVI, membre du Comité de Salut public, président du Conseil des Cinq-Cents, membre du Directoire - dont la succession à différentes périodes atteste de la continuité de son action et de sa capacité de survie.

Eugène Marbeau décrit Jean-Baptiste Treilhard comme « un homme honnête et droit qui se contente de faire son devoir dans la situation où la fortune le place, mais qui ne cherche pas à diriger sa vie et à dominer les événements ».


Avant la Révolution

Le père de Jean-Baptiste Treilhard père était avocat au Présidial de Brive, juge de l'abbaye d'Obazine, fermier et administrateur des terres du duché de Ventadour, premier consul de Brive en 1740, et maire perpétuel de la ville en 1769.

Élève du collège des doctrinaires à Brive, Jean-Baptiste reçut un enseignement conciliant les exigences de la science et de la foi.

Après des études de droit, Jean-Baptiste Treilhard devient, en 1761, avocat au Parlement de Paris. Protégé de Turgot, futur contrôleur des Finances de Louis XVI, il est engagé pour s'occuper des affaires judiciaires de la famille Condé


Les années révolutionnaires

Après une brillante carrière d’avocat sous l’Ancien Régime, Jean-Baptiste Treilhard est élu député du Tiers aux États Généraux de 1789. Il commence alors une carrière politique, qui fera de lui un des acteurs majeurs de la Révolution française.

Il fait partie du Conseil ecclésiastique qui présente, le 17 décembre 1789, un rapport proposant la suppression des ordres religieux avec le retour de leurs biens à la Nation et vote pour la Constitution civile du clergé. Le 20 juillet 1790, il est élu Président de l’ Assemblée nationale constituante.

Le 20 mars 1791, Jean-Baptiste Treilhard assiste - avec Jean-Sylvain Bailly, ancien président de l'Assemblée nationale et maire de Paris - dans l'Église de la congrégation de l'Oratoire, située à Paris, rue Saint-Honoré, à la cérémonie d'intronisation des nouveaux évêques constitutionnels Jean-Étienne Robinet (Charente Inférieure, aujourd'hui Charente-Maritime), Jean-Antoine Maudru (Vosges), et François Bécherel (Manche).

Le 27 décembre 1792, Jean-Baptiste Treilhard est élu - avec 268 voix sur 417 votants - Président de la Convention nationale, et sera à ce titre, jusqu'au terme de son mandat le 10 janvier 1793, le premier magistrat durant une partie du procès de Louis XVI, qu’il déclare coupable de conspiration contre la liberté publique et d’attentats contre la sûreté générale de l’État.

Le 12 juin 1793 il est exclu par les Montagnards du poste qu’il occupe au Comité de salut public, où il fit voter le bannissement perpétuel des émigrés, depuis la constitution de celui-ci le 7 avril 1793 (18 germinal an I). Il est emprisonné, mais survivra à la terreur jacobine. Le 31 juillet 1794, après le 9 thermidor an II, il réintègre le Comité de salut public jusqu'au 5 novembre 1794. Il en sera à nouveau membre du 4 mai au 2 août 1795.

Par décret du 17 juin 1793 Treilhard et son collègue Mathieu sont envoyés en mission parlementaire en Gironde et dans le Lot-et-Garonne. Ils reçoivent, dès le lendemain, du Comité des inspecteurs de la salle 4 000 livres pour frais de mission. Ils écrivent d’Uzerche le 30 juillet 1793 qu’ils sont en route pour Paris, où ils arriveront le 7 août.

Jean-Baptiste Treilhard, aura l'occasion d'effectuer deux autres missions parlementaire en province :

à Marly (Seine-et-Oise, aujourd'hui Yvelines), avec Auguis et Enlart, pour la liste civile, par décret du 22 septembre 1793. Ils écrivent de Marly le 5 frimaire an II (25 novembre 1793) qu’ils rentrent à Paris.
Dans le Bec d’Ambès (Gironde) et à nouveau le Lot-et-Garonne, par décret du 10 nivôse an III (30 décembre 1794). Il reçoit du Comité des inspecteurs de la salle 12 000 livres pour frais de mission le 19 nivôse an III (8 janvier 1795). Malade, il se met en route pour Paris le 15 germinal an III (4 avril 1795).
En 1796, il fait adopter le principe de l’échange de la fille de Louis XVI, Marie-Thérèse-Charlotte, future duchesse d’Angoulême, contre les commissaires aux armées trahis et livrés par le général Dumouriez passé à l’ennemi et détenus par les Autrichiens.

Après l'avoir nommé ambassadeur à Naples (1796), le Directoire le nomme ministre plénipotentiaire au congrès de Rastadt (1797). Président du Conseil des Cinq-Cents, il devient membre du Directoire, le 15 mai 1798 (26 floréal an VI) en remplacement de François de Neufchâteau. Il sera président du Directoire du 24 août au 27 novembre 1798.

Le 17 juin 1799, son élection comme membre du Directoire est invalidée par une résolution du Conseil des Anciens, au motif d'inéligibilité.


Sous le Consulat et l'Empire

Après le coup d'État du 18 brumaire, durant le Consulat, il est nommé le 4 avril 1800 vice-président du tribunal d’appel du département de la Seine, et en devient président le 1er janvier 1802. Il préside la section de législation au Conseil d'État, en 1802, et participe à la rédaction du Code Civil, du Code criminel et du Code du commerce en collaboration étroite avec Tronchet et Jean Étienne Marie Portalis. Grand Officier de la Légion d’Honneur le 14 juin 1804, il est fait comte d’Empire le 24 avril 1808.

À propos de la nécessité d'organiser le travail des condamnés dans les prisons pour remédier à la criminalité, le comte Jean-Baptiste Treilhard, dans son rapport sur les motifs du code d'instruction criminelle de 1808, écrit : « L'ordre qui doit régner dans les maisons de force peut contribuer puissamment à régénérer les condamnés ; les vices de l'éducation, la contagion des mauvais exemples, l'oisiveté ont enfanté des crimes. Eh bien, essayons de fermer toutes ces sources de corruption ; que les règles d'une morale saine soient pratiquées dans les maisons de force ; qu'obligés à un travail qu'ils finiront par aimer, les condamnés y contractent l'habitude, le goût, et le besoin de l'occupation ; qu'ils se donnent respectivement l'exemple d'une vie laborieuse ; elles deviendront bientôt une vie pure(...). »

Le 30 mars 1809 il devient ministre d'État, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort.

En 1810, lors d'un débat parlementaire à propos de la réforme des institutions judiciaires, Treilhard précise que les membres des cours prendront désormais le titre de « Conseillers de sa majesté » afin de rappeler le « souvenir de grands talents et de grandes vertus ». (Archives parlementaires, 2e série, Tome X, p. 699).

Jean-Baptiste Treilhard s'éteint le 1er décembre 1810 à 19 heures, en son hôtel de la rue des Maçons à Paris. Comme dignitaire de l'Empire, il est inhumé au Panthéon le 5 décembre 1810 à 14 heures dans le caveau n°III. Les obsèques religieuses sont célébrées à 12 heures en l’église Saint-Étienne du Mont. Les quatre coins du drap mortuaire sont portés par Regnault de Saint-Jean-d’Angély, ministre d’État, le comte Andréossi, président de la section de la guerre, le comte Berlier, conseiller d’État et le comte Defermont, ministre d’État qui prononce l’éloge funèbre.


Anecdotes

Une rue Treilhard, longue de 265 mètres, a été ouverte en 1865, par la ville de Paris, dans le VIIIe arrondissement de Paris, dans le quartier de l'Europe, sur les terrains provenant de l'ancien abattoir du Roule. Elle commence rue de la Bienfaisance au N° 40 et rue de Miromesnil au N° 67 et finit place de Narvik au N°6.

Le buste de Jean-Baptiste Treilhard par Joseph Osbach († 1898), réalisé en 1877, figure - au côté de ceux d'autres célèbres juristes français, tels que Jean Étienne Marie Portalis (1746-1807), Jean Domat (1625-1695), ou Jean-Jacques de Cambacérès (1753-1824) - dans la célèbre galerie des bustes de la Cour de cassation, décorée à la fin du XIXe siècle, lors de la reconstruction du Palais de Justice après l'incendie de 1871.

Une sculpture (buste de Jean Baptiste Treilhard), réalisée par Auguste Maillard, exposée à Paris au Palais des Champs-Elysées, lors du Salon parisien de 1893, a été achetée par l'État.
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MessagePosté le: 16/11/2006 11:55:29    Sujet du message: Merlin de Douai Répondre en citant





Philippe Antoine Merlin, dit Merlin de Douai pour le distinguer de Merlin de Thionville (né le 30 octobre 1754 à Arleux - mort le 26 décembre 1838, à Paris), est un homme politique français, qui exerça son activité pendant la Révolution et l' Empire. Il fut membre de l'Assemblée nationale constituante de 1789-1791 et député du Nord à la Convention nationale.


Fils de cultivateurs, il fit des études de droit à Douai, devint avocat au Parlement de Flandre et, apprécié pour ses talents d'orateur, en 1789, il fut élu par le bailliage de Douai aux États Généraux comme représentant du Tiers-État. Ne pouvant siéger à l'Assemblée législative, il rentra à Douai à la fin de l'Assemblée constituante et devint président du tribunal crimminel du Nord.

Réélu en 1792 à la Convention nationale, il siégea parmi les Montagnards et devint membre du Comité militaire.

Au procès du roi Louis XVI, il vota pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la peine de mort et contre le sursis.

Il fut envoyé, avec Gossuin et Johannot, à la Convention en Belgique. Il fit un rapport sur la conduite du général Arthur Dillon, sur plusieurs généraux, et rendit compte de la trahison du général Dumouriez.

Envoyé en mission à l'armée des côtes de Brest, il ne participa pas au scrutin demandant le rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze. Membre du comité de législation, il participa à l'élaboration du projet de code civil et fut, le 17 septembre 1793, son rapporteur sur le mode d'exécution du décret du 12 août 1793, relatif à l'arrestation des suspects (loi des suspects). On lui doit également la préparation de la loi du 22 prairial (10 juin 1794), proposée par Couthon et appuyée par Robespierre

Après le 9 thermidor, il devint membre du Conseil des Anciens, ministre de la Justice puis de la Police et enfin Directeur. Il démissionna le 30 prairial an VII (18 juin 1799).

En 1803, il fut élu membre l'Académie française, dont il fut exclu ensuite par ordonnance en 1816.

Très estimé par Bonaparte, il devint procureur général à la Cour de cassation jusqu'à la chute de l'Empire ; fut fait comte d'Empire, et grand officier de la Légion d'honneur. Exilé en Hollande à la Restauration, il ne rentra en France qu'après 1830.

Son fils est Eugène Antoine François Merlin.
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MessagePosté le: 16/11/2006 12:07:17    Sujet du message: JB Drouet Répondre en citant




Jean-Baptiste Drouet, né à Sainte-Menehould, le 8 janvier 1763, et mort à Mâcon, le 10 avril 1824, est un révolutionnaire français.

Il était maître de poste à Varennes-en-Argonne lorsque Louis XVI passa par cette ville, le 21 juin 1791 : il dénonça et fit arrêter le roi et sa famille ; fut élu député à la Convention, fut envoyé en qualité de commissaire à l'armée du Nord (1793), tomba aux mains des Autrichiens, et ne revint en France qu'en 1795. Il fut exilé sous la Restauration et ne rentra qu'à la faveur d'une amnistie.
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MessagePosté le: 19/11/2006 21:24:11    Sujet du message: Hommes politique Répondre en citant





Jacques Necker est un financier et homme politique du XVIIIe siècle, né à Genève le 30 septembre 1732 et mort à Coppet (Suisse) le 9 avril 1804.

Necker a été à trois reprises chargé des finances de la monarchie française par le roi Louis XVI : en 1776, 1788 et 1789.

Il est le père de Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein (1766-1817), connue sous le nom de Mme de Staël, célèbre écrivain.


Biographie


Jacques Necker était le second fils de Charles Frédéric Necker, avocat à Küstrin, en Poméranie, devenu citoyen de la République de Genève le 28 janvier 1726, et de sa femme née Jeanne Gautier, fille du premier syndic Gautier.

À dix-huit ans, il entreprend une carrière dans la banque Thélusson et Vernet, d'abord à Genève, puis à Paris et devient, en 1756, l'un des trois associés de la banque Thélusson, Vernet, Necker. Sa réussite éclatante comme banquier lui permet d'accumuler en peu de temps une fortune considérable[1]. Syndic de la Compagnie des Indes, il est l'artisan de sa renaissance (1764), mais ne peut empêcher sa dissolution en 1770, sous le coup des brutales attaques de son ennemi personnel, Morellet.

À plusieurs reprises, notamment en 1772, Necker avance des sommes importantes au Trésor royal, ce qui lui vaut d'être remarqué par Choiseul et par l'abbé Terray.


L'arrivée au pouvoir

En 1764, Necker épouse une fille de pasteur, Suzanne Curchod, qui aura sur lui un grand ascendant. Nommé ministre de la République de Genève à Paris (1768), il songe à se consacrer à la politique, encouragé en cela par sa femme. Il se retire des affaires en 1772, transférant ses intérêts dans la maison de banque à son frère Louis, et publie un Éloge de Colbert (1773), couronné par l'Académie française, dans lequel il dresse un portrait du ministre idéal où l'on peut sans peine le reconnaître. Il se présente comme un pragmatique, un esprit « moelleux et flexible », à la différence du contrôleur général des finances, Turgot, type même du doctrinaire. Symbole de l'interventionnisme économique de l'État, Colbert est en outre l'antithèse de Turgot, apôtre du libéralisme économique.





A priori, pourtant, rien ne prédispose Necker à exercer en France des fonctions de gouvernement : protestant, l'accès au Conseil du roi lui est ipso facto fermé ; il n'a aucune connaissance du gouvernement et de l'administration royale, et ne connaît de la Cour que ce qu'il a pu en voir dans ses fonctions de résident de Genève ; enfin, ne lisant guère, il ne connaît pas même l'histoire de la France et son organisation politique et administrative.

Pourtant, un véritable mouvement d'opinion va se produire en faveur de Necker. Le 19 avril 1775, il publie son Essai sur la législation et le commerce de grains, dans lequel il dénonce la liberté du commerce des grains, préconisée par les physiocrates, au premier rang desquels Morellet et Turgot. Énorme succès de librairie, l'ouvrage paraît au moment où ce dernier doit faire face à la guerre des farines, violentes émeutes provoquées par sa politique.

L'ascension de Necker est soutenue activement par les habitués du salon de Mme Necker et, plus largement, par le parti philosophique, dont Necker a embrassé plusieurs des doctrines : dans l’Éloge de Colbert, il a vivement critiqué la propriété qu'il accuse, dans la ligne de Rousseau, d'être non un droit naturel mais une « loi des hommes » fondée sur un « traité de force et de contrainte » ; de même, c'est par son rôle social qu'il justifie la religion, ne reconnaissant la nécessité de la morale que « pour contenir le peuple » et la supériorité de la morale chrétienne que parce qu'elle est « la seule qui puisse persuader avec célérité parce qu'elle émeut en même temps qu'elle éclaire ».

Necker est, en outre, appuyé auprès de Maurepas, principal conseiller de Louis XVI, par le marquis de Pezay, amant de Mme de Montbarrey, amie intime de Mme de Maurepas, et par la cousine du ministre, la duchesse d'Enville.


Le premier ministère de Necker (1776-1781)

Le décès en charge du contrôleur général Clugny de Nuits, qui a succédé à Turgot, donne à Necker l'occasion d'accéder au gouvernement. Étant protestant, il ne peut être nommé contrôleur général des finances car cette fonction emporte de droit l'accès au Conseil. Le 22 octobre 1776, à quarante-quatre ans, il est donc nommé conseiller des Finances et directeur général du Trésor royal. Le 21 octobre, un maître des requêtes effacé, Louis Gabriel Taboureau des Réaux, a été officiellement nommé contrôleur général, mais en pratique, c'est Necker qui exerce la réalité du pouvoir. Taboureau des Réaux, après plusieurs tentatives de démission, finit d'ailleurs par partir le 29 juin 1777 sans être remplacé : pour mieux marquer son importance, Necker reçoit alors le titre de directeur général des Finances.

Arrivé au ministère, Necker engage immédiatement d'importantes réformes, mais de manière beaucoup moins brutale et précipitée que Turgot. Ces réformes se situent à la fois sur le plan administratif, sur le plan social et sur le plan financier.


Les réformes administratives

Sur le plan administratif, Necker renforce le pouvoir du contrôle général des finances et le fonctionnarise : il supprime les six offices d'intendant des finances et les intendants du commerce, les 48 receveurs généraux des finances établis dans les généralités et 27 trésoriers généraux et contrôleurs généraux de la Guerre et de la Marine (novembre 1778). À la place de ces officiers inamovibles et rémunérés sur commission sont installés des employés révocables et percevant un traitement fixe

Il réduit la compétence de la ferme générale à la gabelle, au tabac, aux droits des traites et des entrées de Paris, et réduit de 60 à 40 le nombre des fermiers généraux. La perception des droits d'aides relève désormais d'une Régie générale et celle des droits domaniaux d'une administration générale des domaines, dirigées par des administrateurs à traitement fixe.

Tout en renforçant le pouvoir de l'administration, Necker s'efforce parallèlement d'en diminuer l'arbitraire. Il crée un comité contentieux des finances pour préparer les arrêts de finances, qui, quoique présentés sous le couvert d'arrêts du Conseil, avaient depuis longtemps cessé de faire l'objet d'une délibération collective et étaient en réalité l'œuvre des intendants des finances. La déclaration royale du 13 février 1780 pose par ailleurs le principe que les brevets des tailles ne pourront plus être augmentés que par lettres patentes, enregistrées en parlement, et non plus par de simples arrêts du Conseil. De même, dans un esprit d'apaisement vis-à-vis des parlements, il décide, sans aller jusqu'à revenir sur le principe de la vérification des déclarations de revenus du vingtième et sur celui de la mutabilité des cotes, que les vérifications n'auront lieu que tous les vingt ans.

Afin de limiter le pouvoir extra-judiciaire des parlements, tout comme celui des intendants, Necker crée des assemblées provinciales dont il expose le principe dans son Mémoire au Roi sur l'établissement des administrations provinciales (1776). À la différence de celles que Turgot avait imaginées, ces assemblées reposent sur la distinction des trois ordres. Elles ont compétence pour répartir et lever les impôts, diriger la construction des routes et faire au Roi des représentations en vue du bien de la province. Quatre sont établies, dont les deux premières commencent aussitôt à fonctionner : Berry, Haute-Guyenne, Dauphiné et Bourbonnais.

Necker cherche enfin à introduire de la transparence dans le fonctionnement de l'État. C'est dans cet esprit qu'il publie en janvier 1781 son célèbre Compte-rendu au Roi, dans lequel il détaille le fonctionnement des finances royales, les principes de son administration et la situation financière du pays.


Les mesures sociales

Necker a une conception active du rôle de l'État dans le domaine économique et social, qui le rattache directement à Colbert. Il ne croit pas que le laissez-faire économique puisse spontanément créer le bien des citoyens. Pour conforter l'équilibre de la société, l'État doit exercer pleinement sa fonction d'assistance : « C'est au gouvernement, interprète et dépositaire de l'harmonie sociale, c'est à lui de faire pour cette classe déshéritée tout ce que l'ordre et la justice permettent. »

Il met en place une commission des hôpitaux de Paris et une commission de réforme des prisons. Celles-ci jettent les bases de réformes ambitieuses de ces institutions, qui reçoivent un début de mise en œuvre : destruction des prisons du Fort-l'Évêque et du Petit Châtelet à Paris ; construction d'une nouvelle prison réservée aux prisonniers pour dettes rue du Roi-de-Sicile ; création fin 1778 du nouvel hospice des paroisses Saint-Sulpices et du Gros-Caillou, grâce à la générosité de Mme Necker.

En 1779, Necker abolit la mainmorte dans les domaines du Roi et les domaines engagés. Un édit de 1780 autorise les hôpitaux à vendre leurs biens immobiliers et les invite à placer leurs fonds en rentes sur le Roi ou les états.


Les mesures financières

La nomination de Necker au ministère avait été précipitée par la nécessité de financer la guerre d'Amérique, dont les préparatifs avaient débuté en juin 1776. Guerre coûteuse, à la fois maritime et terrestre, sur des théâtres d'opérations lointains, elle absorbait dès 1777 150 millions de secours extraordinaires, et l'on estime qu'elle coûta au total à la France près d'un milliard de livres.

En matière financière, la politique de Necker tient en peu de principes. Il estime que l'État peut emprunter autant qu'il désire dès lors que le budget ordinaire est équilibré. Comme il est hors de question d'augmenter les impôts, à la fois par politique et par principe, il faut en améliorer le rendement, notamment en réformant l'administration financière, et réduire les dépenses.

Pour y parvenir, les mesures prises sont des plus classiques : réduction des dépenses de la Maison du Roi, révision des pensions pour pourchasser les cumuls et les abus, vérifications des déclarations de revenus et révision des abonnements des pays d'états, qui produisent un revenu supplémentaire de 1,6 million de livres.

Pour financer l'effort de guerre, Necker emprunte des sommes considérables, environ 530 millions de livres, à des taux élevés car le crédit de l'État est alors au plus bas : il faut donc recourir à des formules coûteuses telles que l'emprunt à lots ou l'emprunt viager.


Le renvoi

Ces mesures suscitent, dans l'immédiat, l'étonnement et l'admiration : « Il est extraordinaire, écrit le baron de Besenval, que ce que n’ont osé entreprendre les Ministres les plus accrédités, le Roi lui-même, vienne d’être effectué par un simple citoyen de Genève, M. Necker, [...] occupant précairement une place dont sa religion, sa naissance étrangère et les préventions de la Nation semblaient l’exclure. » L'opinion publique applaudit au miracle d'un ministre qui est parvenu à financer la guerre sans augmenter les impôts, avec un air de compétence qui en impose à ceux à qui de telles méthodes pourraient paraître peu orthodoxes.

Mais Necker s'est aussi fait de nombreux ennemis : en s'attaquant à la ferme générale, il s'est mis à dos le monde de la finance ; ses assemblées provinciales lui ont aliéné les parlements ; la réduction des dépenses de la Cour, dénoncées avec complaisance dans le Compte-rendu au Roi de janvier 1781, lui a également créé de nombreux et puissants adversaires.

Au printemps de 1781, une cabale s'est mise en place pour obtenir la tête de Necker. Le parti de la Cour, emmené par les frères du Roi, par les princes du sang et par de grands seigneurs, agite l'opinion par l'intermédiaire de libellistes qui criblent le ministre de pamphlets dont le plus virulent, la Lettre du marquis de Caracciole à M. d'Alembert (1er mai 1781), est sans doute dû à Calonne, protégé de Vergennes et du comte d'Artois, qui aspire à prendre la place de Necker.

À la fin du mois d'avril, le Parlement de Paris refuse d'enregistrer l'édit de création d'une nouvelle assemblée provinciale en Bourbonnais. La création de ces assemblées répondait notamment à l'objectif de priver les parlements d'une partie de leurs prérogatives extra-judiciaires. Necker l'avait exposé dans un mémoire manuscrit remis confidentiellement au Roi en 1776 dont plusieurs copies circulent parmi les 6 rescencées alors ; l'une d'entre elles ayant appartenu au président du parlement de Guyenne de Gasq dont le fils naturel Antoine Nicolas Waldec de Lessard,Maître des requêtes est le collaborateur de Necker. Or un pamphlet, adressé le 20 avril 1781 à six membres du Parlement de Paris, révèle les intentions du ministre en citant ce mémoire. Les parlementaires se déchaînent et poussent de hauts cris. Convoqué au château de Marly, le Premier président d'Aligre se voit intimer par Louis XVI, sur un ton sec, d'interdire toute discussion du mémoire de 1778. Mais, pour Necker, il ne s'agit que d'un répit. Louis XVI est ébranlé par le retournement de l'opinion, et Maurepas préconise désormais le renvoi du Genevois.

Le 16 mai, Necker, cherchant à forcer le destin, demande au Roi l'enregistrement forcé de l'édit, son entrée au Conseil et la direction des marchés de la Guerre et de la Marine. Trois jours plus tard, Louis XVI oppose à ces trois demandes un refus catégorique. Necker, effondré, démissionne aussitôt (19 mai 1781). La nouvelle provoque la consternation dans Paris : les habitants de la capitale se pressent au château de Saint-Ouen, résidence de campagne de Necker, pour saluer le ministre déchu, qui peut ainsi mesurer ce qui lui reste de popularité.

Necker se retire à Saint-Ouen. Il séjourne en Suisse en 1784, pour faire faire des travaux dans son château de Coppet et voyage en France en 1785. Il publie un nouveau livre, De l’administration des finances, traité complet des finances en trois volumes, qui paraît en 1784 et remporte un énorme succès.

En 1787, Calonne, devant l'Assemblée des notables, accuse Necker d'avoir trompé l'opinion en publiant de faux renseignements dans son Compte-rendu au Roi : selon lui les comptes de l'année 1781, loin de révéler un excédent, comme Necker l'avait affirmé, accusaient en réalité un déficit de 50 millions. Necker répliqua en contestant les chiffres de Calonne. Cette réponse lui valut d'être exilé hors de Paris et fut à l'origine d'un vif débat public entre les deux hommes.


Le deuxième ministère de Necker (1788-1789)

Après l'échec de l'expérience Calonne, la monarchie se trouve en état de faillite virtuelle. La nécessité de trouver des fonds contraint alors Louis XVI à rappeler Necker, qui est nommé directeur général des finances le 25 août 1788. Deux jours plus tard, Necker reçoit le titre de ministre d'État qui lui donne accès aux Conseils.

Cette position nouvelle, en même temps que les circonstances, lui permettent de jouer un rôle politique de premier plan. C'est lui qui fait rappeler le Parlement de Paris, dont les membres avaient été exilés. Il avance la date de convocation des États généraux. Il réunit (novembre 1788) une nouvelle Assemblée des notables, pour statuer sur les modalités de l’élection des députés, notamment la question du vote par tête ou par ordre, qui ne fut pas tranchée, et celle du doublement de la représentation du tiers état. Sur ce dernier point, comme il était prévisible, l'Assemblée des notables se prononce défavorablement mais Necker décide de soutenir le doublement du tiers (décembre 1788) ce qui conforte sa popularité : il est désormais considéré comme un « ministre patriote ».

Face à une grave pénurie de blé, Necker abroge les mesures libérales prises par Loménie de Brienne en matière de commerce des grains : il interdit l’exportation des céréales (7 septembre 1788) ainsi que l’achat des grains en dehors des marchés (23 novembre 1788) ; il fait acheter des grains à l’étranger, accorde des primes aux importations et donne aux autorités de police les pouvoirs nécessaires pour approvisionner les marchés (22 avril 1789).

En matière financière, Necker révoque la cessation des paiements décrétée par Brienne et utilise des expédients pour réunir les 70 millions nécessaires pour assurer les paiements jusqu’à la réunion des États généraux.

À l'ouverture des États généraux, le discours de Necker, centré sur les questions financières alors que les députés n'ont en tête que la question du vote, est mal accueilli. Necker refuse d’assister à la séance royale du 23 juin 1789 dans laquelle Louis XVI fixe les limites des concessions qu’il est prêt à accorder aux députés du tiers état. S'apprêtant à prendre des mesures de fermeté à l'égard de l'Assemblée nationale, le Roi congédie Necker le 11 juillet 1789 à cause de sa « condescendance extrême » à l’égard des États généraux. Le ministre quitte aussitôt la France et rejoint Bruxelles (13 juillet) puis Bâle (20 juillet). Une fois connu, ce renvoi est l'une des causes déterminantes du soulèvement populaire du 14 juillet.


Le troisième ministère de Necker (1789-1790)

Dès le 16 juillet 1789, Louis XVI doit se résoudre à rappeler Necker. Celui-ci prend alors le titre de Premier ministre des finances. Rapidement, il s'oppose à l'Assemblée constituante, et notamment à Mirabeau. Les députés récusent les propositions financières de Necker, fondées sur ses méthodes traditionnelles d'anticipations et d'emprunts, tandis que Necker s'oppose au financement du déficit par l'émission d'assignats. Comme le dit Mirabeau au Roi le 1er septembre 1790 : « le Ministre actuel des finances ne se chargera point de diriger, comme elle doit l’être, la grande opération des assignats-monnaie. Il ne revient pas facilement de ses conceptions et la ressource des assignats-monnaie n’a pas été conçue par lui ; il s’est même déterminé à la combattre. Il n’est rien moins qu’en bonne intelligence avec l’Assemblée nationale. Il ne gouverne plus l’opinion publique. On attendait de lui des miracles et il n’a pu sortir d’une routine contraire aux circonstances ». Dans ces conditions, il ne reste plus à Necker qu'à démissionner, ce qu'il fait le 3 septembre 1790.

Après sa démission, Necker se retire en Suisse au château de Coppet, où il continue d'écrire plusieurs ouvrages. Il meurt le 9 avril 1804.



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André grandier
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MessagePosté le: 19/11/2006 21:40:37    Sujet du message: Jean Mounier Répondre en citant






Jean-Joseph Mounier, né à Grenoble, le 12 novembre 1758, mort à Paris, le 27 janvier 1806.
Fils d'un marchand d'étoffes de Grenoble, il reçoit une solide éducation, dispensée par un oncle curé , avant de rejoindre le collège. Il devient avocat en 1779, après avoir successivement tâté d'une carrière militaire et renoncé au commerce et accède assez jeune à la position de juge royal au parlement de Grenoble. Considéré comme un spécialiste du droit public anglais, il ne plaide pas, car sa voix est trop faible. Admirateur des institutions britanniques, il apprend l'anglais et figure parmi les principales personnalités politiques de Grenoble.

Avec Barnave, il est l'un des initiateurs et principaux élus de l'assemblée qui se réunit à Vizille (où une centaine de notables des trois ordres du Dauphiné, clergé, noblesse et tiers état, font front commun pour obtenir le rétablissement des États provinciaux du Dauphiné et la convocation des États généraux, où les représentants du tiers seraient à parité avec les deux autres ordres), en Isère, le 21 juillet 1788. Premier député du Tiers état aux États généraux élu par l'assemblée du Dauphiné en décembre 1788, il adresse de nombreux mémoires au gouvernement et publie, en février 1789, ses Nouvelles observations sur les États généraux de France, où il demande l'abolition des privilèges provinciaux, l'adoption d'une constitution inspirée des institutions anglaises, qui préserve la prérogative royale. À Versailles, devant la résistance royale et la réticence des ordres privilégiés, il propose, le 20 juin, aux députés présents dans la salle du jeu de paume de prêter un serment, rédigé par Target et lu par Bailly, le fameux serment du jeu de paume.

Rapporteur du comité de Constitution à l'Assemblée constituante, il développe, le 9 juillet, les principes qui devront présider à l'élaboration de la Constitution et proclame la nécessité de la faire précéder d'une Déclaration des droits de l'Homme. Cependant, il s'inquiète des progrès de la Révolution, qui évolue dans un sens plus radical, et de l'agitation qui gagne le pays. Le 16 juillet, le débat sur le renvoi éventuel des ministres compromis dans la tentative de coup de force royal qui a conduit à la journée du 14 juillet 1789 entraîne la rupture politique entre Mounier et Barnave (qui reproche à son collègue de ne pas saisir qu'une révolution a eu lieu et de vouloir reconstuire un État avec des matériaux qui viennent d'être brisés). De fait, il voudrait faire adopter une constitution « à l'anglaise » avec deux chambres et un roi disposant du droit de veto absolu. C'est le programme des Monarchiens. Le 28 août, il ouvre la discussion sur la Constitution par une intervention où il résume les principes du gouvernement monarchique et se prononce en faveur du veto absolu, contre le veto suspensif défendu par Barnave ou Pétion. Le 31, avec Lally-Tollendal, il propose l'établissement d'un sénat héréditaire. Bien que ses propositions aient été repoussées, il est élu Président de l'Assemblée Constituante fin 1789.

Lors des journées des 5 et 6 octobre 1789 (durant lesquelles 6 000 à 7 000 parisiennes emmenées par Maillard, l'un des « vainqueurs de la Bastille », obligent la famille royale à séjourner au palais des Tuileries à Paris), l'Assemblée le choisit pour conduire une délégation de femmes auprès du roi. Mais, le 6, il lui conseille la résistance. Déçu dans ses espoirs, devant la méfiance de Louis XVI et l'impatience populaire, il se retire en Dauphiné (le 10 octobre 1789) et publie un plaidoyer en faveur de sa politique intitulé Exposé de ma conduite à l'Assemblée nationale et les motifs de mon retour en Dauphiné. Le 15 novembre, il envoie sa lettre de démission à l'Assemblée, avant de quitter la France sous un nom d'emprunt ( M. Duverger) pour la Savoie, où l'attend sa famille, le 22 mai 1790. Puis il passe en Suisse, où il publie un Appel au tribunal de l'opinion publique, en Angleterre, en Italie et finalement dans le grand-duché de Saxe-Weimar, où le grand-duc lui propose de former, dans l'un de ses châteaux, une maison d'éducation destinée à préparer aux carrières publiques, en juillet 1797; il y enseigne la philosophie, le droit et l'histoire . Après le 18 Brumaire, il rentre en France en 1801 et devient préfet de l'Ille-et-Vilaine (1802), puis conseiller d'État (1805).
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MessagePosté le: 19/11/2006 22:18:11    Sujet du message: Tallien Répondre en citant





Jean-Lambert Tallien, né le 23 janvier 1767 à Paris, mort le 16 novembre 1820, est un révolutionnaire français.

Fils d'un sommelier du comte de Bercy, il devient clerc d'avocat. Enthousiasmé par les débuts de la Révolution, il participe à l’agitation populaire des rues parisiennes. Abandonnant son emploi de clerc, il obtient un emploi à l'imprimerie du Moniteur et organise une société fraternelle au faubourg Saint-Antoine. Il se lance ensuite en solo en publiant une feuille intitulée L'Ami des citoyens, journal fraternel, un journal-affiche, pâle copie du journal de Marat. Après l'échec de la tentative de fuite du Roi à Varennes, Tallien demande sa destitution et devient l'un des animateurs les plus en vue de la section des Lombards. Le 15 avril 1792, il organise avec Collot d'Herbois la « Fête de la Liberté » en hommage aux Suisses de Châteauvieux libérés.

Tallien participe ensuite au 10 août 1792 et siège à la Commune insurrectionnelle comme secrétaire. À ce poste, il montre une activité fébrile et apparaît souvent à la barre de l'Assemblée au nom de la Commune. En septembre, il défend les tueries perpétrées dans les prisons de Paris et fait l'éloge des massacreurs ; le 3 septembre, il envoie une circulaire en province dans laquelle il recommande de faire de même. À la fin du mois, il démissionne de son poste et se présente à Paris pour les élections à la Convention, mais Marat s'oppose à lui en affirmant : « Tallien… un intrigant cupide qui cherche des places. » Résigné mais pas vaincu, il finit par se faire élire en Seine-et-Oise.

À la Convention, Tallien siège sur les bancs de la Révolution, s'opposant à la Gironde, après les attaques qu'elle a mené contre la Commune de Paris. Après une brève mission dans l'Ouest, il retourne à Paris, où il participe à la chute des Girondins lors des journées du 31 mai et du 2 juin 1793. Le 23 septembre 1793, il est envoyé en mission à Bordeaux avec Ysabeau, pour réprimer les mouvements fédéralistes. Il y commet les pires excès, avant de rencontrer Thérésa Cabarrus, ex-épouse d'un ci-devant emprisonnée comme suspecte, qui le séduit. Tallien la fait libérer et l'installe chez lui, où ils vivent dans un luxe insolent et « protègent » des suspects. Face à ce revirement, les autorités révolutionnaires locales l'accusent de « modérantisme » ; il les fait arrêter. Toutefois, Jullien de la Drôme, l'agent du Comité de salut public, en mission dans les départements de l'Ouest, le dénonce à Paris.

Se sentant menacé, il retourne vers la capitale pour se justifier. Il réussit à convaincre la Convention de son ardeur révolutionnaire et est même élu président de l'assemblée, le 24 mars 1794. Thérésa le rejoint bientôt, mais elle est arrêtée sur ordre du Comité de salut public. Sur le point de passer en jugement, elle lui envoie ce mot : « Je meurs d'appartenir à un lâche. » Cette insulte détermine Tallien à entrer dans la conjuration contre Robespierre et à s'illustrer le 9 thermidor à la Convention, où il coupe la parole à Saint-Just et empêche l'Incorruptible de prendre la parole.

Après la chute de Robespierre, Tallien devient l'une des principales figures de la réaction thermidorienne, avec l'aide de Thérésa, qu'il épouse le 26 décembre 1794, et parvient à être élu au Comité de sûreté générale après le 9 thermidor. Mais Cambon et Lecointre le dénoncent comme ancien terroriste. Il réussit à s'en sortir en demandant la tête de Billaud-Varenne et de Collot d'Herbois. Relançant L'Ami des citoyens, il attaque les Jacobins, les anciens représentants en mission Carrier et Joseph Lebon, fait fermer le Club des jacobins le 24 décembre 1794 et supprimer le Tribunal révolutionnaire le 31 mai 1795. Avec Fréron, il organise des bandes de muscadins, qui se heurtent aux Jacobins, notamment le 19 septembre 1794, au Palais-Egalité (le Palais-Royal).

En juillet 1795, il se distingue, lors de l'écrasement des forces royalistes débarquées à Quiberon par l'armée républicaine, commandée par Hoche, en ordonnant l'exécution des émigrés faits prisonniers.

Avec l'instauration du Directoire, l'influence politique de Tallien décline, bien qu'il siège au Conseil des Cinq-Cents. Discrédité aux yeux des Montagnards, qui le considère comme un renégat, comme de la droite, qui lui reproche son passé terroriste, il est également abandonné par Madame Tallien, qui devient la maîtresse du financier Ouvrard. Cependant, il est présenté par Barras au général Bonaparte, qui l'emmène avec lui dans son expédition vers l'Égypte en juin 1798. Après la prise du Caire, il édite le Journal officiel, la Décade égyptienne.

Renvoyé en France par le général Menou, successeur de Kléber à la tête de l'armée d'Égypte en 1800, son bateau est capturé par un croiseur anglais pendant la traversée. Conduit à Londres, il est reçu avec faveur parmi les Whigs et rencontre Charles James Fox.

De retour en France en 1802, son épouse obtient le divorce. Sans emploi, il obtient finalement, grâce aux interventions de Fouché et de Talleyrand, d'être nommé consul à Alicante en 1804, mais il n'y reste que quatre mois. Atteint de la fièvre jaune, Tallien perd l'usage d'un œil. Rentré à Paris, il réussit à obtenir une pension, qu'il conserve après le retour des Bourbons. En 1816, il est exempté d'exil des régicides par suite de sa mauvaise santé. Il meurt de la lèpre, dans le mépris général, le 16 novembre 1820
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MessagePosté le: 19/11/2006 22:27:21    Sujet du message: Hommes politique Répondre en citant






Louis-Marie-Stanislas Fréron est un publiciste français né à Paris le 17 août 1754 et mort aux Cayes, Saint-Domingue, le 15 juillet 1802.

Fils d'Élie Fréron, le propriétaire de l'Année Littéraire (qui fut la cible d'épigrammes de Voltaire), neveu de l'abbé Royou, camarade de Camille Desmoulins (avec lequel il traînait au Palais-Royal) et de Maximilien Robespierre au collège Louis-le-Grand, il jouissait d'une fortune considérable au début de la Révolution.

En 1790, il fonde l'Orateur du Peuple, organe de diffusion de nombreux articles de Jean-Paul Marat, et d'attaques injurieuses contre Marie-Antoinette. Le 4 juillet de le même année, il rejoint Desmoulins à la rédaction des Révolutions de France et de Brabant.

L'un des auteurs de la pétition des Cordeliers déposée au Champ-de-Mars, il est arrêté le 20 juillet, trois jours après le massacre des pétitionnaires par les hommes de La Fayette et de Bailly.

Le 10 août 1792, il participe à l'attaque des Tuileries. Dans des articles vengeurs, il appelle la population à des exécutions sommaires de prisonniers, jouant ainsi un rôle dans les massacres de septembre. Elu à la Convention, il part en mission "pacificatrice" dans le Midi. C'est là qu'il acquiert le titre de "Missionnaire de la Terreur". Ennemi de Robespierre, qui suivait avec dégoût ses agissements sanglants et l'avait fait rappelé en mai 1794, il complote contre lui et prend part au 9 thermidor. Exclu du club des Jacobins le 3 septembre 1794 avec Tallien et Lecointre, à la demande de Carrier, il fait reparaître, à partir du 11 septembre, l'Orateur du Peuple, dont il fait l'organe de la propagande réactionnaire et où il fait preuve d'un antijacobinisme virulent. Par ailleurs, en pleine réaction thermidorienne, il organise, avec Tallien, des bandes de muscadins, qui se heurtent aux Jacobins, notamment le 19 septembre 1794, au Palais-Egalité (le Palais-Royal). Par ailleurs, en pleine Terreur blanche, il dirige en juillet 1795, avec Garat, Pitou, Victor Amédée de La Fage, marquis de Saint-Huruge (1750-1810), Elleviou et Langlois, des bandes de 2 000 à 3 000 jeunes collets noirs - suspects sortis de prisons, insoumis, journalistes, artistes, clercs, courtiers, petits commerçants - (vêtus d'un habit étriqué «couleur de crottin» au col de velours noir, les basques taillées en queue de morue et la culotte serrée sous le genou), dénommées "Jeunesse Dorée de Fréron", qui rossent les passants ayant mauvaise figure (de Jacobins). Toutefois, les excès de ces groupes royalistes, qui attaquent tous les républicains finit par inquiéter.

Envoyé en mission dans le Midi de la France, en compagnie d'Alexandre Méchin, en octobre 1795 pour arrêter les massacreurs royalistes (107 militants révolutionnaires massacrés par les Compagnies du Soleil à la prison du fort Saint-Jean, à Marseille, le 5 juin, 30 à Aix-en-Provence le 11 mai, etc.), il destitue le 6 novembre la municipalité de Marseille et épure les autorités départementales. Finalement, il est rappelé par le Directoire, qui à présent le soupçonne de trop favoriser les Jacobins locaux, le 27 janvier 1796.

Après le coup d'Etat du 18 brumaire, il devient l'amant de Pauline Bonaparte. Ruiné, il espère s'en servir auprès du Premier consul, mais il n'obtient qu'un poste d'administrateur des hospices, dont il est bientôt révoqué. Pour se débarrasser de lui, Pauline, le fait nommer sous-préfet à Saint Domingue, où il meurt de la fièvre jaune deux mois après son arrivée.
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MessagePosté le: 20/11/2006 01:08:16    Sujet du message: abbé grégoire Répondre en citant





Henri Grégoire, également appelé l'abbé Grégoire, né le 4 décembre 1750 et décédé le 20 mai 1831, est un prêtre français, l'un des chefs de la Révolution française, le premier à avoir aboli l'esclavage en France, et le fondateur du Conservatoire national des arts et métiers et du bureau des longitudes.


Le curé de campagne

Fils d'artisan (son père est un modeste tailleur d'habits), il est né à Vého, près de Lunéville en 1750. Il étudie dans un collège jésuite à Nancy puis devient le curé d' Emberménil. Dans sa cure d'Emberménil, il s'attache à l'instruction de ses paroissiens, créée une bibliothèque accessible à tous et renfermant de nombreux ouvrages d'agronomie. Il essaie d'aider les agriculteurs à rationaliser leur production et à l'augmenter. Il voyage également beaucoup et rencontre des membres des autres religions. Il a notamment des contacts avec un pasteur protestant et, en 1787, il prononce un discours de bienvenue lors de l'inauguration de la synagogue de Lunéville. Il participe à la vie intellectuelle de sa province et est correspondant de plusieurs académies. En 1783, il est couronné par l'académie de Nancy pour son Éloge de la poésie, et en 1788 par celle de Metz, pour son Essai sur la régénération physique et morale des Juifs, qui est traduit en Angleterre dès l'année suivante. Dans cet ouvrage remarquable il défendait avec chaleur la cause de cette population si longtemps mise à l'écart et réclamait pour elle l'égalité civile.


Le prêtre citoyen

Élu député en 1789 par le clergé du bailliage de Nancy aux États généraux, Henri Grégoire se fit rapidement connaître en s'efforçant, dès les premières sessions de l’Assemblée, d’entraîner dans le camp des réformistes ses collègues ecclésiastiques et de les amener à s'unir avec le Tiers état.

Nommé l’un des secrétaires de l'Assemblée, il fut l'un des premiers membres du clergé à rejoindre le Tiers état, et se joignit constamment à la partie la plus démocratique de ce corps. Il présida la session qui dura 62 heures pendant que le peuple prenait la Bastille en 1789, et tint à cette occasion un discours véhément contre les ennemis de la Nation.

Il contribua à la rédaction de la Constitution civile du clergé et parvint, par son exemple et par ses écrits, à entraîner un grand nombre d’ecclésiastiques hésitants. Il fut ainsi considéré comme le chef de l'Église constitutionnelle de France.

À l'Assemblée Constituante, l'abbé Grégoire réclama l'abolition totale des privilèges, proposa le premier la motion formelle d'abolir le droit d’aînesse, et combattit le cens du marc d'argent, exigeant l'instauration du suffrage universel. Il plaida chaleureusement la cause des Juifs et des hommes de couleur, multiplia les écrits favorables aux Noirs et contribua au vote aboutissant à la première abolition de l'esclavage, qui sera rétabli par Napoléon Bonaparte, puis à nouveau aboli par le décret du 27 avril 1848 de Victor Schoelcher. Il est un des principaux artisans de la reconnaissance des droits civiques et politiques accordés aux Juifs (décret du 27 septembre 1791).

Après la fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes, dans le débat sur la question de l’inviolabilité de la personne du roi qui s'ensuivit, Grégoire se prononça vivement contre le monarque, et demanda qu’il fût jugé par une Convention.

Pendant la période de l’Assemblée législative, dont il ne pouvait faire partie, puisque les membres de l' Assemblée constituante avaient été déclarés inéligibles, il donna tous ses soins à son diocèse de Blois.

Premier prêtre à avoir prêté serment à la Constitution civile du Clergé, il fut élu évêque constitutionnel par deux départements à la fois la Sarthe et le Loir-et-Cher (1791). Il opta pour ce dernier et administra ce diosèse pendant dix ans avec un zèle exemplaire. Le département du Loir-et-Cher l’élut également député à la Convention nationale. Dès la première séance, le 21 septembre 1792, fidèle à ses prises de position antérieures, il monta à la tribune pour défendre avec vigueur la motion sur 1’abolition de la royauté proposée par Collot d’Herbois, et contribua à son adoption. C'est dans ce discours que l'on retrouve cette phrase mémorable : « les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre naturel. »

Élu président de la Convention, l'abbé Grégoire la présida en robe épiscopale. Il ne participa pas au vote sur la mort de Louis XVI, étant alors en mission à l'occasion de la réunion de la Savoie à la France. Il écrivit à cette occasion une lettre pour demander la condamnation du roi, mais en n'y mettant pas le mot « mort ». Il s'occupa de la réorganisation de l'instruction publique en étant un des membres les plus actifs du Comité de l'Instruction Publique. Dans le cadre de ce comité, il entreprit une grande enquête sur les « patois » pour favoriser l'usage du français. Il fut le créateur, en 1794, du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM, qui existe toujours). Il fut également l'inventeur du Bureau des longitudes, dont l'objectif était d'améliorer le transport maritime par une meilleure connaissance des distances.

Malgré la Terreur, il ne cessa jamais de siéger à la Convention et n'hésita pas à condamner vigoureusement la déchristianisation des années 1793 et 1794. Plusieurs fois, il faillit être arrêté. Il ne continua pas moins à se promener dans les rues en robe épiscopale et à célébrer tous les jours la messe chez lui. À la chute de Robespierre il fut le premier à demander la réouverture des lieux de culte.

En 1795, il créa avec les évêques constitutionnels Saurine et Debertier, ainsi qu'avec des laïcs, la Société Libre de Philosophie Chrétienne, qui avait pour but de reprendre les études théologiques arrêtées à cause de la Révolution, de lutter contre la déchristianisation et contre la théophilanthropie et le culte de l'Être Suprême. L'organe de cette société est le journal Annales de la religion, journal gallican et virulent qui fut supprimé par Bonaparte à la suite du Concordat. Il œuvra aussi à la réhabilitation de Port-Royal-des-Champs en publiant, en 1801 puis en 1809, Les Ruines de Port Royal des Champs, qui mettent en valeur les vertus des religieuses jansénistes et des Solitaires. Cet écrit contribue à la naissance du mythe de Port-Royal comme foyer intellectuel et de résistance à l'absolutisme.

Sous le Directoire, il s'efforca de réorganiser l'Église constitutionnelle. Il organisa avec les évêques constitutionnels deux conciles nationaux, en 1797 et 1801, pour tenter de mettre sur pied une véritable Église gallicane. Il publia en 1799 un Projet de réunion de l'Église russe à Église latine. En 1802, il devint sénateur et tenta de s'opposer à la signature du Concordat. Fidèle à ses convictions républicaines, l'homme à la « tête de fer » (comme le définit l'historien Jules Michelet) fera toujours suivre son nom de la mention « évêque constitutionnel de Blois ».


L'opposant


Pendant l'Empire et sous la Restauration, il écrit de nombreux ouvrages, notamment une Histoire des sectes en deux volumes (1810). Il fait partie, au Sénat, des rares opposants irréductibles à Napoléon. Il fut un des cinq sénateurs qui s'opposèrent à la proclamation de l'Empire. Il s'opposa de même à la création de la nouvelle noblesse puis au divorce de Napoléon. Exclu des fonctions publiques sous la Restauration, il est élu député de l'Isère en 1819, ce qui entraîne la fureur des ultra-royalistes qui le font chasser de la Chambre des députés. De même, son élection à l'Académie Française est refusée pour cause de républicanisme.

Il vécut dès lors dans la retraite mais, toute pension lui ayant été supprimée, il fut contraint de vendre sa bibliothèque.

Il décède à Paris à l'emplacement actuel du 44 boulevard Raspail. Le jour de son décès, l'archevêque de Paris – le très légitimiste Monseigneur de Quélen – s'oppose à ce qu'il reçoive les derniers sacrements ; il exige de Grégoire sa renonciation au serment de la Constitution civile du clergé. Le vieil évêque refuse tout net. L'abbé Guillon, malgré les ordres de sa hiérarchie, accepte d'accéder sans condition aux désirs du mourant. L'autorité romaine ferme l'église à sa dépouille, mais rassemblées autour de La Fayette, deux mille personnes accompagnent le corps de l'évêque gallican au cimetière Montparnasse.

Ses cendres sont transférées au Panthéon le 12 décembre 1989, à l'occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française, le même jour que Monge et Condorcet.
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MessagePosté le: 08/12/2016 09:50:05    Sujet du message: Hommes politique

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