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André grandier
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:33:27    Sujet du message: Groupes politiques Répondre en citant

Les Girondins




Gironde, nom donné à un groupe politique pendant la Révolution française, qui siégea à l'Assemblée législative et à la Convention nationale, parce qu'il était composé de plusieurs députés des bords de la Gironde. Ils étaient majoritairement issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers. Leur affrontement violent avec le groupe des Montagnards domine les premiers mois de la Convention.

Appelés à l'époque Brissotins ou Rolandistes, l'appellation de Girondins est moins ancienne et ne fut popularisée qu'au début du XIXeme siècle, notamment par Lamartine dans son Histoire des Girondins. Ses membres, pour la plupart inscrits au club des Jacobins, étaient considérés comme les plus radicaux de l'assemblée, avec les députés de Paris, emmenés par Robespierre, qu'on nommait les Montagnards parce qu'ils siégeaient sur les plus hauts bancs de l'Assemblée.



Division sur la question de l'opportunité de la guerre

Les Girondins prônèrent la guerre contre ceux qui, en Europe, encourageaient la résistance aux lois révolutionnaires ou n'observaient pas un gage de neutralité en désarmant les émigrés. Le 15 mars 1792 les Girondins l'emportèrent, et Louis XVI forma un ministère girondin avec Dumouriez aux Affaires Étrangères et Roland à l'Intérieur. Le 20 avril 1792, la guerre était déclarée. Aussitôt le désaccord s'aggrava entre Robespierre et Brissot. Le premier refusant la confiance aux ministres girondins, ceux-ci durent démissionner le 13 juin 1792.

Si les Montagnards refusèrent de s'associer à la journée du 20 juin 1792, ils préparèrent l'insurrection du 10 août, instaurant une Commune insurrectionnelle à Paris et réclamant une Convention. Les deux partis furent donc dressés l'un contre l'autre avant l'ouverture de la Convention nationale.


Le duel Gironde/Montagne à la Convention

À la Convention nationale, la Gironde, composée essentiellement de députés des provinces fut installée à droite et la Montagne, composée des vingt-quatre députés de Paris et de plusieurs autres fut installée à gauche. Les Girondins dominaient l'Assemblée et, immédiatement, ils s'attaquèrent à la Commune de Paris et aux Montagnards, qu'ils tenaient pour responsables des massacres de septembre. Ce fut Marat qui fut visé le premier.

Bien qu'accusés de fédéralisme, les Girondins bénéficiaient de l'évolution favorable de la situation militaire (victoire de Jemappes, 6 novembre 1792) pour relancer la Convention girondine. Cependant, au procès du roi Louis XVI, les Girondins, en demandant l'appel au peuple, se rendirent suspects de tiédeur républicaine, en tentant de sauver le roi. L'évolution de la situation militaire (défaite de Neerwinden, 18 mars 1793, trahison d'un des leurs, Dumouriez, 5 avril 1793), et leur opposition contre l'institution du Tribunal révolutionnaire, les compromirent définitivement.


Avril-mai 1793 : la lutte ultime entre Girondins et Montagnards

Ce furent d'abord les Girondins qui firent décréter l'arrestation de Marat par la Convention nationale (13 avril 1793); mais celui-ci fut acquitté par le Tribunal criminel extraordinaire et regagna l'Assemblée triomphalement (24 avril 1793), puis, afin d'enquêter sur les exactions de la Commune de Paris et de veiller à la sécurité de l'Assemblée, ils firent nommer une Commission des Douze avec pouvoir d'arrestation. Hébert, substitut de la Commune de Paris, fut arrêté. La Commission des Douze cassée puis rétablie. Les Montagnards, dans les clubs, firent appel au peuple de Paris.

Forte de l'appui de 36 sections, la Commune organisa les journées d'émeute des 31 mai et 2 juin 1793. La Convention nationale cernée par des insurgés commandés par Hanriot, chef de la garde nationale, vota l'arrestation de vingt-neuf députés girondins et de deux ministres. Plusieurs d'entre eux réussirent à s'évader et tentèrent de soulever la province (Élie Guadet), avec peu de succès dans l'immédiat, si ce n'est, peut-être, l'assassinat de Marat par Charlotte Corday.


Répercussions

Pourtant le coup de force contre l'élite girondine fédéraliste de la Convention est durement ressenti dans le sud du pays: Lyon, Bordeaux, Marseille... font sécession à partir de juin 1793, amorçant une véritable "révolte des provinces" pour défendre le fédéralisme. La rébellion fut rapidement matée, obligeant les chefs à se suicider (Buzot, Clavière, Pétion, Roland).

Le procès des vingt et un Girondins, non évadés, (Brissot, Vergniaud, Gensonné, Viger, Lasource...etc) occupa les audiences du Tribunal révolutionnaire des 3 au 9 brumaire an II (24-30 octobre 1793). Tous furent condamnés à mort et guillotinés le 10 brumaire an II (31 octobre 1793).

Quelques fugitifs (Isnard, Lanjuinais) purent réintégrer la Convention nationale après le 9 Thermidor.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:33:27    Sujet du message: Publicité

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André grandier
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:34:35    Sujet du message: Montagnards Répondre en citant

Montagne



La Montagne fut un groupe politique à la Convention nationale.

Pendant la Révolution française, les députés de l’Assemblée législative de 1791 siégeant sur les bancs les plus hauts de l’Assemblée (la Montagne) prirent le nom de montagnards alors que les députés des bancs les plus bas prenaient le nom de Plaine ou de Marais.

Favorables à la République, dominés par Georges Danton, Jean-Paul Marat et Maximilien Robespierre, les montagnards connurent leur apogée au printemps de 1793 avec 300 députés à la Convention nationale, pour la plupart élus de la Seine et des grandes villes. Hostiles à la monarchie, favorables à une démocratie centralisée, les montagnards, proches de la petite bourgeoisie, s’appuyèrent sur les sans-culottes et combattirent âprement les Girondins, représentants de la bourgeoisie aisée, qu’ils finirent par évincer du pouvoir (2 juin 1793).

Dominant la Convention et le Comité de Salut public, ils imposèrent une politique de Terreur. Les montagnards se scindèrent alors en plusieurs courants distincts, ceux qui étaient partisans d'une alliance avec le peuple et de mesures sociales - menés par Maximilien de Robespierre - et les tenants d'une Terreur ponctuelle - menés par Georges-Jacques Danton. Par ailleurs, plusieurs députés montagnards étaient proches des Enragés de Jacques Roux ou des Hébertistes menés par Jacques René Hébert.

Les Hébertistes appelant à une nouvelle insurrection et les tentatives d'apaisement ayant échoué, le gouvernement révolutionnaire fit arrêter, dans la nuit du 13 au 14 ventôse An II (3-4 mars 1794), Hébert et les principales figures du club des Cordeliers. Tous furent condamnés à mort et exécutés vingt jours plus tard, le 4 germinal An II (24 mars 1794). Par la suite, ce fut au tour des Indulgents, qui menaient campagne pour renverser le gouvernement, mettre fin à la Terreur et négocier une paix rapide avec les monarchies coalisées, d'être éliminés. Arrêtés, ils sont condamnés à mort le 5 avril 1794 et guillotinés.

Après la chute de Maximilien Robespierre et de ses partisans le 9 thermidor an II, les montagnards (que l'on a pris l'habitude de qualifier de montagnards de l'an III, pour les distinguer des montagnards « dantonistes », qui s'étaient alliés aux modérés du Marais), de moins en moins nombreux et réunis dans le groupe des Crêtois, tentèrent de s’opposer à la Convention thermidorienne mais en vain. Ils furent en grande partie éliminés après les insurrections de germinal et de prairial.

Sous la deuxième République, les députés de l’extrême gauche (Armand Barbès, Alexandre-Auguste Ledru-Rollin) reprirent le nom de Montagne pour désigner leur groupe politique, tandis que les royalistes légitimistes les plus ultras, partisans de "l'appel au peuple" et convaincus que le suffrage universel aboutirait à rétablir la monarchie, adoptaient le nom de "Montagne blanche".
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André grandier
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:35:43    Sujet du message: Club des Jacobins Répondre en citant

Club des Jacobins



Le club des Jacobins (sa raison sociale était en fait Société des amis de la Constitution) est une société politique fondée à Versailles en avril 1789.


Histoire du club des Jacobins

Ce club est issu du Club Breton qui s'était donné pour but de ne pas se séparer avant d'avoir doté la France d'une constitution. Ayant attiré des députés de bien d'autres horizons géographiques que la Bretagne seule, le club a pris le nom de Société des amis de la Constitution et migre à Paris en octobre 1789 dans le couvent des Jacobins de Paris auquel on doit le nom sous lequel on le connaît aujourd'hui.

Cette société se révèle très rapidement parmi les plus actives. Son activité s'étend et son développement est considérable, en particulier en province. Des Sociétés des amis de la Constitution ou populaires se créent partout. Armand Joseph Dubernad, ancien député du Tiers à Rennes et maire de Morlaix, est le cofondateur du premier club de Bretagne, en 1790 avec Bouëstard de la Touche.

En 1793, le club est devenu une force d'intervention décisive dans le jeu politique français.

Ses membres ont très largement contribué à l'émergence d'un mouvement républicain. Le nom change d'ailleurs en parallèle aux différents épisodes révolutionnaires : ils deviennent les Amis de la liberté et de l'égalité, puis plus simplement Amis de l'égalité, preuve de l'importance que prend la question sociale en leur sein. Le club a ainsi essayé de s'ouvrir au mouvement populaire et plus seulement aux classes dirigeantes.

Le club des Jacobins cependant se divisa après l'arrestation de Louis XVI (21 juin 1791), les modérés fondèrent le club des Feuillants (16 juillet 1791), tandis que les autres optaient pour la République. Les Jacobins dominèrent la Convention nationale grâce aux députés montagnards. Après l'éviction des Hébertistes, le pouvoir fut monopolisé par Maximilien Robespierre et ses amis, et le Club devint le principal auxilliaire du Comité de Salut public. Après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) et la chute de Maximilien Robespierre, le Club fut fermé en novembre 1794, puis tenta de se reconstituer sous le Directoire.


Membres célèbres

Jacques Pierre Brissot
Camille Desmoulins
Joseph Fouché
Gaspard Monge
Robespierre
Saint-Just
Pierre Victurnien Vergniaud
Hérault de Séchelles
Pierre-Antoine Antonelle
François Boissel

Origine du nom jacobin

Jacobins était le surnom parisien des frères dominicains. Ces derniers avaient fondé au XIIIe siècle un couvent à Paris, couvent qui dépendait d'un couvent italien dédié à Saint-Jacques, situé au nord de Gênes près d'un col appelé Alto passo en italien et le Haut pas en français (pas = col). Le couvent dominicain de Paris prit lui aussi le nom de Saint-Jacques, qui fut donné également à la rue où il s'élevait qui partait du Sud de l'île de la Cité. Les frères dominicains de Saint-Jacques reçurent le surnom de Jacobins, venant du prénom Jacques, en latin Jacobus.

Au XVIIe siècle, le couvent dominicain fut transféré rue Saint-Honoré, mais conserva son surnom de "Jacobins". Du couvent primitif de la rue Saint-Jacques ne reste que l'église Saint-Jacques du Haut-Pas.

Au XVIIIe siècle, la crise des vocations obligea les rares dominicains à chercher des ressources financières en louant les réfectoires du couvent de la rue Saint-Honoré, imposantes salles servant aux repas et devenues inutiles. C'est ainsi que la Société des Amis de la Constitution loua en 1789 la salle dite des Jacobins, en même temps que l'Assemblée nationale fut transférée à Paris.

Le nom du lieu a pris le pas sur le nom officiel.


Acception actuelle

Le mot jacobin a servi depuis lors à désigner en France les républicains partisans d'une démocratie centralisée et d'un pouvoir exécutif fort.

Le Club des Jacobins a été refondé en 2006 sous forme d'association. Le Club des Jacobins promeut les valeurs fondamentales de la République héritées des Lumières et de la Révolution française.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:37:08    Sujet du message: Club des Cordeliers Répondre en citant

Club des Cordeliers


Le club des Cordeliers ou Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen est une société politique fondée à Paris le 27 avril 1790 et qui s'établit dans l'ancienne chapelle du Couvent des Cordeliers (aujourd'hui musée Dupuytren).


Histoire du club des Cordeliers

Le club se pose en véritable surveillant de l'assemblée et porte un regard critique sur celle-ci. Le club se propose également d'aider les indigents : contrairement aux jacobins, l'entrée y est libre. On entre au club sans avoir à verser de cotisation : un drapeau tendu à la sortie se charge de recueillir les dons.

Plus radical que le club des Jacobins, ses membres prirent une part très active aux mouvements insurrectionnels qui se produisirent sous l'Assemblée constituante, l'Assemblée législative et la Convention nationale. C'est lui qui organisa la manifestation du Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791 ; c'est lui qui repoussa la Constitution de 1791 et demanda la déchéance du roi après sa fuite et son arrestation à Varennes ; c'est encore lui qui fut l'artisan de la journée du 10 août 1792, qui amena la chute de la royauté en France. C'est de nouveau lui qui le 22 mai 1793 fomenta une insurrection qui amena la chute des Girondins à la Convention nationale.

Après la chute des Girondins, le club se divisa en Indulgents (les Dantonistes) et Enragés (les Hébertistes), auteurs de la loi des suspects et partisans d'une dictature de la Commune. Les uns et les autres périrent sur l'échafaud les 24 mars et 5 avril 1794 ; Marat fut assassiné par Charlotte Corday le 13 juillet 1793.

Le club des Cordeliers vaincu par le club des Jacobins devint une dépendance de celui-ci mais subsista plus longtemps que lui, n'étant fermé qu'en avril 1795.


Membres célèbres

- Pierre-Gaspard Chaumette
- Marie-Joseph Chénier
- Danton
- Camille Desmoulins
- Fabre d'Églantine
- Hébert
- Marat
- Théroigne de Méricourt fréquenta également ce club.
- Antoine-François Momoro


Origine du nom "Cordeliers"

Cordeliers était le surnom des moines franciscains, qui, habillés de manière très simple, portaient en guise de ceinture une simple corde. Le club des Jacobins tenait son surnom du couvent dominicain où il avait ses séances. De manière assez ironique, Dominicains et Franciscains avaient été des ordres rivaux au moyen Âge, rivalité que l'on retrouve entre les deux clubs, tous deux anticléricaux.

La carte de membre du club des Cordeliers représentait un œil ouvert : "l'œil de la vigilance révolutionnaire grand ouvert"
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:38:38    Sujet du message: Club des Feuillants Répondre en citant

Club des Feuillants



Le Club des Feuillants est issu des restes d'une scission de la partie modérée du Club des Jacobins, le Club de 1789, le 16 juillet 1791, après la fuite du roi et son arrestation à Varennes.

Ses premières séances se tiennent au Palais-Royal, puis dans l'ancien couvent des Feuillants, situé près des Tuileries, qui est à l'origine de son nom.

Ses membres, qui varient entre 160 et 264, regroupent les modérés, qui sont favorables à une monarchie constitutionnelle et à la Constitution de 1791. Parmi eux, Bailly, Barnave, Duport, La Fayette, Lameth, Sieyès, Louis Ramond (1755 - 1827), Paul Henri Marron, pasteur protestant.

L'accès au club est réservé aux « citoyens actifs » c'est-à-dire à toute personne qui paie l'impôt direct. Leurs adversaires leur avaient donné le nom de Club monarchique.

Leur influence disparait avec la fin de l'Assemblée législative.


Origine du nom Feuillants

La congrégation des Feuillants était une branche réformée de l'ordre cistercien. Jean de la Barrière, abbé du monastère Notre-Dame-des-Feuillants dans le Languedoc, voulut revenir au respect strict de la règle de Saint Benoît. A la demande du roi Henri III, l'abbé vint établir une communauté à Paris en 1587. Henri IV posa la première pierre de l'église en 1601. En 1608, l'autel fut consacré à Saint Bernard. De grands noms travaillèrent à la construction : François Mansart conçut le portail en 1624 ; Le Nôtre dessina les jardins du cloître contigu à l'église en 1666 ; Jules Hardouin-Mansart éleva en 1676 un portail monumental, dont le tympan d'Anguier représentait Henri III et les fondateurs du couvent. En 1790, les révolutionnaires firent fermer le couvent et le Club des Feuillants, avec La Fayette en tête, s'appropria les lieux. Le couvent fut rasé en 1804 à l'occasion du réaménagement du quartier.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:39:32    Sujet du message: Club du Manège Répondre en citant

Club du Manège



De septembre 1798 à mars 1799, une deuxième coalition est formée à l'instigation de la Grande-Bretagne, avec la Russie, l'Autriche, l'Empire ottoman, les Deux-Siciles, quelques princes allemands et la Suède. Les troupes austro-russes contraignent l'armée du Danube à retraverser le Rhin le 6 avril 1799, l'armée du général Masséna à évacuer Zurich, en Suisse, et chassent les forces françaises d'Italie. Par ailleurs, la Chouannerie renaît dans l'Ouest.

Devant ces difficultés, les élections du 29 germinal an VII (18 avril 1799) voient le succès des Jacobins, qui obtiennent la majorité dans le nouveau tiers du Corps législatif. À l'inverse, sur 187 candidats gouvernementaux, 66 d'entre eux, seulement, sont élus.

Bientôt, un conflit surgit entre le Directoire et les Conseils. 17 juin 1799 (29 prairial An VII), une coalition de députés autour des Jacobins obtient l'invalidation de l'élection du Directeur Treilhard comme anticonstitutionnelle. Il est remplacé par Gohier, ancien ministre de la Justice en l'an II, qui passe pour jacobin. Le lendemain, menacés de mise en accusation par les Conseils, La Révellière-Lépeaux et Merlin de Douai démissionnent. Barras et Sieyès sont épargnés parce que jugés plus à gauche. Le 2 messidor an VII (20 juin 1799), le général Moulin est élu au Directoire exécutif, deux jours après Roger Ducos. De même, le 14 messidor an VII (2 juillet 1799), le général Bernadotte devient ministre de la Guerre.

Revigorés par leur victoire sur le Directoire, les Jacobins fondent, le 6 juillet 1799, un nouveau club, la Réunion des Amis de la Liberté et de l'Égalité, qui siège dans la salle du Manège (où s'étaient successivement réunies la Constituante, la Législative et la Convention nationale). Présidée par Jean-Baptiste Drouet, qui fut l'ami de Babeuf, elle comporte d'anciens « terroristes », des néo-bavouvistes. Parmi les premiers inscrits, on trouve Bouchotte, Prieur de la Marne, Félix Lepeletier (frère du conventionnel Lepeletier de Saint-Fargeau et ami de Babeuf), Pierre-Antoine Antonelle, Victor Bach et des généraux comme Augereau, Jourdan et Marbot.

Devant les soulèvements royalites en province, notamment à Bordeaux, Toulouse, Narbonne et Montpellier, une série de lois extraordinaires, rappelant les mesures de salut public de l'an II, sont adoptées. Ainsi, le 24 messidor an VII (12 juillet 1799), les Conseils votent la loi des otages. Dans les départements déclarés en état de troubles, les administrations locales doivent dresser des listes de ci-devant nobles, de parents d'émigrès ou de contre-révolutionnaires notoires, susceptibles d'être retenus en otages pour faire pression sur les bandes armées royalistes. En cas d'assassinat de fonctionnaires de la République, même de curés constitutionnels, quatre de ces otages seront déportés. En outre, ils seront rendus responsables des dommages causés par les royalistes et devront régler des indemnités aux familles de leurs victimes ou aux paysans lésés par les pillages.

Toutefois, les succès des Jacobins inquiètent. Cambacérès est nommé ministre de la Justice le 2 thermidor an VII (20 juillet 1799) et Fouché ministre de la Police le 11 thermidor (29 juillet). En outre, les jacobins sont chassés de la salle du manège, le 8 thermidor (26 juillet), et doivent s'installer rue du Bac. Enfin, le 26 thermidor (13 août 1799), sur ordre de Sieyès, Fouché fait fermer le club jacobin du Manège.

Cette réaction gouvernementale se confirme parmi les Conseils, le 1er fructidor (18 août 1799) avec le rejet de la mise en accusation des quatre anciens Directeurs par le Conseil des Anciens (par 217 voix contre 214).

Toutefois, le 27 fructidor (13 septembre 1799), le général Jourdan demande devant le Conseil des Cinq-Cents l'on proclame la Patrie en danger.

Le lendemain, Dubois-Crancé est nommé au ministère de la Guerre en remplacement de Bernadotte, que Sieyès soupçonne d'avoir voulu tenter un coup de force projacobin.

Rentré d'Égypte, cependant, le général Bonaparte ouvre des discussions dans les milieux politiques, financiers et militaires, en vue de s'emparer du pouvoir ; il s'entend avec Siéyès, qui croit avoir trouvé en lui le sabre qu'il recherchait pour changer la constitution. Le 15 brumaire an VIII (6 novembre 1799), les Conseils législatifs, offrent un banquet de 750 couverts à Bonaparte et à Moreau, auquel les généraux les plus jacobins, Jourdan et Augereau, brillent par leur absence. Le lendemain, Jourdan propose en vain à Bonaparte de faire le coup d'Etat en faveur de la gauche jacobine. Finalement, prenant prétexte d'un hypothétique complot « terroriste », Bonaparte déclenche son coup d'État, le 18 brumaire (9 novembre 1799).

L'opposition jacobine sera décapitée en 1801, après l'attentat de la rue Saint-Nicaise, avec la déportation de nombreux militants révolutionnaires.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:40:46    Sujet du message: Les Sans-culottes Répondre en citant



Les sans-culottes sont les personnages emblématiques de la Révolution française ; c’est le nom que se donnent les partisans de la Révolution à partir de 1791, principalement à Paris.

Cette tenue est un signe de protestation, arboré initialement par des avocats, des commerçants, des employés, des artisans, des bourgeois puis par les membres de toutes les professions roturières, qui vont s’appeler « patriotes ».

Dans le calendrier républicain, les cinq jours complémentaires furent dénommés sans-culottides jusqu’en 1795.


Le « costume du révolutionnaire »

Ne portaient pas de culottes ceux qui portaient un pantalon, c’est-à-dire ceux qui travaillaient de leurs mains. Travailleur manuel, tapissier chez Réveillon ou typographe des Lumières, ouvrier du meuble ou artisan des Gobelins, le sans-culotte tira, à partir de l'événement révolutionnaire, fierté de son métier. Le renversement des valeurs traditionnelles se manifestait clairement par là : les privilégiés que leur naissance dispensait du travail, auxquels leur formation faisait mépriser l’ouvrage manuel, devinrent un objet de dérision constant.

Les sans-culottes s’opposent aux porteurs de culottes courtes et de bas de soie et répandent des usages démocratiques : ils se tutoient et s’appellent « citoyens ». Par la suite, les élus du tiers état arboreront des vêtements noirs avec bicornes, des vêtements austères qui trancheront avec les vêtements luxueux des élus des deux autres ordres de la noblesse et du clergé.

Le pantalon fut d’abord porté par les candidats du Tiers État à la députation. Ces candidats députés en opposition au Roi et aux privilèges de la noblesse, vont assurer la rédaction des cahiers de doléances qui seront inventoriés, centralisés et terminés à Paris en avril 1798. Outre le pantalon, rayé souvent aux trois couleurs, le sans-culotte était vêtu de la blouse et du gilet ou de la veste (la carmagnole), chaussé des sabots qui marquaient son appartenance au peuple travailleur. Il montrait que son esclavage avait pris fin en se coiffant du bonnet phrygien, un bonnet normalement utilisé pour protéger ses cheveux dans certaines professions, qui renvoie aux révoltes du XVIIe siècle et évoque les esclaves affranchis de la Rome antique.

Les représentations iconographiques, largement diffusées sous formes de gravures ou d’estampes vendues à la criée, idéalisaient le corps du sans-culotte, robuste, musclé, équilibré, que tout opposait aux corps monstrueux des privilégiés, évêques obèses passés au « dégraisseur patriotique » ou nobles filiformes et émaciés, roi-cochon ou reine-autruche (« l’Autruchienne »), ayant perdu toute dignité et tout droit au respect.

Les élus sans-culottes répudient et retirent de leur nom les références à la noblesse ; certains se donnent des noms référant à la république romaine comme « Brutus » ou « Gracchus ». Les « Leroy » se renomment « Laloi »…



La « sans-culotterie »

Ce sont les sans-culottes qui prennent la Bastille, participent à la chute des Tuileries et chantent la Marseillaise.

À partir de 1791 surtout, lorsque la fuite à Varennes (20-26 juin) puis le massacre du Champ-de-Mars (17 juillet) eurent clairement montré qu’une partie des élites avait rejoint le camp de la réaction en couvrant la trahison du roi et en faisant mitrailler le peuple, les militants des sections parisiennes firent de leur costume un manifeste politique contre le régime de monarchie constitutionnelle censitaire.

Après 1792, les sans-culottes arborent la veste courte à gros boutons : la carmagnole.

Le théâtre révolutionnaire (Sylvain Maréchal, Le Jugement dernier des rois) fit du sans-culotte le symbole de la justice naturelle.

Le sans-culotte trouvait en effet l’une des sources de son efficacité politique dans la fascination rousseauiste de nombre d’hommes des Lumières pour le travail manuel. Lecteurs de l'Encyclopédie, débiteurs vis-à-vis des sans-culottes qui avaient fait la Révolution à Paris, sauvant ainsi l’Assemblée nationale constituante, les chefs politiques de la Révolution marquèrent leur attachement jusqu'à la chute de Robespierre : ainsi fut imposé durant la Terreur, le tutoiement démocratique remplaçant le servile vouvoiement.

Quelques journalistes surent admirablement coller à ce peuple combattant et révolutionnaire : Jean-Paul Marat et son Ami du peuple et, dans un tout autre registre, Jacques-René Hébert et son Père Duchesne. Ils en furent longtemps les porte-parole, plus que les guides, incontestés. Les sans-culottes se rassemblaient, d’une part, dans les assemblées des sections et, d’autre part, dans les clubs. Les assemblées des sections, organismes de la vie de quartier institués dès 1790, n’accueillaient en principe que les citoyens actifs ; cependant, le rôle primordial joué par nombre d’ouvriers et petits artisans, ainsi que le fait qu’ils étaient restés armés depuis 1789, leur donna voix au chapitre. Les clubs surtout — club des Cordeliers, club de l'Évêché, Société fraternelle des deux sexes, Club helvétique — furent l’instrument dont les sans-culottes se servirent pour influencer la vie politique. Le club de l'Évêché, issu des Cordeliers, joua un rôle important dans la préparation du 10 août, jour de la prise des Tuileries et de la chute du trône. À partir de septembre 1792, le club des Jacobins s’ouvrit aux citoyens les plus pauvres : il devint dès lors le plus important des lieux de réunion pour les sans-culottes.

Ceux-ci manifestaient leurs revendication par des pétitions des sections présentées aux assemblées (Législative, puis Convention) par des délégués ; il y eut ainsi une succession de pétitions réclamant l’arrestation des chefs girondins avant l’insurrection du 31 mai au 2 juin. L’insurrection, la « journée », était le second moyen d’action. La violence armée fut un recours fréquent du 10 août 1792 aux vaines émeutes de germinal et prairial an III. Les émeutiers, appuyés par les canons de la garde nationale à laquelle ils appartenaient, venaient montrer leur force menaçante pour obtenir gain de cause. De leur détermination et de la capacité de résistance du pouvoir politique dépendait évidemment le succès de la tentative : réel le 10 août ou le 2 juin, il fut nul durant la période de la Convention thermidorienne.

Avec la mise en place, en 1792 et 1793, des comités de surveillance, les sans-culottes eurent un troisième moyen de pression sur le politique : la police et les tribunaux reçurent par milliers les dénonciations des traîtres et conspirateurs supposés. Pour l’efficacité de la Terreur, la surveillance révolutionnaire exercée par les sans-culottes était indispensable. Celle-ci abolie par la Convention thermidorienne, vint le moment où les sans-culottes, privés du club des Jacobins, désarmés, fichés et suivis par une police remarquablement infiltrée, durent abandonner leur pouvoir de pression. La République ne serait plus ni sauvée ni dirigée par leur colère, mais par les militaires.

En 1794 avec la chute de Robespierre, les sans-culottes perdent leurs pouvoirs et leur rôle politique.




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André grandier
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:41:47    Sujet du message: Roberpierrisme Répondre en citant

Robespierrisme



Le terme de « robespierrisme » ne renvoie à aucun courant politique ni à aucune idéologie précis, mais a pu être employé, dans un cadre politique ou historique, pour désigner une réalité mouvante, qui peut correspondre aussi bien aux amis politiques de Maximilien Robespierre qu'aux militants et représentants qui partageaient ses idées, à partir du moment où il apparaît comme une figure de proue des démocrates à l'Assemblée constituante et au Club des Jacobins, puis comme le membre le plus illustre du comité de salut public. « Le robespierrisme, c'est la démocratie », selon le mot de Jean Jaurès. Le « robespierrisme » ne se distingue pas d'une certaine conception de la Révolution, propre à l'aile « sociale » des Montagnards, jusqu'à la crise du 9 thermidor, qui voit ces mêmes Montagnards se déchirer entre eux. Puis il est repris, à l'égal de « jacobin » et de « terroriste », pour désigner l'ensemble des partisans du gouvernement révolutionnaire de l'an II, mais cette fois par leurs ennemis, et dans un sens péjoratif.


Montagne et Robespierrisme

Le terme a été employé par les historiens pour désigner, en premier lieu, un groupe d'hommes appartenant à la Montagne, qui rassemblait l'aile gauche des députés de la Convention nationale, durant la Révolution française. La Montagne constitue une forme de parti politique hétérogène, au contraire de la Gironde, dont la cohésion politique et idéologique est bien plus nette. Au sein de la Montagne, outre les Montagnards dits « de proie », corrompus et prévaricateurs, on peut distinguer:

- d'une part, un groupe de députés qu'on a pu qualifier à tort de « dantonistes », en référence à Georges Danton. Parmi ces députés s'est développé à l'hiver 1793 et au printemps 1794, le groupe dit des Indulgents. Ils sont partisans d'une Terreur ponctuelle et parfois brutale pour assurer « le salut du peuple » face aux Puissances coalisées, aux royalistes et aux fédéralistes, souvent déchristianisateurs, mais indifférents aux questions d'égalité ou de fraternité, favorables, pour un grand nombre, à une guerre de conquête (même s'ils prônent plutôt la paix lors de l'hiver 1793-1794), surtout après la victoire de Fleurus et défendent ensuite une offensive hégémonique, indifférente au droit des peuples conquis. Parmi eux, on peut citer Jean-Lambert Tallien, Claude-Alexandre Ysabeau, Stanislas Fréron, Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé, Pierre Bentabole, Armand-Joseph Guffroy, François-Louis Bourdon, dit Bourdon de l'Oise, ou André Dumont. On les retrouvera parmi les montagnards partisans de la réaction thermidorienne.

- d'autre part, un groupe de députés qu'on a pu désigner sous le vocable de « robespierriste », en référence à Robespierre, qui en fut la figure principale jusqu'en juillet 1794. Pour ce groupe de députés, qui formeront les derniers montagnards de l'an III, les Crêtois, il ne suffit pas de protéger de ses ennemis extérieurs et intérieurs la liberté conquise par la Révolution, qu'ont confirmé les insurrections du 10 août 1792 et des 31 mai et 2 juin 1793, il faut l'asseoir par une alliance durable du peuple et de la Convention, avec des institutions civiles (que Louis Antoine de Saint-Just et Billaud-Varenne énonceront au printemps 1794) et des mesures sociales (comme les décrets de Ventôse, liés au décret de germinal sur la centralisation de la justice révolutionnaire à Paris, ne conservant plus de commissions révolutionnaires qu'à Orange et dans le Nord, et à la loi de Prairial). Parmi ces députés, on pouvait compter, dans le comité de salut public, Jeanbon Saint-André, Prieur de la Marne, Collot d'Herbois ou Billaud-Varenne. À leur gauche, deux groupes, les Enragés et les Hébertistes, auxquels plusieurs députés montagnards (notamment Collot d'Herbois) étaient liés, animaient le mouvement sans-culotte.

Suite à l'élimination de certains figures hébertistes, en mars 1794, le gouvernement révolutionnaire opère un certain nombre de purges au sein de la Commune de Paris. Ainsi, le maire, Jean Nicolas Pache, est remplacé par Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot, et l'agent national, Pierre-Gaspard Chaumette, par Claude-François de Payan. En revanche, le commandant de la garde nationale, François Hanriot, est maintenu à son poste. Lors du conflit qui s'ouvre à la fin du printemps et au début de l'été, au sein des comités de salut public et de sûreté générale, et face à la campagne menée, à la même époque, par un certain nombre d'envoyés en mission rappelés à Paris en avril-mai et de députés dantonistes contre Robespierre, une personnalité comme Payan se distingue particulièrement par sa fidélité à la personne de l'Incorruptible. Pour le reste, le « robespierrisme » des dirigeants de la Commune, militants jacobins fidèles à Robespierre et au gouvernement révolutionnaire, apparaît essentiellement à partir du discours de Robespierre à la Convention, le 8 thermidor, qui met à jour l'opposition entre Robespierre et une grande partie de ses collègues des comités de salut public, de sûreté générale et des finances et amène à faire un choix entre l'un ou l'autre camp. Cette opposition éclate le 9 thermidor.


Robespierrisme et 9 thermidor

Le terme de « robespierriste » a été employé dans le cadre de l'enquête que la Convention a mené au lendemain du 9 thermidor, pour qualifier les hommes qui, lors des journées des 9 et 10 thermidor, se sont rangés aux côtés de la Commune insurrectionnelle pour demander la libération de Robespierre et de ses collègues Saint-Just, Georges Couthon, Philippe-François-Joseph Le Bas et Augustin Robespierre (frère cadet de Maximilien). Dans ce cas, les députés « robespierristes » désignent uniquement ceux qui comptaient parmi ses intimes, amis (Saint-Just, Couthon, Le Bas) ou frère (Augustin Robespierre), à l'exclusion notable d'un Jacques Louis David, qui ne dut d'échapper à la guillotine qu'à son absence à la Convention ce jour-là. Pour le reste, le terme de « robespierriste » désigne les membres des Sections, de la Commune de Paris et du Club des Jacobins compromis dans la Commune insurrectionnelle, qui ont été arrêtés le 10 thermidor et les jours suivants. À cette occasion, des rafles sont organisées, avec l'arrestation, notamment, des logeurs de Robespierre, les Duplay.

Le 10 thermidor, outre les quatre députés capturés à l'Hôtel de Ville (Le Bas s'est suicidé), sont exécutés François Hanriot, commandant de la Garde nationale, son adjoint le général de brigade Jean-Baptiste de Lavalette, Claude-François de Payan, agent national de la commune de Paris, Fleuriot-Lescot, le maire de Paris, Jean-Baptiste Coffinhal, René-François Dumas, président du Tribunal révolutionnaire, Vivier, président du club des Jacobins, Gobeau, officier de la Commune et onze membres de la Commune; le 11 thermidor, ce sont 70 membres de la Commune qui sont guillotinés. Au total, 117 « robespierristes » seront exécutés. Après ces exécutions strictement parisiennes, des autorités locales, en province, prétendent s'élever contre le coup de force du 9 thermidor et délivrer Robespierre, dont ils ignorent la mort. Leurs actions échouent, et la Convention parvient sans peine à imposer l'idée qu'elle a sauvé la France, le 9 thermidor, d'un aspirant à la dictature personnelle.


Réaction thermidorienne et Terreur blanche

Par la suite, sous la Convention thermidorienne, dominée par les montagnards dantonistes et les modérés du Marais (renforcés par les députés girondins survivants, rappelés en 1795), le terme de « robespierriste » est employé (à l'égal de « terroriste » et de « jacobin ») par les républicains libéraux dans le cadre de leur lutte contre les représentants montagnards et les militants révolutionnaires partisans du maintien du gouvernement révolutionnaire de l'an II et de la Terreur, y compris ceux qui s'étaient opposés à Robespierre le 9 thermidor, mis en accusation pour leur activité sous la Terreur et emprisonnés lors de la réaction thermidorienne. Après une première vague d'incarcérations, dans les mois de 1794 qui suivent le 9 thermidor (parmi les personnes incriminées, on peut citer Jacques Louis David, Napoléon Bonaparte ou Jean Antoine Rossignol, mais aussi Jean-Baptiste Carrier, le général Turreau ou les membres du Tribunal révolutionnaire, notamment Fouquier-Tinville et Martial Joseph Armand Herman), de nouvelles arrestations sont ainsi menées après les insurrections des 12 germinal et 1er prairial an III. Les militants emprisonnés entre l'été 1794 et l'automne 1795 ont pu bénéficier de l'aministie générale votée par le Convention le 26 octobre 1795, suite à la ratification de la constitution de l'an III. Par la suite, sous le Directoire, le terme de « robespierriste » tend à s'estomper aux dépens de « terroriste » et de « jacobin », qui est décliné en « néo-jacobin » avec la création du Club du Panthéon en 1795-1796, puis du Club du Manège en 1799.

De même, profitant de la réaction thermidorienne, les royalistes se sont livré à des attaques verbales ou physiques, et même à des assassinats individuels ou des massacres sur des militants et représentants « terroristes », « jacobins » ou « robespierristes ». On peut noter, ainsi, Jean Claude Hippolyte Méhée de la Touche, auteur du pamphlet La Queue de Robespierre, les Collets noirs de Stanislas Fréron, de Pierre Garat, de Louis Ange Pitou, du marquis de Saint-Huruge (1750-1810), d'Elleviou et de Langlois à Paris, en 1794-1795, mais aussi les Compagnies de Jéhu à Lyon ou les Compagnies du Soleil en Provence et dans le Gard, pendant la Terreur blanche.


Postérité


Enfin, au-delà de la seule période de la Révolution française, « robespierrisme » renvoie à toutes les personnes qui se réclament de la personne ou de la pensée de Maximilien Robespierre. Parmi ceux qui se sont réclamés de Robespierre, on peut citer, notamment, le mouvement chartiste anglais, un certain nombre de républicains et de socialistes français des années 1830-40 (comme Albert Laponneraye, éditeur des Œuvres de Robespierre et des Mémoires de Charlotte Robespierre, Philippe Buchez, qui a publié une Histoire parlementaire de la Révolution, Étienne Cabet, auteur d'une Histoire populaire de la Révolution française de 1789 à 1830 ou Louis Blanc, qui a écrit une Histoire de la Révolution française) instruits par Philippe Buonarrotti, mais aussi les mouvements socialiste et communiste (avec la monumentale Histoire de la Révolution française de Jean Jaurès ou les travaux de l'historien Albert Mathiez).
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:42:35    Sujet du message: Club des Impartiaux Répondre en citant

Club des Impartiaux



Formé par des partisans de la monarchie qui se réunissaient aux Grands-Augustins, le club des Impartiaux s'installa ensuite au 8, rue de la Michodière. Sous la présidence de Pierre-Victor Malouet, il fit une propagande très hostile aux Jacobins. Il disparut avec l'Assemblée constituante. Les membres de cette assemblée furent appelés Impartiaux, même s'ils ne faisaient plus partie du club.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:43:18    Sujet du message: Club de 1789 Répondre en citant

Club de 1789



Club révolutionnaire fondé en 1789.

Club formé en éléments les plus modérés du club breton. Les membres du club 1789 ne voulant pas rejoindre le Club des Jacobins, s'installèrent au Palais-Royal et y fondèrent le club de 1789.

Il comptait parmi ses membres Jean Sylvain Bailly, La Fayette, Dominique de La Rochefoucauld, Isaac Le Chapelier, Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, Emmanuel Joseph Sieyès. La popularité de l'audience décrut au fur et à mesure de la montée de la violence et des dangers. Ses restes servirent à créer le Club des Feuillants.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:43:59    Sujet du message: Club Breton Répondre en citant

Club Breton



Le club breton désigne un groupe de députés de Bretagne aux États généraux, puis à la Constituante, qui avaient l’habitude de se réunir au café Amaury au n° 36 de l’avenue Saint-Cloud à Versailles, pour « débattre à l’avance les sujets qui devaient être traités aux États généraux » touchant à la Bretagne ou à d’autres sujets. Son influence fut hors de proportion avec sa taille.

L’habitude d’étudier et de décider au club breton ce qu’ils voteraient ensuite à l’Assemblée valut aux députés bretons le surnom de « grenadiers des États généraux ». Les concertations préalables en dehors de l’Assemblée auxquelles ils se livrèrent aux États généraux continuaient la coutume qui enjoignait, avant la réunion des États généraux de Bretagne à Vannes, aux députés et leurs suppléants de « se rendre au lieu où se tiendront les États dix jours avant leur ouverture, et de se concerter avec les députés des autres villes pour la rédaction et des mémoires nécessaire, utiles à la défense des vrais intérêts du tiers-état. » Les 150 délégués des paroisses et corporations bretonnes avaient également le droit de se joindre à ces délibérations préparatoires où les questions étaient résolues à la pluralité des voix et de plaider leur cause auprès des députés.

La situation électorale bretonne en 1789 différait de celle du reste de la France en ce que, suite à l’absence d’entente entre les représentants des différents ordres, seul le tiers-état et le bas clergé bretons furent représentés aux États généraux. À la convocation des États généraux, la noblesse bretonne avait envoyé des délégués à Versailles pour obtenir que l’élection du tiers se fasse selon les règles électorales de l’ancienne Constitution de Bretagne stipulant que les députés du tiers breton aux États bretons étaient nommés au sein des états provinciaux par les 47 représentants des 42 villes de la province, à l’exclusion des bourgs et des campagnes, et n’accordant aucune représentation au bas clergé. Le tiers breton ayant envoyé sa propre délégation réclamant le vote par sénéchaussée, il obtint gain de cause pour lui-même avec 44 députés par sénéchaussée, ainsi qu’un accord de représentation pour le bas clergé. La noblesse et le haut clergé bretons répliquèrent en refusant, le 16 avril 1789 à Saint-Brieuc, d’élire des députés parce que la Constitution bretonne était violée. Le bas clergé occupa donc tous les sièges remplis à cet ordre tandis que le tiers s’assurait qu’aucun noble ne serait dans ses rangs en demandant, par exemple, à Le Chapelier de renoncer à son titre de noblesse récemment acquis.

La Bretagne avait conservé la coutume de réunir ses États tous les deux ans et beaucoup des députés bretons aux États généraux avaient été membres des États de Bretagne assemblés à Rennes de décembre 1788 à janvier 1789. Ceux-ci avaient servirent donc en quelque sorte de répétition générale aux députés bretons dans la mesure où les questions qui s’y étaient débattues seront les mêmes qu’aux États généraux. Habitués à combattre la noblesse et les privilèges chez eux, certains de ces députés, comme Le Chapelier, Glezen ou Lanjuinais œuvreront très activement dans la même direction une fois à Versailles. Ceci est la raison pour laquelle la Bretagne fut la province dont les cahiers de doléances contenaient les demandes de réforme les plus élaborées : séparation des pouvoirs, vote par tête, droit de faire des lois et de voter l’impôt, égalité devant la loi et l’impôt, abolition de la féodalité, des trois ordres, des juridictions spéciales, des intendants, création d’une constitution, limitation du pouvoir du roi, gratuité de la justice, création d’écoles de campagne, entre aux universités par concours, soumission du clergé à l’impôt, liberté de la presse.

Les députés de Quimper, Saint-Brieuc, Rennes et Ploërmel avaient reçu pour instruction de se communiquer les uns aux autres leurs cahiers de doléances et d’« étudier ensemble » les moyens d’assurer le bien-être de la France en général et de la Bretagne en particulier. La députation de Quimper avait même l’instruction formelle de prier ses collègues bretons de se joindre à elle. Après le serment du Jeu de Paume, les curés bretons qui fonctionnaient selon le même système que les députés bretons du tiers, au point d’être surnommés « la phalange macédonienne », se joignirent à eux au club. Lanjuinais et Le Chapelier seront ensuite très rapidement rejoints au club breton par nombre de leurs collègues francs-maçons des autres bailliages : les frères Lameth, Barnave, l’abbé Grégoire, l’abbé Sieyès, Mirabeau, Pétion, Bailly, le duc d’Aiguillon, Adrien Duport. Robespierre assistait également en silence aux réunions. Certains qui n’étaient même pas députés commencèrent à s’affilier au club breton. Condorcet a même affirmé que le club breton essaima en Bretagne même : « Dès que Le Chapelier l’eut établi [le club breton], toutes les petites villes en Bretagne en établirent de semblables et envoyèrent à Paris des députés pour être affiliés. » Les députés bretons furent les premiers, et au début les seuls, à inciter à la réunion des trois ordres en une Assemblée nationale, avec la justification que le tiers était le seul représentant de la nation, ce qui fut obtenu le 17 juin 1789. À la veille du 20 juin 1789 où il fut décidé que les députés ne se sépareraient pas d’avoir donné une Constitution à la France, le nombre des adhérents de ce club avait atteint 200.

La Cour qui ne cessera de s’inquiéter de ce qui se passait dans ce club qui résistait à ses tentatives de corruption y envoyait des faux-frères pour espionner les séances qui étaient, comme chez le francs-maçons, secrètes. Il n’y a donc pas de procès-verbal des séances dont les présidents successifs furent Le Chapelier, Lanjuinais, Glezen, le duc d’Aiguillon. On sait que le club se félicita grandement de la disgrâce de Necker et fit publier des affiches proclamant : « Charge de grand-maître de cérémonies à vendre. S’adresser à Mme de Brézé ». Les députés du club restaient en contact permanent avec leurs électeurs par les bureaux de correspondance qui informaient les villes bretonnes des évènements politiques de la capitale, qui rédigeaient un bulletin où ils inséraient des extraits de lettres des députés rapportant les séances du club. La province leur envoyait en retour des instructions, comme la lettre violente et même injurieuse adressée par la ville de Rennes sur à ceux qui voteraient le droit de veto au roi. La Bretagne y envoyait également de temps à autre des députations, comme le 7 juillet 1789, où des Nantais furent admis à y prêter un serment patriotique.

La détermination du Club breton, Le Chapelier en tête, à obtenir l’éloignement des troupes étrangères qui menaçaient la liberté des délibérants fut une des causes déterminantes de la prise de la Bastille. C’est également au Club breton que se décida et se prépara, sous la direction du duc d’Aiguillon, l’abolition des privilèges qui devait être obtenue dans la nuit du 4 août 1789. La question du veto du roi divisa en revanche le Club breton. Les villes de Quimper, Rennes, Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Brest et Dinan avaient envoyé des instructions strictes à leurs députés proscrivant tout droit de veto pour le roi. Le Chapelier suivit cette ligne. Les députés des autres bailliages finirent, en partie par peur de voir la Bretagne rappeler ses députés au cas où il serait accordé, par repousser le veto absolu au profit du veto suspensif.

Après les journées d’octobre qui vit le transfert de la Constituante à Paris, le député franc-comtois Gourdan rencontrant Sieyès sur le chemin de l’assemblée lui demanda s’il serait pas bon de reconstituer le club breton. Sieyès approuva tout en ajoutant qu’il y avait également beaucoup de mauvaises têtes qu’il ne fallait pas admettre au nouveau club. Gourdan trouva à louer la bibliothèque des Jacobins de la rue Saint-Honoré pour le nouveau club qui prit dès lors le nom de Société de la Révolution puis de Société des Amis de la Constitution avec Le Chapelier comme premier président et Dubois-Crancé comme secrétaire. À partir de là, son histoire se confond avec celle des Jacobins à ceci près que lorsque les députés bretons avaient besoin de discuter d’affaires propres à leur province, ils réunissaient alors au bureau 24 de la salle du Manège.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:44:32    Sujet du message: Carabot Répondre en citant

Carabot



Les Carabots étaient un groupe de sans-culottes constitué à Caen en Normandie lors de la Révolution française.

Les Carabots provenaient de la milice bourgeoise qui s’était constituée dans leur ville dès les premiers jours de la Révolution. Équipés de fournitures saisies au château de Caen, elle prit le nom de Garde nationale et ses membres prirent des grades de sous-officiers qui les firent surnommer « carabots » (par une assimilation malveillante de caporaux avec carabot : malfaiteur, pillard), terme de dérision dont ils choisirent de se faire gloire : « Titre équivalent à celui de Sans-Culottes : épithète burlesque qui avait été donnée par l’aristocratie dédaigneuse au commencement de la Révolution aux sous-officiers de la garde nationale à cause de leur ardent amour pour la liberté, et qu’ils ont conservée précieusement » (Procès-verbal de la réunion des Carabots de Caen du 12 février 1793).

À la dissolution de leur troupe, désirant rester ensemble, un peu à la façon d’une association d’anciens combattants, ils formèrent un club mi-civil mi-militaire destiné à cet effet qui procédait à des parades en uniforme, avec tambours et drapeau. Ils portaient pour insigne un brassard au bras gauche avec la devise en forme de rébus : « L’exécution de la loi ou la » surmontant une tête de mort.

En juin-juillet 1793 lors de l’insurrection fédéraliste, les Carabots se joignirent aux Girondins. Enrôlés dans l’armée fédéraliste du général de Wimpffen et furent défaits à Vernon.



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MessagePosté le: 17/10/2006 16:45:08    Sujet du message: Club des Echecs Répondre en citant

Club des Echecs




Organisation royaliste.

Organisation royaliste installée au Palais-Royal devenu Palais-Égalité, le club des échecs fut fermé par un arrêté du Directoire du 8 ventôse an IV (26 février 1796).
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:46:02    Sujet du message: Contre-Révolution Répondre en citant

Contre-Révolution



En face des théories révolutionnaires, une pensée contre-révolutionnaire se développe très vite, avec Edmund Burke, dés 1790, Jacques Mallet du Pan, Joseph de Maistre.

Impuissante à s'exprimer pacifiquement, sa presse étant baillonnée, ses partisans massacrés à partir du 10 août 1792, la contre-révolution est affaiblie par l'émigration qui la prive d'une partie de ses soutiens à l'intérieur du pays.
On estime à 150 000 au moins le nombre des émigrés, dont un grand nombre d'officiers qui auraient pu encadrer une paysannerie peu favorable aux excès des révolutionnaires parisiens.

Les regroupements royalistes du Camp de Jalès avaient montré la faiblesse des contres-révolutionnaires avant le 10 août 1792, la force des insurrections vendéennes, lyonnaise, bordelaise, toulonnaise, du mouvement chouan dans l'Ouest prouve à l'évidence qu'à partir de 1798, la majeure partie du pays est hostile aux Montagnards et à la Terreur qu'elle est obligée d'imposer pour asseoir son emprise.

Sous la Convention thermidorienne et le Directoire, les tentatives de restauration de la monarchie s'épuisent en complots, la nation, lassée des luttes politiques, se bornant à voter anarchiquement dans un sens ou dans l'autre rendant le pouvoir législatif redoutablement instable, jusqu'à ce que Napoléon Bonaparte instaure sa dictature.
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MessagePosté le: 17/10/2006 16:46:41    Sujet du message: Crêtois Répondre en citant

Crêtois




Crêtois est le surnom donné aux députés montagnards de l'an III, de moins en moins nombreux, qui tentèrent de s'opposer à la réaction thermidorienne.

Lors de l'insurrection du 12 germinal an III, la foule envahit la Convention; seuls les Crêtois restent en séance. Mais la salle est évacuée par la troupe, aidée par des sectionnaires royalistes, et vingt Crêtois sont arrêtés. Barère, Vadier, Billaud-Varenne et Collot d'Herbois sont condamnés à la déportation en Guyane.

Lors de l'insurrection jacobine du 1er prairial an III, la foule s'empare de l'Assemblée; à cette occasion, le conventionnel Féraud, qui tente de barrer le passage, est tué et sa tête promenée au bout d'une pique; les Crêtois font élire Soubrany commandant de l'armée de l'intérieur et créent une commission qui amnistie les déportés de germinal (déjà embarqués à Oléron), le retour de la taxation, etc.

Les soldats du général Menou et de Murat, appelés par Tallien, rétablissent l'ordre : douze députés crêtois sont arrêtés. Emprisonnés au château du Taureau à Morlaix, en Bretagne, six députés condamnés à mort au cours d'un procès inique se poignardent en sortant du tribunal : Duquesnoy, Jean-Marie Goujon, Gilbert Romme se tuent, Pierre Bourbotte, Jean-Michel Duroy et Soubrany se blessent et sont guillotinés.
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