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Les Montagnards

 
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André grandier
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MessagePosté le: 15/10/2006 20:47:09    Sujet du message: Les Montagnards Répondre en citant




Maximilien François Marie Isidore de Robespierre, né le 6 mai 1758 à Arras (Pas-de-Calais), mort le 28 juillet 1794 à Paris place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde) était un avocat et un homme politique français, chef des Montagnards, il incarna la « tendance démocratique » jusqu’au-boutiste de la Révolution française. Il reste également l’un des personnages les plus controversés de cette période, surnommé « l’Incorruptible » par ses partisans, « la chandelle d’Arras » par ses opposants royalistes puis « dictateur sanguinaire » pendant la Terreur.

Fils de François de Robespierre et de Jacqueline-Marguerite Carraut né en 1758 à Arras, décédé le 28 juillet 1794 à Paris. Il était l’aîné d’une famille de quatre enfants : il avait un frère, Augustin, et deux sœurs, Charlotte et Henriette. Sa famille paternelle était de la bourgeoisie, ses grands-parents maternels étaient brasseurs à Arras.

Robespierre ne se maria jamais et sa sexualité reste une énigme. Constamment valétudinaire (il recevait chaque jour son médecin), il ne s’afficha jamais avec aucune femme. De 1791 jusqu’à sa mort, il séjourna chez Duplay, un menuisier de la rue Saint-Honoré, qui tenta sans succès de le fiancer à l’une de ses filles.

Il fit de brillantes études au collège Louis-le-Grand où il eut pour condisciples Camille Desmoulins et Louis-Marie Stanislas Fréron. De retour à Arras, il est nommé par l'évèque, M. de Conzié, juge au tribunal épiscopal, fonction qu'il quitte rapidement pour ne pas avoir à prononcer de peine de mort. Il exerça donc la fonction d’avocat au barreau d'Arras, comme son père et son grand-père.


Carrière politique

Les débuts

Imprégné des idées idéalistes des philosophes du XVIIIe siècle, notamment de Rousseau, il participa à la vie politique dans sa province, notamment en tant que membre de l'académie d'Arras, où il est élu en 1783, puis à Paris comme député du Tiers état pour l’Artois aux États généraux de 1789, ensuite à l’Assemblée constituante où il fut l’un des rares défenseurs du suffrage universel et de l'égalité des droits. Il y prononça un discours pour l’abolition de la peine de mort, resté célèbre.

Membre du club des Jacobins, il en était le principal animateur, partisan d’une démocratie intégrale, tout en restant favorable à une monarchie absolue de droit divin. C'est ce qui lui fait dire après la fuite du roi à Varennes « Je ne suis ni monarchiste, ni républicain ».

Il participa à l’élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu’à la première constitution française en 1791. On lui donne le surnom d’Incorruptible, tant ses convictions et son mode de vie austère incitaient au respect. Mirabeau avait dit de lui en 1789 : « Cet homme est dangereux, il croit tout ce qu’il dit ».

Il dénonça l’entrée en guerre de la France contre l'Autriche (en 1792), décision qu’il jugeait imprudente, faisant ainsi le jeu de Louis XVI. Pour lui, le développement militaire des Girondins deviendrait une force contre-révolutionnaire. Pour défendre sa position, il commença l'édition du journal Le Défenseur de la Constitution. Il ne devint républicain qu’en 1792, année où il participe à la Commune insurrectionnelle de Paris, peu après la prise des Tuileries lors de la journée du 10 août.

Devenu en effet membre de la Commune insurrectionnelle de Paris, il commença à jouer un rôle politique de premier plan. Il est à l’origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, où il siège sur les bancs des Montagnards. Il combattit violemment les Girondins, favorables à la guerre. Par la suite il contribua à leur éviction (voir : Journée du 2 juin 1793) après la trahison de Charles-François Dumouriez (3 avril 1793).





La Terreur

Entré au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793), il devint l’âme de la « dictature jacobine », imposant un régime de terreur, dont les mesures d’exception étaient jugées indispensables pour sauver la République gravement menacée à l’intérieur (insurrection en Vendée) comme à l’extérieur (guerre contre les pays européens coalisés). Il instaura un régime fondé à la fois sur la vertu et la terreur, selon ses propres termes.

Après l’élimination des ultras (Hébertistes et Enragés, 24 mars 1794), jugés « démagogiques », puis des Indulgents (groupés autour de Georges Danton, 5 avril 1794), Robespierre tenta d’imposer son idéal de république démocratique et vertueuse, constituée de petits propriétaires libres et égaux en droit, lui donnant un couronnement spirituel avec l’institution du Culte de l'Être suprême (qui se veut être une sorte de restauration de la religion civile des républicains romains).


La chute

Deux tentatives d’attentats furent perpétrées contre Robespierre.

La première tentative est due au royaliste Henri Admirat qui, le 22 juin 1794, traqua Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne réussit pas à le rencontrer et déchargea, en vain, deux coups de pistolets sur Jean-Marie Collot d'Herbois. Il fut arrêté et exécuté en compagnie d’un groupe de personnes qu’il ne connaissait pas, mais que l’on accusa d’avoir comploté avec lui.

L’autre tentative fut celle de Cécile Renault le 23 mai 1794. Inspirée par le geste de Charlotte Corday, elle quitta son domicile avec deux petits couteaux cachés au fond d’un panier, et se rendit à la maison des Duplay. Eléonore Duplay, la jugeant suspecte, l’empêcha d’entrer et appela la garde. Emmenée au Comité de Salut public, Cécile Renault prétendit ne pas avoir voulu tuer Robespierre. Elle fut néanmoins condamnée à mort, en même temps que sa famille et ses voisins, dans un climat d’hystérie meurtrière.

Souvent malade (il était dépressif) et absent des réunions du Comité de salut public, Robespierre inquiéta ses collègues de la Convention, aussi bien les plus radicaux comme Fouché et Barras que ceux du Marais, après l’instauration de la Grande Terreur (loi de prairial an II - 10 juin 1794) jugée inutile après l’éclatante victoire de Fleurus, le 26 juin 1794.

Arrêté en réaction le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794),





Ils furent au nombre de 21 à être exécutés avec Maximilien de Robespierre. En autres François Hanriot, ex-commandant de la garde nationale ; Jean-Baptiste de Lavalette, ex-général de brigade de l'armée du Nord ; René-François Dumas, ex-président du Tribunal révolutionnaire ; Claude-François de Payan, agent national à la Commune de Paris ; Nicolas-Joseph Vivier, juge au Tribunal révolutionnaire et président des Jacobins ; le maire de Paris, Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot ; Le cordonnier Antoine Simon ; Jean-Pierre Bernard, ex-prêtre ; Amédée Gency, tonnelier ; Denis-Étienne Laurent, officier municipal ; Jacques-Louis Frédéric Wouarmé, employé à la Commission du commerce et membre de la Commune de Paris ; Étienne-Nicolas Guérin, ex-caissier général de la manufacture de Gressy ; Jean-Barnabé d'Hazard, perruquier ; Christophe Cochefer, ancien tapissier et membre de la Commune de Paris ; Jean-Marie Quenet, marchand de bois, membre de la Commune de Paris et administrateur ; Georges Couthon, député de la Convention ; Louis-Antoine-Léon Saint-Just, député de la Convention ; Augustin Robespierre, député de la Convention ; Gobeau,, ex-substitut de l'accusateur public, membre de la Commune.

Parcours de Maximilien de Robespierre entre la cour de Mai et la place de la Révolution

Dans l'égout où il avait été découvert, François Hanriot avait recu un coup de baïonnette qui lui avait arraché l'œil de son orbite. Sanglant, défiguré, couvert de fanges, il était hideux à voir. Deux mourants (Maximilien de Robespierre et François Hanriot) et un infirme (Georges Couthon) marchaient en tête en descendant l'escalier de la Conciergerie, le sinistre convoi finissait par un mort : le cadavre de Philippe-François-Joseph Le Bas suivait Maximilien de Robespierre.

A 16 heures 30, les charrettes sortirent de la cour de Mai et débouchèrent sur les quais. Tout le peuple de Paris était dans les rues.Maximilien de Robespierre était assis dans le fond de la charrette, sur un peu de paille qu'un aide-bourreau avait placé sous lui, il avait le dos appuyé contre les ridelles ; son visage plus tuméfié que le matin, était aussi encore plus pâle. Les cris, les insultes le laissaient insensible ; il tint presque constamment ses yeux fermés. Son frère ne ressentait rien. Georges Couthon paraissait étonné par ces cris, ces insultes ; il regardait autour de lui avec une sorte de stupeur.

René-François Dumas répondit à quelques insultes :"Je n'ai qu'un regret, celui de ne point avoir fait guillotiner tous les scélérats qui nous injurient". Georges Couthon hocha la tête en signe de doute. Seul Saint-Just dédaignait de se dérober à cette terrible manifestation de haine ; seul il y assistait sans colère, sans regret, sans faiblesse. Lorsque les charrettes furent arrivés devant la maison où logeait Maximilien de Robespierre, les charrettes furent arrêtées ; des rondes se formèrent et furent dansées autour des charrettes ; un enfant apporta un seau de sang de chez un boucher voisin et avec un balai, on en barbouilla la façade de la maison. En se retrouvant devant cette demeure, Maximilien de Robespierre ferma les yeux qu'il avait ouverts lorsque les charrettes s'étaient arrêtées, pendant quelques secondes ses paupières tremblèrent pour retenir ou pour précipiter une larme. Les charrettes mirent cinq minutes pour repartir tant la foule était dense. Il était 18 heures 15 lorsque les charrettes arrivèrent place de la Révolution

Exécution de Maximilien de Robespierre

Gobeau fut exécuté le premier. Maximilien de Robespierre était resté debout, appuyé contre la charrette, tournant le dos à l'échafaud. Son frère était soutenu par des gendarmes ; ses blessures le rendaient incapable de se tenir sur ses jambes (il avait eu les jambes cassées en se jetant par une fenêtre de l'Hôtel de Ville de Paris). Quand ce fut le tour de Louis-Antoine-Léon Saint-Just de monter, il embrassa Georges Couthon, et en passant devant Maximilien de Robespierre il lui dit un seul mot: "Adieu". Sa voix n'indiquait pas d'émotion. Maximilien de Robespierre lui répondit par un signe de tête, se détourna et le suivit des yeux jusqu'à qu'il eût été placé sur la bascule. Maximilien de Robespierre fut exécuté le dixième ; il monta seul et sans être aidé. Lorsqu'un des aides du bourreau retira les linges qui entouraient la tête de Maximilien de Robespierre, la douleur fut horrible, Maximilien de Robespierre poussa un cri effroyable. La mâchoire désarticulée pendait, la bouche s'ouvrait et le sang en coulait. On se dépêcha de le placer sur la bascule et moins d'une minute après le couperet tombait. Il avait 36 ans. La tête de Maximilien de Robespierre fut montrée au peuple comme l'avaient été celles de Louis XVI et de Danton ; la foule salua par des applaudissements.


Inhumation des Robespierristes

Les vingt-et-une têtes furent placées dans un coffre en bois, les troncs étant rassemblés sur une charrette qui se dirigea vers le Cimetière des Errancis (ouvert en mars 1794). On jetta les têtes et les troncs dans une fosse commune et on répandit de la chaux vive pour que le corps de Maximilien de Robespierre ne laisse aucune trace.

Vers 1840, des Robespierristes fouillèrent le cimetière fermé depuis une trentaine d'années, ils ne découvrirent rien.

Sa chute mit fin à la Terreur et brisa l’élan démocratique de la République : ceux qui avaient organisé la Terreur et en avaient largement profité en mettant la main sur les biens des nobles et des banquiers exécutés chargèrent, quitte à falsifier les documents historiques, Robespierre de tous leurs méfaits.

Dès sa chute, tous les Duplay furent emprisonnés, parfois pour des années. Eléonore Duplay ne se maria jamais et vécut le reste de sa vie dans le regret de son grand homme

Insolite

Maximilien de Robespierre était le seul révolutionnaire présent dans le classement très controversé des « 100 plus grands Français de tous les temps ». Danton, Saint Just, Marat et Mirabeau n’y figuraient pas.


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MessagePosté le: 15/10/2006 20:47:09    Sujet du message: Publicité

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André grandier
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MessagePosté le: 15/10/2006 20:51:00    Sujet du message: Saint-Just Répondre en citant



Louis Antoine Léon florelle de Richebourg, chevalier de Saint-Just est un homme politique français, né à Decize (Nièvre) le 25 août 1767 et mort à Paris le 28 juillet 1794. Il fut surnommé l'« archange de la Terreur ».

Fils de Louis Jean de Saint-Just de Richebourg (1716-1777), un militaire décoré de l'ordre de Saint-Louis, et de Marie-Anne Robinot (1736-1861), frère aîné de Louis-Marie-Anne de Saint-Just de Richebourg et Marie-Françoise-Victoire de Saint-Just de Richebourg, il fit des études de droit en compagnie de Brissot et Danton à Reims. Il déroba des bijoux à sa mère, qui fit lancer contre lui une lettre de cachet. Il fut incarcéré à la pension-Picpus de septembre 1786 à mars 1787.


Saint-Just est un personnage majeur de la Révolution française quoiqu’on puisse penser de ses idées et de son action politique.
Nous allons essayer de comprendre avec le plus d’impartialité possible un personnage qui a suscité des avis si contradictoires : « glaive vivant », « archange de la Terreur », « lampe dans un tombeau » pour les uns, « étoile de la République » pour d’autres. Il s’agit de saisir la « spécificité » de Saint-Just alors qu’on l’a trop souvent associé à Robespierre pour en faire un simple second du grand homme, un ami, du moins rien qui soit à la hauteur de son rôle véritable dans la révolution. Saint-Just fut un homme politique d’envergure, à la fois orateur, homme de gouvernement et représentants aux armées. Il eut en fait plusieurs « vies », tout d’abord une jeunesse désœuvrée et agitée, ensuite une vie politique courte et dense qui se termine brutalement le 28 juillet 1794. Ces deux « vies » paraissent si contradictoires qu’elles vont nourrir une troisième vie, le mythe, qui se développe après sa mort.


Par sa famille, Saint-Just apparaît comme un « mutant social », il se trouve à la confluence de la petite noblesse, de la bourgeoisie et de la paysannerie. Il est, en effet, issu d’une famille aisée, son père capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, tenait garnison à Cusset (Allier) quand il fit la connaissance de Marie-Anne Robinot, fille d’un receveur fiscal.
Sa famille s’installe à Blérancourt petit bourg de l’Aisne dans le « pays » de son père qui y possédait des terres. Auparavant, il passa une enfance heureuse à Verneuil près de son oncle paternel. La mort de son père en 1777 constitue une première rupture dans cette vie insouciante. Sa mère se retrouve seule avec trois enfants.


Formation et adolescence

Il fait des études honorables chez les oratoriens au collège de Soissons (où il a eu Daunou, qu’il retrouvera à la Convention, comme professeur) et à la faculté de Reims, encore que ce dernier point soit discuté. En effet, rien ne prouve que Saint-Just ait décroché sa licence en droit même s’il va s’arroger le titre plus tard quand il va défendre les paysans de son village contre le seigneur du lieu et qu’il va montrer d’indéniables compétences juridiques. Des capacités acquises certainement à l’étude de Dubois-Descharmes, procureur à Soissons qui l’a employé, comme second clerc en 1786. Il a acquis durant ses études une passion pour l’Antiquité grecque et romaine.
Deux épisodes montrent cependant un malaise lié à une crise d’adolescence tardive et à une volonté d’affronter les autorités qui l’étouffent : sa mère, l’Eglise et le pouvoir.

En effet, un premier épisode, controversé même si sa véracité ne fait plus de doute aujourd’hui, est sa fuite à Paris à la suite un amour déçu avec la fille du notaire de Blérancourt : Thérèse Gellé. Il aurait emporté une partie de l’argenterie familiale dans sa fuite. L’histoire se termine par l’arrestation et l’emprisonnement dans la pension de Mme de Sainte-Colombe de Saint-Just, après l’intervention énergique de sa mère qui a alerté les autorités.
Deuxième épisode, le poème d’Organt constitué de mauvais vers souvent lourds et indigestes. Il ne peut se comparer comme l’a fait Curtis aux romantiques anglais, ni comme l’a écrit Mme Charmelot à Rimbaud ! Organt se situe dans la tradition des poèmes libertins du XVIIIème siècle qui étaient très à la mode à l’époque.. Ouvrage très médiocre, il n’eut aucun succès et entama les dernières économies de l’auteur.

Cependant, ces deux épisodes de la vie de Saint-Just sont intéressants à plus d’un titre. D’une part, ils montrent chez Saint-Just, une volonté de rompre avec les institutions traditionnelles de son époque : la Religion et la Royauté. Des vers d’Organt sont très explicites à cet égard Voici un extrait très connu :



« Par des tyrans, la France est gouvernée,
Dans ces écarts, la reine forcenée
Foule, mon fils, d’un pied indifférent
Et la nature et tout le peuple franc…
Le laboureur déchire en vain la terre.
Le soir il rentre et l’affreux désespoir
Est descendu dans son triste manoir.
Il voir venir sa femme désolée :
- Notre cabane est dit-elle, pillée.
- Et qui l’a fait ? dit l’époux plein d’effroi.
- Et qui l’a fait ? Qui l’a voulu ? Le roi !
Le roi, mon fils ! »

De plus, son emprisonnement chez la dame Sainte-Colombe de septembre 1786 à mars 1787, même s’il n’en a jamais parlé, a du profondément le marquer et finir de le révolter face à l’arbitraire royal.
Il paraît un temps assagi, mais sa soumission n’est qu’apparente. les premiers événements de la révolution réveillent à la fois son ambition, son aspiration à la célébrité, mais aussi sa volonté de combattre les autorités établies.

Cet épisode eut probablement de l'influence sur son poème parfois érotique Organt, critique de la monarchie absolue et de la noblesse. Il assiste aux débuts de la Révolution à Paris, puis part rejoindre sa famille à Blérancourt, où il devient lieutenant-colonel de la garde nationale en juillet 1789.
Révolutionnaire exalté, il participe à la Fête de la Fédération en 1790, fait partie du cortège qui escorte Louis XVI au retour de sa tentative de fuite. Il fait la connaissance de Robespierre. Comme ce dernier, il est fasciné par la culture gréco-romaine (d'où sont issues la Démocratie et la République) et se compare volontiers à Brutus.


Son ambition

La Révolution lui offre l’occasion rêvée de jouer un grand rôle. Dans un premier temps, il s’engage dans la vie politique locale et il cherche à organiser des actions d’éclats pour se faire connaître. Ainsi, le 11 mars 1790 devant toute la commune assemblée, il lit une lettre contre-révolutionnaire qui lui aurait été adressée. Voici le comte-rendu de cet épisode : « Toute l’assemblée, justement révoltée des principes abominables que les ennemis de la Révolution cherchent à faire circuler dans l’esprit du peuple, a arrêté que la déclaration serait lacérée et brulée sur le champ ; ce qui a été fait à l’heure même ; et M de Saint-Just, la main sur la flamme du libelle, a prononcé le serment de mourir pour la patrie, l’Assemblée nationale et de périr plutôt par le feu, comme l’écrit qu’il a reçu, que d’oublier ce serment : ces paroles ont arraché des larmes à tout le monde. M le maire, la main sur le feu, a répété le serment avec les autres officiers municipaux… ».

Ce texte fut lu à la Constituante et fut très applaudi. Cette scène, inspirée de Mucius Scaevola lui attira une grande considération à Blérancourt. Considération dont il a grand besoin car il cherche à se faire élire à l’assemblée Législative alors qu’il ne répond ni aux conditions de l’âge (il a 23 ans et il faut avoir 25 ans pour être élu), ni aux conditions de cens.

Dans le même sens, il rédige son premier ouvrage de réflexion politique : « l’esprit de la révolution et de la constitution de France. ». En 1791, à la gloire de la monarchie constitutionnelle. Cependant, le livre paraît le lendemain de la fuite de Varennes (juin 1791) et en septembre 1791, il est exclu de la liste des électeurs. Ces échec successifs radicalisent sa pensée, et c’est du côté des montagnards qu’il va naturellement se ranger quand il est élu député à la convention le 2 septembre 1792.


Député en 1791 à l'Assemblée législative, on lui refuse le droit de siéger en raison de son âge. Il est élu de l'Aisne en 1792 à la Convention, et rejoint les Montagnards. Il y est immédiatement un des principaux orateurs, aussi bien lors du procès de Louis XVI (lors duquel il prononce ces phrases selon une rhétorique implacable inspirée de Rousseau : « On ne peut régner innocemment », « Tout roi est un rebelle ou un usurpateur ») que lors de la rédaction de la Constitution. Sa férocité se déchaîne contre ses adversaires girondins.

Plusieurs fois membre du Comité de salut public, qui l'envoie comme représentant aux armées du 22 octobre 1793 à mi-janvier 1794, à l'armée du Rhin. Il y rétablit la discipline, se faisant aimer des soldats, mais aussi par d'impitoyables exécutions, fait prendre Bitche et délivrer Landau.


Deux années à peine de vie politique (septembre 1792-juillet 1794) constitue sa carrière, mais Saint-Just s’impose très vite comme un grand orateur qui soigne autant la forme (sens de la formule, de la pose, de la représentation) que le fond de ses discours. Il fait aussi partie de la commission chargée de rédiger la Constitution en mai 1793, et dès juin, il participe aux délibérations du comité de salut public. En juillet 1793, il est élu officiellement au CSP et forme avec Robespierre et Couthon un triumvirat très influent. A la tribune, il intervient sur tous les sujets (approvisionnements, politique générale..) même si l’histoire retient plus facilement ses discours inquisiteurs contre les girondins, les hébertistes et les dantonistes.
Accusateur des factions, il est en effet un des théoriciens de la Terreur mais il est aussi l’homme des décrets de ventôse (26 février 1794 et 3 mars 1794) qui ordonnent le séquestre au profit de la République des bien des personnes reconnues ennemis de la Révolution. Il est aussi représentant aux armées et participe à plusieurs missions à l’armée du Rhin et à l’armée du Nord (entre octobre 1793 et juin 1794) qui aboutissent d’une part au dé-blocus de Landau et d’autres part à la victoire de Fleurus le 26 juin 1794.
Très proche de Robespierre, il partagea son sort, arrêté le 9 thermidor (27 juillet 1794), il est exécuté le lendemain.
Sa carrière politique fut riche et dense. Pour autant, peut-il être considéré comme un homme politique classique ? A l’assemblée, en tout cas, il ne participe pas au débat ou très peu. On peut supposer qu’il méprisait profondément les joutes parlementaires. C’est un orateur, il rédige les rapports, mais après les affrontement, auxquels souvent il n’a pas participé. Au Comité de Salut Public de même, son rôle est finalement assez secondaire, souvent absent, il ne montre pas le même investissement que Barere ou Carnot par exemple.
C’est dans la réalisation immédiate de ses objectifs qu’il mobilise son énergie. Il se révèle avant tout un homme d’action.


Un homme d’action

La vie de Saint-Just a été déformée par le mythe, qui peut se fonder sur une base de réalité. C’est cette réalité qu’il s’agit de retrouver.
On a souvent associé Saint-Just et Robespierre, l’homme d’action et l’homme d’assemblée. Ces deux personnages sont censés former un binôme parfaitement complémentaire. La réalité est plus complexe puisque Saint-Just est polyvalent.
En effet, l’originalité de l’action politique de Saint-Just est son extrême diversité. A la fois, orateur écouté et craint à la Convention, membre du comité de salut public et représentant aux armées redouté, il excelle à tous les exercices.
En quoi fut-il un homme d’action ? Que peut-on retenir de son action politique concrète ?


Sa responsabilité dans la Terreur

Elle est très fortement engagée car comme on l’a vu précédemment, il est un des révolutionnaires importants à avoir pleinement justifié la Terreur institutionnelle. Et peut-être le seul à ne pas s’embarrasser de circonvolutions sémantiques pour évoquer la guillotine. En effet, tout juste élu député, il est remarqué par la violence de ses propos : aux jacobins, il exige « le développement du système d’oppression » et la dénonciation de « tous les traîtres ». Mais sa participation à la Terreur n’est pas que théorique : il dirige le bureau de police générale (qui est une sorte de concurrent du comité de sureté générale) à partir d’avril 1794 et il prend donc la responsabilité de certaines arrestations. Il se montre aussi très soucieux de l’état d’esprit qui règne dans les prisons et est très attentif aux rumeurs de complots. Ainsi le 5 juillet 1794, il ordonne à la commission de direction de police de faire chaque jour un rapports sur l’état d’esprit des prisons de Paris et que soient jugés « dans les 24 heures ceux qui auraient tenté la révolte ou la fermentation ».

Il se montre plus sévère que Robespierre dans la conduite de la Terreur au sein du bureau : à plusieurs reprises, il recommande des arrestations que Robespierre corrige en complément d’information. Il n’hésite pas à désavouer certains responsables de districts si ceux-ci font preuve d’abus de pouvoirs ce que fait moins facilement Robespierre par égard pour la légitimité des instances révolutionnaires. En ce sens- est-ce du à sa jeunesse ? -Saint-Just se montre moins « politique » que son ami. Il y gagne cependant une réputation d’inflexibilité envers les puissants (aristocrates, mais aussi les autorités révolutionnaires), teintée toutefois de mansuétude envers les plus faibles : le défenseur de la veuve et l’orphelin en quelque sorte. Saint-Just a pris son nom au sérieux, il se considère bien comme un justicier. Il prend même l’habitude de signer « Saint-Juste »

Enfin, sa responsabilité au sein du comité de salut public n’est pas plus grande que les autres membres, les décisions étant collégiales. De plus, il fut souvent envoyé en missions aux armées ; par conséquent il fut souvent absent et de nombreux décrets d’arrestations ne furent signés ni par Saint-Just, ni par Robespierre, ni par Couthon. Les thermidoriens dont certains furent d’authentiques terroristes comme Fouché, ou Barras, qui ont organisés des répression atroces à Lyon ou Toulon, auront beau jeu de les accuser de tous les maux pour se dégager de leur propres responsabilités.


Les décrets de ventôse

Ils sont révélateurs des contradiction de la pensée de Saint-Just. En effet, en matière économique, ses idées sont assez conformistes : il se montre méfiant vis à vis du dirigisme économique : « je n’aime pas les lois violentes sur le commerce ». Très inquiet face à la dépréciation de l’assignat, il analyse avec beaucoup de lucidité les mécanismes de l’inflation dans plusieurs de ces discours sur les subsistances. Cependant, les circonstances aboutissent chez lui à un changement radical de perspectives. « la force des choses nous conduit peut-être à des résultats auxquels nous n’avons point pensé. L’opulence est entre les mains d’un assez grand nombre d’ennemis de la Révolution, les besoins mettent le peuple qui travaille dans la dépendance de ses ennemis. Concevez qu’un empire puisse exister si les rapports civils aboutissent à ceux qui sont contraires à la forme du gouvernement ? »* Ces considérations le conduisent à appliquer les taxations, les réquisitions et l’imposition de manière très rigoureuse au cours de ses différentes missions aux armées.

Cependant, les décrets de ventôse vont beaucoup plus loin, il s’agit d’une part de mettre sous séquestre les biens des ennemis de la Révolution et d’autres part de faire un recensement par communes de tous les patriotes indigents afin « d’indemniser tous les malheureux avec les biens des ennemis de la Révolution. »* On ne peut pas parler de révolution sociale, il ne s’agit pas non plus d’une loi agraire mais d’une redistribution limitée des terres, puisque ces décrets permettent la confiscation des biens des seuls « ennemis de la révolution ». L’objectif est de récompenser les patriotes en atténuant les grandes inégalités sociales, dangereuses pour la cohésion de la société : « Un pacte social se dissout nécessairement quand l’un possède trop, l’autre trop peu, vainement la loi positive garantira cette liberté du faible contre le fort, de celui qui n’a rien contre celui qui a tout…Je ne veux point dire qu’il faille partager la terre de la République entre ses membres, ces moyens physiques se gouverner ne peuvent convenir qu’à des brigands, mais ce partage de la terre entre ceux qui l’habitent doit s’opérer par le système de la législation. »*. De plus, ces décrets sont votés au moment où les hébertistes, plus proches des aspirations populaires, sont arrêtés. Alors Saint-Just agit-il par tactique politique ? ou par véritable conviction ? les deux visions ne sont pas incompatibles après tout. Les historiens marxistes sont assez dubitatifs face aux décrets de ventôse, Soboul en particulier, qui en souligne les insuffisances : d’une part, ils étaient réclamés depuis longtemps par les sans-culottes parisiens, ce qui leur enlève leur caractère exceptionnel, d’autres part, ils ont une portée limitée : « ils s’inscrivent dans la ligne générale de la révolution bourgeoise. Profondément attachée au droit de propriété, la confiscation des biens privés n’a jamais été pour elle qu’un moyen de lutte contre l’aristocratie, lorsqu’il apparut que cette dernière loin de composer, n’hésitait pas à recourir à l’insurrection et à la trahison. » Malgré tout, il faut quand même souligner que pour limités qu’ils furent, ces décrets correspondent aux mesures les plus radicales en matière économiques et que de nombreux révolutionnaires, y compris faisant partie du Comité de Salut Public, s’en sont inquiétés et ont cherché à retarder les commissions chargées de procéder au recensement des patriotes indigents. Le 8 thermidor, Saint-Just bataillait encore avec ses collègues pour obtenir la formation des ces commissions. Cela montre que ces décrets étaient important pour lui.


La pensée de Saint-Just

La pensée de Saint-Just doit être définie avant tout à travers ses œuvres théoriques qui sont peu nombreuses. Saint-Just a en effet toujours prôné et appliqué pour lui-même le laconisme, à partir du moment du moment où il abandonne la versification littéraire pour se lancer dans la pensée politique. De plus, il s’est beaucoup engagé dans l’action concrète.
Son œuvre se compose de l’Esprit de la Révolution et de la Constitution de la France , De la nature de l’Etat civil de la cité ou les règles de l’indépendance du gouvernement, Fragments d’Institutions Républicaines (titre apocryphe établi lors de la 1ère édition en 1800) ainsi que de ses discours et rapports lus au club des jacobins ou à la Convention.

Il est très difficile de lire Saint-Just. Son style est concis, serré, obscur, « tranchant » disent ses détracteurs, les paragraphes en tout cas se suivent souvent sans lien logique. « Il prenait autant de soin d’occuper, de fatiguer la pensée d’autrui, que de déguiser et de voiler la sienne. » disait Paganel, un contemporain. Il n’est donc pas aisé de trouver une véritable unité d’autant plus que la pensée de Saint-Just varie aussi en fonction des circonstances politiques. Quoi de commun en effet, entre « l’Esprit de la Révolution » et « les fragments » ?


De l’Esprit de la Révolution aux Fragments d’Institutions Républicaines

Saint-Just s’est beaucoup investi dans « l’Esprit de la Révolution », paru en 1791 et qui eu un succès d’estime puisque l’édition fut épuisée en quelques jours. Très influencé par Montesquieu qui a inspiré jusqu’au titre, c’est un ouvrage modéré, un véritable hymne à la nouvelle constitution. Il s’interroge en effet, à la façon de Montesquieu sur l’équilibre des pouvoirs, sur le rôle du peuple, sur l’idée de démocratie. Il fait l’éloge d’une « démocratie aristocratique », du « juste milieu ». Il se méfie de la volonté générale qui doit être juste et raisonnable. « La France s’est rapprochée de l’Etat populaire autant qu’elle l’a pu et n’a pris de la monarchie que ce qu’elle ne pouvait point prendre »

Sa conclusion est très modérée, « les législateurs de France ont imaginé le plus sage équilibre ». Rien ne préfigure le futur républicain intransigeant.
Saint-Just se révèle un excellent penseur politique, opportuniste qui cherche à se faire connaître pour être élu à l’Assemblée Législative. Il a besoin d’appuis. Avec l’Esprit, il cherche à se faire remarquer par les personnages influents de 1791 comme Barnave ou Mirabeau dont il possédait d’ailleurs un buste chez lui.
Mais son admiration se porte plutôt vers Robespierre, Constituant peu écouté de ses pairs, mais qui est un penseur puissant au style incomparable et dont l’influence s’exerce bien au delà de la seule assemblée constituante. : « Je ne vous connais pas, lui écrit Saint-Just mais vous êtes un grand homme. Vous n’êtes point seulement le député d’une province, vous êtes celui de l’humanité et de la République ». Nul doute que cette admiration va beaucoup influencer la pensée de Saint-Just qui va se radicaliser de plus en plus. Les événements politiques, entre autre l’échec de la constitution de 1791 expliquent aussi l’évolution de sa pensée en 1792 qui s’oriente vers une réflexion plus globale. Son ouvrage, De la nature, de l’Etat civil de la cité ou les règles de l’indépendance du gouvernement, constitue une étape importante dans ce sens même si l’ouvrage ne fut pas achevé.

En effet, Saint-Just tire la leçon de la monarchie constitutionnelle.
Pour lui, le contrat social qui lie les citoyens est totalement à repenser. Dans cette nouvelle problématique, ce n’est plus Montesquieu mais Rousseau qui devient la référence. Mais, il déforme considérablement la pensée de Rousseau. L’Homme, pour Saint-Just, est naturellement sociable « tout ce qui respire est indépendant de son espèce et vit en société dans son espèce ». Il conçoit l’évolution historique de manière négative comme une lente altération vers « l’Etat sauvage » : « Ce grand philosophe (Rousseau) a pensé que l’homme avait commencé par être sauvage mais il a fini par là ». Ce qui le conduit à rejeter l’idée du contrat social qui n’est pour lui que le contrat politique qui a conduit à la régression des rapports humains. « J’ai appelé vie sociale celle des hommes réunis par un contrat écrit, autrement on ne m’aurait pas entendu mais ce que nous appelons contrat social n’est qu’un contrat politique ». De plus, dans sa pensée, le peuple est resté plus proche de la nature car il n’a pas été corrompu par la « loi politique » contrairement aux aristocrates.

Cette pensée est très pessimiste finalement et le pousse à se méfier des lois et des constitutions, toutes issues du contrat social, pour s’attacher à régénérer les mœurs par de saines « institutions » qui ne sont pas issues du Contrat. On voit donc qu’il y a une logique de la pensée de Saint-Just qui aboutit à la rédaction des « Institutions Républicaines ».

Publiées après sa mort, en 1800, les Institutions Républicaines sont composées de la compilation de notes de carnet de Saint-Just. Ils représentent une partie non négligeables de la pensée de Saint-Just. Il met en place les éléments de la Cité future, les Institutions sont conçus comme une utopie. D’ailleurs certains professeurs de français étudient des extraits des Institutions Républicaines pour montrer les caractéristiques de l’Utopie qui est tellement contraignante qu’elle devient une contre-Utopie.

La méfiance envers les lois se retrouve avec plus de fermeté encore : « « puisque j’ai prouvé que les premières sociétés n’étaient point soutenues mais furent détruites par la force, je dois conclure que toutes les législations étant organisées par la force, portaient un germe d’oppression et devaient périr. ». En ce sens, on peut trouver des similitudes frappantes avec Marat (la radicalité, la méfiance envers toute forme de gouvernement, le caractère profondément anti-démocratique de leurs pensées), d’ailleurs, ils ne cachaient pas leur profonde estime réciproque.

En fait, Saint-Just oppose « la loi sociale » basée sur l’amitié et l’amour qui unit les hommes et la « loi politique » qui a pour fondement la force, la violence et qui oppose les groupes entre eux. Donc, les institutions ont pour but de changer les mœurs pour les conformer à la loi sociale et repousser ainsi la loi politique. L’objectif final est de provoquer une « résurrection » de l’Etat de nature, pour rendre les lois inutiles à la garantie de la liberté et pour promouvoir une conscience publique. « Les institutions ont pour objet de mettre l’union dans les familles, l’amitié parmi les citoyens, de mettre l’intérêt public à la place de tous les autres intérêts, d’étouffer les passions criminelles… de former une patrie…et de substituer l’ascendant des mœurs à l’ascendant des hommes. »


D’où un mélange hétéroclite de libéralisme, et de rigueur morale absolue, qui déroute et dérange. En effet, il affirme dans un premier temps que « L’homme et la femme qui s’aiment sont époux ; s’ils n’ont point d’enfants, ils peuvent tenir leur engagement secret ; mais si l’épouse devient grosse, ils sont tenus de déclarer au magistrat qu’ils sont époux. ». Mais, à ces unions contractées de manière très libérale se juxtaposent les rapports d’amitié qui correspondent, eux, à une obligation sociale. L’amitié est officialisée au Temple, les amis ne se feront pas de procès et à la guerre, combattront côte à côte, ils seront aussi enfermés dans le même tombeau. L’amitié est une constante dans la pensée de Saint-Just, ainsi alors qu’il était représentant aux armées, il est informé que huit compagnies de grenadiers des départements du Rhône et Loire, de la Mayenne et de la Manche, en garnison à la citadelle de Strasbourg, demandent à rester groupées : « touchés des sentiments de fraternité qui ont porté ces compagnies à demander à n’être point séparées », Il décerne à cette unité le 16 brumaire, le nom de bataillon des Amis, pour imiter sans doute le bataillon sacré des thébains.Le caractère utopique des « fragments » est indéniable. Les références à l’Antiquité sont constantes.


L’Orateur

Le style concis, laconique de Saint-Just s’adapte bien mieux à ses discours et rapports. Il est d’ailleurs considéré comme un des grands orateurs de la Révolution. Son premier discours sur le procès du Roi fait sensation par l’originalité et la radicalité de la thèse adoptée (Le Roi doit être exécuté sans jugement parce qu’il représente le symbole même de la Monarchie), mais aussi par l’usage de formules devenues désormais célèbres mais qui furent remarquées dès l’époque : « On ne peut régner innocemment »,
Ce discours le fera connaître. Dans le Patriote Français, Brissot rend hommage au jeune orateur : « Parmi des idées exagérées, qui décèle la jeunesse de l’orateur, il y a dans ce discours des détails lumineux, un talent qui peut honorer la France. ». De la même façon, le journal jacobin, Le Républicain, en fit un compte rendu plus élogieux encore. Désormais, il est connu et ainsi le 30 mai, il est nommé adjoint du Comité de Salut Public pour préparer les « bases républicaines ». Il est donc un des rédacteurs de la constitution de 1793.



Il intervient sur tous les sujets.

Tout d’abord, les problèmes d’organisation :

12 février : discours sur l’organisation de l’armée.
24 mai : discours sur le maximum de population des municipalités.
9 août : rapport sur l’approvisionnement des armées.

Ensuite, Saint-Just se spécialise ainsi dans les rapports inquisiteurs. Il y gagne une réputation d’inflexibilité.

8 juillet 1793 : rapport sur les girondins
26 février 1794 : rapport sur les personnes incarcérées
13 mars : rapport sur les factions de l’étranger qui vise les hébertistes.
17 mars : rapport sur l’arrestation de Hérault de Séchelles.
31 mars : rapport contre Danton et ses partisans.
15 avril : rapport sur la police générale.

Dans ces rapports, Saint-Just se soucie peu de la réalité des accusations qu’il avance. Il pratique facilement l’amalgame : « Il y a eu une conjuration tramée depuis plusieurs années pour absorber la Révolution française dans un changement de dynastie. Les factions de Mirabeau, des Lameth, de Lafayette, de Brissot, de D’Orléans, de Dumouriez, de Carra, d’Hébert, les factions de Chabot, de Fabre, de Danton ont concouru progressivement à ce but par tous les moyens qui pouvait empêcher la République de s’établir et son gouvernement de s’affermir.* » Il ne s’embarrasse pas de scrupules contrairement à Robespierre. Ainsi, il prend prétexte d’un supposé complot des prisons pour obtenir de la Convention la mise hors des débats de Danton pendant son procès. Il véhicule des rumeurs sans fondements, contre les girondins d’abord, qui auraient noué des liens étroits avec le royaliste Dillon, et fomenté le projet de rétablir la monarchie, contre les hébertistes, ensuite en dénonçant une « conspiration de l’étranger ».

Saint-Just, en fait assumait pleinement la Terreur. En cela on ne peut pas l’accuser d’hypocrisie. Il la justifie entièrement : « On se plaint des mesures révolutionnaires, mais nous sommes des modérées en comparaison de tous les autres gouvernements…La monarchie jalouse de son autorité nageait dans le sang de trente générations ; et vous balancez à vous montrer sévères contre une poignée de coupables.» Il n’utilisait pas les expressions communes comme « lunettes de l’éternité » ou « glaive de la loi » pour évoquer la guillotine. Il cherche par ses discours à instaurer volontairement un climat de tension pour que la Révolution continue jusqu’à son aboutissement. Pour cela, il s’agit de combattre ses deux ennemis : la modération: « Vous avez à punir non seulement les traîtres mais les indifférents même ; vous avez à punir quiconque est passif dans la République et n’a rien fait pour elle » et l’excès de zèle. Ainsi, dans le même temps, il n’hésite pas à arrêter Schneider, chef de la Propagande de Strasbourg.

Le Mythe

Saint-Just n’a cessé de susciter les avis les plus contradictoires, les plus tranchés et n’a jamais laissé les historiens indifférents. Les détracteurs sont largement les plus nombreux : Voici les expressions utilisées pour qualifier Saint-Just : « tigre altéré de sang », « monstre peigné », « jeune homme atroce et théâtral », « glaive vivant », « l’archange de la mort ». Sainte-Beuve, Taine ou Michelet, ne sont donc pas tendres avec un personnage qui exerce chez eux malgré tout une vraie fascination. Se déploient dans ces expressions tous les ressorts du mythe. On peut éprouver de la répulsion pour les actes terroristes mais aussi une admiration pour l’homme.

Une image romantique

« L’archange de la terreur », cette expression employée par Michelet et repris communément ensuite par tous les historiens du XIXème siècle donne un condensé de la légende Saint-Just. Association contre nature entre la beauté supposée de Saint-Just et sa participation à la terreur.
En ce qui concerne la beauté de Saint-Just, les contemporains ne sont pas tous d’accord. Même si sa sœur, Louise, vantait « sa grande beauté », Camille Desmoulins raillait sa raideur et Levasseur n’évoque que « sa physionomie honnête ». En tout cas, sa beauté physique faisait moins l’unanimité que celle de Herault de Sechelles par exemple. Et pourtant, l’image d’un Saint-Just idéalisé, s’impose en pleine période romantique (voir le buste de David d’Angers). Il est probable que Saint-Just faisait plus jeune que son âge, son aspect « d’éternel adolescent », un peu androgyne a été souligné par les contemporains. Mais, ensuite son image a été totalement dénaturé jusqu’à la caricature par les thermidoriens montrant un Saint-Just efféminé, avec des boucles d’oreilles (voir la sanguine du musée Carnavalet). Cette image idéalisée ou dénaturée doit-être mise en parallèle avec les actions supposées atroces du personnage. Ce concept est repris par la littérature. Voici deux extraits célèbres :


Michelet : « Ses paroles, lentes et mesurées, tombaient d’un poids singulier et laissaient de l’ébranlement, comme le lourd couteau de la guillotine. Par un contraste choquant, elles sortaient, ces paroles froidement impitoyables, d’une bouche qui semblait féminine. Sans ses yeux bleus, fixes et durs, Saint-Just aurait pu passer pour femme… »

Lamartine : « Ce jeune homme, muet comme un oracle et sentencieux comme un axiome, semblait avoir dépouillé toute sensibilité humaine pour personnifier en lui la froide intelligence et l’impitoyable impulsion, …Immobile à la tribune froid comme une idée, ses longs cheveux tombant des deux côtés sur son cou, sur ses épaules, le calme de la conviction absolue répandu sur ses traits presque féminins… »

Dans ses deux passages, on retrouve les mêmes éléments : la beauté féminine du héros mêlée avec sa raideur légendaire qui contraste avec son implacabilité, sa froideur qui rappelle celle de la guillotine. Le mythe de « l’archange de la Terreur » est né.

Un mythe reposant sur des contrastes

L’accent est mis sur l’opposition entre les « frasques » de jeunesse de Saint-Just, une jeunesse désoeuvrée et libertine (la fugue et le vol de l’argenterie familiale, le poème Organt) et l’homme politique intraitable qu’il deviendra sous la Révolution. Ces contrastes conviennent à ses détracteurs car ceux-ci mettent l’accent sur les « frasques » pour mieux mettre en évidence le caractère précocement corrompu de Saint-Just. A l’inverse, les admirateurs pourront s’appesantir sur le « miracle » de la Révolution qui a fait d’un jeune libertin, un homme d’Etat. Rappelons les divers éléments du mythe :

C’est l’épisode de Saint-Just qui a fait le plus l’unanimité. Même les adversaires de Saint-Just font preuves d’indulgence, à l’exemple de Fleury et de Gignoux que l’on ne peut accuser de sympathie pour le jeune conventionnel.

Fleury : « Ainsi finissait cette immense campagne, par une réussite si bien préparée par Saint-Just, réussite à laquelle avaient si puissamment coopérée sa persévérance, son énergie, son courage moral et physique. »*

Gignoux : « Tout d’abord, il s’agit de rétablir la discipline dans cette armée de va-nu-pieds, qui quitte le camp sans permission, se promène en guenilles et emplit les cabarets. Il faut pour cela frapper fort car le citoyen représentant avec ses cheveux bouclées et sa cravate très étudiée en impose assez peu aux guerriers malgré la moustache dont il a décidé de viriliser son profil angélique… »*

Ces deux extraits nous montrent les principaux aspects de l’action de Saint-Just aux armées : la restauration de la discipline qui nécessite des mesures énergiques, la victoire finale dans laquelle Saint-Just a montré un grand courage personnel. Néanmoins, il faut soulignez que là encore les poncifs du mythe sont toujours présents (profil angélique, cheveux bouclés et la cravate très étudiée s’opposent au « frapper fort » que nécessite la restauration de la discipline). C’est Charles Nodier dans ses Souvenirs de la Révolution et de l’Empire alors qu’il raconte sa rencontre rocambolesque avec le jeune révolutionnaire, qui évoque la cravate nouée avec soin, ainsi que les ordres du conventionnel tombant tranchants comme des sentences, « la mort » ponctuant chaque phrase.

Le mythe du « Sauveur » est cependant largement répandu, et les récits de contemporains comme Baudot le présentant comme un lâche seulement attentif à assouvir ses rancœurs personnelles contre certains généraux talentueux comme Hoche (qui fut en effet emprisonné sur ordre de Saint-Just, mais pour indiscipline) n’arriveront pas a écorner cette image là.

Mais Michelet va encore plus loin : « Saint-Just apparut aux armées comme un roi, un dieu… » Il décrit le conventionnel comme un représentant « extraordinaire » aux armées, tout puissant parmi ses collègues, agissant seul ou assisté de Lebas, son fidèle ami. La comparaison avec Bonaparte est très nette.

En effet, le mythe de Saint-Just aux armées repose en partie sur les mesures exemplaires et sans précédent pour l’époque qu’il a prises, mesures « héroïques » qui annoncent l’épopée napoléonienne. Il se montre surtout proche des soldats et fait preuve d’une grande énergie pour améliorer leurs conditions d’existence (il se montre intraitable sur les réquisitions de chaussures, chemises et nourritures) et celles de leurs famille (le 14 brumaire, il ordonne que les champs d’un volontaire soit labourés « nous nous devons mutuellement des soins et des services parce que nous sommes tous liés par un intérêt commun : celui de sauver notre liberté attaquée. Vous êtes français et républicains. Le champ de votre concitoyen ne restera point inculte »). Il s’inquiète aussi du moral des troupes.
Il consulte ainsi le 23 brumaire, les soldats du huitième bataillon du Jura, pour savoir le degré d’estime qu’ils accordent à l’un de leurs officiers « Nous avons une entière confiance dans la justice des soldats ». Il était partisan de récompenser les actes de bravoure par des promotions rapides, souvent spectaculaires, et de leur accorder le maximum de publicité. Il assure ainsi la promotion de deux chefs de bataillon qui sont nommés généraux de brigade après un acte de bravoure particulièrement remarqué. Dans le même temps, il se montre particulièrement sévère envers les administrateurs, les officiers : Ta marche triomphante et rapide depuis Arlon nous fait espérer que la guerre la plus offensive sera de ton gout. Nous surveillons les administrations, l’obéissance des chefs, les ressources, tu n’auras qu’à vaincre, » écrit-il à Jourdan au moment ou celui-ci prend le commandement de l’armée de Sambre-et-Meuse le 14 juin 1794. Cela montre bien le rôle qu’il attribuait au représentant en mission, celui de « préparateur de victoire ». Sa tâche est ardue, il se doit de restaurer la discipline, assurer le ravitaillement des troupes et promouvoir les officiers qui sont susceptibles de vaincre : « Le mérite de Saint-just, et la source de sa renommée, c’est qu’il sut obtenir des résultats éclatants dans tous les domaines à la fois. Homme d’action, il le fut en imposant une discipline souvent spectaculaire conformément aux promesses faites aux soldats dans ses proclamations : en récompensant les braves par des promotions rapides, en faisant fusiller devant l’armée les responsables du désordre et de l’indiscipline. »

Saint-Just était aussi spécialiste de phrases héroïques qui ont marquées ses contemporains : face aux envoyés de l’armée adverse qui voulaient négocier les conditions d’une reddition, il répond « j’ai laissé ma plume à Paris, je n’ai emporté que mon épée », « La République ne reçoit de ses ennemis et ne leur envoie que du plomb »…Laconisme et héroïsme fondent le mythe de Saint-Just aux armées.


Le silence énigmatique du 9 thermidor et la mort

Comment expliquer le silence de Saint-Just après l’intervention de Tallien qui lui coupe la parole ? Démoralisation, fatigue, prise de conscience que tout est fini, qu’il est impossible désormais d’appliquer des lois justes aux hommes. Ce silence a fasciné les historiens qui ont quelquefois comparé le silence de Saint-Just au silence de Rimbaud (voir Marie-Anne Charmelot). Ce silence qui ne sera rompu qu’à de rares moments : « c’est pourtant moi qui ai fait cela » aurait-il prononcé devant le texte de la constitution de 1793.


Une mort jeune


Une mort jeune après une carrière prometteuse et fulgurante dans la politique. Saint-Just est souvent comparé à un météore fauché dans la fleur de l’âge, un Bonaparte inachevé en quelque sorte. Cette mort paraît d’autant plus injuste qu’elle intervient après son rapport interrompu du 9 thermidor qui appelait à l’apaisement entre les Comités de Salut Public et de Sureté Générale. Si Saint-Just avait pu prononcé son discours jusqu’au bout, peut-être que le 9 thermidor n’aurait pas eu lieu. C’est aussi sur cette incertitude que se fonde le mythe. De plus, ce rapport est une défense de Robespierre et qui enlève tout doute sur la profondeur de l’amitié qui unissait les deux hommes.


Une mort assumée.

Michelet : « Saint-Just, dès longtemps avait embrassé la mort et l’avenir. Il mourut digne, grave et simple. La France ne se consolera jamais d’une telle espérance ; celui-ci était grand d’une grandeur qui lui était propre, ne devait rien à la fortune et seul il eut été assez fort pour faire trembler l’épée devant la loi. »

Aegerter : « « Impassible et beau, une fleur rouge à son habit, il montait vers le couperet. Les spectateurs de ce massacre, bouleversés d’une mystérieuse émotion, crurent voir dans ce jeune homme aux mains liées, au col ouvert, l’idéal même de la Révolution. Il mourut sans un mot, dans un trépas de sphinx. Les aides le poussèrent. Il n’avait pas cillé devant la mort, et le bourreau tendit vers la foule muette une tête pâle aux yeux grand ouvert. »

Dans ces deux extraits, il n’y a aucun souci de vérité historique. Saint-Just n’est devenu qu’un « personnage objet. » D’où vient la fleur rouge qui n’est mentionnée dans aucun récit historique ? Si ce n’est pour donner au personnage une allure plus romantique, lui qui incarne « l’idéal même de la Révolution ».

Chez Michelet, on retrouve le regret de cette vie manquée, de ce talent coupé net par le couperet de la guillotine et qui aurait pu donner du fil à retordre à Bonaparte. Même préoccupation chez D. Centore-Bineau « ..il se réfugie dans un silence pensif, éternel. Silence funèbre qui laisse place aux tambours de brumaire… »

Il n’est pas le seul personnage de la Révolution à avoir eu une mort héroïque. L’échafaud est le lieu où les révolutionnaires jouent leur dernier rôle et il convient d’y faire bonne figure. Danton, Mme Roland ont ainsi laissé des mots célèbres pour la postérité. Ils ont soigné leur image jusqu’au bout, dans cette mort qui s’inscrivait dans la logique de leur engagement. Ils arrivaient au bout de leur route. Ce n’est pas le cas de Saint-Just L’originalité de sa mort est dans le mystère qui l’entoure. Saint-Just avait encore beaucoup à apporter, promettait beaucoup mais n’a rien fait pour sauver sa vie, d’où un sentiment d’inachevé, de gâchis. « Destinée fulgurante, l’une des plus pleines, et qui nous laisse encore, cent cinquante ans après un sentiment d’amertume pour cette vie fauchée dans sa jeunesse. »


Pour autant, la mort chez Saint-Just ne se concevait pas seulement pour les autres. Il mesurait les risques qu’il prenait aux armées ou à la Convention, il évoque ainsi plusieurs fois la mort pour lui-même : « Le bien, voilà ce qu’il faut faire, à quelque prix que ce soit, en préférant le titre de héros mort à celui de lâche vivant »,mais aussi, « On peut arracher à la vie les hommes qui, comme nous, ont tout osé pour la vérité, on ne peut point leur arracher les cœurs, ni le tombeau hospitalier sous lequel ils se dérobent à l’esclavage et à la hante d’avoir laissé triompher les méchants. », enfin, « le jour où je me serai convaincu qu’il est impossible de donner au peuple français des mœurs douces, énergiques, sensibles et inexorables pour la tyrannie et l’injustice, je me poignarderai… » Peut être a t-il simplement, une fois de plus mis, en conformité ses actes à ses principes ?


CONCLUSION

Saint-Just est un personnage difficile à saisir, contradictoire et ambivalent. Tout d’abord, il n’est pas facile de lire Saint-Just « dans le texte », il utilise les mots de façon fantaisiste voire polémique : « les mots n’ont pas de sens, ils n’ont que des emplois.», c’est très vrai pour Saint-Just, un exemple au hasard : premier chapitre de son ouvrage « De la nature » : « La nature est un cercle dont l’ordre des choses de ce monde est pour nous le milieu. Chaque individu placé dans ce cercle en devient également le point de centre ; parce que les rapports sont partout les mêmes du but à l’individu, de l’individu au but. Ces rapports ne sauraient être des conventions particulières ou personnelles. La nature finit où la convention commence. La vie sociale est donc le rapport homogène qui unit les hommes , seul principe éternel de leur conservation. » On comprend l’idée générale mais le lecture n’est pas aisée pour autant. Ensuite, comment concilier une sensibilité exacerbée que l’on perçoit dans ses écrits, sa correspondance, et la pratique rigoureuse de la Terreur ? En définitive, on
remarque qu’il n’y a pas dans le parcours politique de Saint-Just de limpidité, de logique évidente. Et c’est peut-être ce mélange hétéroclite composé de multiples défauts (style littéraire difficile, pratique de la Terreur rigoureuse..) et d’indéniables qualités (idées puissantes, efficacité de ses action aux armées ou au comité de salut public) qui explique la fascination qu’il exerce. Ce mélange hétéroclite fait certes partie du mythe mais il correspond aussi


Publications

L'Esprit de la Révolution et de la Constitution de France : rédigé en 1790, publié en 1791. Saint-Just y expose ses réflexions sur la Révolution française. Il y fait preuve d'une certaine modération en critiquant peu Louis XVI et Marie-Antoinette restant ainsi dans la ligne de pensée majoritaire, un an après la prise de la Bastille. On trouve dans cet ouvrage la base des idées constitutionnelles qu'il développera à partir de 1792. La lecture de cet ouvrage montre l'influence importante qu'ont eu Montesquieu et Rousseau sur les penseurs révolutionnaires.

Les Fragments d'institutions républicaines : rédigé en 1793 et 1794.

De la Nature, de l'état civil de la cité ou les règles de l'indépendance du gouvernement (1791-1792).

Arlequin-Diogène Pièce de théâtre (1787)

Organt Poème rédigé en (1787-1789)





Merci à Gabrielle pour le complèment d'informations
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Dernière édition par André grandier le 19/10/2006 22:08:47; édité 3 fois
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MessagePosté le: 15/10/2006 20:57:59    Sujet du message: Marat jean-paul Répondre en citant




Jean-Paul Marat est un révolutionnaire français né à Boudry principauté de Neuchâtel prussienne à l'époque (aujourd'hui canton de Neuchâtel, en Suisse), le 24 mai 1743, mort à Paris, le 13 juillet 1793. Il votera la mort de Louis XVI.


Enfance

Son père, 'Juan Salvador Mara' (Jean Mara sur les documents officiels suisses) a d’abord connu une carrière religieuse dans son pays, la Sardaigne (la langue administrative y est l'espagnol), où il est un pédagogue renommé de l’Ordre de la Merci. Alors qu’il s’efforce, avec l'aide de la population locale, d'implanter un collège à Bono, au centre du pays, Juan Salvador Mara est en butte à des tracasseries fiscales qui compromettent toute l’entreprise ainsi que son avenir. Il finira par quitter la Sardaigne pour se réfugier à Genève.

Admis comme prosélyte, converti au calvinisme, cet homme cultivé qui parle plusieurs langues, possède de bonnes notions de médecine et de chimie, et montre aussi un réel talent artistique, rencontre et épouse la jeune huguenote française, Louise Cabrol, dont la famille originaire de Castres « ne dérogeait pas en faisant du commerce ». Neuf enfants naîtront de cette union stable et heureuse : Marianne-Françoise, l’aînée voit le jour à Yverdon en 1742; Jean-Paul, l’aîné des fils, Henry puis Marie verront le jour à Boudry, respectivement le 24 mai 1743, le 25 juillet 1745 et le 5 septembre 1746.

Leur père gagne sa vie comme dessinateur dans une fabrique d'indiennes, sans renoncer pour autant à des fonctions pédagogiques. A Peseux, où s'installe un temps la famille, naîtront Pierre en 1753 et Pierre-Antoine-Jean en 1754 (ce petit garçon mourra en 1756). Grâce à l'intervention du gouverneur George Keith, les Mara pourront ensuite s'installer à Neuchâtel. Là, Jean Mara postulera par deux fois pour être professeur au collège, où Jean-Paul fait ses études. Il deviendra aussi un homme de confiance de la Société typographique. A Neuchâtel naissent encore David (en 1756), Charlotte-Albertine (en 1760) et Jean-Pierre (en 1767).

David deviendra un éminent pédagogue et grammairien en Russie, où il enseigne dans des écoles prestigieuses, dont le fameux Lycée de Tsarskoïé Sélo, où il a Pouchkine comme élève. Charlotte-Albertine, sans doute la plus connue des sœurs de Marat, s'installera à Paris après l'assassinat de Marat par Charlotte Corday et, en compagnie de la femme de Marat, Simone Evrard, y défendra la mémoire de son frère. Comme Jean-Pierre, le cadet, elle a une formation spécialisée en horlogerie.

Ainsi les parents Mara ont vu naître et grandir en Suisse neuf enfants, et mourir l'un d'eux. Avec leurs moyens et leur énergie, ils se sont employés à s'intégrer dans les communautés suisses et y ont réussi dans une large mesure. Les enfants ont bénéficié d'une éducation soignée et développé des compétences réelles, acquérant professions et autonomie. Louise et Jean leur ont inculqué le sens de l'initiative, du courage et le désir de jouer un rôle utile au sein de la communauté des humains.

La famille Mara a mené une vie simple, sans sophistication, ce qui lui a attiré la sympathie d'hommes de bien, qui lui ont apporté parfois des soutiens désintéressés. Pour les petits Mara, les compétences et les connaissances de leurs parents sont une aubaine, ce que Jean-Paul se plaît à rappeler : « Par un bonheur peu commun, j’ai eu l’avantage de recevoir une éducation très soignée dans la maison paternelle. »


Médecin et homme de science

Jean-Paul Marat quitte Neuchâtel et sa famille en 1759, après les études au collège. Des raisons de bon sens peuvent être invoquées pour expliquer cette décision : la nécessité d'aider cette grande famille, son désir de poursuivre des études, l'opportunité d'un travail… mais aucun document probant ne permet encore de le suivre avec précision. Les historiens l'imaginent à Bordeaux comme précepteur de la famille Nairac, à Paris ou à Montpellier, étudiant la médecine… Seul Alfred Bougeart énonce fort à propos qu'on perd sa trace entre ses 16 et 31 ans. Et Marat, qu'écrit-il ? « J'ai vécu deux années à Bordeaux, dix à Londres, une à Dublin et à Edinburgh, une à La Haye, à Utrecht et à Amsterdam, dix-neuf à Paris… ». Ce qui est avéré par la publication de nombreux ouvrages dans ses différents domaines d'intérêt.

1771-1772 : Les Aventures du jeune comte Potowski. Un roman de cœur, qui ne sera connu qu'en 1843.

1772 : An Essay on the Human Soul à Londres, sans nom d'auteur ;

1773: A Philosophical Essay on Man, en deux volumes (le premier reprend An Essay), à Londres, toujours sans indication d'auteur. L'ouvrage connaîtra une seconde édition en 1775.

1774, Marat fait paraître ses fameuses Chains of Slavery, précédées d'une adresse To the Electors of Great Britain. Publiées à Londres, sans nom d'auteur. Cet ouvrage sera republié en français en 1793: Les Chaînes de l'esclavage, sous son nom cette fois et avec un texte très sensiblement modifié suite à trois années de Révolution.

1775: An Essay on gleets (Essai sur la blennorrhée)

1775-1776 : De l'Homme ou des Principes et des lois de l'Influence de l'âme sur le corps et du corps sur l'âme, signé, édité à Amsterdam, chez Marc-Michel Rey (un ouvrage philosophique)

1776: An Enquiry into the Nature, Cause and Cure of a singular Disease of the Eyes (cet essai sur la presbytie accidentelle ne sera traduit en français qu'en 1891). La même année, Marat séjourne chez ses parents à Genève. Il vient d'obtenir (1775) son diplôme de médecine de l'Université de Saint Andrew (Ecosse) et a décidé de s'installer à Paris.

1777: Il occupe la charge de médecin des gardes du corps du comte d'Artois, il ouvrira aussi à Paris un cabinet d'expérimentation physique.
Ses ouvrages scientifiques se succèdent, plusieurs d'entre eux reçoivent des prix. La presse scientifique du temps en décrit et discute les contenus.


1779: Découvertes sur le feu, l'électricité et la lumière.

1780: Recherches physiques sur le feu (traduit en allemand); Découvertes sur la lumière (traduit en allemand)

1782: Recherches physiques sur l'électricité (traduit en allemand); Plan de législation criminelle (première publication de ce travail de Marat rédigé antérieurement et qui sera réédité avec des variantes en 1790).

1784: Mémoires sur l'Electricité médicale (couronné par l'Académie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen); Notions élémentaire d'Optique.

1785: Observations de M. l'amateur Avec à M. l'abbé Sans, sur la nécessité d'avoir une théorie solide & lumineuse, avant d'ouvrir boutique d'électricité médicale; Lettre de l'Observateur Bon-Sens à M. de *** sur la fatale catastrophe des infortunés Pilâtre de Rozier et Romain, les aéronautes et l'aérostation.

1786: Mémoires sur les vraies causes des couleurs que présentent les lames de verre, les bulles de savon et autres matières diaphanes extrêmement minces (couronné à Rouen); Mémoire sur l'explication de l'arc-en-ciel donnée par Newton.

1787: Optique de Newton. Traduction nouvelle. Cette excellente traduction de Marat est encore utilisée de nos jours.

1788: Mémoires académiques, ou Nouvelles découvertes sur la lumière, relative aux points les plus importants de l'Optique.

Les positions scientifiques de Marat et leur évolution, en particulier à propos de Newton auquel il voue une immense admiration, tout en lui portant différentes critiques, le mettront en porte-à-faux avec l'Académie des Sciences de Paris. Marat songe même un moment à partir en Espagne… En 1788, il souffre aussi d'une de ses graves crises inflammatoires et croit ses jours en danger. Il rédige même son testament qu'il confie à son ami, le génial horloger suisse Abraham-Louis Breguet.

La Révolution

Journaliste

Le 8 août 1788, Louis XVI est obligé de convoquer les États généraux pour le mois de septembre suivant. Le médecin Marat se transforme en ardent journaliste.

Début 1789, il rédige Les Charlatans modernes où il fait la dénonciation des savants officiels et recommande la suppression des académies, et Offrande à la patrie ou discours au tiers état de France et son Supplément où il brosse le tableau d’un État idéal.

Le 12 mars 1789, le Supplément fait l’objet d’une saisie. Le même mois, il est élu membre du comité électoral du district des Carmes, pour la préparation des États généraux. Que fait-il de mars 1789 au 14 juillet de la même année ? On l’ignore.

Le dimanche 19 juillet, il est au Comité des Carmes où il propose d’avoir une presse. Sur le refus du comité, il démissionne. Le 11 août, il réussit à faire paraître un journal : Le Moniteur Patriote, mais ne peut le conserver. Le 23 août, il publie La Constitution, ou projet de Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, suivi d’un plan de Constitution juste, sage et libre, qu’il envoie au comité des cinq que l’Assemblée nationale a chargé de préparer le préambule de la Constitution.

Le 12 septembre 1789, Marat publie son premier numéro du Publiciste parisien qui devient, le 16 septembre, L’Ami du peuple.

L’Ami du peuple est un quotidien de huit, douze ou seize pages, dont Marat écrit tous les articles. C’est un long éditorial qui en occupe la majeure partie. Son tirage est estimé à 2000 exemplaires. Il est interrompu à plusieurs reprises, en octobre 1789, janvier 1790 et juillet 1791, lorsque Marat entre dans la clandestinité. Dès le 15 octobre, Marat signe « Marat, l’Ami du peuple ».

Marat entre dans la clandestinité le 8 octobre 1789. Le 12 décembre, il est arrêté, mais relâché grâce à l’intervention de La Fayette.

De nouveau dans la clandestinité en janvier 1790, réfugié à Londres en février et mars, il lance de là un grand nombre de pamphlets. En mai, il est rentré en France et reprend la publication de l’Ami du peuple avec lequel il mène campagne contre la guerre, contre Mirabeau et La Fayette. Dès le 12 juin, il publie également le Junius français, qu’il arrête le 24 juin, après 13 numéros. Le 30 juin, dans son n° 149, l’Ami du peuple publie la Supplique de dix-huit millions d’infortunés aux députés de l’Assemblée nationale. Le 31 juillet l’Assemblée nationale lance de nouvelles poursuites contre lui. Il entre de nouveau dans la clandestinité et ce sont de nouveaux pamphlets qu’il publie.

En janvier 1791, il est à nouveau en justice pour délit de presse. En février, il reçoit l’appui des Cordeliers et en juin, il dénonce dans l'Ami du peuple les préparatifs de la fuite du roi et après Varennes, la faiblesse de l’Assemblée à l’égard du roi. En septembre, il fait savoir qu’il quitte la scène politique. Marat semble découragé ; le 15 décembre l’Ami du peuple cesse de paraître pour quatre mois.

En janvier 1792, il rencontre Robespierre. Il est hébergé chez les sœurs Evrard et s’éprend de Simone, 28 ans, fille d’un modeste charpentier en bateaux, qu’il avait connue à son retour de Londres, en avril 1790 et qu’il épousera devant l’Être Suprême. En mars-avril, soutenu par les Cordeliers, il prépare un recueil de ses articles : L’École du citoyen. Le 12 avril, l’Ami du peuple reprend sa parution ; il poursuit sa lutte contre la guerre, contre La Fayette et engage la lutte contre les Brissotins. Le 3 mai, l’Assemblée législative lance un décret d’arrestation contre Marat. C’est de nouveau la clandestinité. L’Ami du peuple ne paraît plus que de façon discontinue.

Le 10 août, le peuple s’est soulevé. Dès le 14 août l’Ami du peuple paraît à nouveau. Le 2 septembre Marat est nommé comme adjoint au Comité de surveillance de la Commune de Paris. Quel fut son rôle ou sa responsabilité dans les massacres de septembre ? La question est très controversée.


Député

Le 9 septembre, Marat est élu député de Paris à la Convention, le septième sur vingt-quatre, par 420 voix sur 758 votants. Le 21 septembre paraît le dernier numéro de l’Ami du peuple, et le 25 septembre, le premier numéro du Journal de la République française.

Du 21 septembre 1792 au printemps 1793, la Convention semble dominée par les Girondins. Dès le 25 septembre, les attaques de la Gironde contre Danton-Robespierre-Marat, accusés d’aspirer à la dictature, sont continuelles. Du début novembre 1792 au 21 janvier 1793, le procès de Louis Capet domine toute la scène politique ; c’est Marat qui enlève, le 6 décembre, le vote capital en faisant décider que tous les scrutins sur ce point auront lieu par appel nominal à voix haute. Il vote pour la peine de mort.

Le 26 février 1793, un premier décret d’accusation contre Marat est rejeté, mais le 12 avril, il est décrété d’accusation par la Convention. Le 24 avril, il est acquitté par le Tribunal révolutionnaire. Dès la fin mai, Marat est l’un des principaux animateurs du soulèvement parisien contre la Gironde. On se rappellera son apostrophe célèbre : « Levez-vous donc, peuple souverain ! ». Le 3 juin, il suspend son activité à la Convention, il souffre d’une maladie inflammatoire sans doute héréditaire - sur l'acte de décès de son père figure la même maladie- et dont il a déjà eu plusieurs attaques.

Le 13 juillet, il est assassiné dans sa baignoire à son domicile par Charlotte Corday.

(Lire le récit de son assassinat à l’article Charlotte Corday)


Hommages

Jacques-Louis David fut chargé d’organiser des funérailles grandioses. Marat fut inhumé dans le couvent des Cordeliers et transféré le 25 novembre au Panthéon. La République lui fait l’éloge suivant : « Comme Jésus, Marat aima ardemment le peuple et n’aima que lui. Comme Jésus, Marat détesta les rois, les nobles, les prêtres, les riches, les fripons et comme Jésus, il ne cessa de combattre ces pestes de la société ».

Le 19 novembre 1793 (29 Brumaire An II), La ville Le Hâvre de Grâce prend le nom du Hâvre de Marat puis rapidement celui de Hâvre-Marat. Le 13 janvier 1795 (23 nivôse An III), Le Hâvre-Marat devient Le Havre (nom actuel).

Son corps, d'abord enterré au couvent des Cordeliers, est finalement transféré au Panthéon le 25 novembre 1793 (voir les détails de la cérémonie sur la page Panthéon de Paris

En février 1795, il est considéré comme traitre. Son cercueil retiré du Panthéon, tous les bustes le représentant furent brisés, jetés dans les égouts. Il repose désormais dans le cimetière de l'église saint-Étienne-du-mont proche du Panthéon.



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MessagePosté le: 15/10/2006 23:26:59    Sujet du message: Babeuf gracchus Répondre en citant




François Noël Babeuf, connu sous le nom de Gracchus Babeuf (23 novembre 1760 à Saint-Quentin (Picardie)–Paris le 8 prairial an V, soit le 27 mai 1797), révolutionnaire français.

Dès l'âge de 12 ans, il travaille comme terrassier aux travaux du canal de Picardie. À 17 ans, il réussit à se faire engager comme apprenti chez un notaire feudiste. En 1781, âgé de 21 ans, il commence à exercer pour son propre compte à Roye.

Inspiré par la lecture de Rousseau, et constatant les conditions de vie très dures de l'immense majorité de la population, il développe des théories en faveur de l'égalité et de la collectivisation des terres. En 1788, il commence l'écriture du Cadastre perpétuel, qui sera édité en 1789.


Les débuts de la Révolution

En mars 1789, Babeuf participe à la rédaction du cahier de doléances des habitants de Roye. Suite à l'échec de son Cadastre perpétuel et surtout au début de la Révolution française, il devient journaliste. Il est ainsi correspondant du Courrier de l'Europe (édité à Londres) à partir de septembre 1789.

Il se bat contre les impôts indirects, organise pétitions et réunions. En conséquence, il est arrêté le 19 mai 1790 et emprisonné. Il est libéré en juillet, grâce à la pression du révolutionnaire Jean-Paul Marat. À la même époque, il rompt avec le catholicisme (il écrira en 1793 : « Le christianisme et la liberté sont incompatibles »).

Il lance son propre journal en octobre 1790, Le Correspondant picard, dans lequel il s'insurge contre le suffrage censitaire mis en place pour les élections de 1791. Le journal est contraint à la disparition quelques mois plus tard, mais Babeuf continue à se mobiliser aux côtés des paysans et des ouvriers picards. Il est contraint de fuir à Paris en février 1793.

La république montagnarde

Arrivé à Paris, Babeuf prend parti pour les jacobins (Robespierre, Saint-Just, etc.) contre les girondins. Il entre en mai 1793 à la Commission des subsistances de Paris. Il y soutient les revendications des sans-culottes.

Il est ensuite emprisonné du 14 novembre 1793 (24 brumaire an II) au 18 juillet 1794 (31 messidor an II). Dix jours après sa libération, c'est le coup d'État contre Robespierre et les montagnards, le 9 thermidor (27 juillet 1794). Babeuf critique l'action des montagnards concernant la Terreur, disant « je réprouve ce point particulier de leur système », mais inscrit son action dans leur continuité, tout en voulant passer de l'égalité « proclamée » à l'égalité dans les faits (la « parfaite égalité » pour laquelle il milite).

La réaction thermidorienne

A partir du 3 septembre 1794, Babeuf publie le Journal de la Liberté de la presse, qui devient le 5 octobre (14 vendémiaire an III) Le Tribun du peuple. Ce journal acquiert une forte audience. Il adhère à la même période au Club électoral, club de discussion de sans-culottes. Le 3 novembre, il demande que les femmes soient admises dans les clubs.

Il prend alors le prénom Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d'une réforme agraire dans la Rome antique. Babeuf défend la nécessité d'une « insurrection pacifique ». Il est de nouveau incarcéré le 19 pluviôse (7 février 1795).

De fait, la plupart des révolutionnaires sincères sont alors en prison, ce qui est l'occasion pour Babeuf de se lier avec des démocrates comme Augustin Darthé ou Filipo Buonarroti.

La conjuration des égaux

Libéré le 18 octobre 1795 (26 vendémiaire an IV), il relance rapidement la publication du Tribun du peuple.

Le gouvernement a une politique de répression de plus en plus forte, avec la fermeture du Club du Panthéon (où sont présents nombre d'amis et de partisans de Babeuf), et la tentative d'arrestation de Babeuf en janvier 1796. Mais il parvient à s'enfuir, et à partir de ce moment vit en clandestinité.

Cette impossibilité d'agir légalement aboutit à la création de la « Conjuration des égaux » (voir La chanson des Egaux), dirigée par Babeuf, Darthé, Philippe Buonarrotti, Sylvain Maréchal, Félix Lepeletier (frère de l'ancien député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau), Antoine Antonelle, etc. Le réseau des « Égaux » recouvre tous les arrondissements de Paris et de nombreuses villes de province. À sa tête, un « Directoire secret de salut public », dirigé par Babeuf, coordonne la lutte.

Le but est de continuer la révolution, et d'aboutir à la collectivisation des terres et des moyens de production, pour obtenir « la parfaite égalité » et « le bonheur commun ».

Grâce aux informations d'un indicateur (Georges Grisel), la police arrête Babeuf, Buonarrotti, Darthé, et les principaux meneurs des Égaux le 10 mai 1796 (19 floréal an IV). Une tentative populaire de les libérer échoue le 29 juin (11 messidor). Une nouvelle tentative d'évasion échoue à nouveau. Pour éviter que le peuple ne libère les Égaux, ils sont transférés à Vendôme (Loir-et-Cher).

Une haute cour est constituée, et le procès s'ouvre à Vendôme le 20 février 1797 en présence de deux ministres.
Le 16 avril; Carnot avait fait voter une loi qui punissait de mort l'apologie de la Constitution de 1793 et les appels à la dissolution du Directoire. Babeuf à qui on reproche l'initiative du complot et Darthé qui s'est enfermé lors des débats dans le mutisme le plus total et à qui l'on reproche la rédaction de l'ordre d'éxécution des Directeurs sont condamnés à mort. Babeuf et Darthé tentent de se suicider et sont guillotinés le 8 prairial an V (27 mai 1797. Buonarotti, Germain et cinq autres accusés sont condamnés à la déportation. 56 autres accusés, dont Jean-Baptiste-André Amar sont acquittés.



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MessagePosté le: 15/10/2006 23:35:56    Sujet du message: Desmoulins camille et lucile Répondre en citant



Lucie-Simplice-Camille-Benoist Desmoulins, né à Guise (Aisne) le 2 mars 1760 et mort à Paris le 5 avril 1794, était un avocat et un journaliste et un révolutionnaire français.

Camille fit de brillantes études au collège Louis-Le-Grand, en compagnie de son ami Maximilien de Robespierre. Ses débuts au barreau ne furent pas satisfaisants : il bégayait. Cependant il devint tout de même un des orateurs les plus écoutés durant la Révolution française.

Bien qu'il ne fut pas élu député du tiers état aux États généraux, il participa à la Révolution en appelant aux armes la foule réunie dans les jardins du Palais-Royal, après le renvoi de Necker, le 12 juillet 1789 ; cette incitation à prendre les armes mena à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.

Il participa au mouvement révolutionnaire en rédigeant, avec une extrême vigueur de pensée et de style, un journal intitulé Les Révolutions de France et de Brabant, de 1789 à 1791. Fin 1790, il épousa Anne Lucile Laridon-Duplessis (Lucile Desmoulins).
Ce jeune couple est devenu aujourd'hui le symbole des « amours sous la Révolution », en s'écrivant de nombreuses lettres.

Patriote extrémiste à la suite de la fusillade du Champ-de-Mars, il s'enfuit dans la campagne avec sa femme, tandis que Danton et Marat se réfugiaient en Angleterre.

Revenu à Paris, il prit une part active à l'insurrection du 10 août 1792 et devint le secrétaire de Danton qui, lui, était ministre de la Justice.

Siégeant parmi les Montagnards à la Convention nationale, il vota la mort du roi et s'attaqua aux Girondins dans son journal, L'Histoire des Brissotins ; il cessa ainsi d'être l'ami de Jacques-Pierre Brissot. Il provoqua donc leur chute.
Mais, horrifié par la mise en marche de la Terreur, il devint plus modéré et fut un des chefs du parti des Indulgents.

Il publia un nouveau journal, Le Vieux Cordelier, à partir duquel il s'opposa à Jacques-René Hébert puis au Comité de salut public. Il fut guillotiné avec Danton.




Desmoulins, née Anne Lucile Laridon-Duplessis (1771-1794).

Née à Paris, en 1771, morte à Paris le 13 avril 1794.

Fille d'Étienne-Claude Duplessis-Laridon, premier commis du Contrôle général des finances et de Anne-Françoise-Marie Boisdeveix. Le 24 décembre 1790, elle épousa Camille Desmoulins. Ils eurent un fils, Horace Camille Desmoulins (6 juin 1792-juin 1825).

Elle fut arretée le même jour que le décés de son mari et sera exécutée le 13 avril.

Leur fils mourut d'une forte fièvre à Haïti, où il dirigea une affaire de café.




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MessagePosté le: 15/10/2006 23:54:52    Sujet du message: Le Duc d'Orléans Répondre en citant





Louis Philippe II Joseph d'Orléans, duc de Chartres, puis duc d'Orléans (1785-1792), connu sous le surnom de Philippe Égalité après 1792, est né au château de Saint-Cloud le 13 avril 1747 et guillotiné à Paris le 6 novembre 1793.

Fils de Louis Philippe d'Orléans (1725-1785), duc d'Orléans, dit « le Gros », et de Louise Henriette de Bourbon-Conti († 1759), il fut titré duc de Montpensier à sa naissance (1747-1752), puis porta le titre de duc de Chartres de la mort de son grand-père à celle de son père (1752-1785). Il devint alors duc d'Orléans et premier prince du sang.


Mariage et descendance

Le père de Philippe d'Orléans avait d'abord envisagé de le marier à la princesse Cunégonde de Saxe, fille de l'électeur de Saxe Frédéric-Auguste II et sœur de la Dauphine de France Marie-Josèphe. Mais cette dernière insista auprès de Louis XV pour qu'il s'oppose à ce projet, considérant que Chartres était de trop petite naissance pour prétendre épouser sa sœur Cunégonde.

L'abbé de Breteuil, chancelier de la maison d'Orléans, fut donc chargé de négocier, en substitution, un mariage avec Louise Marie Adélaïde de Bourbon (dite « Mademoiselle de Penthièvre »), petite-fille du comte de Toulouse, bâtard légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui amenait dans la maison d'Orléans, avec encore un peu plus du sang des bâtards de Louis XIV, l'héritage fabuleux du duc de Penthièvre.

Philippe d'Orléans quant à lui descendait, par sa mère, d'une bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan (Mademoiselle de Nantes) et d'autre part une des arrière-grand-mères paternelles de Philippe d'Orléans était également une bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan (la seconde Mademoiselle de Blois).

Le mariage eut lieu à Versailles le 5 avril 1769. La dot, sans doute la plus importante qu'on ait jamais vue, se montait à 6 millions de livres, dont 3 865 000 livres étaient remis sur-le-champ, sous forme d'une dotation produisant un revenu annuel de 245 000 livres. Le duc d'Orléans s'engageait de son côté à loger, meubler, faire servir les époux et à leur assurer au surplus un revenu de 400 000 livres par an.

Louise Marie Adélaïde de Bourbon lui donna six enfants :

N... d'Orléans (mort-née le 10 octobre 1771) ;
Louis Philippe d'Orléans (1773-1850), titré duc de Valois puis duc de Chartres, puis duc d'Orléans, puis roi des Français ;
Louis Antoine Philippe d'Orléans (1775-1807), titré duc de Montpensier ;
Louis Marie Adélaïde Eugénie d'Orléans (1777-1847), dite « mademoiselle de Chartres » ;
N... d'Orléans (née le 23 août 1777 - morte en 1782), jumelle de la précédente, dite « mademoiselle d'Orléans » ;
Louis Charles d'Orléans (1779-1808), comte de Beaujolais, qui prit à partir de 1792 les prénoms Alphonse Léodgard.
Le duc d'Orléans eut un bâtard, Victor Leclerc de Buffon (1792-1812), dit également le chevalier de Saint-Paul, avec sa maîtresse en titre, Marguerite Françoise Bouvier de la Mothe de Cépoy, comtesse de Buffon. Il eut également une fille naturelle avec Félicité de Genlis : Pamela Brûlart de Sillery (v. 1777-1831).

Montpensier et Beaujolais moururent des suites de leur incarcération durant la Terreur et le Directoire. Louis-Philippe y avait échappé en quittant la France en même temps que Dumouriez, provoquant l'arrestation de toute la famille par mesure de représailles.

À force d'intrigues compliquées, Madame de Genlis parvint à être seule chargée de l'éducation de ces enfants, sur lesquels elle expérimenta ses idées pédagogiques. Avec succès, sans doute, car ils adorèrent cette femme bien plus que leur propre mère.


Sous l'Ancien Régime

Un destin militaire contrarié

Chartres avait eu la promesse, au moment de son mariage, que son beau-père solliciterait pour lui la survivance de sa charge de grand amiral de France. Il s'y prépara en faisant une carrière d'officier de marine.

En 1772, il s'embarqua sur le vaisseau l'Alexandre avec le grade de garde-marine (aspirant). Après deux campagnes en 1775 et 1776, il fut promu lieutenant général des armées navales (contre-amiral). En 1778, lorsque les hostilités recommencèrent avec l'Angleterre, il se vit confier le commandement de l'arrière dans l'escadre commandée par le comte d'Orvilliers. Le 27 juillet 1778, au large d'Ouessant, la bataille s'engagea. Une manœuvre commandée par d'Orvilliers amena les vaisseaux du duc de Chartres sur l'avant ; le prince n'hésita pas à foncer sur les vaisseaux anglais, mais à la suite d'une mauvaise communication avec le vaisseau amiral, une erreur fut commise qui permit aux vaisseaux anglais de prendre la fuite. La bataille se soldait par un demi-succès.

A Paris, chacun rendit d'abord hommage à la belle conduite du duc de Chartres avant qu'on ne propageât le bruit que la bataille avait en fait été manquée par sa faute, ce que rien ne permet de penser.

L'année suivante, il commanda l'escadre d'évolutions qui fit le tour des îles britanniques et revint par les Pays-Bas. À son retour, il trouva son beau-père inquiet car on l'avait persuadé que Chartres voulait le dépouiller de sa charge de grand amiral. Le duc de Chartres écrivit à Louis XVI pour le détromper et, dans un souci d'apaisement, renonça à la marine en sollicitant le roi de créer pour lui un emploi de colonel général des troupes légères, ce à quoi Louis XVI consentit.

Mais en 1780, le roi lui refusa la permission de faire partie du corps expéditionnaire de Rochambeau qui partait pour l'Amérique.


Un prince réformateur, opposant de plus en plus déclaré

Pair de France, Philippe d'Orléans fit de bonne heure preuve d'indépendance. Comme tous les princes des branches cadettes de la maison de Bourbon, il prit le parti des Parlements en 1771 et refusa de siéger au « parlement Maupeou ».

En 1771, il se fit élire grand maître du Grand Orient de France, qui venait d'être organisé. Adepte des idées nouvelles et grand admirateur des institutions anglaises, le duc de Chartres manifesta plus d'une fois avant la Révolution son hostilité au régime et à la Cour, notamment lors de l'assemblée des notables (1787).

À partir de 1785, devenu duc d'Orléans, il offrit un centre et un point de ralliement aux ennemis de la cour. Chef du 3e bureau à l'Assemblée des notables (1787), il déclara que les États généraux avaient seuls le droit de voter les impôts, et protesta contre les édits bursaux : il fut exilé.


Les finances de Philippe d'Orléans

Dès le début des années 1780, Philippe d'Orléans connut des difficultés financières. Son train de maison était extrêmement dispendieux, et absorbait l'essentiel de son revenu. L'héritage de son père, reçu en 1785, qui était grevé de 2 millions de dettes, ne suffit pas à rétablir la situation.

Le nouveau duc d'Orléans dut obtenir du roi l'autorisation d'émettre un emprunt de 6 millions de livres portant création de 240 000 livres de rentes viagères tontinières à 4%, dit « tontine d'Orléans » (27 novembre 1785). Peu avant la Révolution, il fit vendre à Londres une grande partie de sa collection de tableaux. Il fit également procéder à d'importants achats spéculatifs de blé, qui lui permirent de réaliser des gains appréciables lors de la disette de 1789 tout en se faisant passer pour un philanthrope. À la fin de 1789, il contracta de nouveaux emprunts en gageant le capital de la dot de la reine d'Espagne d'un montant de 4 millions (V. biens de la maison d'Orléans).

Il réalisa également une spéculation immobilière restée célèbre au Palais-Royal. Depuis son remariage morganatique avec Madame de Montesson, le duc d'Orléans avait cessé d'habiter le Palais-Royal. Il en fit concession à son fils en 1776, et le lui abandonna en toute propriété en 1780. Peu après, en juin 1781, la salle de théâtre dite du Palais-Royal, qui se trouvait du côté de l'actuelle rue de Valois, brûla une nouvelle fois. Le duc de Chartres la fit reconstruire de l'autre côté par l'architecte Victor Louis (c'est l'actuelle salle de la Comédie-Française) et en profita pour réaliser une vaste opération immobilière autour des jardins du Palais-Royal : il fit édifier des immeubles uniformes, comportant des galeries marchandes au rez-de-chaussée surmontées d'appartements d'habitation. Les rues bordant l'ensemble furent baptisées des noms des fils du duc : Valois, Montpensier et Beaujolais.

Cette opération fut vivement critiquée. Le public, qui avait toujours été admis librement dans les jardins du Palais-Royal, critiqua leur rétrécissement. On jugea l'architecture mesquine.

Louis XVI se serait moqué du duc de Chartres en lui lançant : « Eh, bien, mon cousin ! Il paraît que vous ouvrez boutique ? On ne vous verra plus que le dimanche ? ». Authentique ou non, le mot courut Paris, avec des dizaines d'épigrammes et de chansons. Mais l'affaire ne fut pas excellente et tarda à s'équilibrer, le duc ayant dû emprunter 4 millions pour financer les constructions, qui s'avérèrent difficiles à vendre et à louer.


Sous la Révolution : Philippe-Égalité

Délégué aux deux assemblées des notables, il est élu député de la noblesse aux États généraux de 1789, il se prononça pour les idées nouvelles et fut du nombre des nobles qui donnèrent l'exemple de se réunir au tiers état. Lié à Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, espérant peut-être le trône de Louis XVI, il s'exila en Angleterre après les journées populaires du 4 et 5 octobre 1789, mais revint en France en 1790.

En 1790, il se rendit avec ses fils à l'armée du Nord, mais après la défection du général Dumouriez, il reçut l'ordre de la quitter. Jeté de plus en plus dans le parti révolutionnaire, il devint membre du Club des Jacobins, se fit élire représentant du peuple à la Convention.

Elu député à la Convention nationale par le département de la Seine où il prit le nom de Philippe Égalité : les noms dits nobles (à particule) ayant été formellement abolis, il ne pouvait plus s'appeler Orléans. Capet était impensable. Aussi pria-t-il la Convention de lui en donner un. Le président, désignant les statues de la Liberté et de l'Égalité qui flanquaient le perchoir, lui enjoignit de choisir, à son grand déplaisir. Aussi fut-il désormais appelé Philippe Égalité.

Sous la pression du parti de la Montagne, il se laissa entraîner à voter la mort du roi Louis XVI. Cette lâcheté dégoûta jusqu'à Robespierre, qui dit de lui : « Il était le seul qui pouvait se permettre de ne pas voter la mort. »

Sous l'influence de son secrétaire Pierre Choderlos de Laclos et de la comtesse de Genlis, il soutient les idées libérales. Quand son fils aîné (le futur Louis-Philippe Ier) passe à l'ennemi avec le général Charles-François Dumouriez, il devient suspect aux yeux des Montagnards.

Il fut donc mis lui-même en accusation, comme partisan des Girondins. Il fut arrêté le 6 avril 1793, jugé par le Tribunal révolutionnaire et guillotiné le 6 novembre 1793. Aussi ne survécut-il que dix mois à son cousin, qu'il avait contribué à faire exécuter.

Exécution de Louis-Philippe, duc d'Orléans, le 6 novembre 1793.

Le 16 brumaire (6 novembre 1793) voyait périr un des plus fameux initiateur de la Révolution, Louis-Philippe-Joseph de Bourbon, duc d'Orléans. En vain avait-il échangé son titre contre le nom significatif d'Égalité ; en vain avait-il donné à la Révolution un gage autrement terrible en votant la mort de son cousin et de son roi Louis XVI de France, il n'était pas parrvenu à faire oublier les torts de sa naissance et de ses immenses richesses.

Arrêté le 7 avril 1793, Philippe,duc d'Orléans (1743-1793), fut transféré le 12 avril à Marseille, où il retrouva ses deux fils, les ducs de Montpensier et de Beaujolais. Après six mois de détention au fort Saint-Jean, on le ramena à Paris, et il fut enfermé à la Conciergerie. La mort de ce complice importun était si bien décidée à l'avance que Fouquier-Tinville ne lui fit pas l'honneur d'un acte d'accusation. Il écouta sa condamnation avec beaucoup de sang-froid.


La toilette

Le général Coustard, l'aide de camp de Louis-Philippe d'Orléans, député de la Convention, avait été condamné en même temps que lui. Losque le bourreau se présenta devant l'avant-greffe, Philippe Égalité était pâle, mais ne laissa pas soupçonner la moindre émotion. Losque le bourreau lui ayant demandé s'il voulait bien permettre qu'on lui coupât les cheveux, il s'assit sur une chaise sans faire aucune observation. A ce moment on ramena trois autres condamnés. M. de Laroque entra le premier. Le duc d'Orléans qui jusque là lui tournait le dos, s'étant levé, M. de Laroque le reconnut ; une vive indignation se peignit sur son visage, il dit au prince d'une voix forte : "Je ne regrette plus la vie, puisque celui qui a perdu mon pays reçoit la même peine de ses crimes ; mais je suis, je vous l'avoue, Monseigneur, bien humilié d'être obligé de mourir sur le même échafaud que vous". Le duc d'Orléans détourna la tête et ne répondit pas.


Parcours entre la cour de Mai et la place de la Révolution

Il était 16 heures lorsque le cortège quitta la Conciergerie. Le sang-froid du prince ne l'abandonnait pas, mais son courage ne ressemblait en rien à celui des Girondins et de tant d'autres victimes : sa physionomie indiquait l'indifférence, le dégoût plutôt qu'une résolution. Le chef d'escorte fit arrêter la charrette devant le palais Égalité (Palais-Royal), sur la façade duquel on lisait en grosses lettres ces mots: "Propriété nationale". Le prince ne se méprit pas à l'intention qui avait dicté cet arrêt. Il regarda un instant la demeure de ses pères, sans qu'il fut possible de saisir les sentiments qui le traversaient, puis il détourna ses yeux avec dédain.


Exécution

M. de Laroque fut exécuté le premier : il mit une certaine affectation à dire adieu à ses compagnons et même au pauvre ouvrier, et à ne pas adresser la parole au duc d'Orléans. Gondier fut exécuté le deuxième, puis le général Coustard, enfin le malheureux Brousse. Le prince vit tomber quatre têtes sans émotion ; il monta à son tour à l'échafaud et regarda d'un air fier et hautain et en haussant les épaules la foule qui le poursuivait de ses huées. Après l'avoir dépouillé de son frac, les aides voulurent lui ôter ses bottes ; il se dégagea de leurs mains, et s'avança lui-même vers la planche en leur disant : "C'est du temps perdu, vous me débotterez bien plus aisément mort ; dépêchons-nous". Un instant après la tête du duc d'Orléans tombait au milieu des applaudissements.



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MessagePosté le: 19/11/2006 18:44:03    Sujet du message: hérault de séchelles Répondre en citant





Marie-Jean Hérault de Séchelles, né à Paris, le 15 novembre 1759, mort à Paris, le 5 avril 1794, député de Seine-et-Oise à la Convention nationale. Il est le fils de Jean-Baptiste Martin Hérault de Séchelles et de Marie-Marguerite Magon de La Lande et probablement le petit fils du maréchal Louis Georges Érasme de Contades.

Grâce à une dispense de Marie-Antoinette,il est le plus jeune Avocat général au Châtelet,

Il dit avoir figuré parmi ceux qui prennent la Bastille. Il est élu, en 1791, député à l'Assemblée législative dans le département de Seine-et-Oise, où il se manifesta contre la royauté. Après la Journée du 10 août 1792, il contribue à la formation du premier tribunal révolutionnaire.

Élu à la Convention nationale par les départements de la Somme et de la Seine-et-Oise où il est seigneur d'Épône, il opte pour ce dernier, siège avec les Montagnards, et devint aussitôt Commissaire pour l'organisation des Comités, suppléant au Comité de constitution, membre du Comité d'instruction publique, membre du Comité de sûreté générale et suppléant au Comité des secours publics. Il est président de l'Assemblée du 1er novembre au 15 novembre 1792, puis est envoyé dans le département du Mont-Blanc. Il est en mission lors du procès de Louis XVI et ne participe pas au scrutin. Il ne participe pas non plus à l'appel nominal sur la mise en accusation de Marat. Anti-girondin, il vota « non » sur le rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze.

Il est président de la Convention lors de la journée du 2 juin 1793 où la Convention nationale, assiégée par les sections parisiennes, descend dans la cour pour enjoindre à la force armée de se retirer. Le commandant Hanriot lui aurait rétorqué : « Vous n'avez pas d'ordre à donner ici; retournez à votre poste, et livrez ceux que le peuple demande ». Hérault de Séchelles voulut protester, mais Hanriot commanda : « Canonniers à vos pièces ».

Rentré en séance, les députés rendent un décret prononçant l'arrestation des vingt-deux Girondins dénoncés par les sections parisiennes.

En juin, il fut chargé, au nom du Comité de salut public, de présenter un rapport sur le projet de constitution, constitution dont il est le principal rédacteur. Il devint suppléant au Comité de législation et membre du Comité de salut public, le 11 juillet 1793. Lié avec Danton, on l'accuse d'entretenir des relations avec les émigrés et la Convention, sur proposition de Saint-Just, le décréta d'accusation.

Il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire avec les dantonistes du 13 au 16 germinal an II (2 au 5 avril 1794), est condamné à mort et guillotiné avec eux.

Il est également un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793.
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MessagePosté le: 20/11/2006 00:01:42    Sujet du message: Saint andré Répondre en citant





André Jeanbon , dit Jean-Bon Saint-André, ou Jeanbon Saint André, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 25 février 1749, mort Mayence le 10 décembre 1813 est un révolutionnaire et un homme politique français.


Avant la Révolution

De famille protestante, fils d'un foulon, élevé chez chez les jésuites, d'où il est retiré par son père calviniste, il étudie la navigation à Bordeaux, s'enrôle dans la marine marchande, atteint le grade d'officier et devient capitaine. Après trois naufrages et la perte de ses économies, il abandonne la marine, étudie la théologie à Genève et devient pasteur à Castres en 1773, puis est amené à démissionner en 1782 après un conflit avec le consistoire de Castres, reprend son ministère à Montauban en 1788, où il préside la Société des Amis de la Constitution au début de la Révolution en 1789.


Sous la Révolution

Il échoue aux élections de l'Assemblée législative en 1791, mais entre au conseil municipal. Elu député du Lot à la Convention nationale en 1792, Jeanbon quitte ses amis Jacobins pour rejoindre Paris, où il siège d'abord d'abord à droite en compagnie de ses amis Girondins. Mais il s'en désolidarise progressivement et rejoint bientôt les rangs de Montagne. Le 12 octobre 1792, il achève son évolution en se prononçant contre les Girondins qui attaquent la Commune de Paris et réclament le renforcement de la garde de la Convention. En janvier 1793, il vote la mort du roi sans appel ni sursis, car, dit-il, «un roi par cela seul qu'il est roi, est coupable envers l'humanité, car la royauté même est un crime».

Devant les périls que court la République, avec la guerre contre les monarchies coalisées, et la guerre civile déclenchée par les royalistes, en Vendée, et par les fédéralistes, il prône l'union de la Convention avec le peuple contre ses ennemis.

Il se prononce contre les poursuites visant les massacreurs de septembre 1792, car «une grande révolution ne peut s'opérer que par des évenements de toute nature» . Il est un des promoteurs et un défenseur de la création du Tribunal révolutionnaire.

Il est envoyé dans le Lot et en Dordogne pour accélérer la levée des 300 000 hommes et, à son retour, assiste à l'agonie de la Gironde.

Il est président de la convention du 11 juillet au 25 juillet 1793. Le 10 juillet 1793, il entre au comité de salut public, où il prend en charge la Marine.

Chargé, en tant que président de la Convention, de prononcer l'éloge funèbre de Jean-Paul Marat, il s'exécute avec une sécheresse qui témoigne clairement de son peu de sympathie pour la victime de Charlotte Corday. La plupart du temps en mission, il se tient à l'écart des affrontements entre factions.

D'abord envoyé en mission aux armées de l'Est, le conventionnel est bientôt chargé de la réorganisation de la marine militaire, minée par l'insubordination. A Brest, où il est représentant en mission de septembre 1793 à mai 1794, il rétablit la discipline par des mesures très sévères, avec son collègue Prieur de la Marne, puis il participe, sur mer, aux opérations de Villaret de Joyeuse contre les Anglais; Jeanbon participe ainsi à la bataille navale du 1er juin 1794, célèbre pour la résistance du Vengeur, à bord du vaisseau la Montagne, en compagnie de ce contre-amiral.

En mission lors du 9 thermidor, qu'il désapprouve, il est remplacé par un thermidorien au sein du comité de salut public, sous prétexte des empêchements de ses missions en province. De fait, de juillet 1794 à mars 1795, Jeanbon est chargé d'une nouvelle mission dans les départements maritimes du Midi, spécialement Toulon, où il montre les mêmes qualités d'administrateur. Alors que la Terreur blanche sévit en France, il est arrêté le 28 mai 1795 (9 prairial an III), lors de la réaction qui suit l'insurrection du 12 germinal et celle du 1er prairial. Cependant, après l'adoption de la constitution de l'an III, le 24 septembre 1795 et l'échec de l'insurrection royaliste le 13 vendémiaire, une loi d'amnistie générale "pour les faits proprement relatifs à la Révolution" (en sont exclus les émigrés, les déportés, les accusés de Vendémiaire, ainsi que les faussaires) est votée le 26 octobre 1795, et il est libéré le 29 octobre.


Sous le Directoire

Le Directoire le nomme alors consul général à Alger, puis à Smyrne en 1798. Lorsque l'empire ottoman rompt avec la France, il est arrêté et passe trois ans en captivité.


Sous le Consulat et le Premier Empire

Après sa libération, Bonaparte le nomme commissaire général des trois départements de la rive gauche du Rhin, en décembre 1801, puis préfet du département du Mont-Tonnerre à Mayence en septembre 1802, où il confirme sa réputation d'administrateur exceptionnel. En remerciement de ses services, Napoléon le fait chevalier de la Légion d'honneur en 1804, puis baron d'Empire, baron de Saint-André en 1809. Le typhus l'emporte en 1813.
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Dernière édition par André grandier le 20/11/2006 00:14:07; édité 1 fois
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MessagePosté le: 20/11/2006 00:05:07    Sujet du message: Robespierre le jeune Répondre en citant





Augustin Bon Joseph Robespierre, communément nommé Augustin Robespierre, Robespierre le Jeune, ou parfois Augustin de Robespierre, né à Arras, le 21 janvier 1763, mort à Paris, le 28 juillet 1794, député de Paris à la Convention nationale en compagnie de son frère aîné Maximilien.

Augustin et son frère Maximilien appartiennent à une famille de cinq enfants dont le père, avocat et instable, abandonne sa famille. La mère, fille d'un brasseur, meurt rapidement alors que les enfants sont en bas âge ; l'aîné, Maximilien, n'a que 6 ans et Augustin 1 an.

De condition très modeste, Maximilien et Augustin bénéficient tous les deux d'une bourse pour poursuivre leurs études. Le destin d'Augustin est étroitement lié à celui de son frère. Il le suit étroitement dans ses idées et, bénéficiant de la popularité de ce dernier, entame lui aussi une carrière politique, d'abord à Arras puis à Paris.

Installé, comme son frère, comme avocat à Arras à la veille de la Révolution française, il adopte les idées révolutionnaires et est élu président de la société des Amis de la Constitution d'Arras. En 1791, il est administrateur du département du Pas-de-Calais.

Après la journée du 10 août, il devient procureur syndic, puis administrateur du département. Puis il est élu, dix-neuvième sur vingt-quatre, député de Paris à la Convention nationale. Comme son frère Maximilien, il siège sur les bancs des Montagnards, adhère au club des Jacobins et vote la mort du roi. Commissaire aux armées d'Italie, il a un rôle crucial dans la promotion d'un certain capitaine Bonaparte.

Lors du procès de Louis XVI, il vote la culpabilité du roi, contre l'appel au peuple, pour la peine de mort et contre le sursis. Il demande que la dépouille de Mirabeau soit enlevée du Panthéon, vote la mise en accusation de Marat, que celui-ci avait demandée le 12 avril, face aux attaques de la Gironde, et s'oppose à la création d'une garde pour la Convention.

Il vote contre le rapport du décret ayant cassé la Commission des Douze et, le 2 juin 1793, pour l'arrestation des Girondins.

Envoyé en mission dans le Midi en juillet 1793, il découvre Bonaparte au siège de Toulon, dont il vante les mérites, puis devient Commissaire de la Convention nationale dans les départements de la Haute-Saône et du Doubs (lors de cette mission, il fait libérer de nombreuses personnes jetées en prison par son collègue Bernard de Saintes). Il jouera un rôle important dans la dénonciation des excès des terroristes en province (Barras, Fréron), ceux-là même qui provoqueront la chute de son frère.

De retour à Paris, il se lie avec Joseph Fouché, qui souhaite épouser sa sœur. Son frère Maximilien, qui hait Fouché, s'oppose farouchement à ce mariage et il en résulte une certaine rancune entre les deux frères.

Cependant, lorsque, le 9 thermidor, à la Convention nationale, le député montagnard de l'Aveyron, Louis Louchet, demande le décret d'arrestation contre son frère Maximilien, Augustin Robespierre, alors qu'il n'est pas nommé, s'écrie : « Je suis aussi coupable que mon frère. Je partage ses vertus, je veux partager son sort, je demande aussi le décret d'accusation contre moi », décret que fait voter immédiatement le député Lozeau de la Charente-Inférieure.

Réfugié à l'Hôtel de ville, dans la nuit du 9 au 10 thermidor, à la vue des gendarmes, il tente de s'évader par une corniche et se brise les jambes en tombant.

Le lendemain, 10 thermidor (28 juillet 1794), il est conduit devant le Tribunal révolutionnaire avec vingt-et-un autres mis hors la loi, pour une simple reconnaissance d'identité, avant d'être guillotiné le même jour avec Maximilien, Saint-Just, Couthon et Hanriot sur la Place de la Révolution (aujourd'hui Place de la Concorde) devant une énorme foule hostile
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MessagePosté le: 20/11/2006 00:28:10    Sujet du message: fleuriot-lescot Répondre en citant

Jean-Baptiste Edmond Fleuriot-Lescot ou Lescot-Fleuriot, né à Bruxelles en 1761, guillotiné à Paris, le 10 thermidor an II (28 juillet 1794), est un révolutionnaire.

Fleuriot-Lescot prit part à la révolution brabançonne en 1789, puis se réfugia à Paris. Il était architecte ou étudiant en architecture et sculpteur; c'est lui qui est l'auteur du buste de Le Peletier qui ornait la salle de la Convention nationale.

Homme d'action, fréquentant assidûment le Club des Jacobins, il fut de toutes les agitations parisiennes, au Champs-de-Mars, aux Tuileries. Militant parmi les plus actifs des sans-culottes, il fit partie de la Commune insurrectionnelle du 10 août.

Proche de Robespierre, il fut élu le 13 mars 1793 adjoint de Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire.

Devenu un des rouages essentiels des Montagnards, Fleuriot-Lescot devint maire de Paris, succédant à Pache, le 10 mai 1794. Il conserva la mairie pendant 2 mois et 18 jours.

Le 9 thermidor, avec Hanriot et Payan, il tenta d'organiser une insurrection pour sauver les Robespierristes, qu'il accueillit à la Maison commune (l'Hôtel de Ville). Mis hors la loi, arrêté avec eux par les gendarmes restés fidèles à la Convention, emmenés par Léonard Bourdon, le 10 thermidor, à deux heures du matin, il fut conduit devant le Tribunal révolutionnaire le jour même, identifié par Lieudon, qui requit contre lui, et guillotiné en fin de journée avec les vingt et un autres condamnés.
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MessagePosté le: 20/11/2006 00:33:56    Sujet du message: antoine de Thionville Répondre en citant






Antoine Merlin, dit Merlin de Thionville pour le distinguer de Merlin de Douai, né à Thionville, le 13 septembre 1762, mort à Paris, le 14 septembre 1833, député de la Moselle à la Convention nationale.

Il entra au séminaire, le quitta, fit des études de droit, exerça la profession d'huissier, puis d'avocat au parlement de Metz.

Séduit par les idées révolutionnaires, il fut envoyé en 1790 par le département de la Moselle à l'Assemblée législative où il se fit remarquer par ses emportements et ses idées très radicales. Il fit partie du Club des Jacobins, qui l'interdit, un jour, de parole, suite à certains de ses propos. Il participe très activement à la journée du 10 août 1792 et y joua un rôle déterminant.

Réélu par les départements de la Moselle et de la Somme à la Convention nationale, il opta pour la Moselle où il siégea à l'extrême gauche de la Montagne avec Claude Basire et François Chabot. Il devint suppléant du Comité de la guerre et membre du Comité de l'Agriculture. Il fut l'un des accusateurs les plus acharné de Louis XVI. En mission, lors du procès du roi, il ne participa pas aux différents votes que nécessita son jugement.

Commissaire aux armées du Rhin, des Vosges et de la Moselle, il ne participa pas à l'appel nominal sur la demande de mise en accusation de Marat. Il reçut une lettre de félicitation de la Convention nationale pour son courrage lors de la défense de Mayence. Il était toujours en mission à l'armée du Rhin, lors de la demande du rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze.

Il accompagna l'armée en Vendée où il se fit remarquer par son courrage et son intrépidité.

Le 9 thermidor, il prit une part active à la chute de Robespierre. Il devint membre du Conseil des Cinq-Cents et en 1798 directeur général des postes. Au Consulat, il se retira de la vie publique.

En 1814, cependant, il résolut de se mettre à la tête de volontaires pour repousser l'invasion des armées alliées. Échappant à la proscription, à la Restauration, il se confondit en regrets devant Louis XVIII, voulant le persuader que la prise des Tuileries n'était « qu'une erreur de jeunesse ».

Il serait devenu agriculteur et mourut complètement oublié à 71 ans.
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MessagePosté le: 20/11/2006 01:11:20    Sujet du message: Couthon Répondre en citant






Georges Couthon, né le 22 décembre 1755 à Orcet (Puy-de-Dôme), mort à Paris, le 28 juillet 1794, est un homme politique français, personnalité de la Révolution.

Avocat issu d'une famille de notaires royaux originaire de Saint-Sauves-d'Auvergne, puis président du tribunal civil de Clermont-Ferrand (1790), il est élu député en 1791 à l'Assemblée législative, puis à la Convention nationale où il siège rapidement parmi les Montagnards. Là il se lie avec Robespierre et Saint-Just, formant ce fameux « triumvirat » que l'on accusait d'aspirer à la dictature. Il contribue à la chute des Girondins ; il est l'un des rédacteurs de la Constitution en 1793.

À partir du 10 juillet 1793, il devient membre du Comité de salut public, avec Robespierre et Saint-Just. Il est envoyé en mission à Clermont, puis à Lyon où, le 9 octobre, il rentre avec son collègue Maignet dans la ville. C'est lui qui commença, avec modération, la répression qui devint extrêmement violente après son rappel et la désignation de Collot d'Herbois et de Fouché. Couthon fut ensuite rapporteur de la loi du 22 prairial, dite de Grande Terreur, réorganisant le Tribunal révolutionnaire, loi dont ses adversaires devaient se servir pour noircir sa mémoire.

Il fut guillotiné le 10 Thermidor, entraîné par Robespierre, fidèle jusqu'à la mort à sa politique et à son amitié.

Sa santé avait été compromise à la suite d'une nuit passée dans un tonneau rempli d'eau glaciale pour ne pas compromettre l'honneur d'une femme qu'il aimait. Il en perdit l'usage de ses jambes. Couthon fut initié franc maçon, à la loge Saint Maurice, à l'Orient de Clermont le 11 décembre 1786.

La ville de Clermont a donné son nom à une rue de la ville et une loge parisienne du Grand Orient de France porte également son nom.
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MessagePosté le: 11/12/2016 15:52:12    Sujet du message: Les Montagnards

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