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L'éveil aux sentiments

 
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Gabrielle
lieutenant de la rose
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Personnage dans la zone RPG: Oscar de Jarjayes
Localisation: Aux milieu des roses de Versailles

MessagePosté le: 19/10/2006 12:48:09    Sujet du message: L'éveil aux sentiments Répondre en citant

Partie 1

Le regard perdu dans le lointain, Oscar pensait à tout ce que représentait André pour elle. Elle ne savait pas comment nommer ce qu'elle ressentait. Etait-ce l'amour ? Il ne pouvait s’agir que de cela… Ce besoin incessant d'être aux côtés de l'être aimé, cette palpitation qui vous fait vibrer le coeur et qui embrase tout votre être.

" Pourquoi ne l'ai-je pas compris plutôt ? " pensait Oscar.

André, qui entrait dans la pièce, la ramena à la réalité. Son coeur fit tout un coup des bonds dans sa poitrine. Sans qu'elle s'y attende, le simple fait de voir André créait un émoi profond tout au fond de son être. Elle aimait cette sensation… Oui, elle l'aimait plus que sa propre vie. André, qui ne cessait de la regarder depuis son arrivée, ne savait que penser des émotions qui dansaient dans le saphir limpide des yeux de son amour.

"Est-ce moi qui crée cette vive émotion chez toi ? Puis-je vraiment le croire ? Oh ! Comme j’aimerais pouvoir y croire… Si tu savais mon amour comme je le voudrais " se disait-il intérieurement.

Comme à son habitude, il prit son mal en patience, attendant qu'Oscar se décide à lui adresser la parole. Il savait qu'elle parlerait le moment venu. Oscar se retourna et planta son regard dans les yeux vert émeraude de son ami d'enfance. Qu’elle aimait ce regard posé sur elle avec tendresse ! Mais elle n'avait jamais lu autre chose dans les yeux de son ami que de l'affection fraternelle. Pourrait-il un jour la considérer en tant que femme ? Le pourra-t-il un jour ?

Oscar prit la décision qu'elle ferait tout pour qu'il la reconnaisse comme une femme et seulement une femme.

- André ! dit oscar

- Oui ? Oscar, répondit l’homme.

- Ce soir, il y a un bal masqué à Versailles. Pourrais-tu t'y rendre un peu plus tôt. Je t'y rejoindrais plus tard. Cela ne t'ennuie pas ?

- Pas le moins du monde, Oscar ! Tu le sais bien, j'ai pour habitude de toujours faire ce que tu me demandes… Pourquoi en serait-il autrement aujourd'hui ? répondit-il avec un sourire charmeur qui ne manqua pas de provoquer de belles rougeurs sur les joues de son amie.

Il en fut très surpris mais heureux. Oscar avait changé depuis quelques temps et ces changements ne lui déplaisaient pas… bien au contraire ! André partit donc le premier au château, ne sachant pas ce qui l'attendait sur place. Comment aurait-il pu savoir ce qu'Oscar lui réservait ?

Après le départ d'André, Oscar appela grand-mère pour qu'elle l'aide à s'apprêter. C'était la première fois qu'elle allait se vêtir ainsi. Et qui plus est, il ne fallait surtout pas qu'on puisse reconnaître le colonel de la garde royale de Leurs Majestés.

- Oh Oscar, tu es magnifique avec cette robe d'odalisque et, coiffée ainsi, j'ai du mal à croire que ce soit bien toi, ma petite Oscar, s’exclama Grand-Mère en larmes.

- Merci, mais il ne faut pas que Père le sache ou je ne réponds plus de rien, dit Oscar en se fixant dans le miroir.

Elle avait bien du mal à se reconnaître ! Comment croire qu’elle était cette créature qu’elle contemplait ? Alors que son reflet s’était toujours plu à lui renvoyer l'image d'un jeune homme froid et glacial.
Mais il en était tout autrement… Oscar avait un coeur de femme et elle aimait un homme des plus merveilleux, si doux et si fort à la fois… Comment avait-elle pu rester aveugle durant dix huit ans ? Comment avait-elle pu rester sourde à ce qu'elle éprouvait pour son ami d'enfance ? Oscar prit son masque doré et partit pour Versailles.

La fête battait son plein et André attendait Oscar. Il ne prit pas conscience qu’il était l'un des jeunes hommes les plus regardés de la soirée.
Lorsqu’Oscar apparut, tout le monde s'immobilisa et il y eut un grand silence. L’assemblée s’interrogeait sur l’identité de cette sublime créature que personne n'avait vue jusqu'alors. Mais qui était-elle ?
Même André était intrigué et complètement sous le charme de cette déesse antique jaillie d'un rêve. Oui, d'un rêve… Car c'était bien de cela dont il s'agissait pour André… Pour lui, il n'existait qu'Oscar, elle seule… Alors comment cette femme pouvait-elle l'attirer ainsi ? Il ne pouvait en détacher son regard…

Oscar figée à l'entrée de la salle, était très mal à l'aise. Elle allait rebrousser chemin quand elle le vit. André la dévorait des yeux. Elle se sentait nue face à son regard qui la transperçait et pourtant cette sensation lui semblait la chose la plus normale qui soit. Elle se trouvait dans le regard de l'homme qu'elle aimait.

Lorsque la musique reprit, Oscar se dirigea à petits pas vers André et tandis que tous les regards convergeaient vers eux, l’homme se décida à s'avancer à son tour :

- Madame, m'accorderiez-vous cette valse ? Je vous en prie…

André était la galanterie incarnée. Il lui tendit une main qu'Oscar accepta sans dire un mot pour ne pas se trahir.

Ils valsèrent très longtemps l'un contre l'autre. Oscar était aux anges dans les bras d'André. Elle lui semblait vivre un rêve… Son coeur palpitait si fort qu'elle eut peur qu'il ne s'en aperçoive mais il n'en était rien.

La fin de la danse arriva et ils étaient arrivés maintenant près d’une fontaine. André ressentait une étrange impression fasse à cette elfe. Il avait la sensation de la connaître depuis toujours et pourtant il ne savait rien d'elle… Pas même son nom et cependant, il se sentait étrangement bien en sa compagnie et ses yeux saphirs… Les yeux d'Oscar…

"Non ! Cela ne se peut… ! Pourquoi Oscar serait-elle venue dans cette tenue ? Pourquoi ? " Pensait-il.

- Oscar, c'est bien toi ? Est-ce toi dans cette tenue ? Mais répond-moi ? demanda-t--il en la regardant en face et en lui tenant le bras.

- Qu'y a-t-il, André ? Tu sembles surpris de me voir… Je t'avais pourtant dit que je te rejoindrais, l'aurais-tu oublié, répondit-elle doucement

- Mais pourquoi... ? Oscar…

- C'est simple, je voulais que, pour une fois, tu me considères et que tu me voies comme un femme... Comme une femme que... tu... pourrais... aimer… Dis-moi André, aimes-tu une femme ? Je t'en prie… Dis-le moi… Je ne supporte pas ton silence, cria-t-elle tout en détournant son regard bleu azur noyé de larme.

- Oh Oscar! Je ne supporte pas de te voir pleurer ! Je t'en prie, sèche tes larmes, lui dit-il en la prenant dans ses bras.

Oscar ne fit rien pour le repousser, elle n'attendait qu'un geste tendre de lui.

- Oui, Oscar, j'aime... quelqu'un… Mais elle ne m'aime pas… enfin pas de la même manière que moi, elle me voie plus comme ... un ...frère...

- Oh André ! Tu es bien plus qu'un frère ! Tu es toute ma vie ! Je t'aime tellement ! Si tu savais à quel point je t'aime... André…

- Oh ! Est-ce vrai ? Tu m'aimes donc, Oscar ? Alors ces changements que je percevais ? C'était vraiment moi qui en étais la cause ? Moi aussi, je t'aime Oscar ! Mon amour, si tu savais comme je suis heureux que tu répondes à mes sentiments… Je n'aurais jamais cru cela possible !

Les yeux dans les yeux, ils scellèrent, de la meilleur façon qui soit, cette déclaration tant espérée, en un long baiser plein de passion et d'amour....

Ce simple contact eut pour effet de transporter Oscar et André à mille lieux de Versailles et de leur différence sociale. Après tout, qui pourrait se douter qu'André était un roturier, en ce soir de bal costumé ? Pour Oscar et André, Ce baiser parut durer une éternité, alors qu'il ne dura en fait que quelques instants. C'est Oscar qui rompit la première ce moment magique. Elle était à bout de souffle et son coeur s'était emballé dans sa poitrine sans qu'elle puisse y faire quoique se soit. Le regard plongé dans l'émeraude des yeux de son compagnon, Oscar essayait vainement de calmer son trouble intérieur. André fut le premier à reprendre la parole

- Oscar ...

Ce simple prénom, prononcé avec une infinie tendresse, suffit à ramener toute la fougue d'Oscar.

- André ! Oh ! André ! Je t'en prie… Dis-moi que je n'ai pas rêvé, ce baiser l'as-tu désiré autant que moi ?

Pour toute réponse, Oscar reçut la plus belle et la plus douce des promesses… Les lèvres, tout à leur bonheur, ils en oublièrent le bal et les courtisans. Il n’y avait plus qu'eux qui comptaient et ils voulaient rattraper le temps perdu.

Ils retournèrent donc à Jarjayes, non sans en avoir encore un peu profité de ces étreintes amoureuses qui signifiaient beaucoup pour nos deux amis... Une fois à l'écurie, ils se donnèrent un dernier baiser. Il ne fallait pas oublier que personne ne devait les voir ainsi ! Surtout Oscar vêtue comme une femme ! Cela ne devait pas se savoir... Du moins pour le moment... Qui sait ce qui se passera maintenant qu'ils s’étaient enfin trouvés...




La soirée se passa comme toutes les autres et pourtant pour Oscar et André, c'était une vraie torture de ne pas pouvoir s'embrasser… Etre dans les bras l'un de l'autre ou encore, pouvoir se dire tous ces mots doux de l’amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.

Après avoir aidé grand-mère à débarrasser, André rejoignit Oscar dans son boudoir où, comme chaque soir, elle jouait du piano. Il lui apportait sa tasse de chocolat chaud. Il attendit donc qu'elle termine son morceau tout en la dévorant des yeux.

« Tu es tellement belle, mon amour » songeait-il.

Oscar quitta son piano et vint se mettre devant la fenêtre tout près d'André. Elle pouvait presque sentir son souffle sur son visage tant ils étaient proches. André, le regard dans le vague, finit par reporter son attention sur sa dulcinée. Il l’avait sentie se rapprocher de lui. Nullement besoin de mot pour se comprendre. Après tout, n'ont-ils pas grandi ensemble, côte à côte... ?

- André ? Qu’y a-t-il ? Tu es étrange depuis notre retour du bal.

- Ce n'est rien mon amour. Je me disais juste que je ne pourrais plus me passer de toi et qu'il va m'être difficile de faire comme s’il ne s'était rien passé entre nous. Maintenant que je t’ai, mon amour, j'ai peur de ce qui pourrait arriver si jamais on nous surprenait ! J'ai peur ! Tu comprends ? J'ai peur de te perdre… Peur que l'on nous sépare !

- André ! Ne parle pas ainsi… Je t'aime plus que ma propre vie et personne… Tu m'entends ? Personne ne pourra jamais nous séparer ! Je n'y survivrais pas…

Pour le rassurer, elle posa délicatement ses lèvres sur les siennes en un baiser fougueux et passionné. André ne se fit pas prier et fit pression pour que ce baiser soit plus profond, plus intense.

Oscar se dégagea de l'étreinte de son compagnon. Juste assez pour pouvoir le regarder dans les yeux et lui décocher son plus beau sourire, ce qui ne manqua pas de le faire fondre et de l'inciter à continuer afin de lui montrer tout l'amour qu'il éprouvait. Il s'empara une fois de plus de ces lèvres qu'il avait tant désirées et ses mains commencèrent à explorer le corps de sa bien aimée dans de lentes et douces caresses dans le dos, provoquant de légers frissons à Oscar...


Partie 2

A contre cœur, Oscar et André se séparèrent. Ils avaient tout deux conscience qu'ils ne pouvaient rester ensemble au risque d’être découverts. Bien qu'ils en ressentent pourtant l’envie, ils se dirent bonne nuit et André retourna dans sa chambre pour y passer la nuit.
De son côté, Oscar se coucha et décida qu'elle irait demander une permission à la Reine pour se rendre sur ses terres de Normandie, afin d’être un peu seule avec André. Sans témoin et libre de s'aimer. Sans contrainte et sans avoir peur constamment qu'on ne les surprennent.

Dès le lever du soleil, Oscar partit donc pour Versailles. La Reine lui accorda sans hésiter un congé bien mérité ! La souveraine avait conscience des loyaux services de son colonel et il lui fut accordé un congé de deux semaines.
En rentrant à son domaine, Oscar retrouva André qui pansait les chevaux avec délicatesse. Oscar repensa qu'auparavant aussi, elle aimait bien le regarder faire mais c'était avant qu'elle n’entre au service de son Altesse… Oui, avant, tout était si simple… Il n'y avait qu'eux et eux seul.

André ne remarqua pas tout de suite la présence d'Oscar. Ce fut elle qui s'approcha à pas de loup. Et, au mépris des dangers, la jeune femme vint lui enserrer la taille avec douceur et tendresse, ce qui eue l'effet escompté puisqu'il se retourna et répondit à son étreinte par un doux baiser.
Ayant rompu ce baiser un peu trop vite au goût d'André, Oscar lui apprit qu'elle avait obtenu une permission de deux semaines et qu'ils devaient préparer leurs affaires parce qu’ils partaient tout deux pour Arras. Surpris mais ravi, André courut prévenir grand-mère afin qu'elle leur prépare des provisions. Puis, il scella leurs chevaux pendant que la demoiselle préparait son sac.

Ils arrivèrent à Arras le soir même et Oscar congédia le personnel pour être seule avec André durant deux semaines. Ces deux semaines passèrent au rythme de galopades, d'étreintes et de déclarations. Ils se retrouvaient un peu comme par le passé et en profitaient pour dormir ensemble, comme les soir d'orages de leur enfance. Cependant aujourd'hui, ils étaient grands et leurs corps avaient changé eux aussi.

Pour Oscar et André, Arras représentait le paradis puisque ils étaient seuls au monde et pouvaient ainsi, vivrent leur amour au grand jour. Les ballades, main dans la main, se succédèrent ainsi que les étreintes pleines de passion… Pourtant leur désir de l'autre se faisait de plus en plus pressant… Aussi bien pour l'un que pour l'autre. Un soir, alors qu'ils étaient à Arras depuis cinq jours, installés près du feu dans les bras l'un de l'autre, ils lisaient un livre.
Oscar prit la parole en première :

- André… Je voudrais devenir ta femme ce soir…
- Oh ! Oscar tu penses vraiment ce que tu dis… ? Je n'ai rien à t'offrir ...

- Ne dis pas cela, André ! La seule chose que je désire, c'est toi et seulement toi ! Je ne veux rien d'autre qu'être dans tes bras et sentir tes lèvres sur les miennes dit elle en le regardant de ses yeux saphir.


André et Oscar approfondirent leur baiser qui se faisait de plus en plus passionné et de plus en plus langoureux. Ils ne se séparaient que pour reprendre leur souffle et se murmurer de doux mots d'amour au creux de l'oreille. Leur passion commençait à dériver… Oscar frémissait sous l'exquise torture des caresses que son ami lui prodiguait… Elle se sentit pour la première fois femme dans les bras de l'homme et elle aimait cela. Son corps se cambrait sous le doux supplice et elle offrait son corps tout entier à son compagnon qui ne manquait pas de faire monter le désir de sa belle.

Oscar se laissait peu à peu guider par son instinct afin de prodiguer à son aimé, de douces caresses et ainsi lui montrer tout l'amour qu'elle ressentait pour lui. Lorsqu’ils n'y tinrent plus, Oscar céda l'accès de son intimité à André qui la pénétra doucement brisant ainsi le sceau de sa virginité. Et enfin, épuisés par leurs ébats, ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, heureux


Partie 3


L'aube se levait doucement et les rayons caressèrent la peau laiteuse d'Oscar. La douce chaleur la réveilla. Le premier geste, dés son réveil, fut de s'assurer que son compagnon était toujours là. Sans doute la peur que cette nuit ne soit qu'un doux rêve… Mais il était bien là, son homme avec ce corps d'éphèbe à la courbe parfaite et bien proportionnée. Elle ne put résister à la tentation et déposa ses lèvres sur celles de son amant. Sous cette douce pression, l’homme ne résista pas et avec fougue, approfondit le baiser.

- Bonjour mon amour, as-tu bien dormi ? demanda Oscar

- Très bien mon ange, répondit celui-ci.

André la prit dans ses bras pour profiter encore un peu de leur nouvelle intimité. Ils savaient tous deux, que bientôt le château se réveillerait et qu'il faudrait qu’André retourne dans sa chambre afin d’éviter tout soupçon. Particulièrement la réaction qu'engendrerait cette nouvelle si le général l'apprenait… Celui-ci les avaient fait prévenir de son arrivé imminente à Arras pour discuter d'une affaire très importante avec Oscar...

Des bruits se firent entendre dans la cour et nos deux amis, paniqués, se hâtèrent de s'habiller et dans la confusion échangèrent de chemises. Néanmoins, ils dévalèrent les escaliers pour accueillir le général.

Lorsqu'il fit son entré, le Général ne remarqua pas tout de suite l'erreur de nos amant. Pourtant depuis quelque temps, il trouvait qu'Oscar et André étaient bizarres, ils les trouvaient… comment dire… changés. Davantage heureux, il avait surpris les regards entendus qu'ils s'échangeaient et cela n'avait rien avoir avec des regards entre amis ou frères...

Il avait conscience depuis bien longtemps que ces deux êtres s'appartenaient corps et âmes et que si l'un d'eux disparaissait, l'autre n’y survivrait pas.... Sa visite n'était qu'un prétexte pour comprendre ce qu'il y avait en réalité entre eux et d’aviser en temps voulu.

Le général prit la parole en premier et les invita à le suivre dans son bureau. Intrigués, nos amants le suivirent. Une fois dans le bureau, il leur fit remarquer le ridicule de leur tenu. Gênés d'être pris en faute, Oscar et André rougirent et leur honte amusa beaucoup le général...

Après une longue discussion, nos deux tourtereaux sortirent heureux du bureau. Le père d'Oscar avait accepté leur union en donnant sa bénédiction. André conduisit Oscar jusqu'au salon et lui demanda de l'attendre sans bouger. Il revint quelques instants plus tard, avec une boîte contenant la bague de fiançailles que son défunt père avait offert à sa mère. L’homme posa un genou à terre.

- Oscar, veux tu m'épouser et devenir madame Oscar Grandier ?

Oscar tomba dans les bras d'André et lui dit « Oui » en pleurant. L’homme prit alors délicatement sa main et lui passa la bague au doigt. Tout à leur nouveau bonheur, ils partirent main dans la main pour passer une journée au bord de la mer en amoureux.




Partie 4


La journée passait lentement pour nos amis. Pendant tout ce temps, ils retrouvaient l'insouciance de leurs quatorze ans. A l'âge où le mot "amour" n'avait pas encore pris tout son sens ou du moins ne les empêchait pas d'être simplement heureux, d'être l'un avec l'autre tout simplement. Ils se retrouvaient comme au premier jour de leur rencontre, un homme... une femme... une amitié.
Mais aujourd'hui, plus que de l'amitié, c'était l'amour qui venait s'ajouter et renforcer cette complicité qu'ils avaient créée tout au long de ces années passées ensemble. En cet instant, ils pouvaient s'aimer, sans barrière, sans distinction sociale et sans regarder derrière eux.

Le général s’en était retourné à Versailles pour obtenir une audience auprès de Sa Majesté afin de faire accepter ce mariage. Il ferait tout pour empêcher qu'un drame ne se produise ! Ce qui arriverait sans aucun doute si on essayait de séparer Oscar et André. Ils en mourraient ! Le général tenait trop à eux… De plus, il avait toujours considéré André comme le fils qu'il n’avait jamais eu.

Il obtint une audience immédiate de la part de Marie-Antoinette qui adorait Oscar. Il exposa son problème. Surprise et touchée par cette requête du père de son colonel, la Reine y accéda volontiers.

Le lendemain, en retournant à au domaine des Jarjayes, le général convoqua Oscar et André qui venaient tout juste d'arriver.


- Mes enfants, j'ai parlé à la Reine. J'ai obtenu son accord, si vous souhaitez officialiser votre union.

- Monsieur de Jarjaye, je vous remercie pour ce que vous faites et je vous promets de la rendre heureuse, dit André en serrant Oscar dans ses bras.

Le général n'en doutait pas.

- Merci pour tout, Père ! dit Oscar en sautant au cou de l’homme pour la première fois.

La nouvelle de leur mariage fut accueillie par des cris de joie dans la demeure et la date fut décidée très rapidement. Le Roi et la Reine eux mêmes répondirent à l'invitation. L'effervescence gagnait toute la Cour puisqu’on n'avait encore jamais assisté à un mariage d'amour entre une noble et un roturier. Surtout lorsque la noble en question avait été pendant près de dix années un homme aux yeux de toute la Cour...
Nos futur mariés avaient du mal à réaliser. Même dans leurs rêves, ils n'auraient jamais espéré pareil bonheur puisque leur amour était condamné à cause de leur différence sociale. Pourtant, ils allaient vraiment se marier ! C'était inespéré pour eux...


Oscar ne vit pas ses règles arriver ce mois-ci et elle était nauséeuse le matin. Elle en parla avec Grand-Mère qui lui dit d'aller se coucher et qu'elle allait faire quérir le docteur Lassone immédiatement. Le docteur arriva quelques temps plus tard et ausculta Oscar et lui apprit qu'elle était enceinte d'environ six semaines.

- Vous êtes sûr, docteur ?

- Parfaitement, mademoiselle. Je vous conseille vivement de surveiller votre santé et de vous reposer. Il y a une vie en vous ! Vous devez faire plus attention. Pendant quelques temps, vous serez vulnérable.

- Je vous remercie, docteur et je ferais attention.

- Bien ! Au revoir, mademoiselle, et mes félicitations !

- Merci.

Après le départ du docteur, Oscar était aux anges. Elle allait être mère et elle allait se marier avec le plus merveilleux des hommes ! Elle ne pouvait rêver d'un plus grand bonheur.

- Grand-Mère, il faut que tu saches que je suis enceinte d'André. D'après le docteur, ma grossesse serait de six semaines environ… Je suis si heureuse mais j'ai peur de ce que Père dira alors que nous ne sommes pas encore mariés.

- Oh ! Oscar ! Je suis si heureuse pour vous ! Je suis sûre que votre père sera heureux ! Mais pour l'heure, il faut que tu songes à le dire à l'heureux futur père, tu ne crois pas ?

- Je lui dirais ce soir, Grand-Mère. Pourrais-tu m'aider ? Je voudrais mettre une robe et je voudrais que tu prépares un repas pour deux. Je lui parlerais au repas.

- Très bien ma chérie ! Je m'en occupe ! D'ailleurs, André ne va pas tarder à rentrer de Paris… J'entends un cheval, cela doit être lui ! Bon viens ! Je t'aide à enfiler une robe et ensuite je fonce en cuisine !

- Merci Grand-Mère !

- Il n’y a pas de quoi ! Voilà tu es superbe Oscar. André n'en reviendra pas !

- Tu crois que je vais lui plaire comme cela ?

- Quelle question ! Tu es superbe et quoi que tu portes… Tu le sais, qu'il te trouvera belle !

- Tu as raison… Il est tellement gentil et doux avec moi mais je me demande comment il va réagir à l'annonce de ma grossesse… On n'en avait pas parlé jusque là.

- Ne t'inquiète pas. Il t'aime et c'est tout ce qui compte. Je suis sûr qu'il sera très heureux… Bon ! Je l'entends qui monte et moi je vais à la cuisine ! Tout se passera bien !

André arriva devant la porte, il cogna puis se glissa dans la chambre. Lorsqu'il vit Oscar, il fut émerveillé. Elle était tout bonnement splendide !

- Tu es resplendissante, mon amour !

- Tu penses vraiment ce que tu dis ? Alors cela mérite une récompense…

Elle se pencha sur ses lèvres et les effleura d'un tendre baiser.

- André, j'ai demandé à Grand-Mère de nous préparer un dîner romantique. Qu’en dis-tu ?

- Que je ne pouvais espérer mieux, mon amour.

L'heure du dîner arriva et Oscar décida d'annoncer l'heureuse nouvelle.

- André, il faut que je te dise… Je suis enceinte.

André n'en croyait pas ses oreilles. Il la prit dans ses bras et lui murmura à l'oreille :

- Mon amour, comme je suis heureux ! Tu ne peux pas savoir à quel point je t'aime.

- Oh André, je suis si heureuse, je t'aime tant et voilà une preuve de notre amour… Mais j'ai peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas agir au mieux pour notre enfant… J'ai si peur...

- N’aie pas peur mon amour ! Je serais toujours là pour toi et pour… lui, dit-il tendrement en posant sa main sur le ventre d’Oscar

- André, j’ai tellement peur et je n’y arriverai pas sans toi. Promet-moi de ne jamais m’abandonner…d’être là pour lui et pour moi.

- Je ne pourrais jamais vivre sans toi…plus maintenant

- Tu comprends, tu es ma raison de vivre et maintenant il y a cet enfant et je veux l’élever avec toi sans avoir peur à chaque instant de ce que les autres pourraient dire. Je ne veux plus trembler pour ta vie à chaque instant parce que tu me suis toujours et je ne veux plus jouer cette comédie ! Je veux pouvoir vivre pour toi et puis pour lui maintenant. Je veux vivre libre André et être libre de t’aimer.

- Oh ! mon amour je te comprends et moi aussi je le veux plus que tout au monde. Mais comment faire pour apprendre… la nouvelle à tes parents et surtout à ton père, le général, il peut être si imprévisible parfois. Je sais bien qu’il a accepté notre union mais le fait que tu sois enceinte avant le mariage ne va peut-être pas aussi bien passer… Mais bon ce qui est fait est fait et on ne peut faire marche arrière… De plus si c’est garçon, ton père en serait ravi.

- Oui, mais si c’est une fille que crois-tu qu’il va se passer ?

- Je n’en ai pas la moindre idée, mon amour, mais pour moi cela ne fait aucune différence ! Fille ou garçon, je ne l’en aimerai pas moins puisqu’il est la plus belle preuve d’amour que tu m’aies donné, ma puce.

- Pour moi aussi André, il sera le plus beau cadeau que la vie m’ait permise d’avoir et la chance de vivre une vie de femme auprès du plus merveilleux des hommes, qui sera bientôt mon mari.

Ils dînèrent donc en tête-à-tête puis se décidèrent à aller trouver madame de Jarjayes d’abord, puis le général. Arrivés dans le boudoir de sa mère, Oscar décida de parler seule à seule à sa mère pour lui apprendre l’heureuse nouvelle. Madame de Jarjayes en eut les larmes aux yeux. Sa petite dernière allait devenir mère à son tour : on lui aurait dit ceci quelques années plus tôt, elle n’y aurait pas crue ! Elle félicita la future mère et le futur père et leur dit de ne pas s’inquiéter pour le général, qu’elle le lui dirait elle-même. Oscar et André l’en remercièrent et furent rassurés.

Les mois passèrent et André voyait le ventre de la jeune femme s’arrondir avec ravissement. Le mariage approchait à grand pas, ce qui les réjouissaient encore plus, si cela était possible. Ils avaient du mal à y croire encore ! Tant de bonheur à la fois aurait été inconcevable pour eux, il y avait peu.

- Tu es très belle mon amour… Oui, tu es de plus en plus belle… De jour en jour, tu t’embellis ! Les roses palissent face à une telle beauté, surtout depuis que tu ne portes que des robes.

- Vil flatteur ! Tu dis cela mais moi je ne suis pas à l’aise du tout comme cela. Vivement qu’il vole de ses propres ailes afin je puisse retrouver mes anciennes tenues !

- Toi… Tu ne changeras jamais

- Oui, mais tu m’aimes quand même alors pourquoi je changerai ?

- Oh ! oui, je t’aime et à jamais !


Le jour du mariage arriva, Oscar était à 7 mois de grossesse et commençait à avoir des contractions. Le mariage fut célébré dans la charmante petite église d’Arras. Là où jadis s’étaient unis les parents de la demoiselle. Il n’y avait que très peu d’invités, pour éviter que l’état d’Oscar ne parvienne à la Cour. Même si cela faisait quelques temps qu’elle avait quitté la Garde, les rumeurs allaient bon train et elle voulait surtout préserver son cher André.

Les quelques personnes qui étaient au courant de cet heureux événement étaient les invités du mariage. Comment auraient-ils pu leur cacher cette grossesse alors qu’Oscar avait perdu sa si mince silhouette au profit de celle de la future mère rayonnant de bonheur ? Tous ces événements avaient transformé Oscar : elle était encore plus radieuse que par le passé et on aurait pu croire que c’était une tout autre personne. Cela n’était pas tout à fait faux ! Cette Oscar-là ne cachait pas ses sentiments, elle les vivait comme les instants les plus merveilleux du monde.

Sa grossesse la comblait parce que ce petit être qui grandissait en elle était le fruit d’un grand amour. Il était aussi une part de cet être merveilleux… Son André était son mari à présent et Oscar avait compris que si elle perdait André, elle en mourrait de chagrin.

Néanmoins, Oscar lui avait fait la promesse que si jamais il lui arrivait quelque chose et que s’il ne s’en sortait pas, elle devrait continuer à vivre au nom de cet amour mais aussi et surtout pour leur enfant. Il serait déjà privé d’un père, alors au moins pour lui, elle devait vivre et refaire sa vie. Cette idée remplissait Oscar d’effroi ! Elle ne pourrait continuer sans André et encore moins refaire sa vie si cela devait arriver.

Malgré tout, elle se promit, qu’elle ne vivrait que pour leur enfant et seulement pour lui ! Jamais elle ne pourrait aimer quelqu’un d’autre que son cher et tendre André ! Non jamais ! Cela lui serait tout à fait impossible !



Partie 5


Les mois passèrent et Oscar arriva au terme de sa grossesse, elle accoucha pour le grand bonheur de tous d’un magnifique garçon aux yeux vert émeraude comme son père, mais il avait la finesse du visage de sa mère.

Ce petit ange promettait d’être très beau et déjà il faisait déjà des ravages, à peine venu au monde. Ils le nommèrent Alexandre…

André entendit son fils pleurer et pénétra dans la chambre où Oscar dormait, elle était belle même après son accouchement, pour lui elle était la plus belle femme au monde… C’était sa femme et la mère de son merveilleux petit garçon qu’il tenait contre lui. Ils étaient ses trésors mais surtout sa raison de vivre et plus que jamais il se battrait pour conserver son bonheur.

Oscar choisit cet instant pour se réveiller et vit le plus charmant des tableaux… celui d’un père tenant son enfant dans ses bras.

- Tu es réveillée mon amour ? Lui dit André.
- Oui.


André apporta l’enfant à sa mère et en profita avec beaucoup de précautions pour embrasser sa tendre épouse qui répondit à cette douce étreinte.


Les mois s’écoulèrent et André et Oscar voyaient grandir leur amour en même temps que leur fils : il avait maintenant 2 ans.

En ce matin de printemps, Oscar et André ferraillaient sous le regard admiratif d’une petite tête d’ange blonde avec de magnifiques yeux émeraude. Alexandre adorait ses parents et n’aimait pas qu’ils le laissent seul bien longtemps.

Lorsque l’épée d’André vola dans les airs, le petit garçon se précipita vers sa mère pour jouer.
André souriait. Leur fils ressemblait tant à son Oscar. Alexandre aimait voir ses parents s’entraîner à l’épée, il admirait sa mère car elle n’était pas comme les autres, elle était unique. Au contact de son fils, Oscar s’était transformée, elle qui n’avait jamais que commandé des armée, se trouvait parfaitement à l’aise dans son rôle de mère et elle était heureuse de sa nouvelle vie auprès des deux hommes de sa vie.


En voyant son fils arriver, Oscar ouvrit ses bras pour y accueillir le petit garçon qui s’y réfugia tout en prononçant des mots si doux à ses oreilles… Ce simple mot « maman ».
André sourit devant cette touchante scène entre son Oscar et son fils.
Dieu comme il les aimait tout les d’eux ! Depuis l’arrivée d’Alexandre, leur vie avait changé du tout au tout mais il était plus heureux que jamais car leur lien s’approfondissait de minute en minute.

- Mon amour pourrais-tu t’occuper d’Alexandre ? Je dois aller voir mes parents aujourd’hui et il faut que je me prépare.
- Maman ! Maman ! Je veux venir avec toi s’écria le petit garçon en s’accrochant un peu plus à sa mère de peur qu’elle ne le laisse.
- Mon ange, pourquoi n’irions-ous pas tous les trois chez tes parents ? Ils n’ont pas vu le petit depuis sa naissance et je devais aller voir Gand-Mère. Je voudrais profiter de ma merveilleuse femme et de mon fils si tu n’y vois pas d’inconvénient lui dit-il en l’enlaçant et en déposant un doux baiser sur ses lèvres.
- Très bien vous avez gagnez tous les deux. Je ne suis pas de taille à résister aux deux hommes de ma vie et puis c’est assez tentant car j’avouerai que je voulais passer du temps avec vous deux.

Elle répondit au baiser de son mari avec douceur tout en gardant dans ses bras son petit garçon.


Ils partirent donc tout trois en direction de Jarjayes.

Alexandre était sur le cheval de sa mère et appréciait la ballade en compagnie de ses parents. Arrivés dans la demeure de ses parents Oscar, André et le petit Alexandre se dirigèrent vers les écuries où ils donnèrent leurs chevaux au palefrenier avant d’aller vers l’entrée.

C’est Grand-Mère qui vint leur ouvrir et qui fut heureuse de revoir ses petits enfants, mais elle n’avait pas vu le petit ange qui se cachait derrière sa maman. Alexandre était collé à sa mère, c’était la première fois qu’il voyait cette demeure, il était impressionné.

- Oh ! Mes enfants comme je suis contente de vous voir depuis tout ce temps. Comment allez-vous et où est le petit ?
- Nous allons bien Grand-Mère lui dit Oscar.

Elle se retourna et prit dans ses bras son fils pour le présenter à Grand-Mère qui ne l’avait pas vue depuis deux ans. Alexandre se blottissait dans les bras de sa mère qui lui souriait pour le rassurer.

- Grand-Mère, voici Alexandre. Il est un peu timide. Je ne sais pas ce qui lui arrive tout à coup ! Alexandre, voilà la grand-mère de ton père… dis bonjour, elle ne va pas te manger tu sais ! dit Oscar en souriant.
- Bonjour mon grand dit Grand-Mère. Il vous ressemble tant à toi et à André, c’est un parfait mélange de vous deux.
- Tu as raison Grand-Mère ! Notre fils a hérité de la beauté de sa mère dit André en s’approchant de sa femme pour l’enlacer.
- Peut-être, mais il a tes yeux mon amour, dit Oscar tout en se serrant davantage contre son mari.

Grand-Mère était touchée par ce magnifique tableau que formaient ses enfants, ils s’aimaient tellement et en avaient la plus belle preuve…leur fils.

- Ma petite Oscar, tes parents vont bientôt rentrer ; si tu veux t’installer en attendant.
- Merci Grand-Mère, mais je vais monter me reposer un peu dans mon ancienne chambre cette chevauchée m’a épuisée.
- Oscar, donne-moi Alexandre, si tu veux,je vais le garder.

André prit son fils dans ses bras et l’emmena dans le jardin.

Oscar partit donc se reposer quelques heures avant l’arrivée de ses parents pendant qu’André, lui, s’occupait de leur enfant.

Quelques heures plus tard Oscar se mit à la fenêtre de son ancienne chambre, elle contempla avec un magnifique sourire, son petit garçon et son mari qui jouaient dans le jardin.

André resterait toujours un enfant. Oui, pour Oscar, il était resté le même que dans son enfance il avait simplement grandi.
André entraînait son fils avec une petite épée en bois, il lui montrait les différentes passes d’arme et Alexandre s’appliquait car il voulait être digne de ses parents qu’il admirait plus que tout au monde.

Oscar décida d’aller rejoindre les deux hommes de sa vie dans le jardin, lorsque le petit garçon vit arriver sa mère, il se précipita dans ses bras en disant :

- Maman !
- Voyons Alexandre ! lui dit gentiment sa mère alors qu’il s’était littéralement blotti dans ses bras.

Elle alla rejoindre André avec l’enfant dans ses bras et tout trois partirent aux abords de l’étang…de leur enfance.

- Mon amour ! dit André tu te souviens de tout les moments que nous avons passé ici ? J’ai l’impression que cela fait des années et pourtant…
- Oui André ! je m’en souviens… A l’époque, c’était ici que nous prenions les décisions importantes lui dit-elle avant de l’embrasser tendrement et de se serrer tout contre lui avec leur fils endormi dans ses bras.


Tout deux regardèrent tendrement Alexandre dormir aux creux des bras de sa mère, il ressemblait tellement à un ange lorsqu’il dormait paisiblement. A cette idée, André ne put s’empêcher de sourire, cela lui rappelait tellement son Oscar alors qu’elle était haute comme trois pommes et qu’elle se prenait vraiment pour un garçon.

- Il te ressemble tellement mon ange que des fois, j’ai l’impression que c’est toi que j’ai devant les yeux…oui toi si tu avais été un garçon.

André avait dit ses paroles avec toute la tendresse qu’il éprouvait pour ses deux êtres tant chéris.

- Ah bon ?! Il me ressemble à ce point ? Pourtant, je trouve qu’il a hérité de ton calme légendaire, mon amour, mais aussi ta beauté lui dit-elle en lui souriant.
- Oh ! que non ! C’est ta beauté qu’il a prise lui dit-il en caressant de ses lèvres les siennes en une douce caresse qui arracha un soupir à Oscar.


Ils rentrèrent au château et y trouvèrent les parents d’Oscar qui les accueillirent avec un grand sourire, ils étaient heureux de les revoir car étant très pris à la cour, ils n’avaient guère le temps de voir leurs enfants.

- Ah ! Mes enfants cela faisait longtemps qu’on ne s’était vus, dit le général
- Mes respects, Père. C’est toujours une grande joie pour moi de venir vous voir.
- Monsieur, je vous salue dit André
- Bonjour Mère, j’espère que vous allez bien ?
- Très bien, mon enfant, et je vous remercie de vous en inquiéter.
- Bonjour madame de Jarjayes, ravi de vous revoir.
- Moi de même André.

Alexandre choisit cet instant pour se réveiller et il planta son regard frondeur dans celui de son grand-père. A cet instant, le général cru revoir sa fille, au même âge.

- Père vous souvenez vous d’Alexandre ? Il est vrai qu’il venait à peine de naître lorsque vous l’avez vu la première fois. Alexandre voici tes grands-parents.

Le petit garçon jugea de ses grands yeux émeraude les membres de sa famille, il était toujours blotti dans les bras de sa mère qui le regardait avec un grand sourire sur les lèvres. Le petit garçon se fit déposer à terre par sa mère.

- B… Bonjour, murmura-t-il intimidé.
- Bonjour mon enfant, dit le général d’une voix douce que personne ne lui reconnut.

Au contact de son petit-fils, le général s’adoucit, il aimait cet enfant autant qu’il avait aimé sa mère. Aujourd’hui il savait qu’il avait fait le bon choix pour sa fille, elle était heureuse et entre de bonnes mains.

La rose qu’était Oscar avait su s’éclore, s’ouvrir à ses sentiments malgré son éducation.

Après tout, la rose, pour éclore, n’a besoin que d’amour et de lumière… Son seul et unique destin est d’éclore dans la rosée du matin et se faner au cours de la soirée. La rose est éphémère mais c’est ce qui en fait la beauté.
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MessagePosté le: 19/10/2006 12:48:09    Sujet du message: Publicité

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