Bienvenue 
sois le bienvenu parmis nous sur ce forum.
j'espere que tu t'amuseras bien ici Wink

    GigaTribe

si vous voulez trouver des manga et dautre chose cliquez sur la baniere ;p
Les courtisans

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Oscar et son monde Index du Forum -> Histoire avec un grand H -> Salon des Portraits
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 15/10/2006 20:36:33    Sujet du message: Les courtisans Répondre en citant



Yolande Martine Gabrielle de Polastron comtesse puis duchesse de Polignac était la fille de Jean François Gabriel, comte de Polastron †1794 , seigneur de Noueilles, Venerque et Grépiac, et de Jeanne Charlotte Hérault 1726-1756. Elle naquit le 8 septembre 1749 à Paris le même jour et la même année que la princesse de Lamballe à qui elle succéda à Versailles auprès de la reine et décéda le † 9 décembre 1793 à Vienne, (Autriche).

Amie et confidente de la reine Marie-Antoinette elle fut l'une des étoiles et l'un des personnages les plus emblèmatiques de la cour du château de Versailles autour de la famille royale de France des Bourbons sous le règne de Louis XVI.


Elle épouse en 1767, à 18 ans, le comte Jules de Polignac (1746 - 1817) capitaine du Régiment de Royal-Dragons qui était le fils de Héracle-Louis, Vicomte de Polignac (1717 - 1802), et de Diane de Mazarin (1690 - 1755).

En 1775, elle rencontre à Versailles Marie-Antoinette, alors reine, qui conçoit pour elle une vive amitié. Elle supplante bientôt la princesse de Lamballe, comme meilleure amie et confidente de la jeune reine. Son naturel enjoué et son esprit charment Marie-Antoinette.


Bien que désintéressée pour elle-même, la duchesse de Polignac obtiendra vite, du roi comme de la reine, des faveurs pour les siens. En 1779, Louis XVI dote sa fille, Aglaé, à hauteur de 800 000 livres, somme colossale équivalente à 6,4 millions d'euros 2006. Le Trésor royal éponge également les dettes du couple Polignac, (400 000 livres soit 3,2 millions d'euros 2006), tandis que le reste de la famille et les proches profitent aussi de la manne, comme Diane de Polignac, ou Vaudreuil. Madame de Polignac sera élevée au rang de duchesse et, en 1782, elle fut nommée gouvernante des Enfants de France.


La rumeur publique fait courir d'odieuses et injustes accusations au sujet de ses relations avec la reine. Surtout, les Polignac, ainsi que les autres favoris, comme le baron de Besenval, se mêlent de politique. On les appelle « le parti de la reine », ce qui nuit encore à la réputation de cette dernière.





Quand la Révolution française éclate, pensant que Mme de Polignac, violemment insultée depuis des années, pouvait courir un danger, les souverains lui demande avec insistance de prendre la route de l’exil. Le couple royal prépara son départ en hâte.

Le 16 juillet, après la prise de la Bastille, dans un désordre indescriptible, la famille de Polignac quitte Versailles, avec une bourse de 500 louis, donnés par la Reine. Comme il n'y avait que peu de place dans la berline, on n'emmena pas de bagages et chaque voyageur n'avait que quelques chemises et mouchoirs. Elle partira donc avec les siens rongée de chagrin. « Adieu la plus tendre des amies ; le mot est affreux, mais il le faut ; je n'ai que la force de vous embrasser. » écrit Marie Antoinette à Mme de Polignac.

La famille de Polignac commença une vie errante, allant de pays en pays, en Suisse, en Italie, à Turin, et à Rome, et à chaque fois, Mme de Polignac écrivait à la Reine et recevait des missives de la Reine ou du Roi montrant leur attachement. En mars 1790, la famille partit pour Venise, et Yolande maria son fils Armand. En juillet 1791, ils se réfugièrent à Vienne. Mme de Polignac était tellement éprouvée qu'elle n'avait le goût à rien et ne cessait de pleurer. Elle dépérissait.

Le dernier coup lui fut porté lorsqu'elle apprit en 1793, que la Reine avait été décapitée le 16 octobre. Alors commença l'agonie de la duchesse. Dévorée de douleur et de chagrin, rongée par le cancer, elle décèdera le 9 décembre 1793, peu après avoir appris la mort de Marie-Antoinette. On l'enterra à Vienne, et on grava sur la pierre tombale son nom suivi de la mention « Morte de douleur le 9 décembre 1793 ». Elle n'avait que 44 ans. Son père sera guillotiné en juin 1794.

Elle est la mère de Jules de Polignac, prince de Polignac, né à Versailles en 1780 et mort à Paris en 1847, homme politique français. Premier Ministre de la France du 8 août 1829 au 30 juillet 1830, son fils dut affronter la révolution de 1830 qui signe alors la chute de Charles X et celle des Bourbons.



Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 15/10/2006 20:36:33    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 15/10/2006 20:37:38    Sujet du message: La Princesse de Lamballe Répondre en citant



Marie-Thérèse Louise de Savoie-Carignan, plus connue sous le nom de princesse de Lamballe, de son vrai nom : Maria-Teresa di Savoia-Carignano est née à Turin le 8 septembre 1749, le même jour et la même année que Yolande de Polastron, duchesse de Polignac, et morte à Paris le † 3 septembre 1792.


La princesse naquit le 8 septembre 1749 à Turin. Elle est la fille de Louis-Victor de Savoie-Carignan ( Luigi-Vittorio di Savoia-Carignano, principe di Carignano 1721-1778 ) et de Christine Henriette de Hesse-Rhinfelds-Rothenbourg (Christine, Landgräfin von Hessen-Rheinfels-Rotenburg 1717-1778).


La princesse grandit à Turin et y mène une existence maussade et stricte loin des complots et des intrigues de la cour de France. Elle passe pour une enfant douce, sage et pieuse, se sont ces traits de caractères qui vont pousser le duc de Penthièvre à la choisir pour épouse pour son fils Louis Alexandre de Bourbon (1747-1768), prince de Lamballe. Le prince passe pour un dévergondé et son père pense l'assagir en lui donnant une épouse vertueuse.






Elle épousa en 1767 le prince de Lamballe, petit-fils du comte de Toulouse et descendant de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui était l'un des princes les plus riches d'Europe. Le couple ne va, hélas, pas connaître le bonheur. Très vite, le prince reprend ses habitudes et délaisse son épouse, qui se réfugie auprès de son beau-père. Elle commence à développer ses accès de mélancolie et ses vapeurs qui la plongent dans des évanouissements plus ou moins longs. En 1768, son époux décède d'une maladie vénérienne. La princesse se retrouve veuve à 19 ans. Son beau-père la garde auprès de lui et ensemble ils sont très actifs dans diverses œuvres pieuses et charitables.

En 1770, le dauphin Louis, futur Louis XVI, épouse l'archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette. C'est la première rencontre entre les deux femmes. A partir de 1771, la princesse fréquente de plus en plus la cour et se rapproche de la dauphine, qui voit en elle une alliée sûre et une amie sincère. Devenue reine en 1774, Marie-Antoinette continue à fréquenter la princesse mais de fausses et venimeuses rumeurs lancées à dessein pour nuire et attisées par les ennemis de la royauté commencent déjà à entacher leur amitié. Toutefois, la princesse conserve son caractère pieux et raisonnable, alors que la reine se fait de plus en plus frivole.

En 1775, la reine offre à son « cher cœur », le titre très lucratif de surintendante de sa Maison. Cela revient à organiser les plaisirs de la reine. Mais très vite, la reine se rend compte que la princesse n'a pas l'étoffe de la fonction et s'ennuie. Elle se tourne alors vers « la plus fraîche et plus insolente » Mme de Polignac. Si la reine délaisse la princesse, elle ne l'oublie pas pour autant mais il semble clair, que, pour longtemps, Mme de Polignac prendra la place d'amie dévouée. Pour occuper son temps, la princesse part à la campagne, reprend ses activités charitables et entre dans la franc-maçonnerie. En 1781, elle est nommée grande maîtresse de toutes les loges Écossaises régulières de France.

En 1789, la Révolution gronde et la reine commence à prendre conscience de ses erreurs. Elle se fait plus sage et se rapproche à nouveau de la princesse. Rapprochement d'autant plus aisé que Mme de Polignac doit quitter Versailles sur les instances de la reine et part pour l'étranger.



En octobre 1789, la famille royale est ramenée à Paris et la princesse la suit dans sa nouvelle résidence, le palais des Tuileries. La princesse reste l'un des derniers soutiens de la reine et leur amitié s'en trouve d'autant plus renforcée.

En 1791, la reine l'informe de sa fuite et l'enjoint de quitter la France. La famille royale est rattrapée à Varennes mais la princesse réussit à quitter la France pour l'Angleterre. Les deux femmes échangent alors une abondante correspondance où la reine montre ses sentiments envers la princesse « j'ai besoin de votre tendre amitié et la mienne est à vous depuis que je vous ai vue » écrit-elle en juin 1791.

Fin 1791, la reine supplie la princesse de ne pas revenir à Paris mais cette dernière craignant pour la sécurité de la reine quitte l'Angleterre et rentre aux Tuileries.

En août 1792, la foule envahit le palais et la princesse suit la famille royale partie se réfugier à l'Assemblée Nationale. C'est là qu'on prononce la déchéance de la famille royale et qu'on décide de les conduire au Temple. La princesse fait partie du convoi. Mais dix jours plus tard, on vient chercher tous ceux qui n'appartiennent pas à la famille royale. Les deux amies doivent se dire adieu. La princesse est conduite à la prison de la Force.

Les 2 et 3 septembre 1792, la foule parisienne se précipite dans les prisons, la princesse est l'une des victimes des Massacres de septembre. Ses bourreaux, avinés, après l' avoir massacrée, violent son corps, sans vie, devant la foule, sur la voie publique, et s'acharnent sur l'image qu'elle représente pour eux.

Pour finir, la princesse est décapitée. On fait poudrer ses cheveux et maquiller son visage avant de ficher sa tête au bout d'une pique. Pique que ses assassins promènent sous les fenêtres de la reine au Temple. Elle ne la vit pas, mais alarmée par la rumeur, Marie-Antoinette questionna ses gardiens qui lui répondirent « c'est la tête de Madame de Lamballe qu'on veut vous montrer ».

Parmi les meurtriers de la princesse de Lamballe figure un garçon coiffeur à Paris du nom de Charlat.




Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 15/10/2006 20:39:20    Sujet du message: Le Comte de Fersen Répondre en citant




Hans Axel von Fersen, appelé aussi Axel von Fersen le Jeune ou encore Axel de Fersen (4 septembre 1755 à Stockholm – 20 juin 1810 à Stockholm), comte suédois, est célèbre surtout pour sa liaison avec la reine Marie-Antoinette.


À Versailles

C'est le fils du feld-maréchal Fredrik Axel de Fersen. En 1774, achevant un tour d'Europe destiné à parfaire son éducation, il arrive à la cour de France, où il fait vive impression par son physique avantageux. Le comte de Creutz, ambassadeur de Suède, écrit à son sujet au roi Gustave III :

« De tous les Suédois qui ont été ici de mon temps, c'est celui qui a été le mieux accueilli dans le grand monde. Il a été extrêmement bien traité dans la famille royale. Il n'est pas possible d'avoir une tenue plus sage et plus décente que celle qu'il a tenue. Avec la plus belle figure et de l'esprit, il ne pouvait manquer de réussir dans la société, aussi l'a-t-il fait complètement. »

Le 30 janvier, il rencontre la dauphine Marie-Antoinette, incognito, au bal de l'Opéra. Il rentre ensuite en Suède, puis revient à la cour de France en août 1779. La reine ne l'a pas oublié, et toute la cour note qu'elle traite avec une attention particulière le jeune homme.

Au cours de l'hiver 1779, il devient l'un des familiers de la reine, et collectionne les conquêtes féminines. Mais Fersen rêve également de se battre.

Il demande à rejoindre le corps expéditionnaire français qui part en Amérique. Le roi de Suède, à qui le comte de Creutz a fait part de l'inclination de Marie-Antoinette, intervient, et Fersen obtient d'être nommé aide de camp du comte de Vaux, qui doit commander les troupes.

Finalement, le corps expéditionnaire ne part pas, et Fersen rentre à Versailles, très dépité. Il fait le siège de Charles Gravier, comte de Vergennes et du prince de Montbarrey, ministre de la Guerre.

Le 20 janvier 1780, il est nommé colonel attaché à l'infanterie allemande, et part enfin pour les Amériques, où il participe à la guerre d'Indépendance américaine sous les ordres du comte de Rochambeau


La guerre d'indépendance américaine

Il se fait apprécier de Rochambeau qui l'appelle son « premier aide de camp », se lie avec duc de Lauzun qui lui promet le brevet de colonel commandant sa légion, et le marquis de Ségur, qui lui promet également de le nommer colonel en second. Fersen se conduit brillamment au siège de Yorktown. Grâce à l'intercession de Marie-Antoinette, il obtient en octobre 1782 la place de colonel en second du régiment de Royal-Deux-Ponts. Il déclare alors à son père qu'il souhaite rester en Amérique jusqu'à la fin du conflit, et ensuite passer au service de Gustave III.

Il rentre de campagne en juin 1783, et se rend à Versailles où il obtient, toujours par la faveur de Gustave III et de la reine, le Royal-Suédois en pleine propriété. La rumeur va alors bon train à la cour.
En septembre, il quitte Versailles et rejoint Gustave III qui se rend incognito en Italie. Tout en multipliant les conquêtes, il entretient une correspondance suivie avec Marie-Antoinette.

En juin 1784, Fersen revient à Versailles, dans l'entourage de Gustave III qui voyage toujours sous le nom de « comte de Haga », et qui ne va pas tarder à le gratifier d'une pension de 20 000 livres annuelles, qui lui permet de mener bon train à la cour.
En juillet, il rentre en Suède pour huit mois. Il revient ensuite en France prendre possession de son régiment, à Landrecies, près de Valenciennes, et partage son temps entre la cour et son régiment.

En 1787, il part quelques semaines pour accompagner Gustave III dans sa guerre en Finlande contre Catherine II de Russie.

Au printemps 1789 son père est arrêté pour avoir pris parti pour les droits de la noblesse dans le conflit qui oppose Gustave II à son aristocratie, après la défaite de Finlande. Marie-Antoinette lui ordonne alors de rentrer à Paris.

En juin, inquiet pour la reine, il prend un logement à Versailles. Les proches de la famille royale prennent mal l'installation de Fersen près de la reine, redoutant que cela n'attise la haine des courtisans envers elle. Fersen devient un favori du couple royal.





La révolution

En 1791, Fersen participe aux préparatifs de la fuite à Varennes, et escorte lui-même la famille royale la nuit du 20 juin jusqu'à Bondy, mais Louis XVI refusera qu'il les accompagne plus avant. Fersen est supposé rejoindre la place-forte de Montmédy, où se rend la famille royale, en passant par la Belgique. Après l'échec de la fuite et le retour à Paris des fugitifs, Fersen continue à correspondre avec Marie-Antoinette.

Il se rend à Vienne pour avertir la cour de l'empereur et le décider à l'action. Mais Léopold II temporise, et Fersen, se sentant berné, parle à la reine de trahison. Lui-même est désorienté par les rumeurs faisant de Barnave l'amant de la reine. Il quitte alors Vienne pour Bruxelles, où il prend une maîtresse, Eleonore Sullivan.

En février 1792, il rentre en France et rencontre la reine, puis le roi, en secret. Il veut leur faire part de son plan d'évasion par la Normandie. Louis XVI refuse, mettant son salut dans les mains d'une coalition de monarques étrangers plutôt que dans une nouvelle tentative de fuite. Fersen rentre alors à Bruxelles retrouver sa maîtresse et préparer la coalition. C'est lui qui inspire le « manifeste de Brunswick » en juillet, ultimatum des armées austro-prussiennes aux révolutionnaire français. Il croit fermement à une victoire rapide de la coalition et imagine même un gouvernement royaliste pour prendre la relève.

Enfin, en 1793, après l'exécution de Louis XVI, il espère encore sauver la reine. S'imaginant que tout est le fruit des intrigues des Orléans, il pense acheter les meneurs du « parti d'Orléans », Laclos, Santerre ou Dumouriez. Quand Dumouriez fait défection et rejoint les Autrichiens en mars, Fersen y voit la fin des révolutionnaires, et imagine déjà Marie-Antoinette régente. En août, quand il apprend la nouvelle du transfert de la reine à la Conciergerie, il essaie d'obtenir du prince de Cobourg qu'il marche sur Paris, mais c'est en vain. Il ne peut pas non plus empêcher l'exécution de la reine le 16 octobre 1793.


En Suède

Rentré en Suède, il se consacre ensuite à sa carrière. En 1792, Gustave III meurt et, comme tous ses anciens favoris, Fersen se trouve en disgrâce pendant la régence de Charles de Södermanland, futur Charles XIII, frère du feu roi, de 1792 à 1796. Quand Gustave IV Adolphe monte sur le trône, il retrouve ses offices et dignités.

En 1797, il est envoyé pour représenter son pays au traité de Rastatt, mais la délégation française proteste, et il doit se retirer.

En 1801, il est nommé riksmarskalk (Grand Maréchal du Royaume), ministre et chancelier d'Uppsala, mais il perd la faveur royale en s'opposant fermement à l'entrée en guerre de la Suède contre la Prusse, voulue par Gustave IV pour punir celle-ci d'avoir refusé d'envahir la France.

En 1809, quand Gustave IV est chassé par un coup d'État militaire, Fersen ne prend pas parti, mais tout le monde soupçonne ses sympathies pour le prince Gustave, fils de Gustave IV.

En 1810, Christian-Auguste, duc d'Augustenburg, est élu prince héritier de Suède, mais il meurt peu après. La rumeur accuse Fersen de l'avoir empoisonné.

Le 20 juin 1810, en vertu de ses fonctions de riksmarskalk, Fersen est chargé d'escorter le corps du prince dans Stockholm. Une émeute se forme et Fersen meurt lapidé et piétiné par la foule, en présence de nombreuses troupes qui n'interviennent pas. Il est probable que Charles XIII ait saisi l'occasion de se débarrasser aisément de l'un des leaders gustaviens.



Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
André grandier
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Aoû 2006
Messages: 2 548
Personnage dans la zone RPG: André grandier
Localisation: Maison des jarjayes

MessagePosté le: 15/10/2006 20:41:32    Sujet du message: La Comtesse Dubarry Répondre en citant




Jeanne du Barry (19 août 1743 - 8 décembre 1793) est une courtisane qui devint la maîtresse de Louis XV de France et fut titrée comtesse du Barry.


Jeanne Bécu est née à Vaucouleurs dans la Meuse, en Lorraine. Elle est la fille d’Anne Bécu, couturière, et de frère Ange (Jean-Jacques ou Jean-Baptiste de Vaubernier), moine du couvent de Picpus à Paris.

Elle bénéficie d’une excellente éducation chez les dames de Sainte-Maure à partir de 1753 grâce à Nicolas Rançon, un fournisseur aux vivres de l’armée que sa mère a épousé en 1749. Elle en sort en 1758 et devient élève perruquier à Paris, puis femme de chambre dans une famille de fermiers généraux, ce qui lui permet d’observer les personnalités des hautes sphères de la société. Elle est ensuite vendeuse dans une boutique de mode alors très en vue à Paris, La Toilette.

Jean du Barry, proxénète de haut vol, la remarque alors qu’elle a 19 ans. Devenue sa maîtresse, elle est aussi une prostituée de luxe sous différents noms, notamment Mlle Langes. Lors d’un dîner, Jean du Barry fait l’éloge de la jeune femme à un valet du roi. Louis XV désire alors la rencontrer en 1768. Jean du Barry et Richelieu avaient sans doute le projet d’en faire la maîtresse du roi pour qu’elle l’incite à renvoyer Choiseul, leur vieil ennemi. C’est ainsi que le roi rencontre une ravissante jeune femme dont la personnalité a été affinée par des cours de philosophie, de littérature etc. avec les meilleurs maîtres.

Le vieux roi, Louis XV, frappé de sa beauté, tombe sous son charme à la première rencontre. Quand il apprend son véritable état, il insiste pour qu’elle ait un titre. Elle est alors mariée pour lui donner un rang à la cour, à Guillaume du Barry qui vit à Toulouse, et qui est le frère de Jean qui lui est déjà marié. Le 1er septembre 1768 elle devient officiellement Madame du Barry, titre qu’elle utilisait déjà en toute illégalité. Elle est présentée à la cour en avril 1769.

Jeanne ne cherche pas à jouer de rôle politique ; elle égaie le roi en digne remplaçante de la Pompadour. Elle bénéficie d’une rente mirifique et reçoit des bijoux somptueux et des domaines (Louveciennes, non loin de Marly-le-Roi, et Saint-Vrain). Elle s’efforce d’être agréable à tous, et Voltaire à qui elle a envoyé deux baisers par la poste, lui envoie ce célèbre quatrain par retour de courrier :

Quoi, deux baisers sur la fin de la vie !
Quel passeport vous daignez m’envoyer !
Deux, c’est trop d’un, adorable Égérie,
Je serai mort de plaisir au premier.





Cependant Choiseul affiche franchement son hostilité vis-à-vis de la nouvelle favorite. Il laisse diffuser (il tient la Surintendance des postes) ou suscite à son sujet des chansons grivoises et même des libelles pornographiques (L’Apprentissage d’une fille de modes, ou L’Apothéose du roi Pétaud). Elle se rapproche alors du parti dévot. Mais Choiseul parait intouchable. C’est lui qui a conclu le mariage du nouveau dauphin Louis et de Marie-Antoinette.
Cette dernière lui voue une haine profonde depuis qu’elle connaît la nature de sa relation avec le roi (1770).

En 1771, au sommet de sa faveur, Jeanne obtient le renvoi de Choiseul et le fait remplacer par le duc d’Aiguillon, ce qui accroît le sentiment de haine de Marie-Antoinette à son égard. Elle reçoit aussi l’honneur d’organiser le mariage du comte de Provence avec la princesse de Savoie.

Lorsque le roi comprend qu’il est atteint de la petite vérole, il envoie Jeanne à l’abbaye de Pont-aux-Dames ou elle vit dans une grande piété. Elle en sort deux ans plus tard, en octobre 1776 et s’installe définitivement à Louveciennes. Elle y mène une vie paisible, et presque conjugale puisqu'elle aura deux longues liaisons sincèrement amoureuses.

En 1789, elle soigne indifféremment blessés républicains et royalistes lors des premiers troubles de la Révolution. A cette occasion, elle recevra une lettre de sa vieille ennemie Marie-Antoinette, la remerciant d'avoir soigné des partisans royalistes.
Son passé la rend suspecte aux yeux des républicains mais elle approuve publiquement les changements politiques sans que l'on sache si elle est sincère et elle n'est guère inquiétée.
Cependant, lors de son séjour à Londres, apprenant la mort de Louis XVI, elle portera le deuil, fait qui ne manque pas d'être relevé par les espions républicains.

En 1791, on lui vole des bijoux d’une valeur d’à peu près 60 millions d’euros. Sans probablement se rendre compte du danger que cela lui fait courir, elle remue ciel et terre pour les retrouver, ordonnant l’ouverture d’une enquête, promettant des récompenses, et étalant ainsi imprudemment son immense fortune. On retrouve ses bijoux à Londres et elle fait plusieurs voyages dans cette ville réputée pour héberger des expatriés de la révolution.

Sa fortune, ses liens supposés avec les émigrés, son ancienne condition de maîtresse royale en font une cible parfaite pour les révolutionnaires. Elle devient vite suspecte, est déclarée ennemie de la révolution après un long procès prédéterminé, et guillotinée le 8 décembre 1793 après avoir, dans l’espoir d’obtenir sa grâce, révélé au bourreau où étaient cachés ses derniers bijoux.

Ses derniers mots au bourreau furent « De grâce, monsieur le bourreau, encore un petit moment. ». Elle montra la plus grande faiblesse dans ses derniers moments, et dénonça pour se sauver plusieurs personnes dont elle causa ainsi la mort.


Anecdote

Le surnom de Mme du Barry pour son royal amant était « La France ». On raconte qu’un jour, le roi, qui ne dédaignait pas préparer à l’occasion son café lui-même le laissa un jour « s’envoler », s’attirant cette apostrophe de Mme du Barry : « Hé, La France ! Ton café fout le camp ! ».



Image Hosted by ImageShack.us
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: 08/12/2016 09:49:34    Sujet du message: Les courtisans

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Oscar et son monde Index du Forum -> Histoire avec un grand H -> Salon des Portraits Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
lpch_red par Leparachute
Oscar et son monde Index du Forum