Bienvenue 
sois le bienvenu parmis nous sur ce forum.
j'espere que tu t'amuseras bien ici Wink

    GigaTribe

si vous voulez trouver des manga et dautre chose cliquez sur la baniere ;p
Les Cordeliers

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Oscar et son monde Index du Forum -> Histoire avec un grand H -> Salon des Portraits
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 15/10/2006 23:31:34    Sujet du message: Les Cordeliers Répondre en citant




Georges Jacques Danton né à Arcis-sur-Aube le 26 octobre 1759 - mort à Paris le 17 Germinal an II (5 avril 1794) est un homme politique et révolutionnaire français.


Période précédant la Révolution

Georges Jacques Danton naît à Arcis-sur-Aube le 26 octobre 1759 ; il est le fils de Jacques Danton (1722-1762) et de Marie-Madeleine Camus. Son père meurt alors qu'il n'a que deux ans, laissant sa mère veuve et ses six frères orphelins de père. Mis en pension chez une nourrice, un accident avec un taureau lui déforme le nez et les lèvres. Il commence par étudier au petit séminaire de Troyes, puis chez les oratoriens de cette même ville mais se refuse à la carrière ecclésiastique.

En 1780, il arrive à Paris et comme le veut la tradition familiale (grand-père huissier de justice, père avocat), Georges Jacques s'oriente vers des études de droit en se faisant engager dans un cabinet d'avocat.

Il suit ensuite six mois d'études de droit à la faculté de Reims puis achète sa licence. Bien qu'inscrit au barreau de Paris, il ne plaide pas souvent, préférant à cela la fréquentation des cafés. Ce qui lui sert puisque, outre le fait d'y côtoyer de nombreux futurs révolutionnaires, il y rencontre sa future femme, Antoinette-Gabrielle Charpentier (1760-1793). C'est la fille d'un riche propriétaire de café, Jérôme-François Charpentier. Sa dot lui permet d'acheter la charge d'avocat au conseil du Roi en 1787. Le mariage sera célébré le 14 juin 1787. Ils eurent quatre enfants dont deux survivront : Antoine Danton, François-Georges Danton.


La Révolution

Les débuts sur la scène politique et l'accès au pouvoir

Surpris par les événements de 1789, dans la position obscure et peu aisée d’avocat, Danton ne fait pas partie de l’Assemblée constituante et son activité s’exerce d'abord sur la scène plus restreinte que sont les clubs et les assemblées de district. Il est élu président du district des Cordeliers (dans le quartier de l’École de Médecine), qui devient le club des Cordeliers quand les districts sont supprimés. Il y gagne tellement l’affection et la confiance qu’il est indéfiniment réélu à tel point que les journaux accusent les Cordeliers de lui être vendus.

Malgré sa laideur, bien que brutal, effronté et de mœurs cyniques, Danton peut se targuer d’avoir du charisme et une certaine bienveillance, qui font le propre des caractères ouverts et sympathiques.

Comme président du district des Cordeliers, le plus actif et le plus révolutionnaire des districts de Paris, Danton figure, dès les débuts de la constituante, dans toutes les agitations de la capitale. On le voit, dès lors, prendre part à tous les mouvements populaires, notamment à celui des 5 et 6 octobre ; on le voit aussi, à cette époque, lié avec Mirabeau et attaché au parti du duc d'Orléans, dont alors Mirabeau songeait à faire un régent.

Sa renommée grandit assez vite pour que, dès juillet 1790, il se porte candidat à la mairie de Paris contre Bailly. Il échoua ; mais six mois après, quand l’administration du département de Paris fut organisée, il en fut élu membre et acquit ainsi une position honorable et bien rétribuée. Elle ne suffit pas néanmoins à ses besoins, et, comme dans ce moment la faction d’Orléans s’était complètement effacée, Danton fit marché avec la cour. Il le pouvait d’autant mieux sans se compromettre, que le parti patriote combattait alors avec acharnement les constitutionnels, dirigés par Bailly et Lafayette. La charge d'avocat au conseil, que possédait Danton, et qui valait 10 000 livres, lui fut achetée 100 000 livres.

À partir de ce moment jusqu’à la chute de la royauté, il ne cessa de toucher des sommes considérables sur les fonds de la liste civile et du ministère des affaires étrangères. Par ses sorties violentes contre les constitutionnels, il conservait en même temps la confiance des patriotes.

Le 21 juin 1791, notamment, jour de la fuite du roi à Varenne, il lance contre Lafayette, à la séance des Jacobins et en présence de celui-ci, une attaque dont rien n'égale la furie, si ce n'est l'impudence. II savait, en effet, que Lafayette connaissait son marché avec la cour, mais il savait aussi que Lafayette ne pouvait le dénoncer sans perdre le ministre des affaires étrangères de M. de Montmorin, lié d'amitié avec le général. Dans ce moment, d'ailleurs, Danton, qui ne pouvait se contenter de la position inférieure et précaire d'un agent de la police secrète, travaillait au renversement de cette royauté qui le soldait. Le parti républicain, dont la fuite du roi venait de provoquer la formation, le comptait parmi ses membres les plus actifs. II fut un des principaux instigateurs des mouvements populaires qui eurent lieu à cette époque, et l'un des auteurs de la pétition tendant à la déchéance du roi, qui devait être signée au Champ-de-Mars.

On connaît les déplorables événements qui s’ensuivirent ; on sait que le parti constitutionnel crut devoir faire de la Terreur et qu’il en résulta une collision sanglante entre le peuple et la Garde nationale. Danton s’était mis à l’abri de tout accident en partant pour la campagne, le jour indiqué pour la signature de la pétition. Des poursuites judiciaires furent néanmoins intentées contre lui à la suite de ces journées, mais elles furent interrompues presque aussitôt par l’amnistie votée par la constituante à la fin de sa session.

Le coup frappé au Champ de Mars avait rendu quelque force au parti constitutionnel. Les meneurs populaires avaient perdu une partie de leur influence, et Danton ne fut pas élu à l'assemblée législative. Mais l’impression produite par cet événement ne tarda pas à s’effacer ; le mouvement révolutionnaire reprit avec plus de vigueur, et Danton, élu substitut du procureur de la commune, à la fin de 1791, continua à s’en montrer le propagateur fougueux, tout en continuant aussi à se faire payer par la cour dont il reçut encore, le vendredi avant le 10 août, 50 000 écus. Pourtant il fut un de ceux qui travaillèrent le plus activement à cette journée, qui, en renversant la royauté, devait donner le pouvoir à ceux qui s’étaient posés comme les chefs du mouvement. Tel en fut, du moins, le résultat, pour celui qui, le 10 août même, fut nommé, par l’Assemblée législative, ministre de la Justice.


Le pouvoir et la popularité

Ici commence une nouvelle période de la vie de Danton.

Appelé au gouvernement, devenu complètement indépendant par la richesse que lui assurait sa place et par la chute de ceux qui l'avaient soldé, investi de la confiance publique et d'un pouvoir révolutionnaire presque dictatorial en face de la désorganisation des pouvoirs réguliers, il dût alors assumer pleinement la mission dont il était chargé.

Danton ne fut ministre que du 10 août au 21 septembre 1792, et son ministère est marqué par un seul fait, mais un des faits les plus graves de la révolution, et dont il porte la responsabilité entière, à savoir les massacres de septembre.

Le 2 septembre 1792, jour du début des massacres, il prononça un discours devant l'Assemblée législative se terminant par cette formule restée dans les mémoires : « de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ».

Député montagnard à la Convention, aux côtés de Robespierre, Saint-Just et Marat, il tenta de réconcilier la Montagne et la Gironde mais, après avoir surpris des députés girondins en train de fouiller son bureau, il réclama la tête de Jacques-Pierre Brissot et approuva l'arrestation des Girondins.

Dirigeant du Comité de salut public du 6 avril au 10 juillet 1793, il fut jugé trop modéré au niveau des exécutions (dix condamés à mort au maximum), puis fut éliminé du Comité et remplacé par Maximilien de Robespierre.


Le parti des Indulgents et la fin

Il revint à sa ville natale, Arcis-sur-Aube, dans la maison de campagne de sa mère. Entre temps il se remaria avec Louise Sébastienne Gély ; le prêtre qui donna la bénédiction du mariage ne serait autre qu'un prêtre réfractaire !

Revenant de sa retraite à l'automne 1793, après l'arrestation de ses amis compromis dans le scandale de la liquidation de la Compagnie des Indes, notamment Fabre d'Eglantine, désireux de négocier une paix avec les monarchies coalisées, il réclama la fin du gouvernement révolutionnaire et de la Terreur, bien qu'il eut lui même contribué à sa mise en place. Regroupant autour de lui d'autres modérés, les Indulgents, il se lança dans une double campagne contre les Enragés, puis les Hébertistes, avec l'aide, dans un premier temps, de Robespierre, et contre le gouvernement révolutionnaire.

Après l'exécution des Hébertistes, les Comités de salut public et de sûreté générale ordonnèrent son arrestation, ainsi que celle de plusieurs des membres de son groupe. Il fut jugé avec ses amis compromis dans le scandale de la Compagnie des Indes (qu'il feignit de ne pas connaître) et manifesta bruyamment de son innocence.

Devant cette résistance, et suite à la dénonciation d'une conspiration des prisons, un décret de la Convention permit de bâcler le procès. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, il fut guillotiné avec Camille Desmoulins, le 5 avril 1794.



Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 15/10/2006 23:31:34    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 19/11/2006 19:33:03    Sujet du message: Les Cordeliers Répondre en citant





Marie-Joseph Blaise de Chénier était un homme politique et écrivain français, né à Constantinople le 28 août 1764 et mort à Paris le 10 janvier 1811.


Fils de Louis de Chénier, diplomate et historien, et frère cadet du poète André Chénier, Marie-Joseph Chénier naquit comme lui à Constantinople mais passa son enfance à Carcassonne, fit ses études au collège de Navarre à Paris et devint en 1781, à l'âge de dix-sept, ans cadet gentilhomme dans les dragons de Montmorency. Il passa deux années en garnison à Niort.

Il débuta à la Comédie-Française en 1785 avec un drame en deux actes, Edgar, ou le Page supposé, qui fut sifflé du début à la fin. En 1786, la tragédie d'Azémire ne connut pas une meilleure fortune.


Sa tragédie Charles IX, ou la Saint-Barthélemy, rebaptisée quelques années plus tard Charles IX, ou l'école des rois, mettait en scène, à l'époque des guerres de Religion, le fanatisme aux prises avec l'esprit de liberté. La censure la retint pendant près de deux années, jusqu'à ce que Chénier lance plusieurs pamphlets – Dénonciation des inquisiteurs de la pensée (1789), De la Liberté du Théâtre en France (1789) – qui emportèrent finalement l'autorisation de représenter la pièce non sans piquer la curiosité du public. La première eut lieu après la prise de la Bastille, le 4 novembre 1789, avec un grand succès, comparable à celui du Mariage de Figaro. Le sujet, en accord avec l'esprit du temps, plut au public, que le mouvement de la pièce – manquant par ailleurs d'intrigue, de caractères et de style – et le talent de Talma, dont la réputation commençait à s'établir, achevèrent de conquérir.

Les représentations de Charles IX provoquèrent une scission de la troupe de la Comédie-Française. Le groupe dit « des patriotes », emmené par Talma, s'installa rue de Richelieu. C'est là que Marie-Joseph Chénier fit jouer, en 1791, Henri VIII et Jean Calas, puis, en 1792, Caïus Gracchus dont on a retenu l'hémistiche fameux : « Des lois, et non du sang ! » qui lui valut d'être interdite, à l'initiative du député Montagnard Albitte, car on crut y voir une critique du régime révolutionnaire.

Fénelon (1793), brode à nouveau sur le fanatisme et la liberté, non sans invraisemblance : on y voit l'archevêque de Cambrai délivrer une religieuse renfermée depuis quinze ans dans un cachot par ordre de son abbesse. La pièce fut critiquée car elle ne mettait pas en scène des rois et des princes, au mépris des règles de la tragédie classique établies par Aristote.

Timoléon (1794), avec des chœurs mis en musique par Étienne Nicolas Méhul, parut attaquer Robespierre dans le personnage de l'ambitieux Timophane que ses amis veulent maladroitement couronner au milieu de l'assemblée du peuple. La pièce fut interdite et les manuscrits en furent supprimés. La pièce fut reprise après la chute de Robespierre, mais cette fois, on crut voir dans le personnage du fratricide Timoléon le héraut d'une sorte de confession déguisée : elle donna le signal d'une vigoureuse campagne accusant Marie-Joseph Chénier d'avoir fait exécuter son frère, accusation ignoble dont il se défendit dans son Épître sur la calomnie (1796), une de ses meilleures pièces de vers.

En réalité, après quelques tentatives infructueuses pour sauver son frère, Marie-Joseph Chénier dut constater que c'était en se faisant oublier des autorités qu'il aurait les meilleures chances de salut et que des interventions mal avisées ne feraient que hâter sa fin. Lui-même, alors soupçonné de tiédeur et en mauvais termes avec Robespierre, ne pouvait rien pour le sauver.

Membre du club des Cordeliers et de la Commune de Paris, Marie-Joseph Chénier avait été député à la Convention par le département de Seine-et-Oise. Il y fut du parti de Danton. Il vota la mort de Louis XVI. Sur son rapport, à la fin de 1792, fut décidé l'établissement des écoles primaires et, le 3 janvier 1795, l'attribution de 300.000 francs de secours entre 116 savants, littérateurs et artistes. Sous le Directoire, il fut membre du Conseil des Cinq-Cents. Il prit part à l'organisation de l'Institut de France et fut placé dans la troisième classe (littérature et beaux-arts).

Il participa, avec le peintre David et le compositeur François-Joseph Gossec, à l'organisation de nombre des grandes fêtes révolutionnaires entre 1790 et 1794. Si l’hymne qu'il avait préparé pour la fête de l'Être suprême fut refusé par Robespierre, son Chant du départ est presque aussi célèbre que La Marseillaise, dont il a co-signé le couplet des enfants.

Membre du Tribunat sous le Consulat, il en fut chassé en 1802 au moment de l'épuration de cette assemblée. En 1803, il fut néanmoins nommé inspecteur général des études de l'Université. L'année suivante, à l'occasion du couronnement de Napoléon, il fit jouer la tragédie de Cyrus, qui ne fut représentée qu'une fois : s'il y justifiait l'Empire, c'était en donnant des conseils à l'Empereur et en plaidant pour la liberté, ce qui était le meilleur moyen de déplaire, et déplut effectivement. Mortifié, Chénier revint au parti républicain dans son élégie La Promenade (1805) et, en 1806, démissionna de ses fonctions d'inspecteur général.

En 1806-1807, il donna un cours à l'Athénée sur l'histoire de la littérature. Napoléon Ier lui fit une pension de 8.000 francs et le chargea de la continuation de l'Histoire de France.


Postérité littéraire

C'est André, et non Marie-Joseph, qui a immortalisé le nom de Chénier, et le cadet n'est le plus souvent cité aujourd'hui qu'en relation avec la mort de l'aîné, dans laquelle il semble pourtant avéré qu'il n'eut aucune responsabilité. Sous la Révolution et l'Empire, il prolonge, en les mettant superficiellement au goût du jour, les formes poétiques et dramatiques du XVIIIe siècle.

Son talent – qui est réel – le porte malheureusement presque toujours à la déclamation, à l'emphase et à la boursouflure. Madame de Staël l'a jugé avec justesse : « C'était un homme d'esprit et d'imagination, mais tellement dominé par son amour-propre qu'il s'étonnait de lui-même, au lieu de travaiiller à se perfectionner. »

Au théâtre, il se signale surtout par le choix presque systématique de sujets mettant en scène le fanatisme aux prises avec l'esprit de liberté. Camille Desmoulins, qui le loue d'avoir décoré Melpomène de la cocarde tricolore, affirma que Charles IX avait fait davantage pour la Révolution que les journées d'octobre 1789.

Comme poète, Marie-Joseph Chénier a composé des satires qui ne manquent pas de mordant, des épigrammes parfois bien trouvées, des élégies, comme La Promenade, des épîtres, dont la plus appréciée en son temps fut l'Epître à Voltaire (1806), qui renferme trois vers souvent cités sur l'immortalité d'Homère, inférieurs cependant à ceux d'Écouchard-Lebrun sur le même sujet :

Trois mille ans ont passé sur la cendre d'Homère,
Et depuis trois mille ans, Homère respecté
Est jeune encor de gloire et d'immortalité.


Malgré des passages creux et déclamatoires, le Discours sur la calomnie (1796), composé contre ceux qui l'accusaient d'avoir eu part à l'exécution de son frère, vibre d'une belle indignation :

La calomnie honore, en croyant qu'elle outrage.
Ô mon frère, je veux, relisant tes écrits,
Chanter l'hymne funèbre à tes mânes proscrits ;
Là, souvent tu verras près de ton mausolée,
Tes frères gémissants, ta mère désolée,
Quelques amis des arts, un peu d'ombre et des fleurs,
Et ton jeune laurier grandira sous mes pleurs.
Marie-Joseph Chénier avait un réel talent satirique. Dans Les Nouveaux Saints (1800), il raille avec esprit Morellet :

Enfant de soixante ans qui promet quelque chose


ou La Harpe :

Le grand Perrin-Dandin de la littérature.


Dans la Petite épître à Jacques Delille (1802), il moque :

Marchand de vers, jadis poète,
Abbé, valet, vieille coquette.


Œuvres

Théâtre

- Edgar, ou le Page supposé, drame en 2 actes, Paris, Comédie-Française (1785)
- Azémire, tragédie représentée à Fontainebleau le 4 novembre 1786 et à la Comédie-Française le 6 novembre 1786
- Charles IX, ou la Saint-Barthélemy, tragédie en 5 actes, Paris, Comédie-Française, 4 novembre 1789, rebaptisée ultérieurement Charles IX, ou l'école des rois.
- Brutus et Cassius ou les derniers Romains, tragédie (1790, non représentée) : tentative d'adapter le Julius Caesar de Shakespeare aux canons de la dramaturgie classique.
- Henri VIII, tragédie en 5 actes, Paris, théâtre de la République, 27 avril 1791 : c'était la tragédie préférée de son auteur ; elle pêche par les mêmes défauts que les autres – intrigue peu intéressante, caractères mal dessinés – mais offre davantage de pathétique, notamment dans le personnage d'Anne Boleyn.
- Jean Calas, ou l'école des juges, tragédie en 5 actes, Paris, théâtre de la République, 6 juillet 1791 : du début à la fin, cette pièce assez ennuyeuse n'offre que le spectacle de la vertu opprimée par un fanatisme tout-puissant. Elle ne fut jouée que trois fois.
- Caius Gracchus, tragédie en 3 actes, Paris, théâtre de la République, 9 février 1792 : le personnage principal est un peu plus fortement tracé qu'à l'accoutumé dans les pièces de Chénier et on relève quelques belles tirades, mais l'action est inexistante.
- Le Camp de Grand-Pré, ou le triomphe de la République, divertissement lyrique en 1 acte, Paris, Académie de musique, 27 janvier 1793, musique de François-Joseph Gossec, chorégraphie de Pierre-Gabriel Gardel : Ce divertissement, composé à l'automne 1792, est destiné à célébrer la bataille de Valmy. Il fut représenté à l'Opéra avec un succès limité.
- Fénelon, ou les Religieuses de Cambrai, tragédie en 5 actes, Paris, théâtre de la République, 9 février 1793 : la pièce connut le succès grâce à l'interprétation de Fénelon par Monvel.
- Timoléon, tragédie en 3 actes avec des chœurs, musique d'Étienne Nicolas Méhul (1794)
- Cyrus, tragédie (1804)
- Tibère (1819), tragédie en cinq actes, représentée pour la première fois en 1844 : sans doute le chef d'œuvre dramatique de Marie-Joseph Chénier.
- Philippe II, tragédie en 5 actes.
- Œdipe roi, tragédie en 5 actes avec chœurs, imitée de Sophocle.
- Œdipe à Colone
- Nathan le Sage, drame en 3 actes, imité de Lessing.
- Les Portraits de famille, comédie.
- Ninon, comédie.


Poésies et divers

- Épître à mon père (1787)
- La Mort du duc de Brunswick, ode (1787)
- Poème sur l'assemblée des notables (1787)
- Dialogue du public et de l'anonyme (1788)
- Le Ministre et l'Homme de lettres, dialogue (1788)
- Courtes réflexions sur l'état civil des comédiens (1789)
- Dénonciation des inquisiteurs de la pensée (1789)
- Idées pour un cahier du tiers-état de la ville de Paris (1789)
- De la Liberté du Théâtre en France (1789)
- Dithyrambe sur l'Assemblée nationale (1789)
- Épître au Roi (1789)
- Lettre à M. le comte de Mirabeau sur les dispositions naturelles, nécessaires et indubitables des officiers et des soldats français et étrangers (1789)
- Hymne pour la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790
- Ode sur la mort de Mirabeau (1791)
- Opinion sur le procès du Roi (1792)
- Strophes qui seront chantées au Champ de la Fédération le 14 juillet 1792, musique de François-Joseph Gossec
- Hymne sur la translation du corps de Voltaire, musique de François-Joseph Gossec (1793)
- Hymne à l'Être suprême (1793)
- Chant des Sections de Paris (1793)
- Hymne à la liberté, pour l'inauguration de son temple dans la commune de Paris, 20 brumaire an II, musique de Gossec
- L'Hymne du 10 août, musique de Charles Simon Catel
- Le Triomphe de la République
- Le Chant du Départ, musique d'Étienne Nicolas Méhul (1794)
- Ode à la Calomnie, en réponse à la ″Queue de Robespierre″ (1794)
- Hymne à la Raison (1794)
- Chant des Victoires (1794)
- Ode sur la situation de la République française durant l'oligarchie de Robespierre (1794)
- Hymne du 9 thermidor (1795)
- Le Docteur Pancrace, satire (1796)
- Épître sur la calomnie (1796)
- Le Vieillard d'Ancenis, poème sur la mort du général Hoche (1797)
- Hymne pour la pompe funèbre du général Hoche (1797)
- Le Chant du Retour (1797)
- Pie VI et Louis XVIII (1798)
- Discours sur les progrès des connaissances en Europe et de l'enseignement public en France (1800)
- Les Nouveaux Saints (1800)
- Les Miracles, conte dévot (1802)
- Petite épître à Jacques Delille (1802)
- Les Deux Missionnaires (1803)
- Discours en vers sur les poèmes descriptifs (1805)
- La Promenade (1805)
- Epître à Voltaire (1806)
- La Retraite (1806)
- Hommage à une belle action (1809)
- Tableau historique de l'état et des progrès de la littérature française depuis 1789 (1818)
- Épître à Eugénie
- Épître d'un journaliste à l'Empereur
Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 19/11/2006 20:48:53    Sujet du message: Les Cordeliers Répondre en citant






Philippe-François-Nazaire Fabre, plus connu sous le pseudonyme de Fabre d'Églantine, est un acteur, dramaturge, poète et homme politique français baptisé le 29 juillet 1750 à Carcassonne et guillotiné à Paris le 5 avril 1794. Il avait voté la mort de Louis XVI.


Avant la Révolution française

Fils d'un avocat au Parlement de Toulouse, Fabre d'Églantine, passionné par la poésie, obtient un « lys d'argent » pour un Sonnet à la Vierge présenté aux Jeux floraux de Toulouse. Il préfère s'attribuer la première récompense à ce concours, l'« églantine d'or », qu'il accole à son nom, comme Jean-Marie Collot d'Herbois.

Fabre d'Églantine s'engage dans une troupe de comédiens ambulants et parcourt la France : il est à Grenoble en 1772, à Chalon-sur-Saône en 1775, à Beauvais l'année suivante. En décembre 1776, il arrive à Namur, dans les Pays-Bas autrichiens. Il en est chassé un an plus tard, pour avoir tenté de s'enfuir avec une jeune fille de quinze ans, fille de comédiens de la troupe[1].

Le 9 novembre 1778, il épouse à Strasbourg Marie-Nicole Godin, petite-fille par alliance de Lesage. Le couple joue à Maastricht de 1779 à 1781, où Fabre d'Églantine fait représenter, le 7 février 1780, sa première pièce Laure et Pétrarque, opéra-comique dont il reste la romance Il pleut, il pleut, bergère. Il joue ensuite à Arras (1781), Douai (1782) et Lyon (1784). L'année suivante, il obtient la direction du théâtre de Nîmes, en même temps que celle d'Avignon.

Établi à Paris à partir de 1787, il écrit plusieurs pièces :

- Les Gens de lettres, ou le Poète provincial à Paris
- Augusta
- Le Présomptueux, ou l'Heureux imaginaire.
- Sa fatuité, son besoin d'intriguer sans cesse l'ayant fait haïr de ses collègues, ceux-ci montent une cabale contre lui, et ses pièces, par ailleurs souvent médiocres, sont sifflées.

Seules Le Collatéral (1789) et Le Philinte de Molière (1790) obtiennent un triomphe. Sauvé de la prison pour dettes par une lettre de Louis XVI, il passe à la postérité avec la Révolution.


Sous la Révolution

Il s'était déjà fait connaître au théâtre par plusieurs pièces qui avaient obtenu du succès, lorsqu'éclata la Révolution française.

D'abord indifférent à l'agitation autour de lui, Fabre d'Églantine y voit à la fin de 1789 l'occasion de se faire un nom. Habitant le secteur des Cordeliers, membre du club local, il se lie avec Georges Jacques Danton et Jean-Paul Marat, fait aussi partie du club des Jacobins mais continue à se consacrer surtout au théâtre.

Il écrit :

Le Philinte de Molière ou la Suite du Misanthrope, pièce d'esprit révolutionnaire. C'est une comédie en 5 actes et en vers qui fut représentée en 1790 au Théâtre de la Nation : c'est le tableau de l'égoïste victime de son égoïsme même ;
Le Convalescent de qualité, ou l'Aristocrate, éloge du roi ;
deux opérettes : L'Apothicaire et Isabelle de Salibury.
Sa farce, L'Intrigue épistolaire, a un grand succès. Sa dernière œuvre, Le Sot orgueilleux, représentée quelques jours avant le 10 août 1792, tourne en dérision les révolutionnaires au pouvoir et déplaît aux nouveaux détenteurs du pouvoir en France. Mais cela ne suffit pas à faire vivre Fabre d'Églantine qui dépense l'argent beaucoup plus vite qu'il ne le gagne.

Au début de 1791, il offre à la cour, par l'intermédiaire du ministre de la Marine Dubouchage, de créer au club des Jacobins une tendance favorable à la monarchie, moyennant trois millions. On ne prend pas au sérieux ce personnage dépourvu de toute influence. Le 11 août 1792 voit enfin le terme de ses problèmes financiers : devenu ministre de la Justice, Georges Danton l'engage comme secrétaire avec Camille Desmoulins.

Puisant dans les fonds secrets, Fabre d'Églantine ne néglige pas non plus d'autres affaires véreuses : Maximilien de Robespierre l'accusera d'avoir vendu, avec un bénéfice net de 40 000 livres, des souliers destinés à l'armée qui s'en allèrent en morceaux au bout de douze heures d'usage. Publiant un journal par affiches, Compte rendu au peuple souverain, où il « dépassait Jean-Paul Marat en fureur », Fabre d'Églantine est un des principaux responsables des Massacres de septembre 1792 par ses appels au meurtre.

Élu député à la Convention par le département de la Seine (1792), il y intervient peu, préférant les intrigues dans l'ombre, votant au gré de ses intérêts. Entré au Comité de guerre, il s'adonne avec délectation à la prévarication, aux dépens de l'État. Affairiste, il est en liaison avec Marc René Marie d'Amarzit de Sahuguet d'Espagnac et le baron Jean de Batz, spécule sur les actions de la Compagnie des Indes. Il agit surtout par des campagnes de presse dans La Gazette de France qu'il dirige. Il est l'auteur de la dénomination des mois et jours du calendrier républicain, dont le principe avait été établi par le Montagnard Charles-Gilbert Romme, et c'est lui qui le fit adopter à la Convention.

Entré au Comité de sûreté générale, il monte une fuctueuse opération de liquidation des sociétés commerciales et bancaires en relation avec l'étranger, les accusant d'être des agences d'espionnage. Il est probablement l'auteur du faux décret de suppression de la Compagnie des Indes. Ses votes à la Convention sont incohérents : d'abord en faveur de Jacques Pierre Brissot et de la faction des Indulgents ou Dantonistes, puis en faveur de Maximilien de Robespierre contre les Hébertistes, les exagérés, contre les « pourris », enfin, ses anciennes relations d'affaires, lorsque le pot aux roses est découvert. C'est par lui que Robespierre peut frapper son protecteur Georges Danton. Robespierre le présente comme le mauvais génie de Danton. Fabre d'Églantine a, selon Robespierre, « l'art de donner aux autres ses propres idées et ses propres sentiments à leur insu ».

Exclu des Jacobins, convaincu de faux en écriture et de concussion, Fabre d'Églantine est arrêté, se défend au procès en accusant les autres, est condamné et guillotiné avec Danton le 17 germinal an II (5 avril 1794).

La légende veut qu'il ait pleuré sur la charrette le menant à l'échafaud — ce qui peut arriver aux plus courageux —, se lamentant de n'avoir pas pu terminer un poème. Danton, connu pour son esprit caustique, lui aurait alors déclaré : « Ne t'inquiète donc pas, dans une semaine, des vers, tu en auras fait des milliers... ».

Fabre avait eu une grande part à la rédaction du calendrier républicain. Ses Œuvres ont paru à Paris, 1802, 2 volumes in-8. On a encore de lui Les Précepteurs, qui ne furent joués que cinq ans après sa mort : il y met en scène l'application des principes de l'Émile de Jean-Jacques Rousseau.
Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 24/07/2017 04:31:56    Sujet du message: Les Cordeliers

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Oscar et son monde Index du Forum -> Histoire avec un grand H -> Salon des Portraits Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
lpch_red par Leparachute
Oscar et son monde Index du Forum