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Chateau de Versailles

 
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André grandier
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MessagePosté le: 19/10/2006 20:40:54    Sujet du message: Chateau de Versailles Répondre en citant





Le château de Versailles (dénommé communément Versailles) est une ancienne résidence des rois de France, située à Versailles, en France.


Aux origines du lieu

C'est en 1038 qu'apparaît la première mention de Versailles, dans une charte de l’abbaye Saint-Père de GRVUYest l’un des signataires. Au Xe siècle, des moines défrichent le terrain et fondent l’église prieuré de Saint-Julien.

En 1429, deux seigneurs, Guy et Pierre de Versailles, sont mêlés à la vie de Jeanne d’Arc. Pierre était à Bourges, quand on examina la Pucelle ; quant à Guy, chanoine de Tours, il participa au procès de Jeanne d’Arc. À la fin de la guerre de Cent Ans, le petit bourg se présentait dans un triste état : ses maisons pillées et dévastées sont abandonnées, et le ECOLEruine. C’est la famille de Soisy qui relève les bâtiments détruits qui sont composés d’un corps de logis principal et d’une aile en retour, précédés d’un portail encadré de deux tourelles.

Le nom d’un petit bourg, Versaille-aux-bourg-de-Galie, apparaît dans un texte daté de 1472. Les seigneurs de Versailles relevaient directement du Roi. Leur modeste château dominant l’église et le village se dressait sur la pente méridionale de la butte sur laquelle sera construit le futur château.

En 1475, Gilles de Versailles, seigneur de Versailles, cède ses droits sur Trianon à l’abbé de Saint-Germain. L’acte de vente est la première mention de ce nom. Trianon était un village acheté puis détruit par Louis XI dans le but de construire sur ces nouvelles terres du domaine royal une maison à collationner. Cherchant à fuir en famille le protocole trop pesant de Paris, le roi était à Trianon plus proche des siens. Premier caprice royal de Versailles, Trianon, comme plus tard Marly, demeure un lieu de détente, loin de l’étiquette et des fatigues du pouvoir.

En 1561, le domaine est vendu à Martial de Loménie, secrétaire des finances de Charles IX, qui l’agrandit pour atteindre 150 hectares.

En 1572 : le 24 août, Loménie est assassiné la nuit de la Saint-Barthélemy. L’Estoile rapporte dans ses Mémoires que la reine Catherine de Médicis « fit étrangler, dans l’intérêt du comte de Retz, pour lui faire avoir le château de Versailles, le secrétaire d’État Loménie, qui en était possesseur. » Ce crime n’est peut-être pas authentique, mais il n’est pas invraisemblable.

L'année suivante, Albert de Gondi (baron de Marly), comte de Retz, un des Florentins qui accompagnent Catherine de Médicis en France, devient propriétaire du château et de la seigneurie de Versailles en rachetant le domaine pour 35 000 livres.

En 1589, un mois avant qu’il ne devienne roi de France, le roi de Navarre séjourne à Versailles. Revenant de Blois, il s’y arrête du 7 au 9 juillet et est reçu par Albert de Gondi ; il y retourne en 1604 et 1609. Entre temps, en 1607, le dauphin, qui deviendra Louis XIII, fait sa première chasse à Versailles.

En 1616, Albert de Gondi cède la seigneurie à son fils Jean-François de Gondi.


Versailles sous l'Ancien Régime

Aux origines du château : Louis XIII

le Château Vieux

En 1623, Louis XIII, le père de Louis XIV, construisit au milieu des forêts et au sommet d’une butte cernée par des marais insalubres, un modeste logis en brique, pierre et ardoise. S’il constituait son rendez-vous de chasse favori, il ne formait pourtant qu’une construction rustique et purement utilitaire. La disposition de ses pavillons, et des fossés qui l’entouraient, rappelait encore certaines constructions féodales.

Louis XIII bâtit cette nouvelle habitation sur un terrain qu’il acheta à Jean de Soisy, dont la famille était propriétaire depuis le XIVe siècle. Dans sa petite demeure, Louis XIII recevait de temps à autre sa mère Marie de Médicis et son épouse Anne d’Autriche. Elles ne faisaient qu’y passer sans jamais y coucher.

Le premier "château" de Versailles s’élevait au fond de l’actuelle cour de marbre. Le corps de logis principal mesurait 24 mètres de long sur six de profondeur et se limitait de chaque côté à deux ailes basses. L’appartement du roi comprenait une petite galerie où était accroché un tableau représentant le siège de La Rochelle. Puis, venaient quatre pièces dont les murs étaient couverts de tapisseries. La chambre du roi occupait le centre de l’édifice, emplacement qui correspondra par la suite avec celui du lit de Louis XIV.

Le 11 novembre 1630, le cardinal de Richelieu se rendit secrètement à Versailles dans le but de convaincre le roi qu’un complot était fomenté par la reine-mère. Cet événement sera connu, plus tard, sous le nom de Journée des Dupes. Richelieu resta Premier ministre et la reine-Mère fut exilée.


1631-1634 Premier agrandissement

Le 8 avril 1632, Louis XIII rachetait le domaine de Versailles à Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, oncle du cardinal de Retz et héritier d’Albert. Voici un extrait de ce dernier contrat de vente :

« Le 8 avril 1632, fut présent l’illustrissime et révérendissime Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, seigneur de Versailles, reconnoît avoir vendu, cédé et transporté... à Louis XIII, acceptant pour Sa Majesté, messire Charles de l’Aubespine, garde desessees sceaux et chancelier des ordres du roi, et messire Antoine Rusé, marquis d’Effiat, surintendant des finances, etc., la terre et seigneurie de Versailles, consistant en vieil château en ruine et une ferme de plusieurs édifices ; consistant ladite ferme en terres labourables, en prés, bois, châtaigneraies, étangs et autres dépendances ; haute, moyenne et basse justice... avec l’annexe de la grange Lessart, appartenances et dépendances d’icelle, sans aucune chose excepter, retenir, ni réserver par ledit sieur archevêque, de ce qu’il a possédé audit lieu de Versailles, et pour d’icelle terre et seigneurie de Versailles, et annexe de la grange Lessart, jouir par Sadite Majesté et ses successeurs rois, comme de choses appartenantes. Cette vente, cession et transport faits, aux charges et devoirs féodaux seulement, moyennant la somme de soixante-mille livres, que ledit sieur archevêque reconnoît avoir reçues de Sadite Majesté, par les mains de..., en pièces de seize sous, de laquelle somme il se tient content, en quitte Sadite Majesté et tout autre, etc. » (Architexture françoise, par Blondel, liv. VII, p. 93)

Le Roi ne fit l’acquisition de ce château que pour le démolir et ainsi étendre le panorama de la résidence royale. D’après une tradition, au sommet du plateau de Versailles, à la place même du château actuel, se dressait un moulin à vent : un meunier régnait où régna Louis XIV. Dans le même temps, le roi acheta de nouveaux terrains et étendit ses terres de chasses. Le pavillon bâti à la hâte sur les terres de Jean de Soisy, devenait étriqué.
Le 26 mai débutèrent des travaux d’agrandissement qui furent dirigés par l’ingénieur-architecte Philibert Le Roy.

Les travaux furent achevés en 1634 et Louis XIII prit possession de ses nouveaux appartements.

À partir de 1636, le roi multiplia ses séjours et profita du confort de sa nouvelle maison ainsi que de l’agrément de ses jardins. Le nouveau château reçut sa première décoration florale ; les jardins furent agencés « à la française par Boyceau et Menours, décorés d’arabesques et d’entrelacs.

En 1643, sentant sa mort approcher, Louis XIII déclara : « Si Dieu me rend la santé, sitôt mon dauphin en âge de monter à cheval et en âge de majorité je le mettrai à ma place, et me retirerai à Versailles avec quatre de nos pères pour m’entretenir de choses divines ». Le 14 mai, il rendit l’âme. Versailles cesse alors d'être une résidence royale pendant presque dix-huit ans.


Louis XIV

Au début de son règne, Louis XIV ne trouva aucune maison royale qui le satisfasse pleinement. Il habita Paris : le Palais-Royal, le Louvre, les Tuileries, il essaya de se fixer à Vincennes et à Saint-Germain-en-Laye et séjourna à Fontainebleau.
Le roi compara les avantages et les inconvénients de ses châteaux, et pour pallier leurs incommodités, y entreprit d’importants travaux, mais dans aucun ne se sentit à l’aise.

En 1651, le Roi effectua sa première visite à Versailles. C’est alors que se produisit le coup de foudre. Le château de Versailles est né d’une méfiance de la part du jeune Louis XIV envers la capitale et sa population jugée comme difficilement contrôlable depuis l’épisode de la Fronde.

Le 25 octobre 1660, Louis XIV conduit à Versailles sa jeune épouse, la reine Marie-Thérèse.


1661-1668 : premières extensions

L'année suivante, après la mort du Cardinal de Mazarin, de nouveaux travaux d’agrandissement débutèrent . De 1661 à 1662, le roi y consacra un million cent mille livres. La résolution de Louis XIV d’ériger en lieu et place du petit château de son père d'un des plus merveilleux palais de l’Europe causa beaucoup de critiques sournoises parmi les courtisans. Il reste cependant des témoignages de ces secrètes oppositions ; le lieu parut surtout mal choisi. « Versailles, lieu ingrat » dit Saint-Simon, « triste, sans vue, sans bois, sans eaux, sans terre, parce que tout est sable mouvant et marécage, sans air, par conséquent qui n’est pas bon. » Louis Le Vau, l’architecte du Château de Vaux-le-Vicomte, fut chargé de reconstruire les communs, Charles Errard et Noël Coypel commencèrent les travaux de décoration des appartements, tandis que Le Nôtre créa l’orangerie et la ménagerie. À cette époque, Versailles n’était qu’une résidence d’agrément, où des fêtes étaient données dans les jardins, le Louvre demeurant officiellement le palais royal. Dans une lettre restée célèbre, Colbert se plaignit d’ailleurs que Louis XIV délaissât le Louvre :

« Pendant le temps que [Votre Majesté] a dépensé de si grandes sommes en cette maison, elle a négligé le Louvre, qui est assurément le plus superbe palais qu’il y ait au monde. (…) Ô quelle pitié (…) que le plus grand roi fût mesuré à l’aune de Versailles ! »

Au mois de mai 1664, une première fête fut donnée au château, elle s’intitulait « Les Plaisirs de l’Isle Enchantée ». Le thème de la fête sera tiré des deux poèmes épiques du XVIe siècle : Roland furieux de l’Arioste et La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) du Tasse. Molière présentera les Lettres françaises en créant la Princesse d’Élidé et les trois premiers actes du Tartuffe. Le roi avait secrètement offert cette fête à Mademoiselle de La Vallière. [1]

Entre 1664 et 1666, Louis XIV fit aménager Versailles de façon à pouvoir y passer plusieurs jours avec son Conseil. Il décida de conserver le château initial bâti par Louis XIII, plus pour des raisons financières que sentimentales. Le Vau tripla la superficie du château, qui fut décoré avec beaucoup de luxe, en reprenant notamment le thème du soleil, omniprésent à Versailles. Les jardins, particulièrement appréciés par Louis XIV, virent leur superficie à nouveau accrue, et furent ornés de sculptures de Girardon et de Le Hongre.

En 1665, les premières statues sont installées dans le jardin et la grotte de Téthys construite. La première Orangerie, la Ménagerie et la Grotte de Téthys ne résistèrent pas à l’épreuve du temps. Seuls le groupe d’« Apollon et les nymphes » et « Les chevaux du Soleil », (sculptés par Girardon, Regnaudin, Marsy et Tuby) rappellent la Grotte de Téthys.

Deux ans plus tard, le creusement du Grand canal commença. Le Nôtre conçoit l’élargissement de l’allée centrale et prend en charge les jardins et les aménagements extérieurs. Il collabore avec les Francine, fils d’ingénieurs italiens, pour la construction des installations hydrauliques.

La deuxième fête aura lieu le 18 juillet 1668 ; elle permettra de faire connaître le nom de Versailles. Connue sous le terme de « Grand Divertissement Royal de Versailles », elle sera marquée par la création de Georges Dandin, de Molière, et des Fêtes de l’Amour et du Hasard, de Lulli. Au cours des fêtes de 1664 et 1668, les courtisans mesurèrent l’incommodité du petit château car beaucoup ne trouvèrent pas de toit pour dormir. Le Roi, désireux d’agrandir celui-ci, confia cette tâche à Le Vau qui présenta plusieurs projets. Le premier prévoyait la destruction du château primitif et son remplacement par un palais à l’Italienne. Le deuxième projet proposait d’agrandir le château, côté jardin, par une enveloppe de pierre. Sur les conseils de Colbert, le Roi opta pour la seconde solution.





1668-1670 : le Château Neuf

De 1668 à 1670, Mansart entreprit la construction de l’Enveloppe. Cette Enveloppe consistait en un second bâtiment qui encerclait le premier château. De part et d’autre de l’ancien château, le Grand Appartement du Roi, au Nord, et de la Reine, au sud, furent placés symétriquement. Une vaste terrasse, face aux jardins, s’étendait entre les deux. Momentanément conservé, le château de brique et de pierre s’embellissait. Les façades s’ornaient de colonnes de marbre de Rance, de balcons en fer forgé et doré, de bustes posés sur des balustrades. Les toits portaient des ornements et la cour fut dallée de marbre. Du côté ville, le bâtiment des communs fut surélevé et relié au château Louis XIII par une suite de pavillons pour former la Cour Royale que ferme une grille dorée. Les extrémités des anciens communs reçurent un péristyle de colonnes surmonté de statues. Les nouvelles constructions triplaient la superficie du château.[2]

À la mort de Mansart, le 11 octobre, les travaux se poursuivirent sous la conduite de François d'Orbay désigné par Colbert. Le souhait de Louis XIV se réalisa, le château de Louis XIII restait intact du côté ville, mais disparaissait du côté jardin, caché par les nouveaux bâtiments. Désormais on distinguera le « Château Vieux » de Louis XIII du « Château Neuf » élevé par son fils. Le « Château neuf » était un bâtiment de conception italienne tout en pierre. Les longues façades furent ponctuées par des avant-corps et divisés dans la hauteur. La façade ouest fut occupée, au niveau du premier étage, par une grande terrasse calée par le pavillon du roi (au nord) et le pavillon de la reine (au sud). Tout comme les architectes de Chambord, le Vau puisa son inspiration dans les modèles italiens, mais les volumes, les proportions et l’ornementation en firent une œuvre de l’esprit français.


Le rez-de-chaussée, constitué par un soubassement souligné par les lignes horizontales des refends, s’éclaire par des fenêtres cintrées sur les parterres.
L’étage fut pourvu de colonnes ioniques, de niches et de hautes fenêtres rectangulaires (cintrées par Mansart en 1669). Cet étage reçut un décor sculpté : statues placées dans les niches, et bas-reliefs rectangulaires surmontant les fenêtres (ils disparaîtront en 1679).
Le second étage ou attique reçut une décoration d’ordre corinthien et fut surmonté d’une balustrade sur laquelle reposaient des trophées et des pots à feu.
Le Trianon de porcelaine est construit en 1670. C'est au cours de cette période que les courtisans firent bâtir leurs hôtels à proximité de la résidence préférée du roi. Entre 1670 et 1671, 14 grands hôtels (Luxembourg, Noailles, Guise ou encore Bouillon et Gesvres) sont construits.

Louis XIV rêvait de construire un palais qui marquerait son époque. Les palais du Louvre et des Tuileries étaient limités par l’œuvre de ses prédécesseurs. La création de Versailles répond à un souhait politique et économique. Dirigeant personnellement les affaires du royaume et centralisant l’administration, le Roi souhaitait regrouper auprès de lui les ministres et leurs services. Sa majesté laissa ainsi paraître son intention de fixer sa résidence à Versailles. Mansart dut élaborer des projets pour l’installation de la Cour. Le palais s’étendra aux dimensions que nous lui connaissons. Le château a été perçu comme un symbole du centralisme.





1678-1686 : la Galerie des Glaces

Entre 1678 et 1684, la Galerie des Glaces, symbole de la puissance du monarque absolu fut élevée sur l’ancienne terrasse du château neuf. La maçonnerie sera terminée en 1684. La décoration fut confiée à l’équipe de Charles Le Brun. Depuis longtemps le roi rêvait de construire à Versailles une de ces grandes galeries alors très à la mode. Louis XIV avait sans doute apprécié les longues galeries des Tuileries, du Louvre et de Fontainebleau : lieux de passage et moyens de communication entre les appartements, elles se prêtaient par leurs surfaces aux grandes décorations. Le Roi avait fait installer la Galerie d’Apollon au Louvre, et dans le palais qu’il avait élevé à Clagny, pour Madame de Montespan, la galerie de Mansart avait ébloui tous les visiteurs.

À Versailles, en fermant la terrasse de Le Vau par une longue façade dont les lignes architecturales reprennent celles du château neuf, Mansart construira la Galerie des Glaces.
La grande galerie, limitée au nord par le salon de La Guerre et au sud par le Salon de la Paix, s’étend sur 73 m de longueur; elle occupe toute la façade ouest du Château neuf et elle servira de passage entre les appartements du Roi et ceux de la Reine. La création de la galerie des Glaces va avoir une grande conséquence : l’Appartement du roi est déporté dans le château vieux ; l’Appartement du Soleil deviendra le « Grand Appartement » et sera utilisé pour les réceptions.

En 1678 :

Pose des premières pierres de l’Aile du Midi destinées à loger les courtisans. Mansart prévoyait la construction de deux immenses bâtiments, encadrant le château de Le Vau au nord et au sud, et en retrait par rapport à celui-ci.
La façade sur les jardins est remaniée.
Décès de l’architecte Jules Hardouin Mansart qui sera remplacé par François d'Orbay.
Un très grand miroir au cadre en bronze doré ciselé par Cucci fut placé dans la chambre des bains.
Deux cuves allongées, en marbre blanc enrichi de bronzes dorés furent ajoutées dans le cabinet des bains.
Début des travaux de la Pièce d’Eau des Suisses et du Bassin de Neptune, ainsi que les terrassements nécessaires au doublement du Parterre du Midi et à la construction de la Nouvelle Orangerie.





En 1679 :

La Galerie des Glaces, le Salon de la Guerre et de la Paix remplacent la terrasse et les Cabinets du Roi et de la Reine.
Le bâtiment central, du côté de la Cour de marbre, est surmonté d’un étage. Une horloge encadrée de statues de Mars par Marsy et d’Hercule par Girardon ornent la nouvelle façade.
Orbay commença la construction d’un second escalier destiné à faire pendant à l’Escalier des Ambassadeurs : L’escalier de La Reine. De l’Escalier des Ambassadeurs, seules nous sont resté les deux portes qui ouvraient dans le Grand Appartement, le buste de Louis XIV et le Silène antique.
Dès l’achèvement des Ailes des Ministres, on entreprit la construction des Grandes et des Petites Écuries. Les travaux se poursuivirent dans les jardins qui s’enrichissaient de statues et de nouveaux bosquets.





En 1681

Charles Le Brun acheva la décoration des Grands Appartements.
La machine de Marly commença à pomper l’eau de la Seine.
Les perspectives furent élargies.
Excavation du Grand Canal et de la pièce d’eau des Suisses.
Multiplication des bosquets ainsi que des fontaines dans les jardins au prix de longs travaux d’adduction d’eau. C’est ainsi que naissaient les jardins à la Française. Les plus grands sculpteurs du temps décorèrent ces espaces avec des statues de marbre et de bronze.


En 1682, Louis XIV n’a plus la patience d’attendre la fin des travaux. La cour pressentit les projets du roi et feignit d’y croire. Pourtant, le 6 mai le roi quitte Saint-Cloud et s’installe définitivement à Versailles. Versailles devint officiellement la résidence du roi de France. Un contemporain décrivit les conditions dans lesquelles se déroula l’installation : « Le sixième de mai le Roi quitta Saint-Cloud pour venir s’installer à Versailles, où il souhaitait être depuis longtemps, quoiqu’il fut rempli de maçons, dans le dessein d’y demeurer jusqu’après les couches de Madame la Dauphine, qui fut obligée de changer d’appartement le second jour qu’elle fut arrivée, parce que le bruit l’empêchait de dormir. » Le roi s’installa dans une demeure en chantier où les travaux de décoration allaient bon train. La Galerie des Glaces était encombrée par les échafaudages de Charles Le Brun, et pour la traverser, il fallait emprunter un passage pratiqué entre les poutrelles.
L’inauguration de l’aile du midi a lieu.
L’un des grands problèmes de Versailles sera toujours le logement des courtisans. Si Versailles est le symbole de la puissance de Louis XIV, il ne faut pas perdre de vue que ce n’est qu’à 44 ans qu’il s’y établit définitivement.

Versailles vit ainsi l’apogée de la société de cour. En y fixant les courtisans, Louis XIV transforma une noblesse belliqueuse et potentiellement rebelle en un groupe soutenant l’État, en la personne du roi. Le roi qui, dans son enfance, avait connu avec la Fronde les dangers d’un soulèvement de la noblesse, souhaitait protéger la personne royale et le gouvernement. Il s’appliqua à réduire la puissance et la fierté des nobles. Les moyens qu’il employa furent :


- d’attirer les grands seigneurs à sa cour en leur distribuant ou en leur laissant espérer des honneurs, des titres, des pensions.
- d’offrir aux plus importants des logements au château.
- d’inspirer à ses courtisans le respect et élever une barrière à leur promiscuité.
- de faire des courtisans des spectateurs assidus de sa grandeur.


Le roi établit des règles d’étiquette rigoureuses et complexes, qui transformaient tous ses actes, même les plus quotidiens, en un cérémonial quasi sacré.
Le roi et la reine avaient leur Grand et leur Petit Lever, leur Grand et leur Petit Coucher. Certaines personnes y étaient admises. Aux plus favorisés revenait l’honneur d’entourer le roi, derrière la balustrade qui isolait le lit du reste de la pièce, et de lui prêter rituellement assistance en lui présentant un vêtement. Toutes les circonstances de la vie étaient ainsi réglées, depuis la naissance des princes, qui avait lieu en public (ce qui évitait toute contestation de légitimité), jusqu’aux obsèques du roi régies par des coutumes immuables. Les rapports du roi avec les personnes admises à l’approcher connaissaient les mêmes solennités, qu’il s’agisse des réceptions d’ambassadeurs, des présentations de gentilshommes et de dames titrées ou de la réception des vœux et des félicitations.
Pour rompre avec ce protocole, Louis XIV institua les « Jours d’Appartement » où trois fois par semaine, de 19 à 22 heures, les courtisans étaient admis dans le Grand Appartement. Dans différents salons étaient répartis des buffets, des tables de jeu, on pouvait écouter de la musique ou danser. Le roi s’y promenait sans que les seigneurs et les dames dussent se déranger de leur jeu pour le saluer. C’était un grand honneur, envié et disputé, que d’y être admis. C’est dans le même esprit que Louis XIV voulut se réserver, en faisant aménager les Petits appartements, une vie plus intime dans la seule compagnie de ses familiers, tels ses compagnons de chasse qu’il retenait souvent à dîner.
Pour l’Europe, Versailles fut un témoignage de la puissance de la France et de Louis XIV.


Entre 1685 et 1689, une véritable fièvre constructrice donna naissance :


- à l’Orangerie qui remplaça celle de Le Vau. Elle fournissait 3000 arbustes et 150 000 plantes florales chaque année.
- aux Écuries,
- au Grand Commun,
- à l’aile nord des courtisans.

La construction des ailes Nord et du Midi prolongea le développement des façades de Mansart. Vus des jardins, les trois bâtiments distincts composaient un ensemble harmonieux. La façade se développait sur une longueur de 670 mètres. Les deux nouveaux bâtiments accueillaient les Princes et les courtisans, les écuries, les carrosses, les services généraux et le logement des domestiques. La Grotte de Téthys fut détruite.

Deux ans après l’installation de la Cour, 22 000 à 30 000 ouvriers (selon la disponibilité des régiments) et 6000 chevaux s’affairaient sur les différents chantiers de Versailles. On érigea une colline afin de porter les 680 mètres de longueur du château. Une forêt entière fut plantée. Jules Hardouin-Mansart coordonnait l’immense chantier. La facture totale s’élèvera à environ 80 millions de livres. En cas d’accident de travail, des dédommagements suivants furent prévus :


- 30 à 40 livres pour un bras ou une jambe cassé,
- 60 livres pour un œil crevé,
- 40 à 100 livres pour la veuve en cas de mortalité.

Le village de Versailles se transforma en véritable ville qui se construisait dans l’axe du château et des jardins. Les 5000 courtisans érigeaient en ville des hôtels où furent logés leurs serviteurs et leurs équipages. Des tavernes et des auberges contribuaient à l’animation de la ville dont la population, qui ne cessait de croître, atteindra 70 000 habitants à la veille de la révolution.

En 1686, Le Brun achève la décoration de la Galerie des Glaces. Les ambassadeurs du roi de Siam sont reçus à Versailles.

Le roi, qui se lasse du Trianon de porcelaine, fait ériger en 1687 par Hardouin-Mansart, sur le même emplacement, un petit palais de marbre et de porphyre avec jardins, le Grand Trianon ; Louis XIV surveilla de si près les travaux qu’il semblait le véritable architecte du lieu.

En 1689, dans le nouveau Versailles, l’accès aux appartements de la Reine se faisait par l’escalier de marbre, appelé l’Escalier de la Reine. Le palier s’ouvrait dans les deux Salles des Gardes du Corps, ensuite venaient l’Antichambre, le Grand Cabinet et la Chambre qui donnait dans le Salon de la Paix. Cet ensemble se développait sur la façade sud de l’enveloppe de Le Vau.
Les nouveaux appartements du roi se développaient autour de la Cour de Marbre. L’appartement officiel dit « Appartement du Roi » occupait les ailes sud et ouest du château de Louis XIII et l’« Appartement Intérieur » était installé dans l’aile nord. L’Appartement du Roi se composait de sept pièces, la septième formant la jonction avec l’Appartement Intérieur. Au centre du château fut installé le Salon du Roi (future Chambre de Louis XIV), l’appartement se terminait par le Cabinet du Conseil et le Cabinet des Termes ou des Perruques (deux pièces situées à l’emplacement de l’actuel Salon du Conseil).

1683-1686 L'appartement des collections

1683, dans un appartement, interdit à toute personne non autorisée, les architectes et les décorateurs aménagèrent des salons et des cabinets destinés à recevoir des chefs d’œuvres et les collections du roi. Dans le Salon ovale, le Cabinet aux tableaux, le Cabinet aux coquilles on exposa toutes sortes d’objets d’art et de riches curiosités; les murs portaient des tableaux de la collection royale. Ces pièces faisaient partie de l’appartement des Collectionneurs qui se terminait par le Cabinet des Médailles. D’après la description de Mademoiselle de Scudéry, ce dernier était éclairé par des lustres de cristal de roche et on pouvait y admirer :


- des vases de grande taille garnis d’or et de diamants,
- des bustes et des figures antiques,
- une Nef d’or garnie de diamants et de rubis (c’est la grande Nef de Louis XIV qu’on voit peinte au plafond du Salon de l’Abondance),
-des porcelaines de Chine et du Japon,
- des vases d’agate, d’émeraude, de turquoise, de jade, de girasol, de jaspe d’Allemagne et d’Orient, de pierre d’étoile, de cornaline, de crisolite,
- des figures grotesques de perles, d’émeraude, de rubis et d’agate,
- une grande quantité de vases de conques de perles,
- des tableaux, des miroirs,
- des statues d’animaux antiques,
- un grand vase de jaspe dont la figure est une espèce d’ovale irrégulier qui servit au baptême de Charles Quint.

Une partie de ces trésors fut transportée, par ordre de Louis XV, au Cabinet des médailles de la Bibliothèque de Paris, le reste fut dispersé pendant la Révolution. La galerie d’Apollon, au Louvre, a recueilli quelques très belles pièces des collections de Louis XIV : vases en cristal de roche ou en matières précieuses (jaspe, cornaline, etc.) ainsi que de petits groupes de bronze.

L’année 1683 fut endeuillée par la mort de la reine Marie-Thérèse et par celle de Colbert. La surintendance des Bâtiments passera entre les mains de Louvois qui n’aime pas Le Brun et qui introduira Mignard à Versailles.

1684, l’appartement des collectionneurs s’agrandit par l’annexion de l’ancien appartement de Montespan, transformé en une petite galerie que décora Mignard qui trouva dans cette galerie l’occasion de rivaliser avec Le Brun. Mignard peignit le plafond en s’inspirant du thème d’Apollon et de Minerve, il décora également les plafonds des deux petits salons de la galerie. Le sol était un parquet de bois précieux, les murs étaient tendus d’étoffes somptueuses. C’est dans cette pièce que Louis XIV exposa les pièces maîtresses de sa collection de tableaux. Comme cette collection de chefs d’œuvre était considérable, on accrochait les tableaux par roulement. Dans ce cadre précieux, le roi s’attardait à contempler la Joconde.


1701 Les Nouveaux Appartements du Roi

1700, le duc d’Anjou, petit fils de Louis XIV, est proclamé roi d’Espagne et il prend le nom de Philippe V d’Espagne.

1701, transformation des Appartements du Roi. La chambre du Roi se place au centre du château. L’Antichambre des Bassan et la Chambre (de 1689) furent réunis pour former la Chambre à l’œil-de-bœuf. Ces pièces furent magnifiquement meublées et tendues d’étoffes très riches, les plafonds non peints formèrent de vastes calottes blanches.


1698-1710 La Chapelle

Histoire-Géo

Architecture

De 1698 à 1710, c'est l'œuvre de Jules-Hardouin Mansart et de son beau-frère Robert de Cotte. Comme à la Sainte-Chapelle à Paris, seul le chevet se donne à entrevoir, quand le visiteur monte au château. L'accès invisible de l'extérieur est adossé à l'aile du château.

Saint-Simon, mémorialiste et visionnaire, écrit : « elle offre de partout la triste représentation d'un catafalque. » C'est bien ce qu'elle sera, cinq ans plus tard au décès de Louis le Grand.

On y retrouve, encore, quelques traces de l'influence italienne, du Bernin en particulier, avec les figures des apôtres marquant les pilastres et les colonnes.

A l'intérieur, nimbée d'une abondante lumière, la Chapelle se divise en deux étages, dont la rampe de brèche violette marque la limite. Ici, il n'y a pas le faste des marbres multicolores des Appartements du Roi. C'est la pierre nue qui domine. Au rez de chaussée, des pilastres carrés puissants soutiennent des arcs en plein cintre, à l'étage des colonnes cannelées supportent la voûte, qui couvre le vaisseau. Ce n'est pas sans rappeler la Colonnade du Louvre.


Décoration

Rare exemple en France d'église à voûte peinte, la Chapelle royale expose sur sa voûte une iconographie qui oppose Ancien et Nouveau Testament. Ces peintures sont les œuvres de Antoine Coypel, de La Fosse et Jouvenet.

Le buffet d'orgue, par Bertrand, voit apparaître des chérubins joufflus, thème favori de la prochaine génération. Normalement placé au dessus de l'entrée, il est ici exceptionnellement au dessus de l'autel auquel les courtisans tournaient le dos pour faire face au roi, dont le prie-dieu occupe la place traditionnellement réservée aux orgues : au premier étage, face à l'autel.


Symbolique

Cette œuvre n'est pas sans rappeler l'architecture gothique, par sa forte élévation, le jeu essentiel de la lumière, les arcs-boutants.

La Chapelle royale est vouée à saint Louis qui est tout autant l'ancètre, le saint-patron que le modèle du roi : n'est-il pas le constructeur de la Sainte-Chapelle qui a servit de modèle insurpassable aux bâtisseurs gothiques et inspire encore celui de Versailles. Toutes deux ont deux niveaux, l'un réservé au Roi, l'autre, en bas, réservé à sa Cour.

Elle était à l'usage du Roi ; par La Bruyère, nous savons que le Roi assistait à la messe du haut de la tribune, et que tournant le dos à l'autel, la Cour regardait, la face élevée, son monarque de droit divin et symbolique représentant de Dieu sur terre.





Louis XV

1715, le nouveau roi n’étant qu'un enfant, son tuteur Philippe d’Orléans (dit le Régent, cousin germain éloigné au 2e degré de Louis XV) quitta Versailles le 9 septembre et s’installa dans sa résidence parisienne du Palais-Royal et la Cour aux Tuileries. Durant cette Régence, le duc de Noailles proposa de raser le château.

1717, Pierre le Grand, tzar de Russie, visita Versailles et résida au Grand Trianon.

1722, âgé de 12 ans Louis XV se réinstalla à Versailles dans les appartements Louis XIV.

Le nouveau souverain se montra soucieux de faire respecter les traditions de Versailles. L’ère des grandes constructions était révolue et le château ne retrouva plus le lustre des années Louis XIV — Louis XV n’appréciait pas particulièrement Versailles. Quand il s’y trouvait, il se réfugiait souvent dans les Petits Appartements dans les attiques, au-dessus de ses Grands Appartements. Mais la plupart du temps, il séjourna au Trianon, à Marly, à Compiègne ou à Fontainebleau, ou encore dans de petites résidences à proximité de Paris.

Les premières transformations consistaient en :

- la démolition de l’Appartement des Bains et l’Escalier des Ambassadeurs,
- les constructions du salon d’Hercule (au plafond de F. Lemoyne), de l’Opéra et du Petit Trianon,
- la transformation des Appartements du Roi, de la Reine et des princes de la famille royale progressivement transformés pour s’adapter aux goûts de l’époque et rendus plus confortables. Ange-Jacques Gabriel prendra en charge ces modifications.

La nouvelle administration des Bâtiments, à la tête de laquelle se trouvait depuis 1708 le duc d’Antin, entama la décoration de la grande salle (salon d’Hercule) sous la responsabilité de Robert de Cotte qui dirigea les travaux suivant les projets élaborés dans les dernières années du règne de Louis XIV. Ce salon achevait le Grand Appartement de Le Brun et l’esprit de grandeur rejoignait celui du siècle précédent. Les parois furent recouvertes de marbres choisis par Louis XIV de son vivant et décorées par deux œuvres de Véronèse. La nouveauté résidait dans le plafond compartimenté d’aucun cadre sculpté. François Lemoyne saisit l’occasion de rivaliser avec Véronèse en peignant : « L’Apothéose d’Hercule ». Le Salon d’Hercule reliait les Appartements du Roi au vestibule de la chapelle. Plus tard, Gabriel envisagea de remplacer l’Escalier des Ambassadeurs par un nouvel escalier qui déboucherait dans cette salle.

1729, début des travaux de renouvellement du décor de la chambre de la Reine. Robert de Cotte fournit les dessins des nouvelles boiseries.

1735, achèvement des travaux de renouvellement du décor de la chambre de la Reine par Gabriel père et fils

1736, inauguration du Salon d’Hercule.

1738 à 1760, les pièces de l’appartement de collectionneurs de Louis XIV furent constamment remaniées. Les travaux commencèrent en 1738 par la création de la Chambre à Coucher privée du Roi, et se stabilisèrent vers 1760.

1741, Philibert Orry, qui avait remplacé le duc d’Antin, fit procéder à l’achèvement du Bassin de Neptune ;

1742, Louis XV accorde audience à Saïd Méhemet Pacha, ambassadeur extraordinaire du Grand Seigneur.

1745, à la tête de l’Administration des Bâtiments du Roi, Charles François Paul Le Normant de Tournehem succéda à Philibert Orry, grâce à l’influence de sa pupille – peut-être même sa fille naturelle – Madame de Pompadour.

1750, Louis XV introduisit un nouveau type de pièces dans les appartements royaux : la Salle à Manger des retours de chasse.

1751, décès de Tournehem qui fut remplacé par le marquis de Marigny, frère de Madame de Pompadour. Sous ses directives vont se révéler : l’architecte Ange-Jacques Gabriel, et deux sculpteurs de boiseries, Verbeckt et Rousseau. C’est l’appartement de Marie Leczinska qui fournit à Gabriel et à Verbeckt l’occasion de travailler ensemble.

1752, destruction de l’Escalier des Ambassadeurs, de la Petite Galerie et du Cabinet des Médailles. Ces témoins glorieux du règne de Louis XIV furent détruits pour la création d’un appartement destiné à l’aînée des Filles de France : Madame Adélaïde.

1755, la seconde transformation consistait à réunir l’ancien Cabinet du Roi (ou du Conseil) avec le Cabinet des Thermes (ou des Perruques) pour former le grand salon du Conseil. Jules Antoine Rousseau sculpta les boiseries dorées. Gabriel réutilisa une partie des anciens panneaux pour décorer les murs. Au second étage se développaient les cabinets intérieurs du roi. Dans cette partie du château aucune dorure ne colorait les boiseries. Des couleurs vives et variées égayaient les statues, peintes selon les techniques élaborées par Martin, l’inventeur du fameux « vernis Martin ». L’élément essentiel de cet appartement était une petite galerie éclairée sur la Cour de Marbre. Des tableaux de Boucher, Carle Van Loo, Lancret, Pater et Parrocel étaient accrochés sur les boiseries colorées.

Pendant toute sa carrière Gabriel fit face à des problèmes de logement. La Reine mit au monde huit princesses :

- Madame Toisième et Madame Thérèse moururent très jeune,
- Madame Henriette fut emportée par la maladie en 1752.
- Madame Elisabeth devint duchesse-infante de Parme.
- Madame Louise prit le voile et se retira au Carmel de Saint-Denis.
-Mesdames Alélaïde, Victoire et Sophie vivaient au château à la fin du règne.

Pour loger toutes ces princesses, dans des appartements qui conviennent à leur rang, Gabriel effectua de multiples travaux. Au fil des années Mesdames changèrent d’appartements, passant de l’Aile du Midi à l’Aile du Nord, et au rez-de-chaussée du Corps Central (et même au premier étage comme nous l’avons noté pour Adélaïde). Ces déménagements successifs aboutirent à la disparition compète de l’Appartement des Bains, de l’Escalier des Ambassadeurs, et au cloisonnement de la Galerie Basse. Ces appartements furent détruits par Louis Philippe, quelques splendides boiseries ont échappé à ce saccage et nous témoignent du luxe qui régnait chez Mesdames.

Selon la tradition établie sous Louis XIV, le dauphin et son épouse prirent possessions des deux appartements du rez-de-chaussée situés sous l’Appartement de la Reine et, en retour d’équerre, sous une partie de la Galerie des Glaces. De merveilleuses décorations furent alors créées. Le XIXe siècle ravagea cet ensemble. Seul fut conservé la Chambre du Dauphin et la Bibliothèque.

1757, le 5 janvier, attentat de Damiens contre le roi.

1761 à 1768 Ange-Jacques construit le Petit Trianon

1769, la princesse Adélaïde déménagea et son appartement fut réuni à celui de Louis XV. Les deux pièces importantes de l’appartement intérieur étaient la nouvelle chambre du roi et son cabinet intérieur (cette dernière formant la plaque tournante entre les anciens salons et les « Salles Neuves » de l’appartement d’Adélaïde.

Dans la seconde partie du règne de Louis XV des projets de reconstruction des façades en regard de la ville vont prendre corps. On reprochait aux murs de Le Vau leurs matériaux et leur disposition.

1770, le 16 mai, mariage du dauphin (futur Louis XVI) avec Marie-Antoinette de Lorraine, archiduchesse d’Autriche, célébré dans la chapelle royale. Dans un même temps aura lieu l’inauguration de l’Opéra Royal à l’occasion du festin royal, elle marque le sommet de l’art de Gabriel.

1771 Gabriel présenta au roi son « Grand Projet » de reconstruction de toutes les façades côté ville. Seule l’aile droite, qui menaçait ruine, fut édifiée. Avec son pavillon à colonnes, les règles de l’architecture classique furent respectées. Le roi donna son agrément à ce projet. Comme l’argent manquait dans les caisses royales,Madame du Barry se chargea de réunir les fonds à cette opération.

1772, Les travaux du « Grand Projet » débutèrent et ne furent jamais achevés mais donnèrent naissance à l’Aile Louis XV. A l’intérieur de l’aile, les travaux du grand escalier dit Grand Degré débute, mais ne sera achevé qu’en 1785. À la fin de l’Ancien Régime, le palais sera la résidence royale la plus luxueuse de toute l’Europe.

Pendant que Gabriel poursuivait son œuvre la vie de la cour continuait, toujours brillante et luxueuse, émaillée de bals et de fêtes. La distraction favorite de ce siècle fut le théâtre. On appréciait Voltaire pour ses tragédies et sa prose. Madame de Pompadour donnera une grande impulsion à ce mouvement.

Louis XV fut responsable de la destruction d’ensembles splendides du temps de Louis XIV, mais il avait su créer à l’intérieur du palais de magnifiques décorations. Les jardins et en particulier Trianon s’étaient enrichis du Pavillon Français et du Petit Trianon.


1722-1735 Petits appartements


1722-1736 le Salon d'Hercule

1752-1769 L'appartement de Madame Adélaïde

1758-1770 La salle d'Opéra

Les dernières années de Louis XV furent marquées par la création de la salle de Spectacle (ou Opéra Royal). Sous louis XIV, la petite salle de spectacle de la Cour des Princes était incommode et ne se prêtait plus aux nouvelles modes. Pour distraire le roi, Madame de Pompadour monta une petite troupe de comédiens choisis parmi ses amis; la marquise elle-même tenait sa place. La petite troupe eut deux théâtres à sa disposition, théâtres provisoires et démontables installés dans la petite galerie et la cage de l’Escalier des Ambassadeurs. Ces petits théâtres accueillaient très peu de spectateurs et étaient insuffisants pour les besoins de la Cour.

En faisant construire l’Aile du Nord, Louis XIV avait pensé y bâtir un Opéra, les mauvaises finances de la fin de son règne l’en empêchèrent. Louis XV fit reprendre le projet à l’occasion du mariage prochain de son petit-fils avec l’archiduchesse Marie-Antoinette. Quelques années avant sa mort, le 16 mai 1770, lors dudit mariage, Louis XV parachevait ainsi l’œuvre du Roi Soleil.


Louis XVI

Sous Louis XVI, la vie de cour à Versailles continua à décliner, en devenant une coquille vide de sens, et fuie par les courtisans aussi bien que par la famille royale. De plus, le château se révéla un gouffre financier. L’absence de commodités (salle de bains, chauffage) dans les appartements rendit de plus en plus sensible la nécessité d’une rénovation profonde des bâtiments. Mais le manque d’argent fit remettre le projet jusqu’à la Révolution française. La fin de Versailles [3]


1774 La Bibliothèque de Louis XVI


1783 Le Cabinet doré

Versailles depuis la Révolution

La Révolution

1793-1796 Dans la tourmente

Versailles vit l’apogée de la France des Bourbons, mais aussi sa chute : c’est à Versailles que se tinrent les États généraux de 1789, jusqu’au 6 octobre. À cette date, la cour suivit le roi qui rentrait à Paris. Dès lors, Versailles fut vide. En 1792, lors de la chute de la monarchie, il fut même pillé par des vandales. Napoléon songea un temps à en faire son palais impérial, mais Versailles resta inutilisé jusqu’au retour de la monarchie. Enfin, Louis-Philippe confia à son ministre Camille Bachasson, comte de Montalivet la tâche de transformer le château en musée : c’est de cette époque que date la dédicace « À toutes les gloires de la France ».

Par la suite, Versailles ne revint plus sur le devant de la scène que de façon épisodique, voire anecdotique. Ainsi, le château devient le quartier général de l’armée prussienne lors du siège de Paris, pendant la guerre de 1870. L’Empire allemand fut proclamé dans la galerie des Glaces le 18 janvier 1871. Durant la Commune, Thiers et son gouvernement s’y réfugièrent. Ils y restèrent dans le gigantesque hémicycle aux fauteuils couleur bordeaux jusqu’en 1879, puis ce fut le cadre de l’élection des présidents de la IIIe et IVe République. Il est décoré de grandes fresques allégoriques évoquant la guerre, l’agriculture, le commerce, l’industrie et la paix.

Le traité de paix, dit Traité de Versailles qui mit fin à la Première Guerre mondiale y fut signé le 28 juin 1919.

De nos jours, Versailles est un palais national à la disposition de la présidence de la république. Il sert à accueillir des chefs d’État étrangers, comme Élisabeth II en 1972, le Shah d’Iran en 1974, Mikhaïl Gorbatchev en 1985 ou Boris Ieltsine en 1992. En 1982, il servit de lieu de réunion au G7.

Lieu symbolique, le château de Versailles est l’objet d’un attentat dans la nuit du 25 au 26 juin 1978. La bombe a retardement posée par deux nationalistes bretons endommage une dizaine de salles, faisant trois millions de dégâts.

D’autre part, depuis la IIIe République, Versailles sert de lieu de réunion du Congrès du Parlement. Les Assemblées disposent d’une trentaine d’appartements de fonction représentant une surface de près de 7 000 m2 dans l’aile du Midi.


1797 Premier Musée

Napoléon Ier

Projet mis à mal

Restauration

Louis Philippe

Retour à la Couronne

La Galerie des batailles

1837 A toutes les Gloires de la France

Napoléon III

Culte à Marie-Antoinette

L'impératrice Eugénie, qui vouait un culte à Marie Antoinette, fut à l'origine d'un regain d'intérêt pour le château de Versailles. C'est sous son influence que lors de l'Exposition universelle de 1867, des meubles prestigieux furent réintégrés dans le Patrimoine du château. Ainsi, le grand serre-bijoux de Schwerdfeger ou le bureau de Roentgen.


Sous les Républiques

1890-1920 Théorie du remeublement

1938-1953

1961-2004 Le temps des Retours


Le Grand Versailles

Depuis 1875, environ 25 000 m² de locaux, situés principalement dans l’aile du Midi (y compris la galerie des batailles), sont affectés au Parlement, les deux tiers à l’Assemblée nationale et un tiers au Sénat. Cette affectation a été formalisée par une loi du 22 juillet 1879 relative au siège du pouvoir exécutif et des chambres à Paris, puis par l’ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958. En mai 2005, une proposition de loi émise par Jean-Louis Debré, président de l’Assemblée nationale, propose la restitution de ces locaux à l’établissement public du musée et du domaine National de Versailles. Cette réaffectation est cohérente avec le programme en cours de rénovation du château dit « projet du Grand Versailles ». Toutefois le Sénat a refusé par amendement la restitution de la salle des séances du Congrès, considérée comme un « lieu de mémoire de l’histoire parlementaire de notre pays ».


Quelques chiffres

Le château de Versailles est géré depuis 1995 par l’établissement public du musée et du domaine National de Versailles, dont la présidente est Christine Albanel, conseiller d’État. Cet établissement public emploie 900 personnes, dont 400 affectés à la surveillance. Il reçoit 3 millions de visiteurs par an dans le château et 7 millions dans le parc. 70% des visiteurs sont des étrangers.


Il comprend trois châteaux : Versailles, Grand Trianon et Petit Trianon, ainsi que plusieurs bâtiments situés en ville : grandes et petites écuries, hôtel des Menus-Plaisirs, salle du Jeu-de-Paume, le Grand Commun…

Le château de Versailles compte 700 pièces, 2513 fenêtres, 352 cheminées (1 252 sous l’ancien régime), 67 escaliers, 483 miroirs (répartis dans la Grande galerie, le Salon de la guerre et le Salon de la Paix) et 13 hectares de toitures. La superficie totale est de 67 121 m² dont 50 000 sont ouverts au public.

Le parc couvre 800 hectares, dont 300 ha de forêt, et deux jardins à la française : le Petit Parc, 80 ha, et le Trianon, 50 ha. Il compte 20 km de murs de clôture et 42 km d’allées. Il y a 372 statues.

Parmi les 55 bassins, les plus grands sont le Grand Canal, 24 ha et 500 000 m3, et la pièce d’eau des Suisses, 180 000 m3. On compte 600 jets d’eau et 35 km de canalisations.

Un programme de rénovation, le « projet du Grand Versailles », a été lancé en 2003. Doté d’une subvention de l’État de 135 millions d’euros pour les sept premières années, il s’étalera sur 17 ans et concernera l’ensemble du domaine, château et parc. Les trois objectifs principaux sont de sécuriser le château, poursuivre les restaurations et créer de nouveaux espaces pour l’accueil du public.

A côté de l’État de nombreux mécènes financent les restaurations. Leurs contributions représentent 5% du budget de l’établissement public. Ainsi la fondation « American Friends of Versailles » vient de donner 4 millions de dollars (soit les 2/3 du coût total) pour la restauration du « bosquet des trois fontaines », inauguré en juin 2004, et la société Vinci finance celle de la « Galerie des Glaces » à hauteur de 12 millions d’euros. Les travaux ont commencé en 2004 et devraient s’achever en 2008.


Les musées

Les musées du château de Versailles sont créés en 1837 par Camille Bachasson, comte de Montalivet sur ordre de Louis-Philippe sous le nom de « Musée d’histoire de France ».

Ils constituent, avec leurs 18 000 m² le plus grand musée d’histoire du monde. Le musée contient une collection de tableaux rassemblés ou commandés par Louis-Philippe, et organisés en séries historiques. Pour les exposer, certains appartements ont été transformés en salles de musée.

À l’heure actuelle, le musée d’histoire de France se situe dans les ailes, tandis que la partie centrale (à l’exception du rez-de-chaussée), contenant les Grands Appartements, les appartements privés et ceux de la famille royale ont été restaurés tels qu’ils l’étaient lorsqu’ils étaient occupés.

L’entretien de Versailles est difficile, notamment en ce qui concerne ses immenses toitures, mais le tourisme, ainsi que des dons, viennent compléter les subventions de l’État pour permettre de le mener à bien.


Spectacles

Depuis 2004, un festival, les Fêtes de nuit est organisé tous les ans à la fin de l'été dans les jardins du château.

en 2005, Voyage aux Indes Galantes de Bartabas
en 2006, Les Noces de l'enfant roi de Alfredo Arias (texte de Chantal Thomas, musique des Rita Mitsouko et scénographie de Roberto Plate) qui raconte l'histoire de l'infante Marie-Anne-Victoire, fille du roi d'Espagne venue en France pour épouser le futur Louis XV
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Dernière édition par André grandier le 25/11/2006 18:29:09; édité 2 fois
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MessagePosté le: 19/10/2006 20:40:54    Sujet du message: Publicité

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André grandier
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MessagePosté le: 19/10/2006 20:52:49    Sujet du message: Chateau de Versailles Répondre en citant

IL ME MANQUE DES INFOS SI QUELQUN SAIS DES CHOSES ME CONTACTER ET JE RAJOUTERAIS !!!!!!



Marquise j'attends tes photos pour compléter l'article par contre dis moi ce que c'est car je ne suis aps sur de reconnaitre cela fait longtemps que j'y suis pas aller ^^.


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MessagePosté le: 22/06/2017 16:01:24    Sujet du message: Chateau de Versailles

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