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La Révolution
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André grandier
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MessagePosté le: 17/10/2006 22:37:22    Sujet du message: Fete de la fédération Répondre en citant

Fête de la fédération





On désigne particulièrement sous le nom de Fête de la Fédération la fête qui fut célébrée au Champ de Mars de Paris, le 14 juillet 1790, premier anniversaire de la prise de la Bastille. On y vit réunis, au nombre de 60 000, les députés des 83 départements ; Louis XVI assista à cette fête, et y jura la Constitution.

L'enthousiasme y fut porté à son comble. Une seconde fédération eut lieu le 14 juillet 1792 ; mais l'union et l'entraînement qui avaient signalé la première avaient déjà fait place aux méfiances. Pendant les Cent-Jours (1815), on tenta de renouveler les anciennes fédérations à Paris et dans la Bretagne, mais sans aucun résultat.


Présentation

À l’imitation des fédérations régionales de gardes nationales qui avaient commencé dans le Midi dès août 1789 et s’étaient étendues à toute la France, La Fayette, commandant de la Garde nationale de Paris, fait organiser à Paris pour l’anniversaire de la prise de la Bastille une fête nationale de la Fédération.


Fête de la réconciliation et de l’unité

En 1790, l’Assemblée voulut que cette première commémoration du 14 juillet 1789 fut la fête de la réconciliation et de l’unité de tous les Français.


Aménagement du Champ-de-mars

Dès le 1er juillet 1790, 1 200 ouvriers commencèrent les travaux de terrassement. Ils étaient nourris mais mal payés et, quand on leur reprochait leur lenteur, ils menaçaient de quitter le chantier. Il s’agissait de transformer le Champ-de-Mars en un vaste cirque, d’une capacité de 100 000 spectateurs, au centre duquel s’élevait l’autel de la Patrie. On fit appel à la bonne volonté des Parisiens. Ils répondirent en masse. Louis XVI vint de Saint-Cloud donner un coup de pioche, La Fayette, en manches de chemise travailla comme un ouvrier. Bientôt ce fut une fourmilière humaine, où les ouvriers du Faubourg Saint-Antoine côtoyaient les nobles, où les moines côtoyaient les bourgeois, où les courtisanes donnaient la main aux dames des beaux quartiers. Les charbonniers, les bouchers, les imprimeurs vinrent avec leurs bannières décorées de tricolore. On chantait gaiement le Ah! ça ira et autres couplets patriotiques. Les soldats se mêlaient aux gardes nationaux. On hébergeait les fédérés venus de la province ; ils étaient au moins 50 000.






Fête de la Fédération

La Fête de la Fédération eut lieu le 14 juillet 1790, pendant la Révolution française, un an jour pour jour après la prise de la Bastille. Les fédérés défilèrent avec leurs tambours et leurs drapeaux ; ils étaient 100 000, y compris ceux de Paris. Les Parisiens prirent place sur les talus que l’on avait élevé autour de l’esplanade. Louis XVI arriva de Saint-Cloud et prit place dans le pavillon dressé devant l’École militaire. La participation de la foule fut immense, très enthousiaste. La messe est célébrée par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque d’Autun. La Fayette, en grand uniforme, arriva sur un cheval blanc et monta sur l’estrade. Louis XVI prête serment à la Nation et à la loi, la multitude le répéta et l’on entonna un Te Deum , puis on se sépara au milieu des embrassements et des vivats dont beaucoup s’adressaient à Louis XVI. À l’étranger, dans plusieurs villes, notamment à Hambourg, on célèbre l’anniversaire de la prise de la Bastille.

C’est le 6 juillet 1880 que le 14 juillet devint officiellement jour de la fête nationale française, sur proposition du député Benjamin Raspail. Cette date fut retenue non seulement en commémoration du 14 juillet 1789 (prise de la Bastille) mais aussi en mémoire de la fête de la fédération. La première date ayant été une journée jugée sanglante, c’est la seconde qui emporta les suffrages sans pour autant diminuer l’importance de la première. La lecture du rapport de séance du Sénat du 29 juin 1880 établissant cette fête nationale éclaire le débat sous-jacent portant sur laquelle de ces deux dates est commémorée le 14 juillet :

M. le rapporteur (M. Henri Martin) :

« Il y a eu ensuite, au 14 juillet 1789, il y a eu du sang versé, quelques actes déplorables ; mais, hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang. Espérons qu’il n’en sera plus ainsi dans l’avenir. (« Très bien ! » à gauche. Interruptions à droite.)
À droite. Oui, espérons !
M. Hervé de Saisy. Nous n’en sommes pas bien sûrs !
M. le rapporteur. Nous avons le droit de l’espérer. Mais n’oubliez pas que, derrière ce 14 juillet, où la victoire de l’ère nouvelle sur l’ancien régime fut achetée par une lutte armée, n’oubliez pas qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790. (« Très-bien ! » à gauche.)
Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France – personne que Dieu n’a fait l’âme de la France – mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même (« Très-bien ! » sur les mêmes bancs) ; elle a révélé à elle-même l’âme de la France. »


Le 14 juillet est donc à la fois commémoration de la prise de la Bastille et de la Fête de la Fédération.
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MessagePosté le: 17/10/2006 22:37:22    Sujet du message: Publicité

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André grandier
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MessagePosté le: 18/10/2006 20:14:47    Sujet du message: Mutninerie de Nancy Répondre en citant

Mutinerie de Nancy




La mutinerie de Nancy s'avèra être le plus grave des désordres militaires sous la monarchie, cette mutinerie provoqua la décomposition de l'armée de l'Ancien Régime.

Les trois régiments de Nancy - du Roi, Mestre-de-camp-général, suisses de Châteauvieux - poussés à la révolte par les envoyés de Philippe d'Orléans (1747-1793) dés les prémices de la Révolution, fondèrent des comités de soldats, insultèrent les officiers, s'inscrivirent au Club des Jacobins et fraternisèrent avec la garde nationale locale. La Fayette fit envoyer à Nancy le général de Malseigne pour rétablir l'ordre et la discipline. Il fut fait prisonnier par les sodants le 24 août 1790, le général Malseigne put s'enfuir le 28 août 1790, il arriva à Lunéville, mais la garnison de cette ville refusa de réprimer la révolte de Nancy. L' Assemblée constituante envoya François Claude Amour, marquis de Bouillé à la tête de 4 500 hommes de la garnison de Metz. Le 31 août 1790, les mutins suisses résistèrent et François Claude Amour, marquis de Bouillé et ses troupes ne purent s'emparer de la ville qu'à la nuit tombée, un lieutenant nommé Desilles fut tué en tentant de s'interposer entre les deux partis. Les Nancéins sont vaincus, il y a au total au moins 300 tués et blessés.

La répression fut efficace et rapide, la garde nationale fut supprimée, le club des Jacobins de Nancy fut fermé, les trois régiments furent déplacés et casernés dans trois autres lieux de garnison, les meneurs, particulièrement les suisses furent jugés. Il y eut un soldat de roué, 42 autres furent pendus, 41 furent condamnés aux galères.

L'ordre fut rétabli dans l'armée, mais les dissensions s'accentuèrent entre soldats et officiers nobles. La fuite de Louis XVI de France à Varennes en juin 1791, l'émigration provoquèrent un retournement politique et l' Assemblée législative gracia les mutins et organisa même une fête en leur honneur à Paris, le 15 avril 1792.
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MessagePosté le: 18/10/2006 20:17:10    Sujet du message: Déclaration à tous les français Répondre en citant

Déclaration à tous les français





"Déclaration de Louis XVI à tous les Français, à sa sortie de Paris", 20 juin 1791.

Pendant les préparatifs de la fuite de la famille royale, Louis XVI de France pendant ce temps rédigeait sa "Déclaration à tous les Français, à sa sortie de Paris". Ce texte voulait être une proclamation ; elle pouvait être efficace, mais le contenu en était beaucoup trop long, et surtout des considérations mesquines en dénaturaient l'émotion.


Extrait du texte

"Lorsque le roi, déclarait-il noblement a pu espérer de voir renaître l'ordre et le bonheur par les moyens employés par l'Assemblée nationale, et par sa résidence auprès de l'Assemblée, aucun sacrifice ne lui a coûté ; il n'aurait même pas argué du défaut de liberté dont il est privé depuis le mois d'octobre 1789 ; mais aujourd'hui que le résultat de toutes ces opérations est de voir la royauté détruite, les propriétés violées, la sûreté des personnes compromises, une anarchie complète dans toutes les parties de l'empire, sans aucune apparence d'autorité suffisante pour l'arrêter, le roi, après avoir protesté contre tous les actes émanés de lui pendant sa captivité, croit devoir mettre sous les yeux des Français, le tableau de sa conduite..."

Mais ensuite quelle pauvreté. il se plaignait d'avoir trouvé le palais des Tuileries non préparé pour le recevoir le 6 octobre 1789 ; d'avoir été contraint de remplacer les gardes du corps par des gardes nationaux ; de ne plus disposer que d'une liste civile de 25 millions, insuffisante pour soutenir "l'éclat nécessaire de sa Maison" ; d'en être réduit à l'usufruit du patrimoine de ses ancêtres, etc. Il ne retrouvait un peu de force que pour dénoncer l'action délétère des clubs et concluait ainsi : "Français, et vous qu'il appelait habitants de sa bonne ville de Paris, méfiez-vous de la sujétion des factieux ; revenez à votre roi ; il sera toujours votre ami, quand votre sainte religion sera respectée, quand le gouvernement sera assis sur un pied stable, et la liberté établie sur des bases inébranlables"

Seulement, les critiques que Louis XVI avait formulé contre l' Assemblée Constituante, tant en matière de finances publiques, que de justice et d'administration montraient surabondamment qu'il n'entendait pas le mot liberté dans son acceptation de 1791, bref qu'il n'était ni ne serait jamais le roi de la Révolution, ni de la Restauration de la Liberté, ni le Sauveur de la Patrie, mais le prince nostalgique d'un absolutisme aboli. Il y ajoute un post-sciptum par lequel il défendait aux ministres de signer aucun ordre en son nom, croyant par là paralyser le gouvernement. Il est des chefs d'État qui font l'histoire et d'autres qui sont modelés par elle : Louis XVI traversait l'Histoire comme un astre éteint...
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MessagePosté le: 18/10/2006 20:22:51    Sujet du message: Baiser Lamourette Répondre en citant

Baiser Lamourette





L'épisode dit du Baiser Lamourette est une tentative de réconciliation proposée par Antoine-Adrien Lamourette le 7 juillet 1792 à l'Assemblée législative.

Lamourette propose à ses collègues élus de s'embrasser en signe de réconciliation.

Louis XVI y participe.
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MessagePosté le: 18/10/2006 20:32:00    Sujet du message: Conseil exécutif Répondre en citant

Conseil exécutif




Le Conseil exécutif fut créé le 11 août 1792. Le 25 juillet 1792, des expressions malvenues dans le manifeste de Brunswick faisaient état de menaces vis-à-vis du peuple. Les armées prussiennes commençaient d'envahir le territoire.

Le soir du 10 août 1792, juste après la prise des Tuileries, l'Assemblée législative crut sauver la situation en nommant un Conseil exécutif provisoire. Il devait diriger à la place du roi, puisque celui à qui on avait recours depuis bientôt trois ans était virtuellement suspendu.

Les membres du conseil exécutif provisoire furent nommés par acclamation. Ils furent choisis en dehors de l'Assemblée législative.


Composition du Conseil exécutif

Le Conseil exécutif comprit Pierre Henri Hélène Marie Tondu, dit Lebrun-Tondu ministre des Affaires étrangères, Gaspard Monge ministre de la Marine, Joseph Servan de Gerbeyau ministère de la Guerre, Jean-Marie Rolland au ministère de l'Intérieur, Étienne Clavière au ministère des Finances, Georges Jacques Danton au ministère de la Justice.

Ce pouvoir s'entendant plus ou moins bien avec la Commune de Paris, fut pendant un temps, Le pouvoir, une sorte de Comité de salut public avant la lettre.


Activité

En décembre 1792 et en janvier 1793, le conseil exécutif provisoire fut surtout occupé par la préparation du procès de Louis XVI.
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:30:37    Sujet du message: Tribunal extraordinaire Répondre en citant

Tribunal extraordinaire




Création du tribunal extraordinaire, décret du le 17 août 1792.

Le tribunal extraordinaire fut créé au lendemain du 10 août 1792. Il avait pour fonction de juger les auteurs des crimes contre-révolutionnaires du 10 août 1792.

Sur l'exigence de la Commune de Paris, l'Assemblée lui remet le glaive de la Justice. Quelle serait cette justice ? Les uns voulaient un tribunal vengeur, rapide, expéditif. Jean-Paul Marat préfèrait un massacre.

Le tribunal de vengeance pouvait éviter le massacre. La Commune de Paris, par la voix de Maximilien de Robespierre, en demanda à l'Assemblée la création immédiate. Présentée avec des formes adoucies, des ménagements insidieux, mêlés de menaces, la proposition fut reçue dans un grand silence. Un seul député François Chabot se leva pour l'appuyer. Et pourtant elle passa. On espèra éluder la proposition dans l'application ; on la décrèta en principe.

Dés ce moment, d'heure en heure, des pétitions menaçantes vinrent exiger l'exécution du décret rendu. En une soirée trois députations de la Commune se succédèrent à la barre. le 17 août 1792, une nouvelle députation vint dire : "Le peuple est las de n'être pas vengé ; craignez qu'il ne se fasse justice. Ce soir, à minuit le tocsin sonnera. Il faut un tribunal criminel aux Tuileries, un juge par chaque section. Louis XVI et Antoinette voulaient du sang ; qu'ils voient couler celui de leurs satellites". Des sectionnaires chargés par la Commune de former des jurys entrèrent dans l'Assemblée. L'un d'eux :" Vous êtes comme dans les ténèbres sur ce qui se passe. Si, avant deux ou trois heures, le directeur du jury n'est pas nommé, si les jurés ne sont pas en état d'agir, de grands malheurs se promèneront dans Paris".

L'Assemblée obéit sur l'heure. Elle vota la création d'un tribunal extraordinaire. Toutefois avec une précaution, l'élection à deux degrés comme pour les députés ; le peuple nommait un électeur par section, et ces électeurs nommaient les juges.


Fonction du tribunal extraordinaire

Le tribunal extraordinaire est chargé de juger sans appel ni cassation les conspirateurs coupables des "crimes commis contre le peuple dans la journée du 10 août" (1792).

Les membres du tibunal seront élus par les sections, les commissaires chargés de requérir nommés par le Conseil exécutif. Maximilien de Robespierre, élu, se récuse habilement. Un parent de Camille Desmoulins (son cousin) Fouquier-Tinville y fera ses débuts dans la justice révolutionnaire
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:36:54    Sujet du message: Discour de Danton Répondre en citant

Discour de Danton



Dans ce discours Georges Jacques Danton va atteindre les sommets de sa verve à l'Assemblée législative.

Vers midi Georges Danton monte à la tribune de l'Assemblée législative pour secouer les volontés chancelantes tout en appelant avec franchise ou non, le peuple parisien au calme et à la détermination :

« La patrie va être sauvée ! tout s'émeut, tout s'ébranle, tout brûle de combattre !... Il nous faut de l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace, et la France sera sauvée ! »

Ces paroles se répandront dans tout le royaume de France. À elles seules, elles assureront la place de Georges Danton dans le Panthéon révolutionnaire.

Le 2 septembre 1792, Georges Danton est l'homme de l'audace, l'homme qui arrache à l'Assemblée législative les décrets qu'imposent la conjoncture. Personne ne le conteste.
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:38:33    Sujet du message: Massacre de septembre Répondre en citant

Masssacres de septembre





Les Massacres de septembre désignent une série d'exécutions sommaires et de masse qui se déroulèrent du 2 au 7 septembre 1792. C'est un des épisodes les plus sombres de la Révolution française. Les historiens ne s'accordent pas sur les motivations qui ont poussé des hommes à commettre ces actes de pure folie et à tuer, dans des circonstances particulièrement horribles, des prisonniers. Ces tueries furent perpétrées non seulement à Paris, mais également dans d'autres villes du pays, comme par exemple à Orléans, Meaux ou Reims, sans toutefois que ces exactions prennent en province la même ampleur que dans la capitale.


Contexte

La France est en guerre contre l'Autriche depuis le 20 avril 1792.

Les armées prussiennes ont investi Longwy le 23 août et Verdun, assiégée, va bientôt subir le même sort. Se développe alors dans la population parisienne un sentiment de panique : par le manifeste de Brunswick du 25 juillet, le duc de Brunswick emploie des expressions "malvenues" : faute d'une reddition et d'un retour à l'ordre royal, les armées prussiennes livreront Paris à « une exécution militaire et une subversion totale ».

Certains veulent déplacer les institutions de la République en province et évacuer la capitale. Danton s'oppose énergiquement à cette solution. Se développe l'idée d'un ennemi intérieur. La rumeur court que les contre-révolutionnaires sont en train, du fond de leur geôles, d'ourdir un complot, qu'ils sont complices et donc coupables par avance des menaces proférées par Brunswick. Les sans-culottes exigent une justice rapide afin de mettre un terme au complot.


Déroulement

Les massacres commencent avec l'égorgement de vingt-trois prêtres réfractaires à la prison de l'Abbaye par des fédérés marseillais et bretons. Un groupe se rend par la suite dans le couvent des Carmes, où sont enfermés cent-cinquante prêtres insermentés. À l'arrivée des assassins, ils courent s'agenouiller à la chapelle où ils sont tués à coups de pique, de hache et de bâton. Ensuite, le groupe retourne à l'Abbaye encore pleine de prisonniers, et y installe un « tribunal ». C’est ici que sont « jugées » et « exécutées » plus de 300 personnes. Stanislas-Marie Maillard, exécuteur des ordres du Comité de surveillance, condamne un à un tous ceux qui se présentent devant lui « à la force ». La porte s'ouvre et dès qu'ils ont franchi le seuil, ils tombent sous les piques ou les baïonnettes. Ce massacre dure toute la nuit.

Le même jour, quatre prêtres sont massacrés dans l'Église Saint-Paul Saint-Louis (actuelle Église Saint-Paul dans le Marais), ancienne église professe des Jésuites (plaque commémorative à droite).

Le massacre s’étend ensuite pendant cinq jours aux prisons voisines : à la Conciergerie, à la Prison du Grand-Châtelet, à la Force, à la Salpêtrière, à Bicêtre, à la Prison des Carmes.

Les massacres ne s’arrêtent pas là. Marat souhaite que ces « tribunaux » populaires sanglants s’étendent à la France entière. Il fait donc tirer sur ses presses une circulaire datée du 3 septembre qui justifie les exactions, attise les colères et provoque encore de nombreux « jugements » sommaires :

« La Commune de Paris se hâte d'informer ses frères de tous les départements qu'une partie des conspirateurs féroces détenus dans les prisons a été mise à mort par le peuple ; actes de justice qui lui ont paru indispensables, pour retenir par la terreur les légions de traîtres cachés dans ses murs, au moment où il allait marcher à l'ennemi ; et sans doute la nation entière, après la longue suite de trahisons qui l'ont conduite sur les bords de l'abîme, s'empressera d'adopter ce moyen si nécessaire de salut public, et tous les Français s'écrieront comme les Parisiens : "Nous marchons à l'ennemi ; mais nous ne laisserons pas derrière nous ces brigands, pour égorger nos enfants et nos femmes." »

On assiste à des exécutions par exemple à Orléans, Meaux ou Reims mais la situation en province restera très modérée par rapport aux exactions qui ensanglantent la capitale. Au total, les journées de septembre à Paris et dans les départements ont fait plus de 1 400 morts.

Les massacreurs n'étaient pas des brigands mais généralement des petits commerçants ou artisans. Si les contre-révolutionnaires ont été les premières victimes, ce sont majoritairement des prisonniers de droit commun qui furent tués. Le 4 septembre, à l'hospice prison de la Salpétrière, les assassins violeront et tueront des prostituées, des folles et mêmes des orphelines encore enfants.


Responsabilité du pouvoir

Le rôle du gouvernement révolutionnaire dans ces meurtres reste très trouble : les émeutes ont-elles été globalement spontanées ou les massacres ont-ils été encouragés voire organisés par le pouvoir en place ?

Toujours est-il que ces paroles prononcées par Danton le 2 septembre 1792 sont restées gravées dans toutes les mémoires : « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ». On se souvient que Danton était ministre de la Justice, dans le Conseil exécutif provisoire qui comprenait six membres (des ministres). Ce conseil avait été constitué par l'Assemblée législative le soir du 10 août 1792, par acclamation.

La Commune de Paris et l'Assemblée législative étaient engagées dans une lutte pour le pouvoir qui rendait la France, alors en état de guerre civile, quasiment ingouvernable. La gouvernance de la République était l'objet d'une lutte féroce entre diverses factions, et les uns et les autres n'hésitaient pas à prendre des initiatives non-coordonnées voire contradictoires. Pour la Commune, ce pouvoir était en l’occurrence de fait donné au Comité de surveillance sur lequel Danton et Marat avaient une influence déterminante.

La Commune avait décidé de lever une armée de 60 000 hommes pour combattre les armées prussiennes. Officiellement, elle ne souhaitait pas laisser les villes sans défense livrées aux contre-révolutionnaires ; en fait, elle était bien consciente du fait que les volontaires seraient les plus extrémistes, et que ceux-ci partis le pouvoir central repasserait sous l'influence prépondérante des modérés. La commune avait procédé à de nombreuses arrestations (arbitraires) mais elle n'osait pas encore « juger » comme il sera fait pendant la terreur. En ce sens la Commune avait un intérêt évident à laisser faire les massacreurs, et de fait les massacreurs ne se distinguent pas des soutiens de la Commune, tandis que les promoteurs étaient des hommes influents de la Commune. Ces considérations expliquent sans doute le silence de Danton, qui souhaitait conserver son influence sur les membres de la Commune.

Depuis la prise de la Bastille, Marat pensait ouvertement que la politique la plus efficace pour rompre avec le passé consisterait à faire tomber quelques centaines de têtes. Son journal était l'un des plus virulents de la capitale, et il avait un fort prestige depuis l'arrestation de Louis XVI.

Pour Marat cet épisode relève donc d'une stratégie insurrectionnelle, commune à tous les mouvements extrémistes et tout particulièrement lorsqu'ils se sentent menacés, qui vise à mettre les plus modérés devant le fait accompli, et empêcher tout retour en arrière,

- en éliminant les hommes du bord opposé.
- en rendant les modérés complices (ne serait-ce que par leur inaction) d'un massacre.
- en créant une atmosphère de terreur, visant à faire taire l'expression d'une opinion contraire.

Et de fait, les massacres permirent en effet aux patriotes extrémistes de prendre une place prépondérante et les élections qui suivirent virent triompher Marat et Danton.

Les Massacres de septembre sont l’aboutissement de cette logique. Ils constituent aussi l'un des premiers "dérapages" de la Révolution française. Souvent controversé, cet évènement reste l'objet de vifs débats entre les historiens, certains pronant une vision marxiste de la révolution (Albert Soboul), d'autres s'attachant à montrer les limites du pouvoir populaire (François Furet).


Bilan

Les massacres de septembre 1792 firent au total entre 1000 et 1400 victimes, soit la moitié des prisonniers parisiens. Il y eut 307 morts parmi les 357 détenus de la prison de l'Abbaye qui comparurent devant les tribunaux populaires. Les trois quarts des prisonniers massacrés étaient des détenus de droit commun.


Le 2 septembre dans le calendrier

Il n'existe pas de commémoration officielle. Les victimes sont considérées comme martyrs. Le calendrier liturgique mentionne le 2 septembre comme le jour de commémoration des Bienheureux martyrs. Cette mention ne figure pas sur les agendas ordinaires.


Liste des prisons parisiennes

Prison de l'Abbaye
Prison du Châtelet
Prison des Carmes
Prison de la Force
Prison de la Conciergerie
Prison de Bicêtre
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:41:53    Sujet du message: Massacres à Versailles Répondre en citant

Massacres à Versailles




Une quarantaine de prisonniers (car six ou sept d'entre eux, quelques-uns blessés parviendront à s'enfuir) extraits des prisons d'Orléans sont massacrés à Versailles le 9 septembre 1792, avec des raffinements de cruauté qui égalent ceux des massacreurs parisiens.

Pour parfaire l'œuvre de "salubrité patriotique" (les massacres de septembre 1792), une quarantaine de prisonniers sortis des prisons d'Orléans pour être transférés à Paris, dont Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac, sont massacrés à leur passage à Versailles, à l'ancien carrefour des Quatre-Bornes par les paysans et les hommes de Claude Fournier-L'Héritier, malgré la courageuse intervention de Charles-Jean-Marie Alquier. Leurs têtes furent tranchées et empalées sur les grilles du château.C'est dans cette affaire que périt, non sans s'être héroïquement défendu, Jean-Paul-Timoléon de Cossé, duc de Brissac.

Le responsable des prisonniers se nommait Claude Fournier-L'Héritier, les bijoux des prisonniers dit-on furent dérobés par François Héron.

Le soir même, les assassins se rendent à la maison d'arrêt et à la maison de justice de Versailles pour y massacrer encore.
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:50:05    Sujet du message: Proclamation de la république Répondre en citant

Proclamation de la république




Proclamation de la République, le 21 septembre 1792.

Les députés de la Convention se savaient mandatés pour mettre un terme à une crise qui couvait depuis la fuite de Louis XVI de France à Varennes (juin 1791), la prise sanglante des Tuileries (10 août 1792). Leur origine bougeoise et leur activité politique ne les portaient pas, pour la plupart, à l'indulgence envers le trône. La victoire de Valmy (20 septembre 1792), le premier succès militaire de la République, acquis opportunément le jour même de leur réunion, les confortait dans leurs convictions.


Proposition de l'abolition de la royauté

Lorsque le député de Paris, Jean-Marie Collot d'Herbois proposa l'abolition de la royauté, il ne rencontra guère de résistance. Tout au plus Claude Basire, ami de Georges Jacques Danton, s'efforça-t-il de tempérer l'enthousiasme en recommandant une discussion. Mais l'abbé Henri Grégoire, l'évêque constitutionnel de Blois lui répondit vertement : "Qu'est-il besoin de discuter quand tout le monde est d'accord ? Les rois sont dans l'ordre moral ce que les monstres sont dans l'ordre physique. Les Cours sont l'atelier du crime, le foyer de la corruption et la tanière des tyrans. L'histoire des rois est le martyrologe des nations !" Jean-François Ducos l'appuya en affirmant que toute explication serait bien inutile "après les lumières répandues le 10 août".

Cette argumentation sommaire servit de débat. La décision fut prise à l'unanimité. La République était née.

Étonnée sans doute, de sa propre audace et pour comme se convaincre elle-même la Convention décida de dater désormais les actes officiels non plus de l'an IV de la Liberté mais de l'an I de la République.
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:51:45    Sujet du message: Testament de Louis XVI Répondre en citant

Testament de Louis XVI




Le testament de Louis XVI fut rédigé le jour de Noël, le 25 décembre 1792.

Voir aussi le texte intégral du testament de Louis XVI dans Wikisource.Le jour de Noël, Louis XVI de France rédigea son testament. En voici quelques extraits ; ils sont le reflet fidèle d'une âme épurée des contingences et des vanités humaines, parvenue au bout de son chemin de croix, d'un homme sans illusion sur ses semblables, mais aussi d'un roi prêt à échanger sa couronne terrestre contre l'auréole des saints:

" Au nom de la très sainte Trinité, du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Aujourd'hui vingt-cinquième jour de décembre mil sept cent quatre vingt-douze, moi Louis, seizième du nom, roi de France, étant de puis quatre mois renfermé avec ma famille dans la Tour du Temple, à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant, avec ma famille, de plus impliqué dans un procès dont il est impossible de prévoir l'issue, à cause des passions des hommes, et dont on ne touve aucun prétexte ni moyens dans aucune loi existante ; n'ayant que Dieu pour témoin des mes pensées et auquel je puisse m'adresser, je déclare ici, en sa présence, mes dernières volontés et sentiments".

Après avoir formulé son acte de foi, confirmé qu'il meurt dans l'union de l'Église catholique, apostolique et romaine, il demande à Dieu de lui pardonner ses péchés et, à défaut du confesseur qu'on lui refuse, de recevoir son repentir. Il demande à ceux qu'il aurait offensé par inadvertance, ou auxquels il aurait causé quelque mal de lui pardonner et d'unir leurs prières aux siennes. Puis :

"Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet ; et je prie Dieu de leur pardonner, de même qu'à ceux qui par un faux zèle ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal (il s'agit ici des émigrés). Je recommande à Dieu ma femme et mes enfants, ma sœur, mes tantes, mes frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang ou par quelque autre manière que ce puisse être ; je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur, qui souffrent depuis longtemps avec moi ; de les soutenir par sa grâce, s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable".

Louis XVI recommande aussi ses enfants à sa sœur, Madame Élisabeth (Élisabeth de France), car il prévoit sans doute la fin prochaine de Marie-Antoinette d'Autriche, à laquelle cet homme admirable demande pardon de tous les maux qu'elle souffre pour lui l'assurant, qu'il ne "garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher". C'est ensuite au dauphin (futur Louis XVII) qu'il s'adresse :

"Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens ; qu'il doit oublier toute haine tout ressentiment, et nommément ce qui à rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve ; qu'il ne peut faire le bonheur des peuples qu'en régnant suivant des lois : mais en même temps qu'un roi ne peut les faire respecter, et faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, Qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire ; et qu'autrement étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile".

C'est ici le plus amer retour sur lui-même, l'analyse succincte, mais fort claire, de son comportement politique, de ses faiblesses. Il recommande également au dauphin, dont il paraît bien espérer malgré tout qu'il lui succèdera sur le trône, restauré, de se souvenir de ceux qui sont morts à son service et de leur famille, de récompenser les fidèles et de pardonner aux ingrats, voire à ceux qui ont trahi la cause de la monarchie.

Parmi ceux qui lui sont restés attachés, il ne peut nommer que quelques personnes, parmi lesquels ses trois défenseurs (Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, François Tronchet et Raymond de Sèze) et Jean-Baptiste Cléry.

"Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardent, les mauvais traitements et les gènes dont ils ont cru devoir user envers moi. J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes : que celles-là jouissent dans leur cœur, de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser !.... Je finis en déclarant devant Dieu, et prêt à paraître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi"
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MessagePosté le: 18/10/2006 22:52:53    Sujet du message: Création de la commission de salut public Répondre en citant

Commission du salut public




La Commission de salut public est créée le 25 mars 1793, elle est chargée de la "défense extérieure et intérieure de la République".

Une composition trop disparate, en majorité girondine - Maximilien de Robespierre la qualifie de "Conseil Dumouriez" -, un fort absentéisme (dépassant la moitié des 25 membres), l'absence du secret des délibérations auxquelles assistaient de nombreux députés et bien d'autres inconvénients firent réclamer un organe moins nombreux, plus puissant, qui recevrait les attributions collectives du Conseil exécutif.

C'est le girondin Maximin Isnard qui en prit l'initiative, les 4 et 5 avril 1793, contre l'avis de ses amis Girondins. Soutenu par Bertrand Barère de Vieuzac qui précisa, afin de rassurer ses collègues, les limites apportées aux pouvoirs de cette nouvelle Commission, par Jean-Paul Marat et Jacques Alexis Thuriot, le décret est arraché à la Convention qui surmonte ses craintes d'une dictature collective. Georges Jacques Danton s'y rallie contre la certitude qu'il sera membre de la nouvelle Commission.
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Dernière édition par André grandier le 19/10/2006 13:17:46; édité 1 fois
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MessagePosté le: 19/10/2006 11:16:08    Sujet du message: Complot de Charenton Répondre en citant

Complot de Charenton




Complot de Charenton, (mai 1793).

Les Girondins accusent Georges Jacques Danton de conspirer avec la Commune de Paris et les Jacobins l'accusent d'avoir en vue une nouvelle insurrection, voire de nouveaux massacres. C'est le fameux "Complot de Charenton".

Le "Complot de Charenton" est fait de conciliabules au cours desquels Georges Danton, Maximilien de Robespierre, Claude Basire, François Chabot, Jean-Nicolas Pache, de connivence avec Jacques-René Hébert et Pierre-Gaspard Chaumette, auraient préparé le coup de force contre la Convention.

Le projet existe puisqu'il aboutira, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure Georges Danton s'y est associé.
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MessagePosté le: 19/10/2006 11:21:24    Sujet du message: Insurrection de Lyon Répondre en citant

Insurrections de Lyon





Les insurrections de Lyon eurent lieu de juin à novembre 1793.

En 1789, Lyon, ville de petits commerçants, d'employés et d'ouviers, souffrant comme ailleurs du chômage et de la disette, accueillit favorablement les idées nouvelles. En mars 1793, le département tenta de s'opposer à la Commune et installla une municipalité girondine après avoir chassé les tenants de la Montagne. L'ancien prêtre Joseph Charlier, agitateur aux idées incendiaires, devint l'ennemi de la bourgeoisie et des royalistes et, malgré la Convention, fut arrêté lors d'une émeute, traduit devant un tribunal et sauvagement guillotiné sur la place des Terreaux.


L'insurrection lyonnaise

Dans un grand mouvement fédéraliste, les Lyonnais s'unirent, levèrent des troupes contre l'armée républicaine qui bombarda Lyon et l'obligea à capituler.

La Convention décrèta alors la destruction pure et simple de Lyon qui fut appelée Ville-Affranchie et envoya pour les représailles Georges Couthon, Joseph Fouché, puis Jean-Marie Collot d'Herbois, ancien acteur qui s'était fait siffler sur les scènes de Lyon.

Organisant une procession précédée par le buste de Joseph Charlier et dans laquelle un âne était déguisé en évêque, les représentants du peuple commencèrent par abattre les statues religieuses, pillant les églises et brûlant les écritures saintes, puis ils s'enfermèrent pour décider des autres mesures à prendre en accord avec des révolutionnaires locaux.


Répressions

On procéda à de massives arrestations et les prisons comme les caves de l'Hôtel de Ville de Lyon ou d'autres immeubles furent bientôt saturées de suspects que la guillotine n'arrivait plus à éliminer. Les rues de Créqui, Duguesclin et Robert à Lyon sont édifiées sur l'ancienne plaine marécageuse des Brotteaux où, pour la première fournée du 4 novembre 1793, une soixantaine de jeunes gens deux par deux furent amenés devant les fosses creusées à la hâte, tués à coups de canons chargés de mitrailles, puis achevés à coups de pistolets, de sabres ou de pioches. A raison d'une cinquantaine par jour, plusieurs milliers de victimes suivront, et l'on prendra même plus la peine de creuser des tranchées pour les inhumer, les corps jetés dans le Rhône devant servir d'exemple pour les citoyens des villes que le fleuve traverserait.

Parmi les dispositions prises par la Convention, on pouvait lire : « Son nom sera effacé du tableau des villes de la République et les maisons des pauvres et des patriotes conservées porteront le nom de Ville-Affranchie. Sur les ruines on élèvera une colonne portant ces mots : Lyon fit la guerre à la République, Lyon n'est plus ». Peu d'immeubles cependant furent détruits sauf sur la place Bellecour où les plus beaux furent détruits au canon et à coups de mines.

Le 6 février 1794, les fusillades s'arrêtèrent mais du 11 février au 25 mai 1794, on guillotina encore 96 personnes puis ce fut l'amnistie.

Sous le Directoire une terreur fut dirigée contre les républicains par la Compagnie de Jéhu.

Lyon reprit son vrai nom à partir du 6 octobre 1794.


À notre époque

On retrouve la liste de ces martyrs de tous âges dans la chapelle expiatoire des Chartreux érigée sur les lieux des massacres. Elle fut établie d'après les comptes bien tenus des révolutionnaires mais dans la crypte ne reposent que les restes qui ont pu être récupérés dans la fange.

Aujourd'hui à Lyon les descendants des victimes de la Terreur ont formé deux associations nommées Lyon 89 et 93.
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MessagePosté le: 19/10/2006 11:26:22    Sujet du message: Complot de l'Oeillet Répondre en citant

Complot de l'Oeillet





Le Complot de l'Œillet, nuit du 2 au 3 septembre 1793

Jean de Batz a promi un million à qui sauverait la reine Marie-Antoinette d'Autriche


28 août 1793

Mercredi 28 août 1793, Jean-Baptiste Michonis pénètre dans la cellule de Marie-Antoinette en compagnie d'un homme âgé d'environ 36 ans, de petite taille. Au revers de son habit rayé, l'homme arbore deux magnifiques œillets. Aussitôt, la reine reconnaît le chevalier Alexandre Gonsse de Rougeville, qui lors de la journée du 20 juin 1792, l'a défendue de la populace. Le chevalier de Rougeville -dont Alexandre Dumas fera son chevalier de la Maison-Rouge- s'incline devant la reine, et comme par distraction, laisse tomber ses deux œillets, qui contiennent des messages roulés dans les pétales, le chevalier accompagné de Michonis repart. Marie-Antoinette peut y lire ces mots :"J'ai des hommes et de l'argent". Elle répond avec la pointe d'une épingle sur un papier : "Je suis gardée à vue, je ne parle à personne, je me fie à vous, je viendrai".

Un quart d'heure plus tard, le chevalier de Rougeville revient avec Jean-Baptiste Michonis. Une conversation s'engage. Le chevalier l'informe qu'il reviendra le surlendemain et qu'il apportera l'argent nécessaire pour acheter ses gardiens. il semble que Marie-Antoinette s'emploie dés lors à acheter la complicité du gendarme Jean Gilbert qui remet le message de la reine au chevalier.


30 août 1793

Le chevalier de Rougeville reparait le surlendemain (30 août 1793) avec Jean-Baptiste Michonis et ils règlent avec la reine tous les détails de l'évasion, qui doit s'effectuer dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793. Le couple de concierges Richard, la femme de journée Marie Harel sont dans le secret. Le chevalier de Rougeville détient 400 louis d'or et 10 000 livres d'assignats destinés à acheter les gardiens de la Conciergerie.

En dépit de l'extrême faiblesse de la reine -épuisée par ses pertes de sang continuelles (elle souffrait d'un fibrome à l'utérus)-, il est convenu que la reine s'échappera, gagnera le château de Livry, où se cache Madame de Jarjayes, puis de là elle s'enfuiera vers l'Allemagne.


Nuit du 2 au 3 Septembre 1793

L'affaire est tout près de réussir. A l'heure fixée, la reine sort de son cachot, elle traverse la pièce où sont les gendarmes, pénètre dans la loge du concierge Richard, passe par deux guichets. Encore une grille à franchir et elle arrivera dans la cour de Mai, puis la rue. Hélas, à ce moment, pris de peur ou voulant faire payer plus cher sa complicité, Jean Gilbert arrête la reine. Malgré ses supplications, les promesses des deux sauveteurs, il se refuse obstinément à lui laissé passer la grille. Marie-Antoinette voit s'effrondrer ainsi sa dernière chance de liberté. Le chevalier de Rougeville et Jean-Baptiste Michonis se retire et le gendarme Jean Gilbert reconduit la reine dans son cachot.

Au moins Jean Gilbert pourrait se taire, mais de crainte que la tentative d'évasion s'ébruite, le gendarme soucieux de se dédouaner, adresse un rapport embarrassé à son supérieur, le lieutenant-colonel Dumesnil, où il dénonce tardivement les manigances de Jean-Baptiste Michonis et du chevalier de Rougeville. De plus, il révèle que la reine lui a confié un papier écrit à l'aide de piqûres d'épingles pour le chevalier de Rougeville. Mais le gendarme proteste qu'il s'est rendu à la Conciergerie et qu'il a déposé ce papier entre les mains du concierge Richard. Le lieutenant-colonel Dumesnil s'empresse d'alerter le Comité de sûreté générale. Celui-ci charge Jean-Pierre-André Amar, assisté du député Sevestre, de se rendre sans délai à la Conciergerie. Les deux membres du Comité de sûreté générale interrogent la reine. Harcelée de questions, elle répond évasivement, attentive à ne rien dire qui puisse incriminer personne. Le chevalier de Rougeville a pu fuir, mais Jean-Baptiste Michonis est arrêté (il sera guillotiné le 29 prairial an II (17 juin 1794). Les Richard sont chassés de la Conciergerie.

Faut-il apporter foi au témoignage du chevalier, alors qu'il est seul à rapporter l'entretien du 28 août 1793 ? La reine a-t-elle vraiment atteint la porte de la Conciergerie avant d'être arrêtée par l'un des gendarmes. Quel est le degré exact de complicité de Jean-Baptiste Michonis dans cette ténébreuse entreprise ? Certains historiens comme Marine Grey, qui dans son Hébert:"le Père Duchesne, agent royaliste écrit que le révolutionnaire aurait participé à ce plan d'évasion de la reine.
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MessagePosté le: 17/08/2017 23:33:44    Sujet du message: La Révolution

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